Les femmes et les sphères de pouvoir ne font pas bon ménage. Et c’est une vieille histoire, qui renvoie à la répartition ancestrale des rôles - aux hommes la sphère publique, aux femmes l’espace domestique. Le XXe siècle a marqué une rupture majeure avec la conquête du droit de vote et la libéralisation de la contraception et de l’avortement. L’ordre des sexes s’en est trouvé profondément bouleversé. Si les femmes ont investi le monde du travail salarié et fait irruption dans la vie publique et politique, elles restent au second plan. En politique, lieu symbolique du pouvoir s’il en est, les femmes se heurtent à un véritable plafond de verre. Même si elles représentent aujourd’hui 38,8% des députés, les quatre premiers postes de l’État sont occupés par des hommes. Autre exemple frappant, sur les chaînes de télévision généralistes, le taux d’invitées politiques est de… 25%.

De l’entre-soi masculin si prégnant à la posture du tribun qui rend les femmes bien souvent étrangères à cet univers, le mode viril a imprimé sa marque sur le monde politique. C’est ainsi que la présence des femmes interroge la façon même dont le pouvoir se conçoit, se reproduit, fonctionne. De nos jours, les femmes n’y sont plus marginales mais elles n’y trouvent toujours pas leur place à égalité avec les hommes.

Alors qu’est-ce qui coince? C’est à cette réflexion que nous vous invitons le 9 novembre à l’Assemblée nationale. L’enjeu touche à l’égalité entre les hommes et les femmes mais aussi à la vitalité démocratique.