• Sur la Catalogne

     

    L'état espagnol connait, avec la Catalogne, la crise politique la plus sérieuse depuis le Transition. Les peines lourdes subies par les dirigeants de l'ANC, d'Omnium et les membres du gouvernement catalan ont approfondi encore cette crise du régime issu de la transition de 1978.

     

    Il est évident que la gauche française est en dessous de tout, incapable même d'écrire une pétition nationale de soutien aux prisonniers politiques. Il est vrai que nous retrouvons ce recul de l'internationalisme sur la Grèce, la Syrie, les Kurdes.... mais nous pouvons toujours espérer un réveil.

     

    Je me risque à vous proposer quelques analyses et hypothèses personnelles sur la situation aujourd'hui.

    Je traite en premier ce qui peut se passer suite aux élections générales du 10 novembre ensuite la situation en Catalogne.

     

    Première chose, il est impossible de dissocier la crise catalane et les élections générales du 10 Novembre. Le PSOE de Pedro Sanchez ne voulait pas d'accord avec Unidas Podemos même quand Iglesias accepte de se laisser "humilier" ( pour reprendre son mot) en acceptant le veto de Sanchez contre sa personne. Podemos a fondé son orientation sur l'entrée dans un gouvernement de coalition ( version espagnole de l'union de la gauche) et pour cela est prêt à de grandes concessions y compris sur la Catalogne. Le PSOE ne voulait se lier les mains en aucune façon avec une coalition de gauche, aussi il a provoqué de nouvelles élections le 10 novembre tout en sachant que les sanctions dures seraient prononcées contre les dirigeants catalans et que la campagne électorale serait largement déteminée par la Catalogne.

    Les nombreux sondages donnent une photographie où le PSOE n'a toujours pas de majorité et même baisse un peu suite à la présentation des candidat-es d'Errejon. Si nous voulons rester dans l'hypothèse d'un gouvernement voté par la gauche, le PSOE a toujours besoin des voix des député-es de Unidas Podemos, de Mas Pais ( Errejon), du PNV et de ERC. Vu la réalité du moment, cette hypothèse est des plus illusoires. Je crois que nous devons prendre au sérieux l'hypothèse avancé par Iglesias d'un accord du PSOE avec le PP et Ciudadanos. Il ne s'agit pas de penser obligatoirement à un gouvernement commun mais d'un accord pour défendre la constitution de 78 et "l'unité de l'Espagne". Souvenons nous qu'une abstention, du PP et de Ciudadanos, au parlement espagnol permet la constitution d'un gouvernement PSOE

     

    En Catalogne, les divergences stratégiques du mouvement indépendantiste pèsent lourdement sur la situation. Chacun-e peut comprendre que la défense des prisonniers est nécessaire mais elle ne répond pas à la question de comment arriver à un referendum d'autodétermination.

    Au moins trois lignes sont présentes dans le mouvement indépendantiste.

    Torra, président de la Generalitat et du courant Puigdemont,  tente de maintenir un discours unilatéraliste tout en justifiant l'action des Mossos (police catalane) contre les manifestants.

    ERC a abandonné le discours unitéraliste et cherche à retrouver le 80% de catalan-es favorable à un referendum, en ce sens ils sont  pour de nouvelles élections en Catalogne et pour ouvrir le gouvernement à la CUP et à Catalunya en Comu. ERC insiste sur ouvrir le dialogue

    La frange radicale, qu'il est difficile de reduire à la CUP ou au CDR, veut en découdre après des années où rien n'a avancé pour arriver à la république catalane indépendante. Attention, il s'agit de milliers de jeunes et pas simplement de quelques excités ou autonomes. L'absence de réponse unifiée des grands partis catalans et du gouvernement de la Generalitat, la dureté des déclarations de Pedro Sanchez laissent un espace réel à cette radicalité.

    Cette violence est une nouveauté, jusqu'à présent les grandes organisations et partis avaient un contrôle total sur le mouvement. Six nuits d'affrontements violents dans les rues de Barcelone mais aussi dans les autres capitales catalanes changent la donne et l'image du mouvement.

     

    L'ANC et Omnium, dont les dirigeants viennent de prendre 9 ans de prison, continuent à être des forces majeures comme vous venons encore de le voir avec les Marches pour la Liberté.

    L'ANC a une orientation dont l'objectif est l'indépendance ( mot d'ordre de la Diada) et de construire la république. Omnium me semble sur une ligne plus proche de celle d'ERC.

    Nous devons aussi integrer que plus de 750 villes/villages catalans sur les un peu plus de 900 sont membres de l'Association des Municipalités Indépendantistes.

     

    Dans cette situation trés compliquée le mouvement et la rue ont des ressources réelles.

    La grève générale du 18 octobre a été tout sauf ridicule, les chiffres de la presse donnaient de 30 à 40%, les dockers ont bloqués les ports, 60à 80% des commerces étaient fermés (l'ANC a pris la Chambre de Commerce lors des dernières élections), la SEAT était arrêté, les autoroutes et grandes avenues étaient bloquées. Important aussi, une puissante mobilisation de la jeunesse avec une manifestation de 25000 étudiant-es et plusieurs de plus de 10000.

    Plus de 500 000 personnes, un vendredi, dans les rues de Barcelone pour une population de 7,5M d'habitant-es, c'est énorme.

     

    La crise est inscrite dans la durée.

