• Clémentine Autain sur France Info

    Clémentine Autain était sur France Info ce mardi 20 octobre pour revenir sur l'actualité dramatique des derniers jours, débattre et répondre aux questions d'internautes.


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  • Clémentine Autain

    « La laïcité est un outil contre la guerre civile »

    19 Octobre 2020 - Regards

    https://www.youtube.com/watch?v=7BEZJmXtsjE&feature=emb_logo


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  • Clémentine Autain :

    « Plutôt que casting, parlons contenu »

    Fil ouvert le Mercredi 14 Octobre 2020

    À gauche en sortant de l’hypermarché est le titre du nouveau livre de la députée FI, signataire d’un appel à une candidature commune en 2022.

    Entretien.

     

    Pourquoi avoir choisi la figure de l’hypermarché pour votre livre ?

    Clémentine Autain

    C’est un lieu qui symbolise « l’hyper marché ».

    Fruits de la société de consommation et du capitalisme triomphant au XXe siècle, les hypermarchés comme les centres commerciaux sont des mastodontes physiques qui incarnent à la fois la logique du profit, le gaspillage maximum et la déshumanisation des rapports au travail.

    La caissière, que l’on semble avoir découverte avec la crise sanitaire, est une figure emblématique du prolétariat contemporain.

    À travers ce lieu, on balaie toutes les pathologies de notre société.

     

    J’ai donc construit ce livre comme le parcours-client : du marketing en y entrant pour susciter la pulsion d’achat et l’étourdissement devant la marchandise au grand gaspillage des emballages dès que l’on rentre chez soi ranger les produits.

    Si j’ai choisi un lieu, c’est aussi parce que je crois profondément que lorsqu’on est attaché à la valeur d’égalité, il faut la penser sur un plan social, mais aussi territorial.

    Or, l’installation des hypermarchés a façonné les périphéries urbaines et participé activement à la désertification des centres-villes comme au tout-voiture.

     

    Vous proposez de sortir de cette société « par la gauche ». C’est-à-dire ?

    Clémentine Autain

    Déjà, ça veut dire ne pas en sortir par le projet d’Amazon, sans caisses et sous surveillance, ou par un système à double vitesse comme le hard-discount pour les uns et le bio pour les autres.

    Je propose d’imaginer comment, en sortant des normes néolibérales et de la folie marchande, on peut penser un modèle de développement qui parte de nos besoins pour organiser la société.

    C’est une sortie par la gauche parce qu’elle s’inscrit dans la tradition historique de quête d’émancipation humaine qui l’a façonnée.

    Il s’agit de répondre à nos besoins véritables, et non à ceux, artificiels, fabriqués par le capitalisme.

    C’est le fil qui permet de redonner du sens.

     

    La gauche est-elle en mesure de proposer autre chose, de donner du sens ?

    Clémentine Autain

    Oui. Ce que j’appelle « nouveau tout » est en train d’arriver à maturation, qui allie transformation sociale et écologie.

    Cet alliage est très fort pour bien saisir la société d’aujourd’hui et les transformations nécessaires.

    C’est notre force pour demain.

     

    Jusqu’ici, par exemple, à gauche, on porte la revendication de plus de pouvoir d’achat.

    Or, si on est cohérent avec le progrès véritable dont je parle dans mon livre, on devrait revendiquer du pouvoir-vivre.

    Si l’on veut augmenter les bas salaires, ce n’est pas pour pouvoir acheter plus, mais pour pouvoir vivre dans la dignité et pour faire vivre la justice sociale.

    La façon de présenter les choses peut dégager une nouvelle cohérence.

    L’intérêt des salariés et l’intérêt environnemental sont étroitement liés.

    Si la gauche est radicale, elle prend les problèmes à la racine.

    C’est pour cela que je ne crois absolument pas à un « capitalisme vert ».

     

     

    D’autres, à gauche, croient au capitalisme vert. Vous êtes signataire de « l’appel des 1 000 » en faveur d’un rassemblement pour 2022. Peut-elle y parvenir malgré ce genre de divergences ?

    Clémentine Autain

    On parle beaucoup de la stratégie de chaque parti et du casting.

    Mais commençons par le contenu politique.

    Les alliances nouvelles doivent se fonder sur un diagnostic partagé de ce qui n’a pas fonctionné lorsque la gauche était au gouvernement et sur les conséquences à en tirer pour demain.

    Oui, il faudra rassembler le plus largement possible, dans le pays et pas seulement entre les partis, pour changer vraiment les choses une fois au pouvoir.

    Pour y arriver, il faut un projet neuf de transformation en profondeur, c’est-à-dire qui prenne à la racine les problèmes.


