• [Ensemble ! AG 2 et 3 Décembre 2017]

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  • A la une du Blog : 25 Janvier 2015

    Ordonnances :

    que s’est-il passé ?

     

     

    Dans le syndicalisme, parmi les acteurs et actrices des luttes, dans le peuple de gauche, c’est plutôt la morosité qui règne en cette fin d’année 2017. Un espoir de luttes unitaires contre le plan d’agression contre les conquis sociaux n’est pas parvenu à se concrétiser. Les ordonnances sont ratifiées, c’est un nouveau revers politique pour le mouvement ouvrier. Que s’est-il passé et comment peut-on rebondir ?

    A Lire ici sur le site national d'Ensemble ! >>>>>


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  • Ensemble Finistère !

    Communiqué d'Ensemble 44! Loire Atlantique 

    sur le dossier de médiation de Notre Dame Des Landes

     

    Notre Dame des Landes :

    de l’envol à la raison ?

     

    La Mission de médiation sur l’ « Aéroport du Grand Ouest » a rendu un rapport plein de surprises pour les partisans, principalement institutionnels, du déménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique vers Notre Dame des Landes (NDDL). Ses conclusions implicites montrent que ce transfert ne serait pas raisonnable. Il confirme largement les évaluations et analyses des opposant-e-s :

     

    • L’aménagement complet de Nantes Atlantique pour accueillir 9 millions de passagers en 2040,  y compris avec une piste refaite, est non seulement possible mais il serait à peu près deux fois moins cher que la construction d’un nouvel aéroport.
    • La faune et la flore du lac de Grandlieu ne seraient pas impactées par le maintien de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique et son aménagement. 
    • L’impact sonore ne serait pas plus important avec neuf millions de passagers qu’avec les actuels cinq millions et  les aménagements urbains prévus en Sud Loire et sur l’Ile de Nantes ne seraient pas contraints par le maintien de Nantes Atlantique. 
    • L’aménagement du Sud Loire serait impacté de façon positive par le maintien de Nantes Atlantique notamment en ce qui concerne le développement des sites industriels avec les pôles de construction aéronautiques. L’emploi serait non seulement préservé mais le déséquilibre Nord Sud ne serait pas aggravé contrairement à un éventuel déménagement de l’aéroport.
    • Les espaces agricoles de Notre Dame des Landes seraient évidemment épargnés en cas d’abandon du projet : ils sont, rappelons-le, un facteur écologique majeur puisque la compensation exigée en cas de destruction des zones humides s’avère en réalité quasi impossible à assurer.

    Le dossier de Notre Dame des Landes, sur lequel les seuls habitant-e-s de la Loire-Atlantique ont été consultés,  avait été en grande partie construit sur les évaluations commandées par L’État à ses services. Le rapport de la commission de médiation confirme que ce dossier était largement faussé, car fondé sur des  omissions et des mensonges. Il apporte la preuve, s'il en fallait une, que la consultation sur l'aéroport du Grand Ouest était basée sur de faux éléments de réflexion. 

     

    Ce rapport, ne le cachons pas, est aussi une bonne surprise pour les opposant-e-s que nous sommes tant le passé nous avait habitué.e.s à des positions de l’État et de ses services conformes aux directives initiales qui, dans les années 1960, avaient fondé ce projet écologiquement, économiquement et démocratiquement aberrant.

     

    Seules l’opposition, la mobilisation et l’expertise citoyennes, en premier lieu celles des  paysans installés sur la Zone d’Aménagement Différé (ZAD) mais aussi celles des habitant.e.s de la ZAD et de dizaines de  milliers de citoyen-ne-s ont permis qu’à ce jour le bocage et les zones humides de Notre-Dame-des-Landes soient toujours préservés. Il n’est d’ailleurs pas question pour les opposant-e-s de laisser faire une évacuation de la ZAD annoncée par le ministre de l’intérieur.

     

    Cette vigilance et cette mobilisation citoyennes sont et restent aujourd’hui l’atout majeur pour imposer l’abandon définitif du projet. Car si son éclairage est plutôt positif, le rapport de la commission de médiation ne détermine pas ce que sera la décision politique de ses commanditaires, le Président de la République et son gouvernement.

     

    Ensemble ! 44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, souhaite que leurs critères de choix soient de l'ordre de l'intérêt général et à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux actuels.

     

    Et donc qu’avec l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, la raison l’emporte.

     

    Nantes le 14 décembre 2017

    www.ensemble44-fdg.org


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  • 6 semaines de grève

    au centre hospitalier psychiatrique de Rennes

    Tract Ensemble35!


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  • La répression anti-syndicale

    devient-elle une pulsion du ministère du travail ?

     

    Ce jeudi 14 décembre à Paris, des politiques, économistes, juristes, syndicalistes et associatifs en appellent «le ministère du travail à ne pas sanctionner l’inspectrice suspendue pour une soi-disant "faute grave" qui n’est que l’exercice de son droit syndical, à annuler les blâmes dont certains syndicalistes ont fait l’objet suite à leur action de soutien à des sans-papiers, à redevenir le défenseur de la liberté syndicale dont notre démocratie, politique et sociale, a le plus grand besoin».

    Pour avoir poussé la chansonnette satirique et donné une interview à l’occasion d’une manifestation syndicale, une inspectrice du travail est actuellement suspendue de ses fonctions, dans l’attente de passer devant une commission disciplinaire, le 14 décembre prochain.