    Le fait que le match de foot Barça - Real Madrid du samedi 26 octobre ait été reporté à décembre en est un exemple.

    Pedro Sanchez démontre une fois de plus que le PSOE est un parti du systéme, fidèle à la constitution de la Transition et à la monarchie. Ses déclarations sur le refus de toute grâce et l'application intégrale des peines tournent le dos sur toute perspective à gauche et le rapproche des partis de droite. Et maintenant les enquêtes pour terrorisme concernant Tsunami Democratic ne vont pas calmer le jeu. Vont ils inculper Guardiola pour activité terroriste ?

    Il est triste de constater que Podemos ou Izquierda Unida se contentent de condamner les peines de prison et appelent au dialogue mais n'organisent pas de mobilisation sur l'ensemble de l'état. Il en est de même pour les syndicats Commissions Ouvrières et UGT.

    Pour sortir de la situation, la seule proposition qui peut satisfaire, est le referendum négocié comme en Ecosse. Toute autre proposition, comme par exemple le pacte fiscal ( comme au Pays Basque, la Catalogne prélève l'impot et reverse ensuite à l'état espagnol) arrive trop tard, l'état d'esprit n'est plus à davantage d'autonomie. Aucun des partis catalans, aucune des grandes organisations associatives ne vont bouger sur l'objectif de l'indépendance et du droit à autodetermination. Il faut donc voter pour savoir quelle relation veulent les catalan-es à l'état espagnol.

     

    Nous en sommes là aujourd'hui. Mais, vu la crise et les affrontements violents, les choses peuvent changer rapidement.

    Imaginons un instant, ce que je ne souhaite pas, mais la mort d'un manifestant, des affrontements encore plus violents.... que va -t- il se passer ?

    Les sondages aujourd'hui donnent un PSOE en tête mais avec une remontée du PP, il reste encore du temps avant le vote du 10 novembre. Le PSOE a voulu ocuper tout l'espace du centre et de la défense de l'unité de l'Espagne mais est -il sûr d'être le meilleur sur ce terrain ? En Catalogne, ne va t il baisser suite à ce qui est en train de se passer?

    Imagine - t- on le cauchemar d'un gouvernement PP, Ciudadanos avec des ministres de Vox ?

    ( dans les derniers sondages Ciudadanos s'effrondre au profit du PP et Vox peut passer devant)

     

    L'incompréhension face à la question de l'indépendance de la Catalogne rend difficile une mobilisation solidaire.Pourtant, il ne s'agit pas pour nous d'organiser la solidarité autour de indépendance ou pas, c'est aux catalans de décider. Mais oui, de défendre avec fermeté, les droits politiques et démocratiques, la liberté des prisonniers et le droit à l'autodétermination, la dénonciation du gouvernement Macron.

    Il est évident qu'il y aura un avant et un après dans l'état espagnol, selon comment va se dénouer la crise catalane.

     

    FV

     


    votre commentaire
  • Clémentine Autain

    Vidéo sur regards

    « Deliveroo symbolise une exploitation 2.0

    totalement déshumanisante »

    Les initiateurs du Bigbang organisaient ce matin une conférence de presse devant le siège de Deliveroo pour dénoncer l’ubérisation du monde du travail.

    Clémentine Autain, députée France insoumise et co-directrice de Regards, est l’invitée de #LaMidinale.

    Regards >>>>>


    votre commentaire
  • Bonjour

    Pour information,

    la bande annonce de
    l'Université d'Automne d'Ensemble!

    https://youtu.be/JUgDzeVWMSk

    Amicalement
    Ensemble Finistère !


    votre commentaire
  • [Collectif National d'Ensemble !]

    Introduction au débat ,

    sur l'Assemblée  Générale

     

     

    • Le pourquoi de la création d'Ensemble

      -dépassement des cloisonnements entre petites orgas pour nous enrichir de nos accords et de nos désaccords, pour être une véritable force qui trouverait son utilité dans des cadres unitaires afin de construire une gauche alternative,écologique,féministe et autogestionnaire;cette construction ne pouvant se faire qu'en dépassant les clivages mvts sociaux/mvts politiques Nous avons réussi dans un premier temps à travailler ensemble de façon constructive.

      C 'est dans cet esprit que nous nous sommes investis dans le FDG .

      Mais force est de constater l'échec du FDG

      De plus un fossé de plus en plus grand s'est établi entre les mvts sociaux, sociétaux et forces politiques traditionnelles : Gilets Jaunes, Marches climatiques,luttes féministes, combats pour les migrants,luttes contre les projets inutiles, expérimentations plus locales......

     

    • La nécessité d'une orientation stratégique

      De nombreux mvts ont surgi depuis la création d'Ensemble, mvts souvent différents de ce que nous avons connu historiquement et surtout mvts qui se méfient du politique alors qu'ils

      sont eux mêmes en rupture avec le capitalisme mais le politique a perdu de sa légitimité.

      Participation très importante des militant-e-s d'Ensemble à ces mouvements mais cette participation ne peut constituer une orientation politique. Pour être « utiles » actuellement nous ne pouvons pas seulement participer et commenter ,nous devons -aussi petit que nous soyons redéfinir une stratégie qui nous permette d'avancer vers une transformation radicale de la société . Pour cela il faut sortir du cadre imposé par le discours dominant.

