• Communiqué Ensemble ! 1er juin 2020

    Aux Etats-Unis comme en France :

    non aux violences racistes !

     
     

    De New York à Los Angeles et de Minneapolis à Nashville – et même jusqu’aux grilles de la Maison Blanche -, une révolte impressionnante traverse les Etats-Unis.

    S’exprimant de multiples façons allant jusqu’à des actes de destruction ciblant notamment des commissariats, elle est l’expression d’une colère juste contre les violences policières et le racisme institutionnel.

     

    Les manifestant-e-s ne se trompent pas, ces violences et ce racisme ne sont pas le fait de quelques brebis galeuses.

    Les agressions et les meurtres racistes, commis par des policiers ou pas, et généralement couverts par les autorités politiques et judiciaires, sont trop fréquents pour ne pas faire système.

    Si le policier récidiviste Derek Chauvin, le meurtrier présumé de George Floyd, a été licencié et écroué, c’est uniquement sous la pression de la rue.

    Le chef d’inculpation d’homicide involontaire est d’ailleurs largement insuffisant.

     

    Rien ne laisse supposer que les Etats-Unis de Donald Trump agiront contre le racisme dans la police, ni rendront justice aux familles des victimes.

    Le président actuel est celui qui a imposé en 2017 un ‘muslim ban’ – l’interdiction d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

    C’est celui qui, dans le contexte de la rivalité de Washington avec Beijing, de sa gestion catastrophique de la crise du coronavirus et d’une récession économique, encourage le racisme anti-chinois.

    C’est celui qui a conseillé plusieurs élues démocrates (majoritairement nées aux Etats-Unis) à « retourner dans leurs pays infestés de criminalité ».

    C’est celui qui agite le spectre de l’invasion du pays par des «criminels mexicains ».

    C’est celui, enfin, qui est devenu le porte-étendard de tout ce que les Etats-Unis comptent d’identitaires d’extrême-droite.

     

     

    Mais la majorité des antiracistes états-uniens ne font pas non plus confiance à l’establishment du parti démocrate.

    Pour des gouverneur-e-s et des maires démocrates dans les villes affectées, y compris quand ils et elles sont afro-américain-e-s, le message aux manifestant-e-s est principalement : « Rentrez chez vous » et « attendez les élections » … que Trump pourrait reporter pour cause de coronavirus !

     

    Pendant ce temps, les autorités mobilisent la police, la garde nationale et l’armée pour restaurer « l’ordre ».

    En même temps, elles laissent parader de véritables milices privées d’extrême-droite manifestant des armes à la main contre le confinement sanitaire au nom de la lutte contre le « communisme ».

    Tout porte à croire que les Etats-Unis vivent un moment historique.

     

     

    Ensemble ! Mouvement pour une Alternative de Gauche Sociale et Ecologique tient à exprimer sa sympathie pour tou-tes les proches des victimes des actes racistes, aux Etats-Unis comme en France.

    Il faut que justice leur soit rendue !

    Nous saluons les manifestant-e-s, et notamment parmi eux et elles, les premier-ères concerné-e-s, qui font preuve d’un immense courage.

    Nous soulignons également la participation de nombreux-es citoyen-ne-s de toutes origines qui expriment ainsi leur solidarité avec les victimes directes.

    Ils et elles soulèvent l’espoir de l’émergence d’un ‘tous ensemble contre le racisme’.


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  • ENSEMBLE !

    Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire

     

     

    Communiqué

    Iran : Trump joue à l’apprenti sorcier et pousse à la guerre au Moyen-Orient

     

     

                L’assassinat du général iranien Ghassem Soleimani et de son adjoint entre certes dans la logique binaire de Trump « les bons et les méchants », mais va bien au-delà ; il sonne comme une déclaration de guerre contre l’Iran.

                On ne peut faire abstraction de deux éléments fondamentaux de la politique impérialiste étasunienne : la volonté permanente de contrôler et dominer le Moyen-Orient en s’appuyant sur des alliés locaux (la famille saoudienne et le Shah d’Iran d’abord, puis Israël par la suite) et l’humiliation ressentie lors de l’occupation de l’ambassade étasunienne de Téhéran en 1979/80. Depuis l’élection de Trump les relations entre les deux pays sont marquées par une montée des tensions du fait du retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien et du rétablissement des sanctions. La responsabilité de la crise actuelle qui peut déboucher sur une guerre dévastatrice pour toute la région est donc celle de Trump et des faucons républicains, avec l’approbation totale de Netanyahou et de la dynastie saoudienne.

