• La relance du Fret Ferroviaire selon la direction et l'Etat...

    SNCF : 10 % de conducteurs en moins prévus pour le fret

    Une centaine de postes sont menacés dans le transport de marchandises ainsi que des lignes, au moment où le gouvernement veut relancer cette activité.

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  • Pour les cheminots, c’est le transfert au privé ou la porte !

    Nous avions raison !
     
    La SNCF communique aux cheminots sur l’ouverture à la concurrence de certaines lignes.
    Ici c’est par exemple le cas dans la région Grand-Est concernant la ligne Nancy-Contrexéville. Il s’agit d’une concession de 22 ans qui comporte le réseau, l’exploitation, l’entretien… En clair une privatisation !
     

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  • En Bretagne,

    ils veulent relancer une ligne de train fermée depuis 30 ans

    Fermée depuis trente ans, la ligne de chemin de fer TER qui traverse la Bretagne du nord au sud pourrait reprendre du service.

    À l’initiative de cette possible renaissance, un collectif de cheminots et un passionné de trains qui militent pour le retour du rail en zone rurale.

    21 juillet 2020 / Ninnog Louis (Reporterre)

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  • Réflexion autour de la crise sanitaire

     

    Ce Texte de Laurent Brun

    Secrétaire Général de la fédération CGT des cheminots

    pour aider à la réflexion tombe fort à propos.

     

    En plein « Ségur » de la santé, grotesque mascarade de négociation à l’image de la « concertation » pendant la réforme ferroviaire ou du « grand débat » pendant le pic de mobilisation des gilets jaunes, il est utile de prendre du recul sur notre système sanitaire.

    La pandémie de COVID-19 devrait nous aider à cela…

     

    Si on cherche à mesurer sérieusement la situation, on constate tout d’abord que les médias nous parlent beaucoup des États-Unis et du Brésil mais qu’en réalité, pour l’instant, rapporté à la population, c’est dans les pays d’Europe que le virus a fait le plus de morts.

    (Et je ne compare même pas avec la Chine ou avec Cuba, ce serait trop humiliant pour nous).

    Il n’est pas interdit que les USA et le Brésil nous dépassent, tant la gestion anti scientifique de l’extrême droite est catastrophique, mais cela ne doit pas nous faire oublier la calamité de la gestion dans nos pays européens, ce que tentent manifestement de faire les médias.

     

    Au delà des choix immédiats des gouvernements (confiner ou pas), qui ne semblent finalement n’avoir qu’une importance relative quand on compare le taux de mortalité de la Suède avec l’Italie ou la France, ce qui frappe, c’est une corrélation plus évidente entre mortalité et faiblesse des équipements médicaux.

    L’Allemagne ayant l’un des plus fort taux de lits d’hôpital d’Europe a aussi le plus faible taux de mortalité, et à l’inverse, la Belgique, la Suède, le royaume unis, l’Espagne ayant un nombre de lits d’hôpital faible sont les plus touchés…

    L’Allemagne a près de 40% de capacité hospitalière de plus que la France ou la Belgique !

    La capacité industrielle à produire des tests et des masques, ainsi que la décision de leur gouvernement de les utiliser, ont certainement joué aussi, mais le système de santé est le premier rempart à la mortalité.

     

    Cela éclaire d’un jour différent la décision du Gouvernement français de poursuivre la suppression des lits et la fermeture des hôpitaux.

    Cela doit nous encourager également à soutenir la revendication des syndicats de la santé qui demandent bien sûr des augmentations de salaire, mais aussi du personnel et des lits !

     

    Il faut noter que si l’on compare le taux de lits d’hôpital 2019 avec 2014, la France a perdu 30 lits par 1000 habitants, soit 5% de sa capacité.

    C’est énorme, c’est fulgurant, c’est totalement irresponsable !

    La Belgique en a perdu 40 soit 7%, et c’est encore pire pour le royaume unis (-40/15%) et la Suède (-30/14%).

    Je ne peux m’empêcher de relier cette situation avec la politique d’austérité budgétaire décidée par l’Union européenne, mais plus globalement c’est la gestion néolibérale du service public de la santé, par les coûts et leur réduction, qui est en cause.

     

    Car pour arrêter de supprimer des lits d’hôpital et même en recréer, il faut des moyens financiers.

    Or ces dernières années, la France et l’UE se sont lancées dans une politique de « défiscalisation » des bas salaires.

    Cette politique est directement liée à la mise en concurrence avec les pays à faible coût de main d’œuvre permise par les accords de libre échange, ou encore les directives pays d’origine.