       

      Il faut rompre radicalement avec le schéma politique de la gauche traditionnelle
    • qui entretient la division du travail avec le social,le syndicalisme et « dépolitise » ce dernier ,
    • qui réduit par « réalisme » les objectifs à ce qui serait acceptable par le capitalisme,
    • qui réduit la notion de stratégie au cadre politique présent et à son agenda électoral .
    • Le projet de société n’est pas un supplément d’âme culturel ou identitaire (esprit partidaire)
    • mais un outil pour construire les luttes et les objectifs aujourd’hui et leur donner une perspective globale :
    • c’est ce qui donne sens à la pratique,
    • une praxis qui lie théorie, projet et objectifs d’aujourd’hui.

       

    • Dans le texte proposé en juin « Pour l'Ouverture d'un débat stratégique » beaucoup de questions étaient posées . Bien sur la prochaine AG ne va pas répondre à toutes .

    • Il s'agit d'un travail de longue haleine que nous pourrons continuer avec d'autres mais notre taille ne doit pas être un obstacle à cette élaboration commencée avec le texte « Emancipation »

       

    • Il est nécessaire pour la prochaine AG de choisir quelques questions en lien avec les luttes qui se mènent et avec la préparation des municipales.

      Cette nécessité d'une orientation stratégique aura des conséquences pour nos pratiques : en vrac exemple …).

    • Comment articuler développement des expérimentations de terrain et lutte globale contre le capitalisme ?

    • Quels rapports établir entre lutte des classes et rapports sociaux de genre et « ethniques » ?

    • Dit autrement y a -t-il des causes plus importantes que d’autres ou le rassemblement de situations éclatées peut-il se faire sur la base d’un double dénominateur commun :

    • la cause du problème et ce que veut dire tout de suite pour chacun/e Émancipation ?

    • Quel féminisme et quel antiracisme aujourd’hui ?

     

    La question posée c'est A QUOI SERT ENSEMBLE

    DANS LE PAYSAGE POLITIQUE ACTUEL ?

    ET C'EST AUX COLLECTIFS LOCAUX D'Y RÉPONDRE

     

     

    • La nécessité d'un fonctionnement lié à l'orientation

      Tout est loin d'être négatif:participation aux cadres unitaires, implication locale,travail de certaines commissions, publication de brochures : exemple le plus récent, une brochure à 5000 exemplaires « De l'air, ouvrez les frontières »

      ….. la communication doit être développée sur ce que nous faisons.A la dernière AG des propositions avaient été faites sur le fonctionnement : consensus, vote,rapport avec les élu-e-s, le secteur jeune, le système de communication,le porte-parolat.... certaines ne sont plus d'actualité. Gardons ce qui marche et essayons de créer des formes souples.

      Il y a nécessité de revenir aux fondamentaux d'Ensemble : les collectifs locaux donc les CN

      Comment animer réellement ce mvt ? ….

    • COMMENT CREER DU COMMUN ?


    votre commentaire
  • Après l'incendie de Lubrizol...


    votre commentaire
  • Condamnation de Louisa Hanoune à quinze années de prison

     

    Au lendemain de la condamnation de Louisa Hanoune à quinze années de prison, le comité de soutien 44 appelait à un rassemblement jeudi 26 septembre devant le Consulat d’Algérie à Nantes.

    Malgré et sous une pluie battante, une centaine de personnes étaient présentes pour dénoncer cette décision inique et exiger la libération immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus d’opinion.

    Après le porte-parole du comté de soutien 44 à Louisa Hanoune, plusieurs syndicats, associations et mouvements politiques sont intervenus : Solidaires, FSU, FO, Amnesty International, Ligue des Droits de l’Homme, Libre Pensée, Ensemble, GDS et POI, avant qu’un militant algérien ne remercie les personnes présentes pour leur soutien ;

     

    Vous pourrez lire ci-dessous l’intervention prononcée par le représentant d’Ensemble ! 44.

     

    « Chers camarades,

    15 ans. 5 500 jours. 5 500 nuits privées de liberté, emprisonnées dans des geôles de sinistre réputation.

    C’est ce qu’a décidé le tribunal de Blida en condamnant Louisa Hanoune.

    Un tribunal aux ordres, même Ouest-France ce matin en fait le constat en parlant de « procès sur mesure » de « procès expéditif ».

    Un tribunal militaire, un  tribunal d’exception et des magistrats qui ont été incapables d’énoncer le moindre  élément de preuve contre Louisa Hanoune,la secrétaire générale du parti des Travailleurs.

    A cet instant, comment ne pas penser à l’emprisonnement de Lula au Brésil ?

     

    « Victime collatérale » écrit le journaliste d’Ouest-France.

    Oui, si on ose rapprocher Louisa Hanoune de ces crapules mafieuses que sont Saïd Bouteflika et le détesté général Toufik dont personne en Algérie ne regrette la condamnation, même si chacun sait qu’elle procède d’abord d’un « règlement de comptes ».

     

    Mais nous aurions tort de voir en Louisa Hanoune une victime collatérale d’un affrontement au sein de la haute hiérarchie militaire.

    Louisa Hanoune est emprisonnée parce qu’elle est la secrétaire générale du Parti des Travailleurs et parce qu’elle est une militante reconnue et populaire pour ses engagements et sa sincérité.

     

    Demain, dans toute l’Algérie, ce sera la 32ème semaine du Hirak, 32ème semaine de manifestations, extraordinaires par le nombre de participants et par leur détermination.