                Néanmoins, nous ne pouvons exonérer l’Iran de ses responsabilités. Depuis la révolution islamique de 1979, la « mollarchie » iranienne n’a cessé d’intervenir au Moyen-Orient pour y étendre sa zone d’influence. Et l’on ne peut oublier le soutien permanent apporté à Bachar al-Assad, pas plus que l’on ne peut oublier aussi, conséquence au moins en partie des sanctions états-uniennes, la violente répression du régime contre les manifestations populaires de l’automne 2019.

                L’engrenage guerrier dans lequel Trump s’est lancé avec l’Iran, et dont chaque jour apporte un nouvel élément, conforte l’intransigeance du régime des mollahs et contribue à unir le peuple iranien contre les Etats-Unis. Cet engrenage n’est pas la solution, il faut faire baisser la tension et revenir à la table des négociations, mais cela ne semble pas au programme. Le début des mobilisations anti-guerre aux Etats-Unis sont des initiatives qu’il faut soutenir et transposer en France. Il faut également apporter tout notre soutien aux mouvements démocratiques en Iran et dans la région.


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  • Ensemble !

    Retraites : le MEDEF est au gouvernement

    E. Philippe et A. Macron ont tranché : ils sortent de l’ambiguïté en radicalisant leur projet en donnant entièrement satisfaction au MEDEF.

    Tel est le message que le 1er Ministre a délivré dans son discours du 11 décembre.

    Le pouvoir a donc confirmé son projet de faire deux réformes plutôt qu’une seule : allonger la durée du travail à 64 ans, pénaliser celles et ceux qui partiront avant (décote) et pénaliser tout le monde par le système à points.

    Celui-ci inscrit dans la loi la baisse du taux de remplacement entre les rémunérations et les pensions (calculées sur toute la carrière, au lieu des meilleurs années).

    Comme le dit E. Philipe, c’est un choix de société, à savoir le choix du libéralisme contre les statuts et les droits du travail.

    Et c’est une acceptation des précarités imposées, puisque ni le temps partiel pour les femmes, ni les contrats courts pour les jeunes, ne sont mise en cause : pour E. Philippe, on ne peut rien faire, c’est le monde d’aujourd’hui.

    Elle est où la solidarité entre générations ?

    Ou entre secteurs du salariat ?

     

    Il est donc possible et nécessaire que l’unité syndicale s’élargisse à tous les syndicats, pour renforcer la lutte dans la rue et dans la grève.

    Il est possible et nécessaire que le secteur privé et le secteur public se mobilisent main dans la main, que les exigences des femmes, des jeunes précaires, de tout le monde du travail, disent tous et toutes ensemble : stop !

    Imposons un autre projet !

     

    La retraite à points n’a pas été validée par l’élection de 2017.

    Pas plus que le démantèlement du Code du travail, ou l’agression contre les chômeurs.

    L’élection présidentielle ne remplace pas les exigences de la société, comme les Gilets jaunes l’ont montré.

    Le système Macron a trop duré.

     

    Les revendications des grèves et des manifestations forment un contre-projet à celui du gouvernement.

    Les forces de gauche et écologistes peuvent soutenir le mouvement social en versant au débat des mesures alternatives.

    Macron doit retirer sa réforme !


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  • Communiqué Ensemble !

    Assurance chômage : la spirale de la pauvreté !

     

    Ensemble ! >>>>>


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  • Communiqué d'Ensemble !

    Ensemble ! dénonce le coup d’État en Bolivie

     

    Après trois semaines de protestations violentes dans tout le pays contre sa réélection et après avoir perdu l’appui des forces armées et de la police et sous la pression internationale, le président de la Bolivie, Evo Morales a démissionné de ses fonctions dimanche. Derrière les atours du respect de l'ordre constitutionnel, il s'agit incontestablement d'une forme de coup d'État qui fait écho aux "destitutions forcées" de mandataires au Honduras (2009), au Paraguay (2012) et au Brésil (2016).

     

    Quelques heures plus tôt, Evo Morales avait annoncé sa décision de convoquer de nouvelles élections à la suite d’un audit de l’Organisation des états américains (OEA), qui avait pointé des « irrégularités » dans certains bureaux de vote. Mais cette annonce n’avait pas été estimée suffisante pour les leaders de l’opposition qui renouvelèrent leur exigence de démission au milieu de profondes tensions et d’agressions de fonctionnaires.