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  • UN DÉBAT STRATÉGIQUE

    pour et par les combats quotidiens!

     

     


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  • Fil ouvert le 10 Octobre 2020

    Ensemble !

    Ou l'œcuménisme de gauche

    Esprit De Parti 

    https://www.youtube.com/watch?v=znve7L-pZGo&app=desktop

     
     
     
     
     

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    Les partis trotskistes (LO-NPA-POI/D)

    Esprit De Parti

    https://www.youtube.com/watch?v=qa-rY-CP13g&list=PLQP_tOCaey0PJcdKnm8qIkQZuxW3toCM8&index=3

     

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    Tzitzimitl - Esprit Critique

    Chaîne Youtube >>>>>


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  • Assemblée Générale d'Ensemble !

    Samedi 7 et Dimanche 8 Novembre 2020

     

    Textes

     

     


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  • Ensemble !

    Élections Régionales et départementales 2020

    Document Octobre 2020

     

     


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  • Kanaky


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  • A propos de l’attentat

    devant les anciens locaux de Charlie

    et du communiqué d’Ensemble !

    publié dans sa lettre du 30 septembre. 

     

    « Il est du devoir de toute la gauche,

    de tous/tes les démocrates

    de combattre [les terroristes] sans relâche.

    ENSEMBLE !,

    qui exprime sa solidarité aux victimes,

    est et sera partie prenante de ce combat. » 

     

    Il sagit donc de combattre les « terroristes ».

    Daccord, mais lesquels et comment ?

    Le combat à court terme ne peut être mené que par les polices du renseignement, chargées de la surveillance du territoire, pour découvrir les projets dattentats et les déjouer à temps.

    Cest nécessaire, mais ce nest pas notre boulot, convenons-en. 

    Alors que nous reste-t-il ?

    Nous ne pouvons que nous attaquer aux causes du terrorisme, de ce terrorisme-là.

    Cest un combat de longue haleine et difficile.

    Car, par le passé, beaucoup de camarades ont été accusés de « terrorisme », notamment toutes celles et tous ceux qui ont mené des luttes de libération nationale; des causes justes qui ont souvent nécessité lusage de méthodes que lon réprouve aujourdhui dans une société relativement pacifiée et dans un Etat de droit.

    Donc si on admet des actes de résistance violents, parce que leur cause est légitime, et si on condamne les attentats actuels, cest quon estime que leur cause nest pas légitime.

    Il faut donc discuter de leurs causes. 

    Pour combattre le terrorisme daujourdhui, en France, en Europe, en Afrique et dans beaucoup dautres pays, il convient déjà de le nommer, ce que le communiqué dEnsemble ! ne fait pas. 

    Mauvais départ.

    On va combattre quoi ?

    Il faut oser prononcer lexpression « islamisme radical » ou une formule équivalente.

    Je sais bien pourquoi on nose pas.

    On ne veut pas être confondus avec les racistes, les suprématistes, les anti-arabes, Marine Le Pen, etc.

    Et on est littéralement piégés par le terme « islamophobie » que les islamologues islamophiles ont réussi à imposer dans le débat public, jusquà en faire un thème de manifestation qui attire nos amis.

    Il faut sortir de ce piège.

    Mais comment ? 

    Sur la scène intellectuelle, deux thèses saffrontent :

    ceux qui pensent que lislam radical inspire les actes terroristes

    et ceux qui pensent que des révoltés dorigine diverse instrumentalisent lislam pour se donner un but ou une caution.

    Tout permet de penser aujourdhui, avec Gilles Kepel, que la première thèse est la plus valide, même si on ne peut exclure la seconde dans certains cas.

    Parlons donc de lislam et des musulman.e.s. 

    Je crois quil y a lieu de faire une distinction fondamentale entre les vieux dogmes religieux qu’il faut continuer à combattre, et les croyant.e.s de bonne foi partageant nos valeurs ou au moins certaines de nos valeurs, et avec qui on peut se retrouver dans des combats communs. 

    1) Nous devons faire preuve d’empathie à l’égard des personnes exploitées et dominées utilisant des ressources idéologiques qui ne sont pas les nôtres pour mener leur combat.

    Ne pas les chicaner sur leurs tenues vestimentaires et leur façon de se nourrir, par exemple 

    L’histoire nous montre que les religions populaires ont pu être des points d’appui pour la libération des classes exploitées et des peuples opprimés.

    Le catholicisme à certains moments de leur histoire pour les Irlandais ou les Polonais, la théologie de la Libération en Amérique latine, l’islam pendant la guerre dindépendance algérienne, etc. 