    Dans le monde habituellement feutré de l’administration du travail, c’est la première fois qu’une suspension conservatoire pour faute grave est prononcée. La faute reprochée n’est pourtant qu’une petite vidéo souriante que chacun peut visionner sur internet, tournée dans le contexte d’une manifestation syndicale. Elle contient des propos fermement critiques certes, mais qui ne dépassent ce qui est habituel, banal, en manifestation. Qualifier cela de faute grave, passible des pires sanctions, revient à porter une atteinte évidente à la liberté syndicale. Et cette atteinte est faite par le ministère du travail, lequel a pourtant pour fonction essentielle de protéger la liberté syndicale. Pour ces raisons, le sentiment qui d’abord l’emporte est l’étonnement, la surprise. Comment une telle réaction ministérielle a-t-elle été possible ?

    Certes, il y avait eu quelques signes avant-coureurs. Deux inspecteurs du travail ont fait l’objet d’un blâme à la suite d’une action syndicale de soutien à des sans-papiers. Et, depuis quelques années, on observe un renforcement de la discipline imposée aux inspecteurs du travail (notamment par le décret du 20 mars 2014 ou par le nouveau code de déontologie du 12 avril 2017). Mais tout ceci ne semble pas suffire à expliquer la brutalité de l’escalade. Tout de même ! Ce n’est ni la première fois, ni la dernière fois qu’une action syndicale est menée au sein de l’inspection du travail. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois que des agents de l’inspection du travail participent à une manifestation. Alors pourquoi une telle réaction ?

    Il se pourrait qu’une raison soit dans la nature des propos tenus par la syndicaliste inspectrice. Même si ceux-ci ne sont ni injurieux, ni outranciers, ils prennent à parti directement Mme la ministre du travail. D’après la chansonnette, « elle court derrière le patronat ; elle court pour détruire nos droits ». Peut-être aussi le contexte de la manifestation a-t-il joué un rôle ? Celle-ci s’opposait à certaine idéologie managériale et à la venue à un congrès de DRH de Mme la ministre, où elle était annoncée comme la « DRH de l’entreprise France ». La ministre elle-même était donc visée. Or personne n’aime être caricaturé, surtout dans une chanson. Et personne n’aime être contesté, surtout par une manifestation. D’ailleurs, plus généralement, aucun pouvoir n’aime être critiqué. Et lorsque la critique est acerbe et qu’elle vient d’un subordonné, le pouvoir a toujours l’envie de réagir. Cette envie est bien compréhensible, bien naturelle. Elle explique la réaction ministérielle.

    Mais cette pulsion du pouvoir est aussi la raison pour laquelle, en démocratie, les opposants doivent être protégés. C’est le sens de la liberté d’expression et de la liberté syndicale. La démocratie exige du pouvoir qu’il protège ceux qui le limitent, ceux qui le contredisent et ceux qui le critiquent. Mais que c’est dur ! Surtout lorsqu’on perd la culture de la démocratie au profit d’une certaine culture managériale.

    Dans l’univers des idées démocratiques et sociales, les agents des services de l’inspection du travail sont des fonctionnaires indépendants, qui ont notamment pour fonction de lutter contre la discrimination syndicale afin de permettre l’expression de contre-pouvoirs dans les entreprises. C’est ce qui découle d’une convention internationale, de rang mondial, conclue en 1947 au sein de l’OIT, ratifiée par la France. Mme Pénicaud, en sa qualité de ministre du travail, a pour fonction d’assurer le respect de cette convention. Pourtant, tel un pompier pyromane, son ministère réagit en sens inverse de ses fonctions.

    Pour que cette dérive autoritaire cesse, nous appelons le ministère du travail à ne pas sanctionner l’inspectrice suspendue pour une soi-disant « faute grave » qui n’est que l’exercice de son droit syndical, à annuler les blâmes dont certains syndicalistes ont fait l’objet suite à leur action de soutien à des sans-papiers, à redevenir le défenseur de la liberté syndicale dont notre démocratie, politique et sociale, a le plus grand besoin. En un mot, nous appelons le ministère du travail à se rappeler de ce qu’il est et ne doit pas cesser d’être.

    Premiers signataires : 

    Philippe Martinez, secrétaire général CGT ; Eric Beynel, co-délégué Union syndicale Solidaires ; Bernadette Groison, secrétaire générale FSU ; Laurence Blisson, Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ; Laurence Roques Présidente du SAF ; Jean-Luc Mélenchon, Député France Insoumise ; Benoît Hamon, Génération (s) ; Alain Coulombel, secrétaire national adjoint, EELV ; Pierre Dhareville, député PCF ; Pierre Cours-Salies, Ensemble ! ; Philippe Poutou, NPA ; Nathalie Arthaud, Lutte Ouvrière ; Adèle Dorada, Alternative libertaire ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Bruno Lamour, président du Collectif Roosevelt ; Jean-Baptiste Eyraud, DAL ; Jacqueline Baalsan, MNCP ; Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic ; Anne Eydoux, économistes atterrés ; Dominique Plihon, porte-parole d’ATTAC ; Arno Bertina, écrivain ; Emma, Dessinatrice ; Véronique Champeil-Desplats, juriste ; Philippe Corcuff, sciences politiques ; Benjamin Coriat, économiste ; Alexis Cukier, philosophe ; Emmanuel Dockès, juriste ; Stéphanie Hennette-Vauchez, juriste ; Frédéric Lordon, économiste ; Marie Laure Morin, juriste ; Olivier Neveux, historien du théâtre ; Michèle Riot-Sarcey, historienne.