     

    Cette démission est intervenue alors que l’opposition a refusé toute tentative de dialogue et a préféré solliciter l’intervention de l’armée et de la police. En France, les médias évoquent les débordements de « hordes du MAS » (Mouvement vers le socialisme) mais pas ceux d'une protestation civique prétendument pacifique qui a commencé par brûler les sièges des tribunaux électoraux régionaux et à engager des chasses à l’homme (et à la femme) contre les responsables du parti d'Evo Morales.

     

    Le candidat de l’opposition de droite, Carlos Mesa, s’est fait déborder par Luis Fernando Camacho, président du Comité civique Pro de Santa Cruz, représentant la droite dure, catholique et conservatrice, dotée d'une longue expérience en matière de coups d'État, et qui rêve de "renverser l'indien" depuis le premier jour de son accession au pouvoir.

     

    Ensemble ! ne sous-estime pas les manœuvres juridiques qui ont permis à Evo Morales de pouvoir se représenter après le référendum perdu en 2016, ou même l’interruption du dépouillement le 20 octobre dernier, qui a semé le doute sur la validité de l'élection, sans qu'il soit pourtant avéré, à ce jour, qu'une fraude organisée ait bel et bien eu lieu - le rapport de l'OEA lui-même conclue d'ailleurs en ce sens. Toutefois, Ensemble ! dénonce avec force la rupture de l'ordre constitutionnel en Bolivie et ce coup de force contre le gouvernement d’Evo Morales.

     

    Ensemble ! dénonce les pressions à géométrie variable de la communauté internationale qui ont contraint Evo Morales à accepter toutes les conditions de l'OEA et de l'UE pour convoquer de nouvelles élections et le renouvellement du Tribunal Electoral, sans exiger de l'opposition le moindre respect de l'ordre constitutionnel.

     

    Ensemble ! s’inquiète du climat de guerre civile orchestré par l’opposition et des actes de persécution et de violence envers les membres de l’exécutif bolivien, des dirigeants syndicaux et de leurs familles.

     

    Le 12 novembre 2019


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  • Communiqué d'Ensemble!

     

    https://www.ensemble-fdg.org/content/ensemble-contre-lislamophobie

    Ensemble contre l'islamophobie !

    Le 11 octobre, à Dijon, les élu.es du Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté ont provoqué un incident à caractère raciste en cherchant à humilier et à menacer, publiquement et devant son fils, une mère voilée venue participer à une sortie éducative.

     

    ENSEMBLE ! Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologique et Solidaire, partage l’indignation d’un grand nombre de citoyen.nes face à cette basse manœuvre visant à stigmatiser encore plus les musulmanEs.

     

    Nous dénonçons l’hypocrisie d’une partie de la droite gouvernementale (LREM) et des Républicains qui, tout en déplorant du bout des lèvres cette provocation fasciste, en a profité pour soulever de nouveau la question, pourtant tranchée par le Conseil d'Etat, de la participation des mères voilées aux sorties scolaires.

    Plus généralement, c’est la place des musulmanEs dans notre société qui est remise en question.

     

    ENSEMBLE ! réaffirme son opposition à toute nouvelle mesure d’exclusion.

    C’est aux racistes de dégager, pas aux musulmanEs !

     

    Venant après l’embauche par la chaîne CNews du délinquant raciste Zemmour, le tournant "identitaire" de Macron et son invocation d’une ‘société de vigilance’, des déclarations du ministre de l’éducation nationale Blanquer en faveur de l’exclusion des mères voilées, et bien d’autres signes inquiétants, cette nouvelle offensive islamophobe peut avoir des conséquences politiques et sociales désastreuses.

    Déjà, le 14 octobre, une sortie scolaire à la caserne des pompiers de la ville de Creil (Oise) a dû être annulée, suite au refus d’un officier d’admettre la présence de deux mères voilées.

     

    L'islamophobie, composante majeure de la droitisation du régime, relayée par une partie de l'establishment politico-médiatique, les violences policières et l'acharnement policier et judiciaire contre les mouvements sociaux sont le signe d'un capitalisme de plus en plus autoritaire que nous devons combattre sans relâche.

    A cette offensive islamophobe et néo-fasciste, l'ensemble des organisations pour la liberté et les droits peuvent opposer une unité qui rétablissent un rapport de forces clair pour l'égalité, l'émancipation et la liberté démocratique.

     

    Ensemble ! appelle à la vigilance et la mobilisation contre toutes les dérives qui banalisent la haine de la démocratie et des libertés fondamentales.

     


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  • Communiqué d'Ensemble !

    Un procès politique contre les dirigeant-e-s catalan-e-s à Madrid !

