• [Ensemble !]

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  • Interview Clémentine Autain dans Politis

     

    « La FI doit discuter sans humilier »

    La France insoumise veut-elle le rassemblement à gauche ?

     

    La députée insoumise CLÉMENTINE AUTAIN

    demande à Jean-Luc Mélenchon d’infléchir sa stratégie.

     

    Politis - Source >>>>>



    Creuser encore le sillon de l’autonomie stratégique. Telle est la leçon tirée par Jean-Luc Mélenchon à la suite des deux élections législatives partielles du dimanche 28 janvier, et qui ont écarté la France insoumise (FI) du second tour. Dans une intéressante interview au JDD, Adrien Quatennens, député « insoumis » du Nord, a enfoncé le clou, jugeant que l’unité de la gauche était devenue un « repoussoir », et que le rassemblement conduirait à reconstituer « le radeau de la méduse » avec du « vieux bois mort ». Clémentine Autain, élue députée FI avec le meilleur score de France à gauche (37,5 % au premier tour) avec le soutien du PCF, critique la ligne stratégique choisie par la direction de son mouvement et appelle à davantage de démocratie interne.



    Quelles leçons tirez-vous des législatives partielles à Belfort et dans le Val-d’Oise où la droite l’a emporté dimanche dernier ?


    Clémentine Autain :
    L’enseignement majeur, c’est l’abstention grimpante. Pour le reste, je ne vois pas comment on peut tirer de grandes conclusions stratégiques. Dans ces circonscriptions de droite, la baisse de La République en marche profite malheureusement au parti Les Républicains, qui engrange sur la chute du FN. Le PS s’effondre de façon impressionnante ! La France insoumise [FI] s’ancre, s’affirmant comme le seul mouvement qui tient debout sur le flan gauche, ce qui lui donne de grandes responsabilités pour l’avenir. Mais elle ne capitalise pas pour l’instant sur l’effacement des autres partis de gauche. Or, pour passer des près de 20 % de la présidentielle à la majorité, il nous faut devenir plus attractifs et convaincants pour les abstentionnistes mais aussi pour des électeurs de gauche qui désertent. La marche est haute.

     

    Adrien Quatennens a estimé que, pour la partielle de Belfort, où la candidate de la FI était soutenue par le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le PCF, la « soupe de logos » avait agi comme un « repoussoir ».

    Est-ce aussi votre analyse ?

     

    Non. D’abord, parce que la candidate de la FI à Belfort avait un matériel de campagne siglé FI, loin de la kyrielle des logos. Ensuite, parce que le résultat dans le Val-d’Oise n’est pas meilleur. Enfin, parce que l’on pourrait voir les choses à l’inverse : le score de la candidate FI étant à peu près le même qu’en juin, où elle n’était soutenue par aucun autre parti, on pourrait aussi se dire que les électeurs du MRC et du PCF ne sont pas allés voter pour une candidate FI, pas plus que les anciens électeurs PS. Il faut s’interroger.

     

    Sur la capacité de la FI à faire l’unité à gauche ?


    J’ai toujours prôné l’unité. Mais, si pas plus aujourd’hui qu’hier les militants et électeurs de notre gauche ne veulent la division, le cartel d’organisations a perdu sa force propulsive. Jean-Luc Mélenchon l’a compris en se lançant dans la présidentielle avec un nouveau mouvement, la France insoumise. L’addition de sigles n’est pas l’élément déclencheur de la dynamique politique. L’unité des partis existants ne suffit plus, ne serait-ce que parce qu’ils se sont terriblement affaiblis. Pour autant, je suis convaincue que le pluralisme politique est un atout indispensable pour nous faire grandir, que la diversité des parcours militants est une richesse. Une force à vocation majoritaire est nécessairement diverse, et non un bloc monolithique.

     

    Jean-Luc Mélenchon s’est montré rude avec les syndicats cet automne...


    Sur le fond, il aposé la bonne question : comment peut-on construire un front social et politique ? Les syndicats y ont vu une forme d’arrogance ou de domination, je le regrette. Il faut travailler au dépassement du clivage entre syndicalisme et politique sans penser que cela signifiera la fin des distinctions entre les deux sphères. Depuis un siècle, les syndicats veulent, à raison, se défaire de leur inféodation aux partis politiques, mais cela nuit à tout le monde de penser le social et la politique comme deux univers distincts. Infliger une défaite à Macron suppose d’unir les forces qui n’acceptent pas ce mélange de libéralisme effréné et d’autoritarisme. La FI a un rôle moteur à jouer dans la constitution d’un front d’opposition sociale et politique. 