    Clémentine Autain, Députée France Insoumise ; Guillaume Balas, Génération (s) ; Louis-Marie Barnier, Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale ; Ludivine Bantigny, historienne ; Arno Bertina, écrivain ; Mathieu Béraud, économiste ; Eric Berr, économiste  ; Pierre-Emmanuel Berthier, juriste du travail ; Olivier Besancenot, NPA ; Frédéric Boccara, économiste ; Vincent Bonnin, juriste du travail ; Mireille Bruyère, économiste ; Pascal Cherki, Génération (s) ; Pierre Cohen, Génération (s) ; Yves Contassot, Génération (s) ; Maxime Combes, économiste ; Annick Coupé, Solidaires ; Nathalie Coutinet, économiste ; Florence Debord, juriste du travail ; Véronique Dubarry, conseillère municipale – L'Île-Saint-Denis ; Josepha Dirringer, juriste du travail ; Adèle Dorada, Alternative libertaire ; Florence Fouvet, juriste du travail ; Alain Frappier, auteur de bande dessinée ; Désirée Frappier, autrice de bande dessinée ; Carole Giraudet, juriste ; Didier Gelot Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale ; Cécile Gondart-Lalanne, co-déléguée Union syndicale Solidaires ; Laurène Gratton, juriste ; Philippe Guillaume, économiste ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Sabina Issehnane, économiste ; Esther Jeffers, économiste ; Anja Johansson, juriste ; Aurore Lalucq, Génération (s) ; Dany Lang, économiste ; Mathilde Larrère, historienne ; Nathalie Lebrun, SNESUP-FSU ; Jean-Yves Lesage, Livre-CGT ; Jonathan Marie, économiste  ; Matthieu Montalban, économiste  ; Claire Monod, Génération (s) ; Jean-Pierre Mercier, CGT PSA ; Thomas Porcher, économiste atterrés ; Mathilde Panot, Députée France Insoumise ; Michel Pigenet, histoire contemporaine ; Michel Pigenet, historien ; Christine Poupin, NPA ; Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC ; Michel Pouzol, Génération (s) ; Bastien Recher, Génération (s) ; Sandra Regol, porte-parole EELV ;  Barbara Romagnan, Génération (s) ; Théo Roumier, Cahiers de réflexions Les Utopiques ; Stéphane Sirot, historien ; Henri Sterdyniak, économiste ; Morgan Sweeney, juriste ; Marie Toussaint, déléguée Europe et Jeunesse, EELV ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’ATTAC ; Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF ; Xavier Vigna, histoire contemporaine ; Marc Vericel, juriste du travail, Pierre Laurent, Secrétaire national PCF…

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    Une inspectrice du travail réduite au silence

    Répression antisyndicale. La fonctionnaire et syndicaliste SUD passe aujourd’hui en conseil de discipline pour s’être confiée à l’Humanité.fr. Une entorse au nouveau code de déontologie, d’après sa hiérarchie.

    Loan Nguyen
    Jeudi, 14 Décembre, 2017

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  • Voici quelques réflexions... 

    à contre-courant ?

    A contre-courant de qui ?

    A contre-courant pourquoi ?

    Bonne lecture....

     

    Nucléaire militaire 

    Traité / ICAN / Nobel

    Les questions qui fâchent.... par Ben Cramer

     

    1

    La résolution de bannir l’arme nucléaire de la surface de la Terre a été boycottée par 70 Etats (qui ont préféré s’absenter des débats et du vote).

    Ce chiffre soulève de véritables interrogations ;

    même si la résolution a été approuvée par 122 États avec 1 opposition (les Pays-Bas) et une abstention, celle le Singapour.

    Pourquoi le Japon, seul territoire victime de frappes atomiques, a-t-il boycotté les débats à l’ONU au même titre que les Etats nucléaires ? 

    Pourquoi le Saint-Siège, qui détient un statut de membre observateur à l’ONU, a-t-il été habilité à prendre part au vote sur l’interdiction et pourquoi l’église catholique détient-elle l’exclusivité des voix théologiques ?

    Lorsque le réseau International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN) déclare que la meilleure façon de faire du zéro nucléaire (militaire) c'est avec zéro terreur, zéro vérification et zéro sanction, qui va applaudir et pourquoi ?

     

    Les raccords qui sonnent faux 

    Les Etats qui s’insurgent contre les passe-droits que s’octroient les neuf (9) puissances nucléaires sont au nombre de 133.

    Le réseau ICAN s’en félicite.

    Mais cette coalition bricolée des ‘have not’ n’est-elle pas fantoche ? 

     

    Le panel risque de nous réserver des surprises déconcertantes dans la perspective du désarmement et de la sécurité.

    Le premier effet de la démarche est de nous bluffer.

    En effet, certains claironnent déjà que les convertis représentent une majorité de 63 % des Etats à l’ONU, un chiffre remarquable compte tenu des fortes pressions exercées par les puissances nucléaires sur leurs alliés.

    D’où un discours triomphaliste sur la ‘volonté de la communauté internationale’ .

    Mais les chiffres, comme les statistiques, sont à manier avec des pincettes.