    Huit mois que la révolution algérienne est en marche et porte deux exigences : dehors le régime, au peuple algérien et à lui seul de choisir librement et souverainement la nature des institutions à mettre en place.

     

    A l’opposé, la hiérarchie militaire derrière le général Gaïd Salah veut imposer qu’une élection présidentielle se tienne le 12 décembre prochain.

    Avec une organisation sur mesure dont les militaires algériens ont une expérience hors pair !  

    La crainte des militaires c’est que la classe ouvrière se mette en mouvement en tant que classe, par la grève générale, pour balayer le régime et imposer ses solutions.

     

     

    Car bien que totalement illégitime d’un point de vue démocratique, l’actuel gouvernement algérien du Premier Ministre Bédoui continue de légiférer pour répondre aux exigences des capitalistes et du FMI.

    C’est le cas avec son Projet de loi de finance 2020 présenté le 11 septembre dernier.

    Que dit-ce projet ? Essentiellement que la politique d’austérité va continuer.

     

    Je cite une analyse d’une journaliste engagée (Nadia Sabri sur le site https://www.dzvid.com/2019/09/23/lfc-2020-un-projet-contre-les-travailleurs-et-les-interets-de-la-nation/ )

    « La loi de Finance 2020  prévoit une baisse de 10% du budget de fonctionnement. Cela veut dire le maintien de l’interdiction de recruter dans la fonction publique. Mesure qui a été étendue à toutes les entreprises publiques. Les départs en retraite ne seront pas remplacés. Le chômage va progresser particulièrement chez les jeunes qualifiés. Le travail précaire va s’élargir dans le secteur public et para public et va exploser dans le secteur privé ou les contrôles sont inexistants. Cela veut également dire qu’aucune augmentation de salaire n’est prévue notamment du SMIG.

    L’emploi, les conditions de vie sont menacés. La crise du logement demeurera. Les transports en commun déclineront.

    Pour faire face à la baisse des ventes du gaz et du pétrole sur le marché mondial et donc à la baisse des recettes et des réserves de change, le gouvernement Bedoui se propose d’élargir l’assiette fiscale. Les retraités et les petites gens des villes et des campagnes sont directement visés. La règle de la double imposition est maintenue car elle permet à des particuliers ou à des chefs d’entreprises étrangers de ne pas payer des impôts en Algérie

    Le projet de loi prévoit aussi d’augmenter les recettes en augmentant le coût des services et des biens. On peut supposer que toutes une série de taxes seront valorisées : la TVA, les timbres, mais aussi les services essentiels eau, gaz et électricité domestique. D’autres services jusqu’ici non payants le seront. Un projet est à l’étude pour installer des péages sur les autoroutes algériennes.

    Le caractère national de l’économie nationale est frontalement frappé par le projet. Le gouvernement décide de supprimer la règle 51-49, pourtant minime,  pour permettre aux investisseurs étrangers d’investir sans aucune restriction. Cette règle a été, dès sa promulgation, combattue par l’Union européenne, et d’autres puissances financières mondiales. Désormais les financiers étrangers pourront s’installer sans aucune restriction. A terme ils pourront rapatrier leurs dividendes. »

     

    Mais la crainte des militaires est qu’après avoir sorti Bouteflika, l’irruption de la classe ouvrière fasse voler en éclat ces politiques.

    On ne peut pas comprendre la condamnation de Louisa Hanoune comme l’arrestation de dizaines de militants étudiants et ouvriers sans voir qu’il s’agit là de choix de classe, de choix délibérés pour tenter de diviser la population et de mettre un coup d’arrêt à la montée révolutionnaire.

     

    Chers camarades, mardi dernier, à Béjaia, 13 organisations syndicales et politiques, dont le Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune et le Parti Socialiste des Travailleurs, ont appelé à une grève générale et à une marche « pour la libération de tous les détenus politique et d’opinions, pour la levée des restrictions des libertés démocratiques et le rejet des élections présidentielles ».

    Ce soir, devant ce Consulat, nous portons ces mêmes exigences :  rejet des élections présidentielles, levée des restrictions des libertés démocratiques, libération de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques et d’opinions.

    Vive la révolution algérienne ».


    votre commentaire
  • Construire une Alliance

    contre Macron et son monde

     

    Résolution adoptée par le Collectif national  d'Ensemble!

    le 22 septembre 2019

     

    1- Le pouvoir Macron est conscient de sa fragilité
    L’insistance de Macron sur un « acte 2 » du quinquennat révèle, au-delà de la communication, une certaine lucidité sur la fragilité du système de pouvoir. Celui-ci doit sa résilience à l’absence d’une alternative de gauche et écologiste. Et aussi dans les difficultés du mouvement syndical et social à s’unir nationalement et formuler des projets convergents.

    Conscient des difficultés, Macron a décidé de bouleverser son calendrier en remettant au centre du débat public la question générale de « l’immigration », et d’installer un duel mortifère Macron-Le Pen en prévision de 2022, forçant cyniquement toutes les forces politiques, de gauche comme de droite, à se positionner. Ce choix qui veut faire à nouveau de la question de l’immigration et des migrants une question identitaire, peut avoir des effets délétères très graves si une riposte politique ne parvient pas à le combattre.