     

    Que dire de vos rapports avec le PCF ?

     

    La discussion stratégique doit être menée clairement avec eux mais sans humilier ou mépriser. Sur le fond, la FI et le PCF partagent l’essentiel, même s’il reste des désaccords, sur le nucléaire par exemple. D’ailleurs, le PCF a fini par soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et les deux groupes à l’Assemblée nationale (FI et GDR) rament de concert contre la majorité. C’est sur la stratégie que le bât blesse aujourd’hui. Reste à savoir quelle est l’orientation du PCF pour les années à venir...

     

    Celle de la FI semble claire, en tout cas.

     

    La boussole stratégique de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, qui s’est clairement démarqué du PS, a permis de crédibiliser notre proposition politique, totalement distincte du naufrage socialiste. Mélenchon a rempli le mot « gauche » au lieu de le brandir comme un étendard. Il a mis l’accent sur le mouvement, la nouveauté. Aujourd’hui, nous devons agréger plus encore pour bâtir l’alternative à Macron : des individus écœurés par la gauche et par la politique, mais aussi des courants historiques, des forces constituées, des intellectuels et des artistes, des corps intermédiaires. Une chose est de dire : on range les drapeaux rouges, c’est passé de mode. Une autre est de donner le sentiment qu’on jette dans les poubelles de l’histoire les acteurs et héritiers du mouvement ouvrier. Si le neuf doit dominer, l’histoire ne peut être balayée d’un revers de la main, et si l’on vise la constitution de majorités, aucune voix éprise de rupture sociale et écologiste ne peut manquer.

     

    Dans son interview au JDD, Adrien Quatennens fustige le rassemblement mais affirme que la FI pourrait rebâtir des liens avec le PS si celui-ci se choisissait Emmanuel Maurel pour premier secrétaire. N’est-ce pas contradictoire ?

     

    La gauche est en lambeaux. Mais pas toutes ses composantes pour les mêmes raisons. Les socialistes s’étiolent de n’avoir pas su proposer une alternative au libéralisme débridé et généralisé. Nous nous séparons de la gauche qui s’est laissée prendre par le pouvoir et l’argent. Si nous voulons prendre le pouvoir à ces destructeurs de vie et de liens, il faudra bien refaire une majorité d’idée et des alliances politiques. Que chacun fasse son boulot. Et que le dialogue reprenne sur les bases de la rupture avec quarante ans de politiques néolibérales et productivistes. Je souhaite une stratégie cohérente et fédératrice. Porteuse de colère mais plus encore d’espoir. Il faut que nous passions plus nettement d’un statut d’opposant à un rôle de proposant.

     

    À l’Assemblée, n’avez-vous pas peur d’être condamnés à l’impuissance comme l’étaient les frondeurs que vous critiquiez ?

     

    Notre présence à l’Assemblée permet de faire caisse de résonance dans le pays. C’est un point d’appui. Nous apparaissons comme l’opposition principale à la macronie. La droite est pétrifiée devant ce gouvernement qui lui emprunte le cœur de son logiciel. Les socialistes, éclatés et déboussolés, peinent à frapper les esprits. Face à cette politique qui aggrave les précédentes mais leur ressemble, notre projet représente l’autre chemin. Et il se manifeste avec cohérence, énergie et créativité. 

     

    Quel bilan faites-vous de la construction du mouvement de la FI ?


    Je trouve très intéressant que le mouvement FI se garde de reproduire les schémas classiques des partis traditionnels, avec leur fonctionnement pyramidal. Je plaide pour une forme plus polycentrique, s’appuyant sur différentes légitimités, différents espaces d’impulsion. Inventer de nouvelles façons de faire mouvement commun est un pari nécessaire mais audacieux, et forcément fragile. Une fois que l’on s’émancipe des formes classiques, il faut encore trouver les mécanismes qui permettent la délibération collective. En période électorale, un candidat, un programme et les militants s’activent pour les défendre, les populariser. En dehors des élections, le temps vient du débat, des sujets à trancher.

    Comment faire vivre la conflictualité aussi inéluctable que souhaitable pour un mouvement démocratique ? Qui décide de la manière dont on dépense l’argent ? Comment se tranchent les grandes orientations stratégiques ? C’est précisément parce que la FI est une force vivante et non une secte que ces discussions émergent. On doit réfléchir à comment faire vivre le pluralisme en interne, sinon cela va finir par aller à l’encontre de l’efficacité.