    En additionnant les habitants des territoires vivant au sein d’Etats nucléarisés (les 9 dont l’Inde et la Chine) et ceux sous parapluie nucléaire (étendu), au-delà d’ailleurs des 25 sur les 28 membres de l’OTAN, le nombre de Terriens protégés, pris en otages ou coincés avoisine les 3,5 milliards, soit quasiment 1 habitant sur deux.

    Le fond de l’air est donc moins dénucléarisé que l’affirme ICAN. 


    Les surprises ne s’arrêtent pas là.

    Les Etats qui ont renoncé à la bombe et qu’on surnommera les ‘repentis’ ne s’acoquinent pas volontiers avec les postulants plus ou moins clandestins ou les convertis de force.

    Prenons le cas du Brésil et de l’Irak.

    Certes, ils ont tous deux flirté avec l’aventure nucléaire, ils sont tous deux désormais dans l’abstinence, mais l’un (Brésil) a agi par la volonté de ses dirigeants, l’autre (l’Irak) a subi l’intervention militaire d’une coalition qui s’est arrogée le droit de l’en empêcher.

    Pour étayer le caractère surréaliste de ce patchwork, prenons le Lichtenstein, l’Arabie Saoudite et l’Iran.

    C’est encore plus insolite car le premier (qui a abandonné son armée pour des raisons financières en 1868) n’a pas beaucoup d’atomes crochus avec l’Arabie Saoudite qui louche sur l’option nucléaire depuis plus de 14 ans (si l’on en croit the ‘Guardian’ du 18 septembre 2003) ou l’Iran qui n’a jamais caché ses ambitions militaires depuis le Shah et tente à sa façon, et au nom de la sécurité, de briser le monopole nucléaire israélien dans la région. 


    Pour regrouper ces 133 ‘démunis’ contre les nantis et leurs alliés ou acolytes, ICAN a ratissé large.

    Le mixage de ce regroupement hétéroclite d’Etats démocratiques, d’Etats défaillants, faillis ou en faillite, et de quelques entités situées dans des zones dénucléarisées est cocasse.

    Que certains voudraient bien tout pardonner aux ennemis de l’atome, soit.

    Mais l’Autriche, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, la Suède, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et le Costa Rica (par exemple) ne sont pas forcément honorés par la compagnie d’Etats semi faillis ou corrompus tels que le Zimbabwe, l’Erythrée, le Cambodge, la Libye ou la RDC…

    Ne s’agit-il pas plutôt d’alliés encombrants ?

     

    Le manichéisme

    Dans leur certitude d’être du bon côté de l’Histoire , les militants d’ICAN s’obstinent à ne pas vouloir construire des ponts avec les représentants d’Etats dont la trajectoire, la géographie et la perception de la menace sont différentes.

    Je fais référence ici à aux propos de la directrice d’ICAN Beatrice Finh qui dirige depuis 2014 la coalition internationale.

    Dans une interview accordée à l’agence de presse Pressenza en septembre 2017, elle explique :

    "Imaginez que des gens auraient dit qu’on devait rechercher des compromis avec les nazis. Cherchons un terrain d’entente, construisons des ponts entre les nazis et les non-nazis (…) C’est juste ridicule ! Soit vous êtes favorable au meurtre massif de civils, soit vous ne l’êtes pas. Pourquoi bâtir des ponts entre les deux points de vue ? "

    En taxant de meurtriers et de ‘nazis’ tous les adversaires au traité, la directrice d’ICAN s’est faite de nombreux ennemis, pas seulement parmi les chefs d’Etat, mais les diplomates qui reçoivent des instructions, mais aussi les missiliers, les travailleurs des centres comme Valduc, Aldermaston ou de l’usine de démantèlement de Pantex au Texas.

    Espérons qu’un auteur qui écrirait un pamphlet intitulé ‘Vive la bombe’ (comme l’a fait Pascal Boniface en 1992) ne ferait l’objet d’aucune poursuite pour apologie de crime…

    Les arguments de B. Finh pour refuser de 'bâtir des ponts' ne correspondent pas tellement à l’esprit de tolérance que veut se donner l’ONU, une ONU capable d’accepter sans heurts que la Corée du Nord accède (six mois en 2011) à la présidence de la Conférence du Désarmement à Genève. 


    Ses propos viennent par contre entretenir l’esprit discriminatoire du TNP, concocté dans les années 60 par Washington et Moscou, décrié tant sur la forme que sur le fond, et dont le texte fut accueilli par un tiers d’opposants lors de sa présentation à l’Assemblée Générale de l’ONU en Juin 1968.

    Le principe d’ ‘apartheid nucléaire’ lui colle toujours à la peau.

     

    Quant-à-soi et sectarisme

    ‘Ne vouloir faire société qu’avec ceux qu’on approuve en tout, c’est chimérique et c’est le fanatisme même’.

    (Alain cité par Albert Jacquard). 


    Se féliciter de se mettre d’accord entre ceux qui sont déjà d’accord représente une piètre victoire, un peu à l’image des négociateurs qui négocient en dictant leurs conditions (de ce qui est négociable) ;

    ou à l’instar des militants disposés à faire des concessions qu’avec leurs alliés de toujours, quitte à se priver par exemple des voix des militaires, même si ces derniers, accusés du pire, ont prouvé qu’ils étaient souvent plus pacifistes que ceux qui s’en réclament,

    y compris parmi les soldats israéliens qui se sont mobilisés au sein de l’organisation ‘Breaking the Silence’,

    y compris parmi les signataires de l’appel international de décembre 1996 pour un monde libéré des armes nucléaires, dont l’amiral Antoine Sanguinetti (le seul Français sur la liste) et qui figurent parmi les résistants notoires au désordre nucléaire actuel. 


     

    Surmonter le ‘quant-à-soi’ s’impose pour la simple raison que la notion d'’entre-soi’ sous-entend l'exclusion des autres.

    Un déni des réalités culturelles, historiques et stratégiques des 70 acteurs récalcitrants ne risque-t-il pas de desservir la cause du désarmement et du pacifisme ?

    Comme disait Condorcet, " Les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent et non ceux qui se vantent de l’avoir trouvée".

    2

    Les Neuf ‘salopards’

    Même parmi les Etats nucléaires et qui sont fiers de l’être, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

    Pourquoi les mettre dans le même sac ?

    Sur les neuf, deux Etats monopolisent 95% des armes nucléaires.

     

    Cinq sont membres du Conseil de Sécurité et grâce au Traité de Non Prolifération (TNP) qui a officialisé leur statut, aucun de leurs dirigeants n’envisage ‘de se priver de ce privilège qui lui a été conféré par un accident de l’histoire’, selon l’expression de Jacques Attali. 

     

    Quatre (4) puissances (Corée du Nord, Inde, Israël, Pakistan) snobent le TNP.

    Le premier dissident a renoncé à ses obligations d’antan en ayant recours à l’article 10 du TNP qui fut réclamé au départ par l’Allemagne.

    Le second outsider (Israël) cultive la clandestinité nucléaire et, au nom de son ambiguïté, n’assume pas son statut, même si Shimon Peres a levé le voile publiquement, une fois, lors d'une conférence de presse le 13 juillet 1998.

    A Tel Aviv, une émission radiophonique ironise sur le fait qu’Israël ne détiendrait un arsenal que "selon des sources étrangères". 

     

    L’Inde et le Pakistan cultivent le ‘nationalisme nucléaire’, et chez ce dernier, les missiles Ghauri sont érigés en statues sur les carrefours des grandes places, monuments érigés sur l’autel de l’assurance-vie ! 

     

    En Inde, ce concept de "nationalisme nucléaire" a été critiqué par des intellectuels tels que Sri Raman.

    Sri Raman est moins vénéré qu’Abdul Kalam (auteur des "Ailes du Feu") surnommé "l’homme du missile indien", mais il a réussi à se battre sur 4 fronts.

    Primo, créer les conditions d’un dialogue social entre la gauche organisée et la société civile en rendant le discours nucléaire accessible à tous.

    Secundo, mobiliser les médias en créant une association de journalistes contre la bombe (Journalists against Nuclear Weapons, JANW) depuis la première explosion de 1974 qui avait suscité peu de protestations (et fut présentée comme une expérimentation pacifique avec le nom de code "Operation Smiling Buddha".

    Tertio, soutenir l’organisation anti-nucléaire indienne COSNUP ou Comittee for a Sane Nuclear Policyanimée par le professeur Dhirendra Sharma qui s'inquiétait (à juste titre) de la résurgence d'un ‘lobby pour la bombe’ dès juin 1981.

    Enfin, se prononcer en faveur de la mise sur pied d’une convention des Nations Unies pour l’abolition des armes nucléaires. 

     

    La France et le Royaume-Uni s’accrochent le plus à l’ordre nucléaire existant car ces puissances se sont vu accorder un statut disproportionné par rapport à leur pouvoir réel.

    La France, - qui abrite une base de sous-marins nucléaires au sein du parc naturel régional d’Armorique (Finistère) - est désignée par ICAN comme l’un des principaux empêcheurs de "désarmer en rond".

    Pourtant, sa population représente 1 % de la population mondiale, elle vit sur 1 % du territoire mondial, et tente de jouer un rôle - de frein plutôt que d’avant-garde – en disposant d’un arsenal qui constitue 1 % de l’arsenal nucléaire mondial.

    Sa dissuasion – promue aux quatre coins du monde - ne pèse finalement pas lourd dans les enjeux sécuritaires sur l’avenir de l'Union européenne, encore moins sur les processus de désarmement à l’échelle planétaire.

     

    Les nucléarisés ‘malgré eux’

    Les Etats qui sont nucléarisés malgré eux (et stigmatisés parmi les 70 absents dont le Japon, la Corée du Sud ou l'Australie) bénéficient d’un parapluie nucléaire plus ou moins étanche et sont devenus des protectorats par le biais d’une trouvaille des artisans du TNP : la "dissuasion étendue", toujours en vigueur depuis les années 60.

    Quelle que soit l’efficacité de ce concept qui perdure, un opposant à la bombe se doit de reconnaître que la dénucléarisation est à géométrie variable et que les États Européens, géographie oblige, ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour revendiquer le statut (dénucléarisé) de la Mongolie par exemple.

    Le meilleur exemple est l’Islande.

    Ce pays, membre de l’OTAN, qui figure au hit-parade de l’Index Mondial de la Paix n’a pas d’armée.

    Il interdit l’entreposage et le transport d’armes nucléaires sur son territoire, soutient mordicus "l’éradication de ces armes en tant que signataire du TNP" , mais le gouvernement de Reykjavik s’est prononcé contre le traité d’interdiction. 


    Quant aux autres "clients" du parapluie (nucléaire), tels l’Allemagne ou le Japon, ils ont bénéficié (même malgré eux) de campagnes de vaccination, mais nul ne peut jurer qu’ils soient immunisés à tout jamais vis-à-vis de certaines tentations.

    A Tokyo, un vice-ministre japonais de la défense a été contraint à la démission pour avoir affirmé que se doter de l’arme nucléaire pourrait être opportun, en 1999.

    En 2017, toujours au Japon, le gouvernement snobe la convention d’interdiction, bien qu’il soit l’unique territoire à avoir été victime d’attaques nucléaires.

    Cette évolution peut paraître incompréhensible mais l’opinion publique est fluctuante ; si, aujourd’hui, 90 % des Japonais se déclarent opposés à l’option atomique, la donne pourrait changer si jamais les Japonais étaient confrontés à une menace réelle de missiles nucléaires nord-coréens. 


     

    L’offensive d’ICAN a été menée selon des règles (d’interdiction) qui ne tiennent pas compte de la complexité et de la diversité du monde.

    Or, les obstacles à n’importe quelle victoire sur le front du désarmement varient d’un pays à l’autre, aussi en fonction des opinions publiques qui influent sur la politique des gouvernants.

     

     

    3 

    ICAN - une victoire en trompe-l'oeil

     

     

    Depuis 1945, les Etats qui ont renoncé à l'aventure nucléaire correspond peu ou prou au nombre de "prétendants" à l'atome.

    En ce qui concerne les premiers, les élites au pouvoir se sont donné les moyens d’amorcer une évolution/révolution par rapport à leurs sujets-citoyens et aussi par rapport à leurs voisins ou ennemis.

    Cette démarche est vertueuse, en raison de leur renoncement et du pourquoi de ce renoncement. 

    Se débarrasser à un moment précis de l’Histoire d’un outil qui devenait un fardeau encombrant ou insupportable est un acte politique et pas seulement un calcul d’opportunités. 

     

    Le Brésil

    Au Brésil et en Argentine, par exemple, les élites ont frayé leur chemin vers la dénucléarisation et le processus, unique en son genre, s’est joué en duo.

    Depuis, le Brésil se singularise. Alors qu’il est l’un des rares États dans le monde à maîtriser l’ensemble du cycle de l’uranium (extraction, enrichissement), et qu’il ambitionne d’enrichir son uranium pour propulser ses futurs sous-marins, il a inscrit (1988) dans sa Constitution,  l’interdiction de posséder une arme nucléaire . 

     

    Les cas suédois et sud-africain

    Si la Suisse a abandonné ses recherches dans la plus grande discrétion en 1985 (après avoir consulté son peuple par référendum en 1962, tel n’est pas le cas de la Suède, comme le confirmeront des représentants qui se sont retrouvés à Helsinki en octobre 2013 à l’initiative des médecins d’IPPNW (Helsinki, octobre 2013).

    Pourquoi ce pays, techniquement capable d’acquérir la bombe, a-t-il renoncé 25 ans après avoir débuté ses recherches ?

    Comment est-il passé de l’option nucléaire à la promotion du "non" ?

    On serait tenté de tout expliquer par le manque d’appétence d’un peuple qui ne pense pas que le prestige national passe par l’acquisition de ce type de pouvoir militaire.

    Mais cette explication culturelle ne suffit pas : au sein de l’armée, des oppositions divergentes se manifestent.

    Au sein du parti social-démocrate, quelques personnalités vont bousculer les indécis et notamment la fédération des femmes de la social-démocratie qui va être rejointe par l’association des jeunes sociaux-démocrates.

    Dès 1958, un groupe d’action contre l’arme atomique suédoise (AMSA) initié par des intellectuels se mobilise sur tout le territoire.

    Le débat fait émerger dans la société civile le plus important mouvement populaire que le pays ait connu.

    L’opinion publique va basculer : alors qu’une majorité de 40% était en faveur de la bombe en 1958, 69% des sondés se disent opposés à un arsenal nucléaire en 1967. 

     

    Que ce soit en Suisse, en Suède ou en Afrique du Sud, (sans mentionner les autres), aucun de ces Etats n’est passé par la "case" abolition ou interdiction, et aucun n’a subi de consigne étrangère ou de pression internationale pour se diriger vers la sortie.

    Même pas l’Afrique du Sud.

    A ce propos, l’ex-président De Klerk a démenti la thèse (propagée par le ‘New York Times’) selon laquelle son gouvernement en 1993 était motivé par un seul objectif : empêcher que ces armes atomiques (au nombre de 7) ne tombent entre les mains d’un gouvernement noir.

    Il a rappelé que l’ANC ne s’en préoccupait pas et ajouté : "La conviction intime des leaders du pays a pesé plus de poids que la pression internationale".


    Avec l’appui d’un Mandela capable à lui tout seul de faire la différence, De Klerk a pris un virage politique en révisant l’évaluation des menaces.

    Il a alors soutenu que "La sécurité à long terme, pour nous, ce n’est pas la supériorité militaire, mais nous confronter aux enjeux qui sont les nôtres, les enjeux de survie avec toutes les différentes composantes de la société sud-africaine" .

     

    Cette évolution, avec ou sans juges et procureurs, a donc été le fruit d’un combat politique dans un rapport de force entre les populations concernées et une classe qui s’est trouvée contrainte de prendre en compte leurs aspirations.

     

    Un phénomène analogue est apparu en URSS sous Gorbatchev : le mouvement en faveur de la transparence (glasnost) et de la perestroïka a débouché sur une remise en cause des forces armées et ces ouvertures ont entraîné de nouvelles priorités sociales avec un programme de réduction des armements.

     

    Le primat du politique

    Le cas de l’Union Soviétique ne peut pas être calqué sur celui de l’Afrique du Sud, mais enfin l’URSS a renoncé à une partie de son stock nucléaire et bradé une autre grâce au physicien Thomas Neff du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui fut à l’origine du projet russo-américain, ‘Mégatonnes pour Mégawatts’ ; 

    dans ce cas aussi, la posture militaire a accompagné une nouvelle politique et non pas le contraire.

    Comme le soutiennent certains experts dont l'allemand Michael Rühle (de la division des défis de sécurité émergents à l’OTAN créée en août 2010 au sein du secrétariat international) :

    "Espérer modifier les postures militaires afin de provoquer des changements politiques ne se matérialise jamais". 

    C’est plutôt l’inverse.

    En URSS, de nouvelles conditions politiques et sociales ont permis de disloquer le régime et favorisé le virage entrepris dans le domaine de l’armement.

     

    La prise en compte de ces séquences est essentielle. 


    C’est pourquoi les bouleversements majeurs dans le domaine du désarmement (comme sur le front climatique) s’opèrent en dehors des instances onusiennes. 

    Tout comme les avancées sociales n’ont pas attendu les règlementations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) !

     

    Les frustrés en voie de radicalisation

    Les États sanctionnés et stigmatisés ont subi le TNP en tant que Traité de Prolifération, (TDF), comme l’a fait valoir Greenpeace (...) au début des années 90.

    Ces États ont aussi été victimes de ce "Traité de Non Protestation" selon l’expression de Susan Watkins.

    Cette non protestation s’est manifestée dès les années 90, quand la majorité des États du Sud (les "non alignés" ou NAM) cède face au diktat des nantis de la bombe (et le bloc occidental en général).

    En imposant la prolongation indéfinie de ce TNP au-delà de 1995, il s’agissait de neutraliser les revendications des "démunis", leur ôter toute marge de manœuvres dans les tractations futures.

     

    Le forcing a abouti.

    Les militants anti-nucléaires n’y trouvèrent rien à redire.

    Toutefois, cette défaite est mal vécue dans le camp anti-impérialiste et parmi ceux pour qui " l'atome perturbateur d'alliances, destructeur d'empires, guérit de la discipline des blocs et relâche les soumissions" comme le formule alors Régis Debray (colloque de Bellerive, Genève juin 1985) ;

    en adaptant le credo du Grand Timonier pour qui "Sans la bombe atomique, nous ne pouvons pas nous libérer de l’oppression" (1956). 


    Cette posture peut sembler dépassée mais, si l’abstinence ne convient pas à tout le monde, la contrainte ne peut s’opérer à n’importe quelle condition.

    Les thérapies de choc à l’encontre de l’Irak ou de la Libye, labellisés "mauvais élèves du désarmement", soulèvent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.

    Elles ont été appliquées pour tordre le coup à la thèse de G. Perkovich pour qui "il n’existe pas dans l’histoire de cas d’un pays qui abandonne son arsenal pour se plier à la pression internationale, même pas un".

    Mais nul ne peut faire abstraction des États en état de "privation nucléaire" et qui se sentent floués.

    Les promesses non tenues sont vécues comme des trahisons.

    C’est ce qui s’est passé en Libye.

    L’Occident s’était engagé à récompenser Kadhafi s’il renonçait à son programme nucléaire, mais au lieu de le gratifier, avec de nouvelles incitations, il fut évincé et le pays dévasté.

    On comprend mieux pourquoi la Libye ne figure pas dans la liste des 133 qui soutiennent le traité d’interdiction.

    Qu’on les traite de rétros, ringards, voire de "nazis" (cf. les propos de Beatrice Finh) montre à quel point certains ne mesurent pas le degré de ‘Haine de l’Occident’ comme dirait Jean Ziegler.

     

    Au-delà de l’esprit de vengeance se profilent de nouvelles politiques jusqu’au boutistes qui font le lit des nouveaux adeptes, qu’on pourra qualifier d’États nucléaires radicalisés.

    Leurs dirigeants et une partie de leurs opinions publiques sont convaincus que le Libyen ou/et l’Irakien n’aurait pas subi le sort qu’ils ont connu s’ils avaient disposé de l’équivalent de ce que brandit Kim Jong Un…

     

    Le regret, l’aigreur et la rancune se manifestent aussi du côté de l’Ukraine et la Biélorussie.

    Leurs dirigeants estiment qu’ils ont perdu au change lorsqu’ils ont bradé (des 1991 à 1996) leur stock d'armes nucléaires stratégiques, un stock qui dépassait celui de la Grande-Bretagne, la France ou la Chine.

    Pour compenser leur sacrifice, Washington, Londres, Paris et Moscou leur avaient promis des garanties de sécurité.

    Mais le jour où l’Ukraine a été menacée dans son intégrité territoriale, les garanties se sont évanouies.

     

    Bref, la démarche pro-abolitionniste d’ICAN a été menée selon des règles (d’interdiction) qui ne tiennent pas compte de la diversité du monde et de sa complexité. 

    Comme nous l’enseigne l’histoire des repentis du nucléaire, modifier les postures militaires ne provoque pas de changements politiques ;

    ce sont les changements politiques qui permettent de modifier les postures militaires. 