    La situation appelle donc à un véritable « sursaut » pour riposter à cette stratégie globale, avec des cadres collectifs pour l’action, pour relever les défis à gauche et dans l’écologie politique, pour la formulation des projets, pour faire vivre l’aspiration démocratique très forte.

    2- Construire une Alliance pour l’action

    Depuis fin 2018, et au printemps 2019, les mobilisations des Gilets jaunes, doublées des mobilisations sur le climat, ont bouleversé la situation. S’y ajoute la portée universelle du mouvement féministe ravivé mondialement. Ces luttes bouleversent les méthodes du mouvement syndical ou des associations, les répertoires d’action jusqu’ici en vigueur.

    a) Une perspective d’Alliance des forces de lutte est nécessaire, tout en respectant l’indépendance de chaque mouvement. Les Gilets jaunes, les syndicats, les collectifs écologistes, les mouvements féministes et antiracistes, peuvent se soutenir mutuellement, voire définir des moments communs avec des plates-formes discutées.  Une sorte de Forum des luttes pourrait être envisagé.

    b) Les Gilets jaunes : le mouvement peut se pérenniser autour d’un approfondissement de son enracinement local, de son organisation démocratique, avec un processus confirmé d’assemblées locales et nationales, et l’adoption d’exigences précises et partagées.

    c) Le mouvement écologiste peut progresser dans deux directions :

    - La mise en place d’un cadre démocratique et transparent pour les décisions d’action ;
    - L’élaboration de mesures d’urgences précises, dans une sorte de « plan » d’action articulant le social et l’écologique.

    La situation nécessite aussi de prendre position sur la mise en place, suite au « grand débat »,  d’une Assemblée par tirage au sort. Cette expérience, malgré ses ambiguïtés, mérite un débat sérieux sur la question démocratique.

    d)  Mouvement féministe :

    - Dans la préparation des dates de lutte (l’échéance traditionnelle du 25 novembre aura lieu en France le samedi 23 novembre), notamment sur les violences et les féminicides, il convient de mettre en avant des exigences de services publics du logement et de centres d’hébergement de femmes en détresse et menacées ;

    - Dès maintenant, la préparation du 8 mars 2020 a démarré (qui tombe un dimanche), regroupant toutes les associations et syndicats dans un cadre commun, et un appel à construire partout des collectifs locaux de préparation.

    e) Le syndicalisme est à la croisée des chemins. Il y a une nécessité vitale de sortir des sentiers battus, de prendre des initiatives montrant une volonté d’unité, de lien avec tous les mouvements sociaux, et de rassemblement structurel permanent des syndicats défendant une approche convergente (CGT, Solidaires, FSU, FO…). Il en va de son avenir.

    e) Mouvement pour l’accueil des migrants, mouvement antiraciste. La poursuite des mouvements de migrations (guerres, crises sociales) et la décision de Macron de faire de « l’immigration » une question centrale (avec des menaces immédiates sur l’AME) doit renforcer notre activité dans les collectifs de solidarité. D’autant plus qu’il existe dans la population une disponibilité confirmée à agir pour un accueil digne dans des cadres d’auto-organisation, alors que les exilés continuent à arriver. Deux procès des personnes solidaires sont en cours (2 et 24 octobre à Grenoble). A noter (et à commander) la brochure très complète sur les droits qui vient d’être éditée par Ensemble ! : « De l’air ! Ouvrez les frontières ! ».

    Par ailleurs, un front commun des mouvements antiracistes est plus que jamais nécessaire (cf : le document d’orientation générale adopté par Ensemble !). L'amorce d'auto-organisation dans les quartiers populaires et les banlieues (cf : l'affirmation du comité Adama) sont également à prendre en compte et à soutenir.

    f)  Les thèmes d’actions, les propositions :

    * Imposer le référendum contre la privatisation d’ADP :  La campagne peut être victorieuse autour de l’idée : c’est à la population de décider souverainement.  Il convient de rendre le plus visible possible le collectif unitaire national, et de démultiplier les initiatives militantes pour aller chercher les signatures en accompagnant toutes les luttes sociales et toutes les occasions de rassemblement populaires. Et ainsi de combiner sans tension les initiatives parlementaires incluant des forces de droite et des initiatives indépendantes situées dans le camp de la gauche et du syndicalisme.

    * Les retraites : un défi stratégique

    L’extension du délai de « concertation », et une certaine hésitation dans le dispositif gouvernemental (âge pivot…) pourraient ouvrir des brèches pour agir.

    Pour être victorieuse ou faire reculer le pouvoir la riposte nécessite :

    - de faire de cette question un enjeu de société, politique au plein sens du terme, contre la retraite par points, contre l’allongement de durée de cotisation : réseaux sociaux, débats publics, appels, propositions communes de forces de gauche et écologistes. Dans cette optique, Ensemble adressera une lettre de propositions aux forces politiques.

    - de rendre visible un contre-projet basé sur la socialisation du salaire, la garantie d’un taux de remplacement élevé (prestation définie), l’égalité professionnelle et salariale femmes/homme, et des pas en avant vers un régime général unifié vers le haut, alternative à l’universalisation libérale de Macron.

    - de s’appuyer sur les mobilisations professionnelles déjà en cours (RATP…).

    - d’être en capacité de cibler quelques mesures autour desquelles la lutte globale peut s’unifier : par exemple un taux de remplacement élevé et garanti, l’égalité salariale femmes/hommes, etc.