     

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    22 février 2018

    La France insoumise :

    Clémentine Autain est priée de ne pas faire (trop) de bruit

    Un entretien donné par la députée de Seine-Saint-Denis à l’hebdomadaire « Politis » a déclenché l’ire de Jean-Luc Mélenchon et de ses proches.

    http://www.lemonde.fr/la-france-insoumise/article/2018/02/22/la-france-insoumise-clementine-autain-est-priee-de-ne-pas-faire-trop-de-bruit_5260629_5126047.html



     


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  • Ensemble !

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    Encore les mêmes mensonges

    sur les chiffres du chômage !

    DIX millions de personnes sont au chômage total, partiel ou en statut précaires.

    Soit un tiers de la population active : c’est une question politique majeure, la preuve la plus nette que le système capitaliste ne doit plus durer.

     


    Mais la grande nouvelle gouvernementale vient encore de faire la « une ».

    Encore de faux chiffres.

     

    Citons-les : « l’indicateur enregistre une baisse de 1,1 point, soit la plus forte baisse depuis le premier trimestre 2008 ».

    L’Institut national de la statistique (INSEE) a révisé, nous dit-on, le chiffre du troisième trimestre, qui s’établit définitivement à 9,3 % au lieu de 9,4 %.

     

    Mais, l’INSEE donne aussi une précision : en France métropolitaine, le nombre de personnes qui recherchent un emploi mais non comptabilisées comme chômeurs a légèrement augmenté en 2017.

    Cela concerne désormais près de 1,5 million de personnes.

     

    Que faire quand on gouverne ?

    Mentir.

     

    Attirer l’attention sur des « données techniques » morcelées, faire discuter de détails, faire oublier la situation générale.

    Et conserver les mensonges…

     

    Une addition réelle fait apparaître 4,250 millions relevant du « chômage » au sens strict et entre 5,2 et 6,2 millions de personnes dans des statuts précaires, des ‘chômeurs à temps partiel sur l’année’.

     

    Dans le secteur privé, on compte 13% de salarié.e.s précaires et 20 % dans le secteur public.

    Parmi les allocataires, - celles et ceux qui touchent des indemnités-, 29% n’ont pas obtenu de contrat de plus de dix mois.

    Et cela depuis 10 ans.

    Actuellement, 80 % des embauches se font pour des contrats de moins d’un mois.

     

    Ensemble ! a publié cette observation précise

    [sur le site :https://www.ensemble-fdg.org/content/tract-4-pages-sur-lassurance-chomage].

     

    Le mensonge sert à faire passer les changements voulus par Macron et son monde : libérer les patrons de conquêtes du salariat et notamment la Sécurité sociale, et promouvoir des contrats d’assurance sous tutelle de l’Etat pour ceux qui peuvent payer.

     

    Nous proposons, à l’opposé, des objectifs qui peuvent unifier l’ensemble des salariés et ceux qui sont juridiquement indépendants mais dépendants économiquement (Uber, franchisées…), en réalité souvent des salarié.e.s encore plus mal traité.e.s.

     

    Nous proposons d’unir tous les salarié.es et les précaires avec un nouveau statut : pour un salaire garanti pour toutes et tous.

     

    Personne ne doit « être de trop » dans cette société. 

     

    La sécurité sociale doit être un droit universel.

    L’assurance-chômage peut s’étendre à des artisans ou indépendants.

    Mais il faut que les entreprises et donneurs d’ordre cotisent davantage, ainsi que les plates-formes comme Uber.

    Une baisse massive du temps de travail contraint est à l’ordre du jour.

    En France, la revendication proposée par des syndicats est une loi des 32h : elle pourrait supprimer le chômage si des postes suffisants sont créés.

     

    Il faut pour cela un contrôle des embauches par les salarié.es : pour permettre une complémentarité entre temps de formation et auto-émancipation dans des productions et des services organisés de façon coopérative.


    Avec une nécessité : l’égalité réelle femmes-hommes, qui doit être garantie par des sanctions si elle n’est pas respectée.

     

    Et dans l’immédiat ce gouvernement et ce patronat doivent permettre une indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité, avec le SMIC comme référence : un SMIC plus élevé !

     

    La richesse doit servir à une sécurité sociale universelle.

     

    PCS E!


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  • L’automne catalan

    et le retour de la question nationale.

    Une brochure d'E!