    Et la privation forcée du nucléaire militaire peut être un faux gage de sécurité.

    B.C.


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  • Corse - Élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017

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  • À Paris, le 9 décembre 2017,

    APPEL À RASSEMBLEMENT

    contre la venue de Netanyahou

    à Paris et à Bruxelles

     

    APPEL À RASSEMBLEMENT

    Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu, ni à Paris ni à Bruxelles !

    Le Président Trump vient de céder aux revendications anciennes des autorités israéliennes et des groupes de pressions sionistes chrétiens étatsuniens en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en annonçant le transfert de son ambassade. Autant de décisions illégales au regard du Droit international.

    Le Président Macron a qualifié de "regrettable" cette décision et a rappelé que "la question du statut de Jérusalem devra être réglée dans le cadre des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens".

    L’Union européenne, par la voix de Federica Mogherini, a mis en garde contre les graves répercussions que cette décision pourrait entraîner.
Mais alors pourquoi accueillir le criminel de guerre Netanyahou le 10 décembre à Paris et le 11 décembre à Bruxelles ?

    Dans un tel contexte, recevoir à Paris Netanyahou le 10 décembre, et à Bruxelles le 11, constitue un gage d’acceptation de cette reconnaissance qu’il revendique depuis toujours.

    Une véritable provocation.

    Le premier Ministre du gouvernement israélien qui poursuit une occupation meurtrière, une colonisation acharnée, interdit l’entrée de parlementaires français, intensifie les arrestations de militant-e-s de droits de l’Homme tel que Salah Hamouri, la député palestinienne Khalida Jarrar, et des centaines d’autres résistant-e-s Palestiniens, continue les bombardements et l’étranglement de la population de Gaza n’est pas le bienvenue en France, sa place est au tribunal international de la Haye sur le banc des accusés pour crimes de guerre.

    Rassemblement pour dénoncer cette venue scandaleuse le 9 décembre à 14H sur la place de la République, au niveau de la grande banderole de la Campagne BDS France

    Premiers signataires : AFPS Paris Sud – Argenteuil Solidarité Palestine - ATTAC France - ATMF - AURDIP - BDS France Paris -Collectif Ivryens pour la Palestine - Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah - -Collectif Montreuil Palestine – CMF - CVPR PO – Ennahda France - Ensemble – Ettakatol France- FTCR - NPA - PIR - Solidaires -Sortir du colonialisme -UJFP


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  • Pourquoi toute politique progressiste

    devra aboutir

    à l’expropriation les actionnaires ?

    Depuis maintenant quelques décennies, les programmes politiques de gauche opposés au néolibéralisme défendent l’idée qu’une baisse des profits des entreprises pourrait constituer un levier pour assurer une meilleure justice sociale. Cela paraît simple comme bonjour. Les actionnaires gagneraient certes moins, mais la valeur de leur entreprise continuerait de croître pendant que les salariés profiteraient de nouvelles avancées sociales… Pour certains, cette nouvelle politique annoncerait la reprise d’un cercle vertueux de croissance sans remise en cause des actionnaires. Pour d’autres, il s’agirait d’une étape intermédiaire avant leur expropriation. Or ce scénario d’un compromis ou d’une étape provisoire est devenu tout simplement intenable.

    L’inéluctable financiarisation du capitalisme a déplacé la valeur de l’entreprise d’une valeur comptable vers une valeur purement financière basée sur les estimations futures de dividendes. Les versements actuels de dividendes sont ainsi devenus un indicateur de la capacité de l’entreprise à en générer à l’avenir. Si le profit d’aujourd’hui reste une validation que l’entreprise a gagné de l’argent sur une période passée, il devient aussi une indication pour le futur au point où la valeur de l’entreprise s’exprime aussi comme un multiple de celui-ci. Ainsi, même si l’entreprise gagne de l’argent en réalisant un bénéfice, si celui-ci est en baisse, l’action perdra de sa valeur et l’actionnaire aura perdu de l’argent.

    Face à une telle situation, les actionnaires, s’ils conservent le pouvoir, réagiront en désinvestissant, ce qui contrariera le succès d’une politique progressiste. Voilà qui explique que depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs, de « gauche » comme de droite, n’ont de cesse de contenter le patronat. Voilà qui, à l’inverse, nous montre que tout programme induisant une réduction des profits des entreprises qui ne serait pas accompagnée d’une éviction des actionnaires ne pourra jamais fonctionner.

    https://autogestion.asso.fr/impossible-compromis-entre-classes/

     


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  • Ensemble !

    Dans le labyrinthe antiraciste…

    La violente attaque lancée par le ministre de l’éducation nationale Jean Michel Blanquer contre le syndicat Sud Education 93 a relancé le débat sur la constitution d’espace non mixte réservé aux personne subissant le racisme et les discriminations.

    Le débat n’est plus limité à la mouvance qui se revendique de « l’antiracisme politique » (camp décolonial…) mais traverse également les organisations traditionnelles du mouvement social (dans l’UNEF notamment comme s’en est fait l’écho un article du Monde…).

    Il est essentiel d’approfondir ces questions, y compris au sein d’Ensemble, en sachant combien il est délicat et difficile de débattre de ces enjeux sans susciter des crispations et des incompréhensions. Donc ce texte ne prétend pas avoir des réponses achevées sur toutes les questions.

    A Lire ici >>>>> sur le site national d'Ensemble !

     


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