• Réflexions - Débats

    Ce que le Conseil d’Etat dit du macronisme

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    De quoi Macron est il le nom ?

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    Bilan provisoire d’un non définitif

    à la réforme des retraites

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    Sur les municipales :

    avoir des élus ou reconstruire la démocratie

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  • Ensemble !

    Déclaration

    Pour les retraites :

    un projet alternatif maintenant !

     
     

    Déjà plus d’un mois et demi de grèves et de luttes ! 

    Le mouvement de résistance qui a débuté le 5 décembre 2019 prouve une fois de plus que la tradition de rébellion populaire dans ce pays est vivante.

    Elle est même admirable.

     

     

    Cheminot-es, agent-es RATP, enseignant-es et des centaines de milliers de personnes en grève ou en manifestations ont allumé un feu rouge face à Macron et son monde.

    Le relai a été passé aux raffineries, aux ports et docks, maintenant aux facultés et lycées.

    Musicien-nes et danseur-euses de l’Opéra ont joué sur la place de grève.

    Les travailleurs et travailleuses du secteur privé, souvent «privés » de liberté syndicale, morcelés par les chaines de sous-traitance et de précarité qui cassent le collectif de travail, n’en ont pas moins débrayé, organisé des assemblées, participé aux manifestations, ajouté leur voix au mouvement.

     

    Nous sommes dans un fourmillement de lutte qui s’installe dans la durée sous diverses formes.

    Il est loin d’être fini car la majorité de la société ne veut pas- ne veut plus- être dirigée par le système autoritaire, individualiste, répressif, qu’Emmanuel Macron incarne.

    Ce système se nomme un capitalisme néo-libéral débridé.

    Cela se traduit par la totale « liberté » laissée aux détenteurs de dividendes, de portefeuilles financiers, et de start up ubérisées, pour se déployer et dominer la société.

    Ces forces ont la « liberté » de prospérer sur le dos de régressions sociales systématiques, baptisées «universelles», et qui sont en réalité une adaptation universelle au marché de la force de travail humaine.

     

    Mais ce mouvement de contestation générale, en grève ou en actions diverses, a besoin pour s’amplifier de remporter une victoire : le retrait du projet de loi Macron.

     

    Comment gagner ?

     

    * Il y a d’abord l’unité des travailleurs et travailleuses.

    Non il n’y a pas de fossé entre les droits du secteur privé et ceux du public ou des régimes spéciaux, en matière de retraite.

    Les syndicats ont amplement montré que les droits étaient pour l’essentiel convergents, même si des progrès d’unification par le haut sont possibles et nécessaires.

    Mais surtout : secteurs privé ou public ont tous subis avec acharnement, depuis les premières attaques de 1987-1993 (baptisées « réformes » !), puis 1995, 2003, 2007, 2010, 2014, des régressions dans le mode de calcul des pensions, dans la suppression de la retraite à 60 ans, dans l’allongement de la durée de cotisation, etc.

    Gouvernements de droite et gouvernements dits «de gauche» ne sont pas beaucoup distingués dans ces agressions, tous prenant appui sur les règles des prédécesseurs, parfois avec le même langage.

    Par exemple l’adage  répété à l’envie : «si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ».

    C’est le chœur chanté par les ministres de Hollande et par le gouvernement Macron.

    L’unité des droits public-privé est donc décisive !

     

    * L’unité salariale des femmes et des hommes, tant de fois proclamées, jamais rendues obligatoires avec des contraintes et sanctions imposées aux entreprises, est absolument décisive pour empêcher le scandale social que représente pour les femmes des pensions de droit direct inférieures de 40% sur celles des hommes, à cause de carrières hachées et de l’accès inégal aux qualifications.

    * Le droit des jeunes à un revenu salarial dès 18 ans permettrait aussi une pleine dignité de leur entrée dans la vie dite « active », que ce soit dans les études ou dans l’emploi sans précarité imposée.

     

    * L’unité de lutte passe par la grève, sa généralisation, et par des actions de blocage de l’économie.