    * Les droits des chômeurs : Pour empêcher leur isolement interprofessionnel, il faut faire en sorte que la question des droits des chômeurs et celle des retraites convergent. A certains égards, les problématiques sont les mêmes : une sécurité sociale universelle. Il convient donc de rester actif dans les Collectifs Unédic, nationalement et localement. Et là aussi de rendre visibles des mesures alternatives autour du droit à l’indemnisation par le salaire de toutes les formes de chômage.  

    * Services publics : alors que des luttes se développent (urgences hospitalières et santé, ADP, EDF, finances publiques, trésoreries et zones rurales, poste), nous confirmons notre activité suivie au sein de la Convergence nationale de défense des services publics et de ses collectifs locaux, qui a lancé au printemps 2019 une campagne nationale prolongée.

    * Répression, droits démocratiques : face à un Etat de plus en plus autoritaire, violent et répressif, ce qui est consubstantiel au néolibéralisme, il convient de favoriser la mise en place d’un cadre national social et politique pour le respect des libertés démocratiques et l’interdiction des armes létales de la police.

    * Exigences démocratiques : élaborer une réponse à l’exigence démocratique puissante par un corps de propositions articulant la démocratie issue de l’auto-organisation sociale et la démocratie politique active.

    3- Le rôle des forces politiques dans la construction d’une alternative :

    La construction d’une alternative majoritaire pour l’émancipation devra combiner les propositions politiques venant des acteurs-trices sociaux et citoyens et celles venant des forces politiques organisées. La responsabilité propre des organisations politiques n'en est que plus grande.

    Il est indispensable que les débats stratégiques nécessaires ne débouchent pas sur des concurrences exacerbées, des refus de fronts communs (y compris lors d’échéances électorales) dès lors que des convergences se constatent souvent dans les luttes.

    La question-clef qui détermine les alliances durables entre organisations politiques demeure l’acceptation ou le refus actif des politiques libérales ou social-libérales, et leurs déclinaisons écologiques.

    Il convient pour Ensemble ! d’œuvrer à la mise en place de cadres démocratiques communs d’élaboration et d’action, de propositions communes coconstruites entre les courants politiques et des forces sociales et citoyennes (et non pas des cartels), à la suite des « appels » divers (Big Bang, Convergeons, Sursaut, appels de syndicalistes…). Cette politique comporte une dimension nationale, mais se décline partout sur les territoires.

    4-Initiatives propres d’Ensemble :

    - Réussir l’Université d’automne 2019.

    - Progresser dans l’élaboration des commissions thématiques, dans la mise à disposition de moyens de communication : tracts ou autocollants.

    - Organisation d’une journée d’étude sur retraites et assurance-chômage : proposition le 12 octobre. L’objectif est d’éditer un bulletin.

    - Préciser un plan national de priorités et de mesures sur le climat et la biodiversité (à discuter avec la commission écologiste). 

    - Une journée d’étude sur la situation internationale (à discuter avec la commission internationale) et confirmation du voyage d’une délégation nationale d’Ensemble en Algérie dans les prochains jours.

    - Suivi du travail européen de participation au PGE.

    - Elaborer des propositions pour une rupture démocratique : renforcement de l’activité du groupe de travail, notamment en prévision de l’Assemblée générale d’Ensemble.


    votre commentaire
  • Municipales 2020 : orientation d'Ensemble!

    Texte adopté par le Collectif national d'Ensemble

    le 22 septembre 2019

     
     

    Texte d'orientation d'Ensemble pour les élections municipales 2020

    1- Une plate-forme pour les municipales doit être élaborée avec le souci de refléter les mobilisations locales et les axes des différentes forces avec lesquelles nous travaillons, associations et collectifs citoyens, syndicats, forces politiques. Les thématiques principales à défendre sont à relier aux mobilisations sociales et écologiques en cours : hôpitaux, déserts médicaux, santé, qualité de l'air, pollutions, éducation, luttes des femmes, poste, petites lignes et gares chemin de fer, solidarité avec les migrantes et les migrants... Contre l'étouffement de la démocratie communale, il s'agit d'opposer une logique municipaliste telle que l'expriment les "villes rebelles" de l'Etat espagnol.

    Ces élections municipales vont poser à l’échelle nationale et dans chaque métropole, agglomération, communauté de communes et commune la question de la démocratie dans le fonctionnement des collectivités locales.

    L'échelon communal est attaqué par la droite libérale et les sociaux-libéraux. La loi Notre, votée sous le gouvernement Hollande, dépossède les communes de leurs prérogatives et de leurs ressources. Elle éloigne des citoyens et citoyennes des centres de décision qui sont délégués à des institutions non élues et non démocratiques.

    Pourtant la commune reste souvent par sa proximité avec les citoyens et les citoyennes un lieu de résistance aux politiques antisociales et autoritaires. Nous défendons une réelle démocratie locale et une politique de coopération et de solidarité face aux logiques de concurrences métropolitaines mises en oeuvre dans l'Union européenne.

    Cette plate-forme doit également expliquer pour quelles raisons nous participons à ces élections et ce que doit être selon nous le rôle des élus et des élues.

    2- Les axes politiques répondant aux enjeux de la situation.

    Macron veut poursuivre la restructuration du champ politique par la conquête de positions municipales, en particulier dans les grandes métropoles, en perspective des autres élections à venir et avec en ligne de mire la présidentielle de 2022. Cela en divisant et affaiblissant la droite traditionnelle et le PS. Et en désignant l'extrême droite, elle même en progression, comme l'unique opposition existante.