     

    Après un procès politique de 8 mois, le Tribunal Suprême de l’État espagnol, qui s’inscrit dans l’héritage du franquisme et dont les observateurs/trices internationaux ont relevé les dérives et les anomalies (cf. rapport de la FIDH), a rendu un verdict inique et totalement disproportionné ce lundi 14/10.

     

    Si le Tribunal Suprême n’a finalement pas retenu le motif de Rébellion, il vient malgré tout de condamner les 9 prisonnier-ère-s politiques pour délit de Sédition et de Malversation, en suivant les recommandations de l’Avocat de l’État :

    • Oriol Junqueras : 13 ans de prison et autant d’inéligibilité
    • Carme Forcadell : 11,5 ans et autant d’inéligibilité
    • Joaquim Forn : 10,5 ans et autant d’inéligibilité
    • Jordi Turull : 12 ans et autant d’inéligibilité
    • Jordi Cuixart : 9 ans et autant d’inéligibilité
    • Jordi Sánchez : 9 ans et autant d’inéligibilité
    • Dolors Bassa : 12 ans et autant d’inéligibilité
    • Raül Romeva : 12 ans et autant d’inéligibilité
    • Josep Rull : 10 ans et autant d’inéligibilité
    • Les 3 autres accusé-e-s Meritxell Borràs, Santi Vila et Carles Mundó, sont inculpé-e-s de désobéissance avec une amende de 60000€ mais pas de peine d’emprisonnement.

    Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche écologique et sociale, dénonce ces peines totalement disproportionnées et inadmissibles en démocratie.

     

    Ce verdict confirme que cette caricature de procès est en fait un procès politique visant à criminaliser les prisonnier-ère-s politiques indépendantistes catalan-e-s, tout le mouvement indépendantiste et le peuple catalan qui, le 1er octobre 2017, n’a fait qu’exercer son droit à l’autodétermination systématiquement refusé par les gouvernements espagnols, pourtant reconnu par toutes les Chartes et les droits internationaux.

     

    Preuve de l’acharnement de la justice de l’État espagnol, le juge Llanera vient de relancer un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Puigdemont, alors que le premier avait été annulé par la justice allemande.

     

    Mais ce jugement va au-delà, il vise aussi à restreindre le droit d’expression des mouvements sociaux et de manifestation. Sur ce terrain, Il se situe dans la dérive autoritaire des gouvernements européens dont la France. C’est pourquoi nous assurons les prisonnier-ère-s politiques catalan-e-s et tout le mouvement social de notre pleine et entière solidarité.

     

    La question catalane est une question politique qui doit se résoudre sur le terrain politique et démocratique et non pas sur le terrain judiciaire et répressif. C’est pourquoi Ensemble ! :

    • dénonce fortement cette caricature de justice,
    • demande l’amnistie pour tous et toutes et la libération des prisonnier-ère-s politiques -e-s,
    • est partie prenante et appelle sur ces bases aux plus larges actions de solidarité (rassemblements, manifestations...),
    • exprime son soutien aux mobilisations et manifestations en cours,
    • réaffirme le droit à l’autodétermination des peuples.

    Notre Université d’automne qui se tiendra du 31 octobre au 3 novembre sera aussi un temps d’expression de cette solidarité.

    Ensemble ! Le 14 octobre 2019

     

     

    Un procès politique contre les dirigeant-e-s catalan-e-s à Madrid !

    https://www.ensemble-fdg.org/content/un-proces-politique-contre-les-dirigeant-e-s-catalan-e-s-madrid 


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  • Communiqué Ensemble ! 13 Octobre 2019

    Solidarité avec le peuple kurde !

    Une fois le feu vert donné par Trump à Erdogan l'armée turque a engagé contre les Kurdes de Syrie une offensive préparée de longue date et jusqu'ici retardée.
    Sous le regard complice des puissances russe et iranienne qui interviennent en soutien au régime de Bachar al-Assad, il s'agit d'opérer un nettoyage ethnique chassant les Kurdes d'une large zone géographique le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie.
    Les gouvernements américains et plus généralement occidentaux, dont la France, n'ont cessé de chanter les louanges des combattants kurdes qui ont combattu Daech et liquidé l’État islamique dans sa réalité étatique. Aujourd'hui, toute honte bue, ils acceptent de les voir sacrifiés à la vindicte anti-kurde d'Erdogan.

    Halte à l'agression turque contre les Kurdes !

    Solidarité avec le peuple kurde et soutien à sa lutte pour la reconnaissance de ses droits légitimes !

    Ensemble ! appelle à participer aux manifestations organisées par les organisations kurdes dans les différentes villes du pays.


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  • Coordination Nationale Solidarité Kurdistan

     

    16, rue d’Enghien – 75010 – Paris – Tél : +33 6 45 41 76 68 - email : cnskurd@gmail.com

     

    Communiqué

    ROJAVA STOP ERDOGAN

     

    Mardi 09 octobre 2019, a 16h les forces armées turques ont lancé des frappes aériennes massives et procédé à des tir d’artillerie sur le territoire syrien, dans les régions kurdes du Rojava.

    Cette agression, en violation du droit international appuie des tentatives d’attaques terrestres tout au long de 400km de frontière, d’ores et déjà, de nombreuses victimes civiles et parmi les Forces Démocratiques Syriennes sont à déplorer.

    Erdogan s’attaque à celles et ceux qui ont combattu avec acharnement Daesh et contribué grandement, au sein de la coalition internationale, à la défaite du califat.

     

    Les Etats Unis portent une lourde responsabilité pour avoir donné le feu vert à cette agression.

    Il y a urgence à ce que la communauté internationale condamne la Turquie et mette tout en œuvre avec l’ONU pour stopper cette agression, protéger le peuple kurde et toutes les minorités qui vivent dans cette région de la Syrie.

    La CNSK appelle à manifester partout en France samedi 12 octobre 2019.

    Paris le 09/10/2019

     


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  • Communiqué d’Ensemble !

    Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire

    Premières impressions

    d’un voyage militant en Algérie

     

    Une délégation du mouvement Ensemble ! est allée en Algérie à Alger et Bejaïa entre le 26/09 et le 06/10 pour rencontrer les acteurs et actrices du Hirak ce formidable mouvement de démocratie populaire de nature révolutionnaire et leur apporter un salut militant de soutien. Voici leurs premières impressions.  

     

    Vivre le Hirak et le sentir lors d'une marche du vendredi à Alger nous a procuré une émotion très forte. Ce qui nous a impressionné, c'est la diversité des genres, des âges, des origines sociales, des langues et des quartiers, ainsi que le caractère pacifique, festif, inventif et joyeux de ce mouvement.

     Il fallait voir cette marée humaine dans les rues, ces vagues puissantes et successives descendant des quartiers populaires vers le centre d'Alger avec leurs banderoles criant et scandant avec force et détermination encore et encore les slogans, créés, toujours recommencés, répondant au dernier discours menaçant du pouvoir. C'est que le seul dialogue avec le pouvoir est dans la rue. Après avoir dû concéder le multipartisme suite à la révolte de 1988, ce dernier a créé le vide autour de lui de sorte qu'il n'y ait pas de contre-pouvoir crédible. Il y a un éparpillement, des divisions et sous-divisions des partis, associations et syndicats qui sont dans l'opposition. Tous ceux que nous avons rencontrés sont profondément inquiets de ce face à face, ce bras de fer avec le pouvoir. Et effectivement, nous avons constaté une incertitude réelle quant à la suite des événements. Les analystes politiques sont désorientés.

     

    Cependant l'espoir est toujours immense et rien ne sera plus comme avant. Les Algériennes et les Algériens ont repris le contrôle de l’espace public (toute manifestation était interdite à Alger depuis la « décennie noire) et ont repris une parole que le pouvoir avait muselée. Et plus le Hirak dure plus il gagne en maturité politique, plus le rapport de forces est en sa faveur. Ce qui explique l'empressement du système à organiser des élections présidentielles. Celles-ci sont catégoriquement rejetées par le Hirak : « c'est une farce, ce sont les mêmes qui ont appelé à un 5ème mandat de Bouteflika qui les organisent ! ». Un passage en force pour les imposer sera payé très cher. Autiste, le pouvoir intimide, arrête, kidnappe les têtes qui émergent du mouvement qui est sans porte-paroles.  Autiste, il n'arrive pas à changer de logiciel et fait voter en toute illégalité des lois anti-sociales (exemple la loi de finance 2019 offrant l'Algérie aux multinationales).

     

    En l'absence de structuration de la société civile, le mouvement reste fragile. Il est à la recherche d'une transition vers une Algérie démocratique libre, indépendante avec une justice sociale.  Quelques propositions sont suggérées : gouvernement provisoire de 2 ou 3 ans excluant toute personne ayant exercé le pouvoir auparavant, processus constituant partant de la base en vue de l'élection d'une constituante souveraine. Mais le pouvoir refuse de discuter de ces propositions, comme il refuse la libération des détenus politiques arbitrairement arrêtés depuis le début du Hirak.

     

    Et la détermination populaire reste intacte

     

    8 Octobre 2019

     


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