    Mais aussi par des démonstrations de rue sans violence que les manifestants-tes (cortèges de tête) à l’exemple des Gilets jaunes, ont su et savent organiser.

    Elle passe aussi par des assemblées populaires interprofessionnelles dans les villes, décidant avec les syndicats les actions locales, délibérant des suites de l’action nationale.

    La démocratie dans la lutte est inséparable de l’unité d’action.


    * Et il y a l’unité syndicale, tellement demandée par les salarié-es ! 

    Elle se concrétise aujourd’hui par une entente inédite rassemblant pour la première fois : CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires avec les organisations de jeunesse.

    Ce pôle de lutte est très largement majoritaire dans le salariat si on cumule les résultats des élections professionnelles public et privé.

    Favorable à la retraite à points, la direction de la CFDT a pris la responsabilité de diviser le front de lutte.

    Mais il se pourrait que la réalité de l’entourloupe du Premier ministre, sur « l’âge pivot » et l’équilibre financier payé par les salariés et retraités, soit mise à jour rapidement.

    Les équipes de la CFDT pourraient bien ne pas soutenir un pacte politique avec Macron, exigé par le gouvernement.

     

    L’alternative au projet Macron

    doit acquérir une portée politique nationale !


    Il y a à l’évidence de solides points communs entre toutes les forces qui rejettent le projet Macron.

    * Les grévistes et l’intersyndicale formulent des exigences : pas d’allongement de la durée du travail pour toucher sa pension, taux de remplacement qui permette une pension proche des meilleurs salaires, prise en compte de la pénibilité. 

    L’examen des plates-formes syndicales détaillées montre une convergence certaine des propositions.

    * Les 9 organisations syndicales de retraité-es agissent ensemble depuis des années sur des revendications communes.

    * Les associations de lutte et de critique sociale, Attac et Copernic, ont plusieurs fois été à l’initiative de collectifs de luttes sur les retraites.

    Avec les Economistes atterrés elles pourraient aussi être une force de propositions.

    * Sur le plan politique, le mouvement Ensemble ! a initié en octobre 2019 une tribune unitaire de critique du projet Macron.

    Par la suite, un meeting unitaire des forces de gauche et écologistes a été suivi d’une pétition commune, d’actes de soutien aux grévistes, de la mise en place d’un « Comité de liaison » et maintenant d’une plate-forme commune adoptée par les parlementaires.

     

    Toutes ces prises de position dessinent un contre-projet national cohérent.


    En aucun cas, E. Macron ne peut se prévaloir de son élection en 2017 pour imposer sa loi.

    Macron a surtout été élu contre la menace de M. Le Pen.

     

    Mais surtout, la seule majorité électorale ne doit pas écraser la démocratie populaire et sociale issue de l’histoire.

    Les mobilisations sociales ont conduit sur des décennies à ancrer dans le préambule de la Constitution et dans de nombreuses lois des « principes de droits sociaux » (Le Conseil national de la résistance par exemple) qui ne doivent pas être piétinés. 

    C’est encore plus vrai dans une situation de crise démocratique profonde, où une grande partie de la population rejette les institutions verticales et semi-monarchiques de la 5ème République et s’abstient de voter. 

    Par défiance par rapport au jeu du show présidentiel, ou par colère face aux reniements de ceux qui se présentaient sous une étiquette de progrès social et ont fait le contraire (Hollande).

     

    Puisque le Premier ministre convoque une « conférence de financement » pour entériner ses projets, pourquoi le mouvement de lutte commencé le 5 décembre 2019 ne pourrait-il pas organiser une Conférence nationale des retraites pour mettre en valeur ses contre-propositions ?

     

    Les organisations politiques de gauche et écologistes pourraient en être les invitant, en dialogue avec les syndicats et les associations. 

     

    Une telle initiative serait de nature à encourager la lutte en montrant que E. Macron et E. Philippe n’ont pas le monopole des projets.

    L’intérêt général est aussi celui de la lutte sociale !

     

    Contre le duo Macron-Le-Pen : une alternative s’impose !

     

    Marine Le Pen ne perd pas de temps en se déclarant tout de suite candidate pour 2022.