    Confrontée à cette offensive,  la gauche est très affaiblie et divisée.

    Dans le même temps la mobilisation des Gilets jaunes  a modifié la donne sociale et politique, ainsi que la perception des problèmes nécessitant des réponses urgentes, ce qui peut donner lieu à des traductions inédites à l'occasion de ces élections. La rentrée  se voit également marquée par de fortes mobilisations sociales dans différents secteurs. Et existe la conscience de plus en plus aiguë du caractère décisif des questions écologiques, en particulier celle du climat, qui appelle à modifier l'ensemble des politiques publiques préconisées.

    Lors de ces élections, les problèmes que connaissent les quartiers populaires doivent être posés avec force. La mobilisation de cet électorat populaire suppose une réelle prise en compte des discriminations et inégalités que celui-ci subit, ainsi que de ses aspirations.

    Les élections municipales vont donc représenter un rendez-vous politique décisif, à la fois au regard des réponses apportées à cette occasion par les différentes forces politiques et en ce qui concerne la reconfiguration du champ politique en cours.

    L'impératif est donc de préserver, voire si possible améliorer les positions de la gauche face à la droite macroniste, à la droite LR et au RN.

    3- L'offensive macroniste à l'occasion des municipales se confronte à des obstacles majeurs.

    ° Elle se situe après des mobilisations sociales importantes. En particulier le soulèvement des Gilets jaunes, qui a conduit à la recherche d'une expression politique lui donnant une traduction au plan institutionnel, laquelle va peut être se confirmer à cette occasion.

    ° La complexité et la diversité des situations locales. Au prisme de la réalité communale, les citoyens et les citoyennes vivent de manière spécifique la politique : la prégnance des déterminants nationaux est moindre, à l'inverse les données locales sont décisives (le rôle des maires, des élus et des forces sociales et politiques agissant à cette échelle), les problèmes qui se posent au  quotidien, les réalisations qui impactent le vécu des populations...) D'où, à ce niveau, une potentielle capacité de résistance des forces politiques implantées localement.

    Nous devons favoriser les constructions politiques nouvelles susceptibles de traduire politiquement ces évolutions.

    4- Ensemble! défend une démarche de rassemblement citoyen.

    Il convient dans le contexte actuel d'exploiter au mieux les possibilités locales permettant de rassembler en vue de constituer dans un maximum de communes des pôles de résistance au néolibéralisme,  à sa traduction politique d’aujourd’hui, le macronisme, et pour engager la construction d’embryons de contre-pouvoirs populaires.

    La poursuite de tels objectifs suppose d’affirmer les principes qui devraient présider à la construction de listes de rassemblement large de la gauche et de l'écologie :

    - La mise en œuvre, y compris dans les grandes villes et les métropoles, d’une véritable démocratie active, engageant un processus de co-décision entre citoyens et élus (assemblées citoyennes dotées de pouvoirs et de moyens, budget participatif, recours au référendum local sur les projets structurants…), loin des pseudo-concertations trop souvent à l’oeuvre. Pour les municipales la possibilité existe que s'organisent des collectifs citoyens aptes à discuter des programmes, des alliances, de la désignation des candidates et candidats... Ensemble ! milite pour que ce potentiel se concrétise dans le plus de lieux possibles et avec le maximum de force. Cela ne s'oppose pas au rôle indispensable des organisations politiques, lesquelles devraient épouser cette dynamique indispensable à la relégitimation de leurs propositions.

    - L’engagement de politiques publiques en rupture  avec les logiques austéritaires malgré les cadres imposés  : développement des gratuités, le quotient familial permettant de tenir compte de la situation financière des familles, re-municipalisation des services publics locaux et des "communs" passés en délégation de service public, avec dans le même temps une affirmation de la nécessité de grands services publics nationaux, une action résolue pour contrer les effets du chômage et combattre la pauvreté, une transition écologique hardie, une politique d'accueil des migrantes et migrants...

    Pour Ensemble! affronter cette situation implique de porter une orientation d'indépendance autour de principes démocratiques et d'exigences de ruptures avec les politiques dominantes.

    5- Ensemble! défend une démarche de rassemblement large sur un programme de combat contre le néolibéralisme, donc d'opposition aux forces social-libérales, de droite et d'extrême droite qui en sont les vecteurs politiques.

    Ce pourquoi nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer à l’offensive macroniste et aux forces défendant le néolibéralisme dans ses divers registres austéritaires, antiécologiques et autoritaires. Cela sans exclusives, avec le souci que personne ne soit en situation d’imposer son hégémonie, ni ne cherche à subordonner quelque partenaire que ce soit. Cette perspective de rassemblement large doit être distinguée des formules traditionnelles d'Union de la gauche, qui peuvent aujourd'hui réapparaître et que nous ne saurions soutenir.

    Cette démarche s'adresse aux forces du mouvement social, ainsi qu'aux organisations politiques qui peuvent jouer un rôle particulier pour la réussite de celle-ci : La France insoumise, le Parti communiste... Ainsi qu'à toutes les organisations susceptibles de partager ces mêmes préoccupations : Diem25, Ecologie populaire, GDS, Génération.s, GRS, Libertaires, ND, NPA, PG, PCOF, Place publique, R&S...