     

    Résultat : pour un salarié gagnant le SMIC et au delà, il n’y a presque plus aucune cotisation sociale de versées à la Sécu !

     

    Sarkozy/Fillon avaient commencé le travail, Hollande/Valls l’ont poursuivi et Macron/Philippe l’ont achevé avec la transformation du CICE et du CITS en exonérations supplémentaires.

     

    Au 1er janvier 2019, les cotisations d’assurance maladie pour les salariés gagnant jusqu’à 2,5 fois (!) le SMIC sont passées de 13 à 7% soit 17,1 milliards de pertes (les syndicats de soignants en revendiquent 15 pour les salaires et les lits !) qui sont directement allés dans les poches des actionnaires sans passer par la case investissement ou création d’emplois.

    Ces exonérations touchent aussi les retraites, le chômage, la famille (5 milliards de plus).

    Un récent rapport de la Cour des Comptes estime à 90 milliards les exonérations de cotisations sociales diverses !

     

    Au passage, il faut noter que les établissements publics ne bénéficient la plupart du temps pas de ces allègements.

    Donc quand ils sont mis en concurrence avec des structures privées (par exemple la SNCF avec une entreprise ferroviaire privée, ou Pôle Emploi avec une entreprise d’insertion privée), ils sont structurellement défavorisés, ce qui profite à la casse du modèle public… tout est lié !

     

    On comprend désormais pourquoi il était possible dans les années 80 d’avoir des hôpitaux de proximité, et pourquoi ça ne l’est plus aujourd’hui et qu’il faut courir de plan d’économie en plan d’économie.

     

    Nous devrions donc avoir 3 priorités après la pandémie de COVID-19 :

     

    1) satisfaire immédiatement les revendications des syndicats de soignants, augmenter les salaires, créer des emplois supplémentaires, ré-ouvrir des lits, recréer des hôpitaux en proximité ;

     

    2) remettre les comptes de la Sécu à l’équilibre en supprimant autant d’exonérations que nécessaire, en priorité pour toutes les sociétés par actions (elles ont versé 200 milliards de dividendes à leurs actionnaires en 2018 donc même la perte totale des 90 milliards d’exonérations ne les feraient pas boiter !)

     

    3) remettre en cause toute la politique de libre échange de l’UE (donc l’UE elle même) qui conduit à une concurrence salariale dont la finalité est d’abaisser les moyens des systèmes de protection sociale des pays industrialisés et de ne pas permettre aux pays émergeants de s’en créer.

     

    Dans tous les cas 

    TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION LE 17 SEPTEMBRE

     

    Laurent BRUN

    Cheminot, syndicaliste CGT


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  •  
    Laurent BRUN
    Secrétaire Général
    de la Fédération des Cheminots CGT
     
     
     
    Plan Fret SNCF :
    Jean  CASTEX redécouvre les autoroutes ferroviaires, qui sont pourtant la panacée des pouvoirs publics depuis 15 ans.
    Résultat : l’effondrement du mode ferroviaire.
    Une autoroute sans capillaire, ça ne sert à rien.
    L’Etat se trompe encore !
     
    Sur les  mesures écolo de Jean CASTEX:
     
    1/ Après avoir fait la démonstration que la libéralisation est un échec MAIS avoir gagné la casse de l’entreprise publique SNCF, maintenant les patrons réclament des subventions et les obtiennent...
     
    2/ face à l’échec de la libéralisation dans toute l’Europe, l’UE a autorisé les subventions publiques l’année dernière.
    Le Gouvernement prévoit donc des aides à hauteur de 150 millions d’euros
    (60 pour la diminution par 2 des péages, le reste pour des aides diverses).
     
    3/ Avec 100 millions de subventions, le FRET public SNCF aurait été largement excédentaire en 2000, alors qu’il transportait 30% de marchandises de plus que l’ensemble des opérateurs aujourd’hui et qu’il faisait vivre 7000 salariés de plus !
     
    4/ Mais le principal problème du Plan Castex, c’est que c’est le même que les 3 plans précédents : casse des emplois, promotions des « autoroutes ferroviaires »... donc il va probablement aboutir au même résultat : pas de relance.
     
    5/ Les subventions ne permettront donc que de stabiliser les trafics existants et surtout de remettre les Entreprises Ferroviaires dans le vert.
    Elles perdent toutes environ l’équivalent d’1/3 de leur CA, comme quoi le Statut des cheminots n’a rien de déterminant dans le « coût ».
     
    6/ Que sont les autoroutes ferroviaires promues par le Gouvernement ? Ce sont des corridors longue distance sur lesquelles l’infrastructure est fiabilisée.
    Autrement dit on promeut les transports transnationaux à travers cette mesure.
     
    7/ C’est une vision libérale que l’UE a reprise et encouragée depuis 15 ans :
    Les marchandises arrivent par quelques ports d’entrée (ports de Rotterdam, Anvers et éventuellement Barcelone) pour être ensuite distribuées dans l’espace du marché commun par les grandes infrastructures
     
    8/ Il n’y a pas de politique portuaire sérieuse en France donc développer les autoroutes ferroviaires se fait au bénéfice des autres grands ports européens et d’un encouragement à la longue distance qui est contraire aux besoins environnementaux.
     
    9/ Par ailleurs, le trafic international ne représente que 37% des marchandises transportées en France (et nous devrions pousser pour que ça se réduise au lieu de le favoriser) donc le report modal massif ne peut pas venir d’une politique qui oublie 63% du trafic.
     
    10/ Plusieurs autoroutes ferroviaires existent déjà et elles n’ont pas permis un report modal massif.
    Il faut s’occuper du transport intérieur.
    Et pas seulement pour les grandes centrales ou les grandes industries qui concentrent leurs flux.
     
    11/ Pour cela il faut un outil public.
    En effet, les libéraux ont tenté la relance locale dans les zones industrielles avec la création d’opérateurs fret de proximité.
    En gros, chaque ZI doit avoir sa petite compagnie ferroviaire qui collecte les wagons et forme les trains.
     
    12/ La encore, l’idée est de socialiser les pertes et privatiser les bénéfices.
    Ce qui coûte c’est la manœuvre des wagons.
    En le faisant faire par un OFP, on supprime une partie des coûts.
    Les grandes compagnies n’ont plus que la traction des trains à faire sur longue distance.
     
    13/ Comme on a concentré les coûts sur les OFP et qu’ils sont locaux, on va demander des subventions.
    Telle collectivité va payer la formation du personnel, telle autre les travaux d’infrastructure, une autre encore l’achat du locotracteur pour la manœuvre...
     
    14/ Ces subventions sont de faibles montants donc se voient moins, mais si les OFP avaient marché, quelques dizaines de milliers d’euros multiplié par toutes les ZI de France, ça aurait représenté des sommes collossales.
    La libéralisation coûte un pognon de dingue !
     
    15/ ça ne marche pas non plus parce qu’il faut une politique des transports coordonnées à l’échelle nationales pour que les dispositifs au point de départ soient les mêmes que dans la ZI d’arrivée, et aussi pour que le train ne revienne pas à vide...
     
    16/ Conclusion : les subventions ne doivent pas servir les actionnaires et être rationalisées, il faut une politique des transports qui s’appuie sur les besoins (incluant la réduction des distances), qui coordonne tous les acteurs...
    Il faut une entreprise publique nationale !
     

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  • Répression

    Lettre ouverte d’Éric Bezou,

    cheminot licencié pour avoir refusé de vivre à genoux

     

    Nous relayons ci-dessous la lettre ouverte d'Éric Bezou, cheminot et syndicaliste Sud Rail, licencié par la direction de la SNCF après avoir travaillé toute une vie pour défendre le service public et les droits de ses collègues.

    Aujourd'hui, il est licencié parce qu'il n'a pas accepté de vivre à genoux.

     

    Eric, cheminot à Saint-Lazare

    Une vie de travail jetée aux ordures

    28 années, une vie, à travailler en horaires décalés et sans programme puisque sur des postes de remplacement, une vie avec un bas salaire qui a commencé sous le SMIC et composé de primes pour un bon tiers, une vie à accumuler des connaissances et compétences ferroviaires qui ne sont dispensées nulle part ailleurs et qui n’ont été orientées que vers la qualité du service public sous tous ses angles, la sécurité des circulations et des usagers avant tout bien sûr.

     

    Alors que le groupe PSA voulait m’embaucher, j’ai choisi le service public et mes convictions écologistes

     

    Une qualité de service tout à fait équivalente à celle de mes autres collègues, mais niée par la SNCF qui m’a clairement discriminé sans raison professionnelle, mais parce que la « posture » attendue d’accompagnement d’une politique de casse des services publics et de dégradation des conditions pour les voyageurs et les agents, n’était pas adoptée de bon gré !

     

    Un engagement que personne ne peut nier

     

    Plus de 20 ans d’engagement aux côtés de l’ensemble des acteurs du ferroviaire, cheminots au statut mais aussi cheminots privés, de la sous-traitance, pour la dignité de toutes et tous.

     

    Je me suis toujours battu contre toute forme d’inégalité, de discrimination pour sexisme, raison de santé, appartenance ethnique ou à une religion, de harcèlement sexuel et moral, de mise en danger sur quelques plans que ce soit.