    Elle veut s’imposer comme la meilleure ennemie de Macron, lequel l’a installée comme son opposante unique en lançant à l’automne 2019 l’infamie du débat sur l’immigration jugée trop voyante.

     

    Face à ces deux larrons, il est de plus en plus urgent que les forces politiques de gauche et écologistes se rassemblent vraiment et montrent une volonté politique commune de construire une solution.

     

    Elles peuvent le faire en dialogue avec les valeurs et aspirations issues des mobilisations sociales, écologiques, féministes, et pour l’égalité de tous les droits humains.

    L’action politique a besoin de se renouveler avec l’expérience citoyenne et l’action populaire, porteuses de sens.

     

    Aucune organisation politique ne peut porter seule la solution.

     

    C’est le sens des appels et initiatives qui ont surgi en juin 2019 (Big Bang, Sursaut à gauche, Convergeons), au lendemain des élections européennes mortifères pour la gauche dans son ensemble, et portés par des personnalités politiques, syndicales, associatives.

     

    Adoptons le pluralisme ! C’est l’avenir !

    Renouvelons les imaginaires de l’émancipation collective !

     

    L’Équipe d'Animation Nationale d'Ensemble!


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  • Pour les retraites : un projet alternatif maintenant !

    Déclaration de l’Équipe d'Animation Nationale d'Ensemble !

    Sur le site national d'Ensemble ! >>>>>


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  • Macron cramponné à droite toute…

    Clémentine Autain

    Sur le site national d'Ensemble ! >>>>>


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  • La lutte et la dimension politique

    Jean-Claude Mamet - Ensemble !

    Cet article vise à apporter une contribution au débat initié par des syndicalistes ou universitaires, dont les textes ont été publiés sur Syndicollectif.fr.

    Ils demandent « à refaire de la politique » face à l’arrogance et au monde de Macron.

    Il s’agit par exemple (voir ici : https://wp.me/p6Uf5o-2X7) de « l’Appel de militants CGT aux partis et mouvements de gauche », s’inspirant des « Jours heureux » du Conseil national de la résistance (CNR).

    Ou encore lorsque l’historien Stéphane Sirot, analysant la force du mouvement actuel (voir ici : https://wp.me/p6Uf5o-2Yd), explique :

    « S’il fallait lui trouver un point faible, il me semble résider avant tout et une nouvelle fois dans son manque de relais et de débouchés politiques. L’état et l’émiettement des forces naturellement susceptibles de les lui fournir est un handicap…».

     

    Sans rejeter l’action propre des partis politiques, sans aucun doute nécessaire, ne peut-on pas envisager que le mouvement lui-même acquiert et puisse développer une alternative à Macron, au moins sur son projet retraites ?

    L’avantage serait de ne pas confier uniquement à d’autres (les « politiques ») la responsabilité de porter le sens profond de ce qui se joue dans la société, et dont les grévistes sont acteurs et actrices.

    L’émancipation des travailleurs et des travailleuses n’est-elle pas une « œuvre » collective ?

     

    Sur le site national d'Ensemble ! >>>>>

     

     


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  • Tract Ensemble ! Retraites

    - semaine du 13 au 19 janvier 2020 -


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  • Mars 2020 : vers le changement tant attendu pour Le Havre et ses habitant-e-s

     

     

    Ensemble Le Havre >>>>>


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  • « La retraite par répartition

    est l’expression de la solidarité intergénérationnelle

    sans laquelle aucune société ne peut survivre »

    Dans une tribune au « Monde », l’économiste Pierre Khalfa, répondant au professeur d’économie du droit Philippe Simonnot, défend le système par répartition qui fait que la retraite n’est pas seulement la « retraite pour les morts ».

    Publié le 06 janvier 2020

    Le Monde Abonnés >>>>>


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  • Association des Communistes Unitaires ACU

    Ensemble !

     

    Après le débat « vous avez la parole »

     

    France 2 jeudi 9 janvier 2020 (21h-24h)

    et les premiers échos des entretiens

    « gouvernement-syndicats du vendredi 10 janvier 2020

     

    Quelques réflexions 

    ( rapidement rédigées)

    par René Moustard(10-1-2020)

     

     

    1).Globalement, le débat révèle la force du mouvement engagé depuis le 5 décembre 2019, dans une épreuve de force avec le gouvernement pour le retrait du projet de réforme des retraites. Le débat montre comment, par sa lutte, le mouvement a fait considérablement progressé la compréhension de l'enjeu et la façon de « détricoter » l'argumentaire du gouvernement pour dévoiler le caractère néfaste du projet « tous perdants en matière de retraites »

     

    2).Le débat a mis en difficulté le pouvoir, mais avec la présence d'un ministre important , du responsable de dossier retraites et aussi du représentant du Medef, le débat a aussi montré que ,face à la force du mouvement social, il y a tout un système qui dispose « institutionnellement » de tous les pouvoirs (du fait de la 5ème République) pour imposer sa volonté « Nous allons mettre en place la réforme quelques soient les oppositions et même si la majorité de la population soutient le mouvement »

     

    3).Cette posture du gouvernement reste néanmoins fragile. On a vu en fin de débat le résultat du sondage qui a révélé l'état d'écoute concernant les interventions des représentants du gouvernement (70% pensent qu'ils n'ont pas convaincu les auditeurs du débat!)

     

    4).Néanmoins, comment expliquer que le gouvernement persévère de la façon dont il le fait : A toutes les demandes d'améliorations de tels ou tel aspect du projet il répond « Non » et « il reste droit dans ses bottes » tout en esquivant en permanence les questions ?

     

    5) .Ce qui manque encore à tout le mouvement (manifestations , grèves, soutient de l'opinion publique ) pour vaincre les derniers obstacles , c'est une compréhension claire du sens profond du projet gouvernemental qui n'est pas seulement de réformer les retraites mais de le faire pour atteindre un objectif plus profond : transformer l'ensemble de la société dans le sens des intérêts du capitalisme « libéralisé ». C'est pour y arriver que le pouvoir Macron persévère , y compris en prenant le temps (et le risque de pourrissement de la lutte en cours) pour remettre en cause les fondamentaux du système de la sécurité sociale et des retraites, créé à la libération avec le conseil national de la résistance . Depuis 1993, il y a 20 ans, les gouvernements successifs n'ont cessé de proposer des « réformes » pour démolir le système.1 

    • 1993 : Réforme Balladur.

    • 1995 ; Réforme Juppé (échec).

    • 2003 : Réforme Fillon .

    • 2007 : les régimes spéciaux.

    • 2010 : Fin de la retraite à 60 ans.

    • 2019 : La réforme Macron ne fait que continuer en espérant franchir un cran décisif.

    D'où l'enjeu particulier de la phase actuelle du mouvement des luttes : imposer un stop avec au minimum une pause pour commencer à rediscuter.

     

    6) .Il manque aussi au mouvement, la possibilité de se référer à une perspective politique capable de s'opposer au système présidentiel et au pouvoir en place.

     

    7) .En dépit de ses faiblesses, le mouvement en cours a fait la démonstration , dans le prolongement des gilets jaunes, qu'il est possible d'impulser un renouveau dans la conception et la capacité à engager des luttes à une autre dimension. Il s'agit donc dans l'immédiat de lui faire confiance dans sa capacité à continuer , à condition de le soutenir par tous les moyens (participation, soutiens financiers...)pour aller jusqu'au bout du possible, car de toute façon , quelque soit le résultat immédiat, ce mouvement va marquer durablement l'évolution politique et sociale des années à venir (sans faire d'analogie, je pense aux effets de mai 68 sur l'évolution des années 70).

     

    8) .C'est pourquoi , tout en soutenant le mouvement, il est nécessaire de penser dès maintenant à la suite, pour encourager cette façon ( je repense au débat France 2) de « donner la parole » en proposant par exemple des thèmes de nouveaux débats :

    -Quels projets de société face au libéralisme ?

    -quels projets politiques pour ouvrir une perspective

    pour les élections ?

    ____________________________________

     

    1Voir Regards Mensuel janvier 2020


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  • Geneviève Legay :

    « En 1945, la France était ruinée

    et le Conseil national de la Résistance

    créait ce bijou de système par répartition »

    • Écrit par  Benjamin Grinda
    • samedi 21 décembre 2019

    • La marseillaise
     

     

    Geneviève Legay, militante d'Attac 06, victime de violences policières le 21 mars, est la co-auteure du livre « Celle qui n'était pas sage : entretiens avec Bruno Della Sudda ». Elle était l'invitée d'Attac Marseille vendredi à la librairie Maupetit.

     Que s'est-il passé ce 21 mars, place Garibaldi à Nice ?

     Geneviève Legay : Je suis descendue avec mon gilet jaune et mon drapeau de la paix. Il y avait plusieurs groupes séparés par des cordons de police. C'était très calme et bon enfant. D'ailleurs, depuis 4 mois que le mouvement des Gilets jaunes avait débuté à Nice, il n'y avait eu aucun accroc. Des journalistes m'ont interviewée, j'ai expliqué que j'étais là pour la liberté de manifester et pour l'avenir de mes petits-enfants. Je me suis retrouvée avec derrière moi des policiers suréquipés, avec des boucliers et mes souvenirs s'arrêtent là. Je n'avais pas entendu les sommations, on m'a matraquée par-derrière, j'ai percuté violemment le sol. Je me suis réveillée à l'hôpital, vers 18h. Depuis, je n'ai toujours pas d'odorat. Je ressens continuellement depuis juin une odeur liée à un faux stimulus généré par mon cerveau. Pour le goût je n'ai que le salé et le sucré. Il faut dire que j'ai subi cinq traumatismes crâniens. J'ai perdu 35 % d'audition à l'oreille droite. Je dois marcher avec une canne, autrement je titube. Et depuis cet été, je consulte également un psychologue car cela a été compliqué de passer de l'ombre à la lumière.

     

     Qu'est-ce qui vous a décidée à réaliser ce livre ?

     G.L. : Ce sont les éditions Syllepse qui m'ont contactée pour écrire un livre sur ma vie militante. Moi, j'avais refusé, je ne suis pas écrivaine. J'ai finalement accepté car, alors que j'étais encore à l'hôpital, je me disais que puisque les gens me voyaient comme une icône, peut-être que ce livre pourrait leur donner envie de militer et surtout qu'ils prennent conscience qu'ils sont des citoyens, que ce ne sont pas des gens de rien, comme le disait Macron.

     

     Pourquoi avoir embrassé la cause des Gilets jaunes ?

     G.L. : Ce sont des gens que j'admire. J'ai vu un reportage sur eux et je me suis dit à la bonne heure ! Depuis 45 ans que je milite, enfin les pauvres se rebiffent. Quand je distribuais des tracts dans la rue et que je disais "regardez ce qu'on fait subir aux pauvres", les gens se recroquevillaient et partaient. Je le dis encore dans les écoles : ce n'est pas une honte d'être pauvre, ce sont ceux qui créent de la pauvreté qui portent la honte. Ce Macron et son mépris pour le peuple, ses violences policières, la manière dont il a donné des miettes aux gens qui manifestaient, ne fait qu'amplifier la haine. S'ajoute désormais cette réforme des retraites, qui provoquera d'autant plus de pauvreté.

     

     Pour vous, il est essentiel de se mobiliser pour les retraites ?

     G.L. : On a très gros à perdre : le mouvement doit aller jusqu'au bout car c'est un changement de paradigme pour notre société. Ils veulent rendre ce système déficitaire pour ramasser le magot et le donner aux fonds de pension, qui joueront cet argent en bourse et repartiront avec. En 1945, alors que la France était ruinée, l'État endetté à 200 %, le Conseil national de la Résistance créait ce bijou de système par répartition et de financement de la sécu. Ces imbéciles veulent casser tout ça! Ce n'est pas leur argent, c'est notre argent, celui des travailleuses et des travailleurs.

     

    Entretien réalisé par Benjamin Grinda 

     

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