     

    2) Nous devons aussi combattre patiemment, mais fermement et explicitement, les vieux dogmes préscientifiques, véhiculées par toutes les grandes religions, et pas seulement par lislam.

    Pris au pied de la lettre, ils conduisent à mettre la prétendue loi de Dieu au-dessus de nos lois humaines.

    Et cest un danger mortel pour les démocraties.

    Sur ce dernier point, il y a longtemps quune bonne partie de la gauche en France a baissé la garde, car le danger ne vient plus de lancienne religion dominante et de sa puissante organisation, léglise catholique.

    Mais il nest pas nécessaire dêtre un historien chevronné pour se souvenir de lInquisition, de la Saint-Barthélémy ou des dragonnades sous Louis XIV.

    Ou encore des livres interdits de publication, telle que lEncyclopédie de Diderot.

    Cest parce que léglise catholique a subi deux siècles et demi dune lutte idéologique sans merci, engagée par les Philosophes au XVIIIe, portée par le peuple de Paris pendant la Révolution, poursuivie par les loges au XIXe, puis par les Républicains radicaux de la 3 e République, quelle a réduit ses prétentions à énoncer la vérité pour tout le monde.

    Ce qui était sa prétention de départ, ne loublions pas, car ce nest pas pour rien quelle se déclare « universelle » : un seul Dieu, celui des chrétiens, pour toute lhumanité. 

    Une perspective crédible du temps du colonialisme triomphant.

    Beaucoup moins depuis la décolonisationet la déchristianisation qui progresse toujours dans ses foyers dorigine, les territoires de lancien empire romain. 

    Il nen va pas de même pour lislam, et cest ce qui fausse notre regard.

    Lislam reste une religion dEtat qui fait la loi dans de nombreux pays, et une religion de recours / de secours pour des catégories opprimées et exploitées.

    Les dogmes islamistes nont jamais été combattus franchement, tout au moins pas autant que les dogmes chrétiens.

    Résultat : on peut se moquer du Christ ou du Pape tout à son aise et sans courir aucun risque, mais oser dire aujourdhui que Mahomet est un imposteur, un diffuseur de fake-news, fait courir le risque de se prendre une fatwa même dans un pays libre et laïc.

    Cest ce quont fait les journalistes de Charlie Hebdo et on sait ce quil leur en a coûté. 

    Il y a un combat de vérité à mener sur le terrain des croyances anciennes, pour les dissoudre, les affaiblir, leur enlever leur mordant qui fait que certains musulmans prennent au pied de la lettre certains passages des sourates du Coran.

    Ce qui leur permet de justifier les actes terroristes quils commettent, et que nous condamnonsquand il est trop tard. 

    Le Coran « incréé » qui serait la parole de Dieu lui-même !

    Mais cest une pure imposture.

    Dabord parce que ce sont les hommes et les sociétés qui ont créé les dieux à leurs images, et pas linverse. 

    Au nom de la tolérance et dune certaine conception « ouverte » de la laïcité, on ne combat plus ces formes dobscurantisme, comme si la simple vérité historique était une opinion parmi dautres.

    Il y a longtemps que les théologiens chrétiens ont relativisé les paroles des évangiles, pour les rendre acceptables par la raison humaine.

    Ils ont aussi été contraints daccepter quon puisse penser autrement.

    Mais cest pour survivre quils agissent ainsi.

    Les islamologues « éclairés », sadressant à un public non-musulman, disent aussi quil faut « contextualiser » les paroles du Coran.

    Très bien, rien à redire.

    Mais que disent les prêcheurs salafistes dans des mosquées établies en France et financées par lArabie Saoudite ?

    Comment discerner le double langage ? 

    Les prédicateurs salafistes se disent pacifiques, mais exigent-ils la même réserve de leur jeune public, souvent sans emploi et sans perspectives sur cette planète, à la recherche du salut éternel, avec en prime la perspective dune gloire terrestre éphémère ?

    Il suffit aujourdhui dêtre armé dun hachoir, de blesser deux personnes, pour devenir connu dans le monde entier.

    Et jimagine que lauteur de ce minable attentat est en train de devenir un héros dans son pays, le Pakistan.

    Il était apparemment inorganisé mais a reconnu avoir pour « guide » le mollah Ilyas Qadri, dun groupe religieux dinspiration soufie qui se dit non-violent.

    Cherchez lerreur 

    Cest là que la question sociale recoupe la question religieuse et cest là-dedans quon senlise.

    Pour en sortir, il faut au moins accepter douvrir le débat.

    Ce nest pas une question secondaire. 

    RB 

    30 septembre 2020


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  • Ensemble !

    Automne 2020

    4 pages


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