     

    "Ensemble ! » vient de publier un bulletin sur la Catalogne et la question nationale, dossier préparé par la commission Etat espagnol d’Ensemble !

     

    Ci-dessous la page de présentation.

     

    Vous pouvez le lire et le télécharger avec le lien suivant :

     

    https://www.ensemble-fdg.org/content/lautomne-catalan-et-le-retour-de-la-question-nationale-une-brochure-de

     

     

    La version imprimée est disponible au siège d’Ensemble ! , 26 rue de Malmaison, 93170 Bagnolet, au prix de 1 euro. Les collectifs peuvent les commander, venir les prendre, ou se les faire expédier,  à l’adresse : localensemble@gmail.com  

     

     

    L’automne catalan

    et le retour de la question nationale

    L’automne catalan est venu rappeler que le droit à l’autodétermination des peuples n’appartient pas à un lointain passé, celui des décolonisations et de la poussée nationalitaire des années 1970. Il est probablement l’une des expressions les plus affirmées du retour au premier plan de la question nationalitaire en Europe.

     L’automne catalan a de toute évidence permis un retour sur la « transition démocratique » espagnole[1]. Présentée comme un « grand souffle démocratique » en Europe et un « modèle » pour l’Amérique du Sud, cette transition ne fut probablement pas aussi exemplaire comme elle fut abondamment décrite. De fait, cette période entérina bel et bien les volontés du dictateur, à savoir l’adieu à la République et la restauration de la monarchie, sans parler de l’amnistie générale des protagonistes du régime antérieur.

    Certes, la Constitution espagnole de 1978 reconnut les « nationalités historiques » (Catalogne, Galice, Pays basque), mais ces peuples n’obtinrent pas le statut de « nations » et les langues ne furent reconnues que sous une forme « co-officielle ». L’absence de reconnaissance du caractère plurinational de l’État espagnol ne fut pas compensée par le statut des autonomies. Dans l’euphorie de l’adieu au Caudillo et de l’entrée dans la phase de démocratisation, agrémentée par la Movida, les pactes de la Moncloa et les institutions de 1978 furent des compromis salués comme acceptables. Mais quatre décennies d’exercice plus tard, ces instituions ont amplement démontré leurs carences. Lors du mouvement 15-M, au travers du slogan « ¡ Democracia real ya ! », les Indigné-e-s exprimèrent notamment une sévère critique de ces institutions et l’exigence de leur révision.

    En Catalogne, les limites du statut d’autonomie furent mises à l’épreuve une décennie plus tôt. À partir de 2003, dans un contexte politique jugé plus favorable, l’occasion fut saisie pour le réviser. Âprement négocié entre les représentants de l’autonomie et de l’État, un nouveau texte fut adopté en 2006. C’était sans compter avec les farouches gardiens du cadre constitutionnel, présumé immuable. La décision du Tribunal constitutionnel du 28 juin 2010 déclencha le début du « procés » d’autodétermination. Rapidement, ces revendications évoluèrent de l’autonomie accrue à celles d’indépendance.

    Sept années plus tard, le processus a atteint son paroxysme au cours du second semestre avec la répression étatique contre le référendum du 1er octobre 2017 et la suspension des institutions catalanes par le pouvoir central. Au cours de cet automne, le mouvement a démontré les capacités importantes de résistance, de mobilisation et d’auto-organisation du peuple catalan, résultant d’une accumulation de forces depuis 2012. Les élections du 21 décembre, imposées par le gouvernement de l’État, se sont traduites par une défaite de la stratégie du Partido popular et du chef de gouvernement, Mariano Rajoy, et par une résistance et stabilisation des forces politiques indépendantistes, mais elles n’ont rien résolu compte tenu des blocages imposés par les nationalistes espagnols et la camisole de force de la Constitution espagnole.

     Dans ce dossier, nous avons tenté d’expliquer la genèse de ce mouvement et ses évolutions. C’est pourquoi nous revenons sur les origines du catalanisme, sur les institutions de 1978, sur la période du nationalisme conservateur, sur la phase des gouvernements « tripartites » et l’adoption du nouveau statut de 2006, sur le procés de 2010 à 2017 avec un focus sur la phase de juin à décembre 2017 ; nous présentons les positions en présence des organisations sociales et politiques ; nous analysons les résultats des élections du 21 décembre 2017 ; nous réfléchissons sur des hypothèses entre unilatéralisme et bilatéralisme et, enfin, nous appelons à développer la solidarité avec le peuple catalan .

    Rédigé dans la foulée de la séquence récente du processus, il se veut avant tout un outil pour illustrer, engager et approfondir la réflexion sur le droit à l’autodétermination des peuples et la question nationale ou nationalitaire. L’exemple catalan démontre que la non-reconnaissance des peuples s’affirmant comme nations nourrit naturellement des velléités de séparation étatique. Au regard de cette actualité, il importe de revisiter et d’approfondir les notions de « peuple » et de « nation » car la nation n’est-elle pas une réalité historique en perpétuelle mutation ?

    [1] Période qui court de la mort de Franco, le 20 novembre 1975, jusqu’aux élections démocratiques gagnées par le PSOE le 28 octobre 1982.


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  • Texte unitaire d’appel au 8 mars 2018

     

    Nous appelons à l'action et à la grève

    pour les droits des femmes le 8 mars.

     

    Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

     

    Mais cette égalité est loin d’être effective.

     

    C'est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n'est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes !

     

    Le 8 mars est une journée internationale de convergencede toutes nos luttes, celles des femmes d'ici et d'ailleurs.

     

     

     

    L'égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable : elle participe du progrès social.

     

    Laisser perdurer les inégalités, s'exercer les violences contre les femmes et les filles, c'est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades progressent, que le patriarcat perdure.

     

    Et nous ne cesserons pas de le répéter : la « cause des femmes » n'est ni secondaire, ni une opération de communication.

     

    Elle ne se limite pas à féminiser les postes de direction en oubliant la majorité des femmes scotchées au plancher collant des temps partiels et de la précarité.

     

    Elle demande outre une volonté politique de tous les instants, des moyens humains comme financiers importants pour y parvenir et des sanctions contre les employeurs qui ne respectent pas l’égalité professionnelle.

     

    Notre constat est sans appel : le gouvernement français ne les a jamais mis en place. Le patronat met toute son énergie à combattre toute mesure contraignante.

     

    Et c'est ainsi qu'en 2018, l'urgence à obtenir l'égalité est toujours là.

     

     

     

    Les femmes sont nombreuses à se mobiliser.

     

    Elles dénoncent les violences sexistes et sexuelles à la maison, dans l'espace public, au travail.

     

    Elles alertent sur les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l'école, dans la vie publique et privée.

     

    Elles condamnent la précarité, la pauvreté, le chômage.

     

    Elles refusent les inégalités au travail en termes de salaires, d'accès à l'emploi, de carrière, de temps de travail.

     

    Et elles rappellent les conséquences de toutes ces inégalités sur le montant des retraites.

     

    Elles dénoncent les conséquences de la répartition inégalitaire des tâches domestiques sur la vie des femmes.

     

    Elles luttent contre les remises en cause du droit à l’avortement, à l'accès à la contraception.

     

    Elles exigent la garantie de services publics pour toutes et tous, des services à développer et équilibrer sur l'ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d'autonomie.

     

    Elles combattent la lesbophobie et tous les stéréotypes relatifs à toute autre catégorie discriminée.

     

    Elles soutiennent les migrantes et réfugiées.

     

    Elles n'admettent pas les discriminations, comme celles visant les femmes handicapées...

     

     

     

    Cette liste, bien longue, montre qu'il s'agit bien d'un système social derrière toutes ces inégalités.

     

    Cette domination, nous la refusons et la refuserons.

     

    Jusqu'à ce qu'elle cesse.

     

    Et pour cela, nous appelons à agir sur tout le territoire, par des actions de grève, des débrayages, des rassemblements, des manifestations.

     

    L'égalité entre les femmes et les hommes est une question de justice sociale et de démocratie.

     

    C’est un levier pour gagner l’émancipation de toutes et tous.

     

    C'est pourquoi nous appelons toutes nos organisations à préparer dès à présent les mobilisations du 8 mars 2018 sur l'ensemble des territoires.

     

     

    Ensemble! CNDF, CGT, FSU, Solidaires, Action Aid France

    Peuples Solidaires, Femmes Egalité, UNEF,

    Chiennes de garde, Encore féministes, Zeromacho,

    Réseau Féministe « Ruptures », Le Planning Familial,

    MNCP, ATTAC, femmes libres (radio libertaire),

    Marche Mondiale des femmes France, UNL, OLF…


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  • Réunion

    du Collectif National d'Ensemble

    Vendredi 2 et Samedi 3 février 2018

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  • 4 pages Ensemble ! Emploi et Chômage

     campagne chômage et assurance-chômage

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  • Communiqué de Ensemble!

    Pour une service public du 4ème âge.

     
     

    La mobilisation des personnels des EHPAD mardi 30 janvier, à l’appel des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, Sud…) a fortement médiatisé la dégradation des conditions de travail et son pendant : la non prise en compte des besoins des personnes âgées pouvant aller jusqu’à la maltraitance.

     

    Dans des établissements censés prendre en soin des personnes âgés en situation de dépendance, c’est une véritable déshumanisation du travail qui est décrite par les personnels mobilisés : sentiment de travailler « à l’usine » en s’occupant de plusieurs dizaines de patients pour un ou une aide-soignant.e, absence de soins, du minimum d’hygiène… jusqu’au mélange des différents plats d’un repas pour gagner du temps, impossibilité d’être à l’écoute des personnes.


    La ministre de la santé Agnès Buzin a pensé prendre les devants en annonçant 50 millions d’euros supplémentaires et un traitement « au cas par cas » des besoins des établissements.

    Mais c’est bien insuffisant pour les personnels mobilisés.

    La délégation intersyndicale reçue au ministère n'a eu que des paroles et rien sur les revendications ce qui a suscité la colère des nombreux manifestant.e.s présent.e.s


    A l'évidence, la lutte doit continuer.


    Ce manque de moyen est une conséquence directe des politiques d’austérité.

    Alors qu’en 2018, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale, les dépenses des EHPAD devaient augmenter de 4,5 %, le projet de loi de finance de la Sécurité sociale prévoit une augmentation de 2,6%.


    La place de chaque génération dans la société est un enjeu global. Les gouvernements successifs ont imposé l’austérité, permettant ainsi aux entreprises du privées de s’y engouffrer.


    C’est un nouveau service public du 4ème âge associant les personnels, les usagers et les familles qu’il faut construire, une « idée moderne » bien loin de l’éloge du profit que Macron exalte sans cesse.


    Le 30 janvier 2018.


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  • Macron fait barrage à la jeunesse

    Tract Ensemble !

    (cliquez sur Download pour télécharger le tract)


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  • Communiqué de Ensemble!

    Occitanie,

    poursuivre une politique indépendante.

     
     

    Depuis plusieurs mois, des désaccords politiques ont traversé le groupe politique issu de la liste « Nouveau Monde en Commun » (rassemblant des élus du PCF, d’EELV ainsi que de  de NGS, d’Ensemble, du PG, qui pour ces derniers ont rejoint France Insoumise) au Conseil régional de la région Occitanie.


    Les élu-e-s EELV et PCF ont décidé pendant les fêtes de fin d'année 2017 de quitter unilatéralement et sans discussion préalable le groupe politique commun.

    Ces désaccords recouvrent des débats de fond sur l’orientation à porter dans l’institution régionale.

     


    Les élus d’EELV et du PCF se sont fortement éloignés des engagements qui avaient été pris devant les électeurs.

    Ces élus assument d’ailleurs clairement défendre dorénavant les orientations de la majorité PS au Conseil régional comme ils l’ont déclaré lors de l’Assemblée Plénière du 21 décembre 2017 et confirmé en acceptant notamment l’augmentation du temps de travail des agents régionaux (à l'exception d'une élue PCF).

    Ils prennent aussi prétexte de de la participation d’une partie des membres d’Ensemble à France Insoumise  pour justifier leur rupture avec notre rassemblement.

    Ils alimentent ainsi une logique de division regrettable.


    Les 4 élus (Myriam Martin, Liem Hoang Ngoc, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys) exclus du nouveau groupe PCF-EELV, resteront fidèles à leurs engagements de campagne et il serait légitime et démocratique qu'ils voient leurs moyens reconnus pour s'exprimer au sein de la région.


    « Ensemble! » réaffirme son soutien  aux camarades d’Ensemble de la région Occitanie et à notre élue au Conseil Régional, Myriam Martin, également porte-parole nationale  d’Ensemble.


    Le 27 janvier 2018.

    -----------------------

    Occitanie 

    Quand l’ambition

    tue le mieux vivre ensemble

    A Lire ici >>>>>

     

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    Conseil régional d'Occitanie :

    lettre ouverte à mes camarades du PCF

    Sur le Blog de Gilles Houdouin

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    Les élus écologistes et communistes de la Région Occitanie

    créent un nouveau groupe politique

    La Dépêche.fr >>>>>


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