    Avec EELV, des accords sont possibles dans certaines villes, les valoriser peut aider à contrecarrer la tentation d'extériorisation par rapport à la gauche que portent certains de ses dirigeants.

    Le PS aborde ces élections dans une situation inédite, il est aujourd'hui minoritaire au sein de la gauche au plan national et se présente localement dans des configurations diverses. Nous continuons à combattre ses positions social-libérales et sécuritaires, celles que portent nombre de maires sortants ou candidats à le devenir.

    Cela ne saurait empêcher de prendre en compte les situations particulières dans lesquelles des secteurs du PS sont amenés à défendre des options politiques en rupture avec le social-libéralisme et peuvent s'inscrire dans des alliances correspondant à cette logique.

    Pour les deuxièmes tours il faudra empêcher les forces de droite (dont LREM) et d'extrême-droite de renforcer leurs positions municipales voire de conquérir des villes. Nous soutiendrons des accords à gauche répondant à cet objectif.

    Adopté par le Collectif national d'Ensemble le 22 septembre 2019


    votre commentaire
  • Collectif National d'Ensemble

    des 21 et 22 septembre 2019

    Bilan et décisions

     

    Ci-dessous la motion sur l'organisation de l'AG d'Ensemble

     

    Motion sur l'AG d'Ensemble

    Le CN D'ENSEMBLE des 21 et 22 septembre fixe l'assemblée générale de notre mouvement (décidée au CN de juin) aux 31 janvier, 1er et 2 février 2020.

    Elle vise à actualiser le projet et l'activité d'Ensemble.

    Cette assemblée sera préparée par des textes reflétant la diversité des points de vue, notamment ceux qui se sont exprimés lors du CN (date limite pour l'envoi des textes le 23 novembre).

    Les textes collectifs sont à privilégier.

    Ces textes visent à clarifier nos débats.

    Le but est d'aboutir à définir un cadre d'activité commun.

     

    C'est pour donner le temps d'y parvenir que le CN a décidé de reporter de 15 jours la date initialement prévue.

    Par ailleurs, le CN tient à rappeler l'importance des bilans des diverses expérimentations locales ou nationales.

     

    Pour une première mise en commun des textes, un week-end de travail rassemblant des délégué.e.s des collectifs locaux sera organisé, sans doute les 7 et 8 décembre (date à préciser par l'EAN selon l'actualité).

    Ce week-end pourra être couplé avec un CN sur des points d'actualité si c'est nécessaire.

     

    et les liens vers les textes adoptés au CN

    et publiés sur le site d'Ensemble :

     

    - Résolution sur les municipales

    https://www.ensemble-fdg.org/content/municipales-2020-orientation-densemble

     

    - Orientation sur la situation politique et sociale

    https://www.ensemble-fdg.org/content/construire-une-alliance-contre-macron-et-son-monde

     

    Le secrétariat de l'EAN

     


    votre commentaire
  • Geneviève Legay

    Celle qui n'était pas sage !

    L'image de Geneviève, âgée de 73 ans, retrouvée au sol et dans une mare de sang le 23 mars 2019, place Garibaldi à Nice, a beaucoup circulé en France, en Europe et même au-delà dans le monde.

    Macron lui-même a évoqué Geneviève à deux reprises.

    Dès le 25 mars, par un premier propos mensonger : « Geneviève Legay n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre » et un conseil prodigué, celui de... la sagesse dont Geneviève serait dépourvue !

    Puis quelques semaines plus tard, lors d'un déplacement aux Etats-Unis, en affirmant au détour d'une interview que Geneviève n'était certainement pas ce jour-là place Garibaldi pour faire ses courses...

    Elle a répondu à Emmanuel Macron et mis les point sur les i.

    Porte-parole départementale d'ATTAC, engagée dans de nombreuses organisations -en particulier à Artisans du Monde, à la CGT, à Ensemble!- et partie prenante de nombreuses mobilisations citoyennes et des Gilets Jaunes, Geneviève Legay a reçu des milliers de soutiens à l'échelle nationale et internationale, sous les formes les plus diverses.

    Hospitalisée pendant plusieurs mois, elle n'a pas réalisé tout de suite l'écho extraordinaire rencontré par ce qui lui est arrivé, alors que tant d'autres qu'elle ont été victimes des violences policières.

    Avant même d'avoir retrouvé l'état de santé qui était le sien avant le 23 mars, Geneviève a fait le déplacement à Hendaye à la fin du mois d'août : elle a participé au contre-sommet altermondialiste organisé pour faire entendre une autre voix que celle des dirigeants du G7 : celles des peuples, des citoyens, des citoyennes

    C'est elle, du reste, et à son corps défendant, qui a été la plus sollicitée par des médias du monde entier à l'occasion de ce contre-sommet.

    Très vite, encore hospitalisée, Geneviève avait prévenu : « Dès que je le pourrai, je retournerai dans la rue manifester avec toutes celles et tous ceux qui résistent et veulent changer le monde ».

    Mais qui est Geneviève ? Quelle est l'histoire, quel est le parcours et quelles sont les motivations de cette femme, grand-mère et retraitée, aux nombreux engagements et sans aucune ambition personnelle, qui allie l'énergie et... la sagesse, dont précisément les « grands de ce monde » semblent si dépourvus ?

    Le livre de Geneviève, en cours d'écriture, sera publié au mois de décembre, au prix de 10 euros, aux Editions Syllepse.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique