• Ensemble !

    A la une du Blog : 25 Janvier 2015

  • Ensemble Côtes d'Armor 22

    Communiqué de presse Saint-Brieuc le 26 juillet 2021.

    Non au passe sanitaire et aux lois liberticides et anti-sociales

    Un Collectif de responsables associatifs, de syndicalistes, d’élus et de personnalités s’opposant à la loi relative à l’ extension du passe sanitaire, ont lancé un appel dans le journal Libération le 22 juillet dernier . Cet appel est relayé par le Collectif costarmoricain pour le retrait de la loi sécurité globale et les Gilets jaunes de Saint-Brieuc qui se sont rencontrés ce lundi 26 juillet : ils dénoncent une décision autoritaire, anti-démocratique, prise par un homme seul, le Président Macron, qui a fait du Parlement une simple chambre d’enregistrement. Ce passage en force va instituer une société du contrôle généralisé de toute la population et d’entrave à des libertés fondamentales. La méthode est par ailleurs génératrice de fortes tensions sociales. Sommes-nous encore en démocratie ! ? L’urgence est en réalité de permettre à chaque citoyen-e d’accéder à une information plurielle et contradictoire sur les enjeux sanitaires, avec une attention particulière apportée à l’information éclairée des publics les plus fragiles. Tout comme le consentement aux soins doit être libre et éclairé, la vaccination doit rester un choix personnel, ainsi que le déclarent l’OMS et le Conseil de l’Europe.

    L’urgence est également d’avoir accès à un système public de santé à la hauteur des besoins et de pouvoir bénéficier de tests gratuits. Depuis le début de la pandémie, les moyens financiers et humains réclamés par les syndicats et associations de soignants, pour remettre debout les hôpitaux publics et soigner correctement, n’ont pas été octroyés. Il en est de même pour les Ehpad. Pire, nous constatons que la casse de l’hôpital public continue (fermeture de lits, suppressions de poste...) Pour ces raisons, au nom de l’efficacité sur le long terme contre l’épidémie et pour préserver nos libertés fondamentales, le Collectif s’oppose à la nouvelle loi votée par le Parlement, liberticides ou antisociales.

    Le Collectif soutient l’appel citoyen lancé sur le réseaux sociaux au rassemblement le mercredi 28 juillet à 17h30. Le Collectif appelle à un rassemblement le samedi 31 juillet à 14h devant la Préfecture à Saint-Brieuc.

    Liste des organisations signataires : Attac, Confédération paysanne, EELV, La France Insoumise, Ensemble, le POI, La Libre pensée, Cgt, Fsu, Union syndicale Solidaires, Gilets jaunes de Saint-Brieuc.


    votre commentaire
  • La Shoah n'est pas un folklore,

    nos morts et nos souffrances ne sont pas vos cautions

     

    Des monstruosités ont été dites dans certaines manifestations (je parle en particulier pour Paris) de l'extrême droite ... dont celle qui s'est déroulée dans les quartiers huppés de la capitale. (17 juillet 2021)


    Quartiers (Palais Royal, Le Louvre, rue  de Rivoli etc.. ) où il est interdit de manifester pour les manants (rouges, jaunes, verts...) que nous sommes ..

    Peu de policiers.. et surtout sans provocation de leur part..


    Par contre la manifestation des Gilets Jaunes et des Soignants, à laquelle j'ai participé était encadrée de partout par les CRS (devant, derrière, sur les côtés)...


    Côté provocations, ils ont stoppé la manifestation brutalement à plusieurs reprises.. Leurs provocations n'ont pas fonctionné.. Tout le monde est resté zen..

    Un peu plus loin, quelques bombes lacrymogènes gratuites sur une place (13ème arrondissement)...


    Le soir dans les grands médias dominants ...:

    Amalgame, fait à dessein, entre les manifestants contre le passeport sanitaire et l'extrême droite..

    Beaucoup de gens ont suivi la manifestation initiée par l'extrême droite... sans savoir quels étaient les organisateurs...


    D'un côté les ulras riches, via Macron et leurs médias, tétanisent la population et leur font croire que contester le passeport sanitaire c'est d'être d'extrême droite..

    De l'autre côté, toujours les ulras riches, via les réseaux d'extrême droite avec Philippot, Asselineau, Dupont-Aignan en tête augmentent la pression pour faire monter la haine, la violence...


    Le capitalisme gagne sur les 2 tableaux..