     

    Pour que chacune et chacun puisse rentrer chez soi en un seul morceau et avec son intégrité mentale et son dû plein et entier !

     

    Même la direction de la SNCF n’a pas pu nier cette activité face à l’inspection du travail !

     

    Un accompagnement de collègues en extrêmes difficultés quasi quotidien, et plus encore avec une transformation de l’entreprise pathogène sur la « région test » de Saint-Lazare pour des nouvelles organisations de travail absurdes et destructrices, qui ne peuvent pas être totalement étrangères à la mort de mon meilleur ami, Édouard POSTAL qui s’est suicidé le 10 mars 2017 !

    N’oublions pas Édouard, poursuivi comme moi par de multiples procédures disciplinaires, et des plaintes.

    À l’instar de Gaël QUIRANTE et des étudiants de Nanterre, ils ont tenté de nous criminaliser !

     

    Nous avons également subi côte à côte une enquête à charge de "la direction de l’éthique et de la déontologie", ultime insulte au bon-sens, à la bonne foi, à l’honnêteté intellectuelle...

     

    Je n’oublie pas Fred et David, membres de CHSCT, qui ont craqué sous la pression en 2017 et ont été licenciés, tandis que leurs compagnes, agent SNCF également, quittaient l’entreprise pour arrêter de subir des brimades pour le militantisme de leur compagnon !

     

    Et pendant que l’entreprise tentait par tous les moyens de faire de nous tous des coupables, je souhaite rappeler qui est du bon côté de la barricade et j’ose même dire que le bilan humain des années 2016 à ce jour, sur mon secteur, n’aurait pas été le même sans mes alertes incessantes et mon militantisme de terrain opiniâtre et certes considéré comme irritant par la direction, mais tellement salvateur pour mes frères et sœurs en souffrance.

     

    Un poste tenu pendant la crise sanitaire

     

    Je n’ai pas fui mes responsabilités pendant la crise sanitaire, puisque mon absence d’enfant à charge notamment, permettait mon utilisation à moindre risque que d’autres collègues.

     

    Mais alors que j’entamais une période de nuit le 11 mai pour le déconfinement, le ministère me fait part par mail, le 12 mai, de cette possibilité de contredire ses propres services en revenant sur leur décision.

     

    Je suis donc aujourd’hui le premier militant syndical licencié dans le monde d’après et pour des raisons qui concernent clairement mon activité syndicale puisque quoiqu’on puisse penser des faits, ils sont liés à une discrimination sur mon déroulement de carrière.

     

    Le ministère du travail donne plus de valeur à la parole de mes chefs qu’à la mienne et estime également que je n’avais pas la posture de l’agent de maîtrise pour étayer sa décision, démontrant que la transformation de la SNCF est bien politique !

     

    Une lettre adressée

    à mes collègues cheminots et à tous les travailleurs

     

    Je voulais finir cette lettre ouverte par un appel à tous et toutes mes collègues cheminots, et à l’ensemble des militants syndicaux et aux travailleurs du privé.

     

    Leurs appétits ne s’arrêteront pas là !

     

    Et les nombreuses procédures actuelles dans tous les secteurs le montrent : les 3 de Melle dans l’éducation nationale, Anthony Smith inspecteur du travail, Yann Gaudin à Pôle emploi.


    Faire son travail correctement pose un problème...


    Si je suis licencié aujourd’hui, tout comme l’ont été Yannick (Rennes) et Linda (Rambouillet), c’est parce que la direction de l’entreprise entend depuis longtemps mener un certain nombre de changements en son sein.

    Depuis des années ils orchestrent non seulement la casse du service public mais le pillage des biens publics et bradant notamment le savoir-faire et les bien immobiliers, que ce soit sous la direction de Guillaume Pepy ou aujourd’hui sous celle de Jean Pierre Farandou.

     

    Pour mener à bien ces transformations ils ont besoin de cheminots dociles, de travailleurs qui baissent la tête et qui acceptent la soumission.

     

    C’est dans cette optique qu’ils décident de se débarrasser des militants qui « ne baissent pas les yeux » (reproche fait à Edouard en 2015 par la direction de l’éthique) comme Yannick, Linda, Fred, David et maintenant moi.

     

    Mais ne croyez pas qu’ils vont s’arrêter là.

    Pour eux, ce n’est que le début et les licenciements vont sans doute se multiplier dans la prochaine période.

     

    Pour ceux et celles qui restent, les conditions de travail vont se dégrader de plus en plus, et c’est bien pour ça qu’ils ont besoin de virer ceux et celles qui voudraient résister et se battre collectivement.

    Ils ont besoin d’asseoir leur autorité chancelante en précarisant au maximum, tout le secteur public.

     

    Et parallèlement, ces conditions désastreuses du public vont dégrader encore celles du privé, déplaçant les normes de l’acceptable en matière de rémunération et de conditions de travail.

     

    Je suis radié, licencié, et si la justice ne fait que confirmer l’arbitraire, alors que je perdrai les quelques avantages restants liés au statut SNCF, et notamment la retraite.

     

    Mais, je ne dis pas cela pour attendrir, mais pour affirmer que cela en vaut la peine !

     

    Lutter contre l’injustice et la malhonnêteté, rester fidèle à ses camarades, à ses ami-es et à ses idéaux, vaut TOUJOURS la peine.

     

    Je n’ai aucun mérite, l’humanité n’en serait pas là si nos anciens avaient fui leurs convictions comme le capitalisme nous y pousse aujourd’hui pour un pseudo confort matériel qui ne durera pas.

     

    Nous ne sommes pas condamnés à accepter cet inacceptable, à accepter la soumission, les discriminations et les injustices.

    Alors qu’il a fallu 25 ans pour juger l’affaire des frégates de Taiwan, que les crimes policiers restent impunis, même quand ils sont filmés et prouvés, qu’il est démontré que nous avons actuellement la classe politique la plus corrompue de la Vème république ;

    les gilets jaunes, les militants, les syndicalistes qui ne respectent pas à la virgule près des lois et des règles bâties sur mesure depuis des décennies pour nous priver du droit de contredire la volonté du capital - qui s’affranchit, lui, de toute règle- payent de leur vie sociale cette impudence de réclamer dignité et justice !!!

     

    Leur monde d’après est comme celui d’avant, mais en pire encore pour nous.

    Nous ne sommes pas condamnés à les laisser faire…

     

    Nous avons encore prouvé en décembre et janvier que nous pouvons agir ensemble, largement, en interpro et résister, travailleurs, gilets jaunes et associatifs, avec l’opinion publique de notre côté !

    La victoire n’a jamais été aussi proche !

     

    Il est vital, aujourd’hui, avec la crise climatique et écologique qui s’annonce, que nous reprenions les outils des mains de ces gougnafiers incompétents pour les orienter vers le primordial et l’urgence : un monde plus juste, et également plus solidaire, dont les conditions sociales protectrices de tou-te.s garantiront, par l’équité, la préservation de notre planète.

     

    "Mieux savoir où aller, sans savoir comment,

    que comment aller, sans savoir où"

    José DOLORES (QUEIMADA)

     

    Pas de justice, pas de paix !!!

    Ils ne nous feront pas taire !!!

     

     

    Éric Bezou

    cheminot à Saint-Lazare

     


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  • Aide financière à la SNCF

    L'Etat va aider la SNCF "à hauteur de plusieurs milliards d'euros", annonce Jean-Baptiste Djebbari

    Mi-juin, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait estimé que la crise du Covid-19 devrait coûter à elle seule près de quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'opérateur ferroviaire.

    France Info >>>>>

    Coronavirus : 4 milliards d'euros de recettes en moins pour la SNCF, annonce son PDG Jean-Pierre Farandou

    Le patron de l'entreprise publique écarte l'hypothèse de licenciements, dans un entretien au "Journal du dimanche".

    France Info >>>>> 14 juin 2020


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  • "Railcoop ira où la SNCF ne va plus" :

    le pari osé de la coopérative

    qui veut remettre la ligne Lyon-Bordeaux sur les rails

    Cette entreprise implantée dans le Lot compte ressusciter d'ici deux ans un trajet laissé à l'abandon par la SNCF depuis 2012. La future ligne desservirait notamment Roanne, Montluçon, Guéret, Limoges, Périgueux et Libourne.

    France Info >>>>>


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  • Train : une coopérative pour relancer une ligne Bordeaux-Lyon

    Par Aude Massiot 16 juin 2020
     

    L'entreprise Railcoop, créée en 2019, a pour ambition de redonner vie à cette liaison Intercités dès 2022. Une première étape avant le développement d'autres lignes régionales.

    Libération abonnés >>>>>


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  • Catastrophe de Brétigny-sur-Orge :

    la SNCF et un cheminot renvoyés en correctionnelle

    Le 12 juillet 2013, un train Intercités avait déraillé dans cette gare de l’Essonne. Faisant sept morts et des dizaines de blessés, c’est l’une des pires catastrophes ferroviaires survenues en France depuis une vingtaine d’années.

    Le Monde >>>>>


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