    Diviser pour régner à toujours été leur arme favorite..

    Actuellement l'arme Français/ immigrés-migrants est mise dans le placard (pas de burkinis ou de femmes voilées à l'horizon actuellement) 

     

    Par contre la division, employée actuellement, entre ceux qui sont pour le passeport sanitaire et ceux qui sont contre, est une arme beaucoup plus foudroyante..


    Elle divise tous les secteurs de la société (partis politiques, syndicats de salariés, associations, familles, amis etc...)


    Cette division peu même conduire à la destruction du tissu politique, syndical, associatif... ce qui peut engendrer un chaos dans notre pays..

    Et permettre à cette poignée de milliardaires, de "sortir du chapeau" un de leurs pions pour soi-disant rétablir l'ordre en France..

    Ils pourraient même arriver à ce que la population le réclame.


    Un système à la hongroise x 2 ne me tente pas vraiment..


    Donc oui, aujourd'hui il est URGENT de s'opposer au passeport sanitaire qui est la 1ère étape de toutes leurs autres destructions (sociales, liberticides etc) 


    Il est également indispensable de se pencher sur les propositions récentes de certains sénateurs en cas de chaos en France...

    Effrayant..


    Je vois que la gauche (LFI, PCF, PG, EELV, NPA etc..) n'est que très peu présente sur ce sujet pourtant historique dans notre histoire..

    Excepté Ruffin, pas le moindre petit appel à rejoindre les manifestations des Gilets Jaunes et des Soignants.. rien, nada...

    alors que le gros des troupes dans les cortèges "Gilets jaunes" rassemblent des citoyens clairement à gauche, anti-Macron, anti-droite, anti -fachos...


    Elle laisse implicitement la place à l'extrême droite... que les grands médias présentent comme seul opposant au passeport sanitaire..

    Elle lui déroule, même un tapis rouge..


    Hallucinant et terrifiant pour l'avenir ...

    Soupirs..

     

    MP avec YeD!


    votre commentaire
  • Ensemble !

    adresse à toutes les organisations de gauche

    une proposition de déclaration commune

    sur la situation sanitaire

    19 juillet 2021

     

     


    Nous sommes sorti.es du confinement et nous ne souhaitons pas y retourner.

    Néanmoins, le risque lié au variant Delta, plus contagieux, s’installe.

    La progression de ce variant fait de l’élargissement de la couverture vaccinale une priorité.

    Or, dans le même temps, alors qu’elle représente au plan mondial un enjeu sanitaire majeur, la levée des brevets sur les vaccins n’est toujours pas défendue par la Commission Européenne, pas plus que par le gouvernement français, qui laissent se creuser les inégalités entre les pays les plus riches et les pays pauvres.

    La levée des brevets est nécessaire à la fois pour la solidarité internationale et pour la sécurité sanitaire mondiale.


    En France, la défiance envers la vaccination prend parfois une coloration «antisystème» qui se développe via les réseaux sociaux.

    Ces théories « antivax » sont pourtant dénuées de tout fondement sérieux dans les connaissances scientifiques actuelles.

    La défiance à l’égard de la vaccination marque l’étendue de la défiance vis-à-vis des institutions de santé, publiques ou privées (les grands laboratoires du « Big Pharma »), et du gouvernement, et, en ce qui concerne les soignant.es, la défiance vis-à-vis d’un management qui a multiplié les injonctions qui provoquent la maltraitance des personnels de santé.

     

    Mais, alors que la ressource vaccinale est aujourd’hui la clé de la lutte contre la pandémie, il convient de la développer.

    Il serait absurde de considérer le consentement à la vaccination comme une approbation de la politique de Macron..


    Par conséquent, aucun argument ne permet de justifier le refus d’être vacciné.e parmi les personnels de santé et d’accompagnement, sauf bien entendu contre-indication médicale, alors qu’ils/elles sont au contact de patient.es vulnérables.

    Cela contredirait les impératifs de santé qui sont indissociables pour nous de l’existence et du fonctionnement du service public que nous défendons.

    Pour éviter la stigmatisation des soignant.es, il convient de procéder à une vaccination générale élargie aux professions de service public ou du privé en contact rapproché et prolongé avec les usager.es et de faciliter l’accès à la vaccination sur les lieux mêmes de l’activité en accordant à chacun.e les 24 heures de congé nécessaires sans prélèvement du jour de carence.

     


    La vaccination des soignant.es ne doit pas être dissociée de celle de la population dans son ensemble.

    Cela passe par un « aller vers » - les personnes âgées et/ou isolées, les précaires, les publics fragiles, etc. - en milieu rural comme en milieu urbain.

    Cela suppose une vaccination généralisée à toutes les classes d’âges susceptibles d’être vaccinées.

    Cela implique enfin le développement de la solidarité internationale face à la crise Covid.


    Une décision d’obligation de vaccination doit être accompagnée d’une campagne nationale d’explications sur les vaccins, leur histoire, leurs limites parfois, les débats scientifiques afférents, la question des brevets, la question des inégalités mondiales d’accès aux soins et aux vaccins.

    Elle devrait se faire dans les médias nationaux, relayées dans les collectivités territoriales, dans les entreprises en donnant des droits spécifiques aux syndicats et aux délégué-es CHSCT ou CSE.

     

    Le gouvernement doit rompre avec sa méthode autoritaire.


    Quant au pass sanitaire, il ne peut être imposé aussi rapidement que le propose le Gouvernement.

    Il convient d’en discuter démocratiquement la nécessité, les rythmes et les conditions d’application (protection des données personnelles, contrôle mais non flicage…).

    Il faut veiller à la protection des libertés, qui peuvent être menacées par des utilisations du pass dépassant le cadre sanitaire.

    Des garanties doivent être fournies à cet égard.

     

    Il est impératif que la couverture vaccinale de la population,

    ici et dans le monde, se généralise !


    Il est indispensable que les soignant.es

    soient vacciné.es contre le Covid !


    Il est urgent que les brevets sur les vaccins soient levés !

     

     

     


    votre commentaire
  • Note N°5

    Printemps 2020 - Printemps 2021 :

    retour à la case départ ?

     

    Note # 5 du groupe de réflexion sur la crise sanitaire

    15 avril 2021

     

    Mars 2021, presque jour pour jour la date anniversaire du premier confinement, retour à la case départ.

    Le chef de l’état l’a dit lui-même le 31 mars :

    « Nous avons tout fait pour prendre ces décisions le plus tard possible».

    C’est peut-être justement le problème, si on rembobine le film il y a quelques mois.

    Le variant anglais est alors déjà majoritaire en Grande Bretagne, les hôpitaux sont rapidement débordés et on apprend que ce variant est plus contagieux et aussi plus virulent (il fait plus de morts chez des gens plus jeunes et en bonne santé).

    Réaction logique de la Grande Bretagne : mise en place de mesures de restriction importante des interactions sociales, associées à une accélération de la vaccination.

    A l’époque de la décision du confinement en Grande Bretagne (5 janvier dernier), 50 000 nouvelles contaminations par jour, et un desserrement progressif qui commence le 8 mars avec la réouverture des écoles.

    Il a fallu un mois de restrictions (entre le 5 janvier et le 6 février) pour revenir à un niveau de contaminations à 18 000 cas par jour et la barre des 5000 cas par jour est franchie au 31 mars seulement.

    Nous sommes actuellement près de 40 000 cas par jour en France, donc pas très loin de la Grande Bretagne le 5 janvier, et on nous promet «seulement » 4 semaines de confinement…

    Alors que la Grande Bretagne, qui a vacciné plus vite que nous, a ré-ouvert les écoles deux mois après le début de son confinement…

     

    Nous avons vu ce qu’il s’est passé en Angleterre, comment n’avons-nous rien pu faire pour éviter que la même vague déferle sur nous ?

    Alors que nous savions que ce variant dont nous surveillions la circulation sur notre territoire était plus contagieux et plus mortel ?

     

    Attentisme ou intervention

    Le conseil scientifique, dans son avis du 11 mars détaillait les deux stratégies possibles :

    La stratégie attentiste, ou l’intervention précoce.

    La stratégie attentiste (qui est donc celle que nous avons eu), a consisté à attendre que les hôpitaux soient au bord de la saturation (voir déjà en saturation), pour renforcer les mesures.

    Ce qui implique d’accepter un nombre mensuel relativement élevé de décès (environ 10 000), d’accepter un certain nombre de burn out chez les soignant.es déjà épuisé.es au bout de longs mois d’une crise sanitaire qui ne s’est jamais arrêtée pour eux.

    C’est donc à ces soignant.es, héroïne.os d’hier, que notre président a demandé un « effort » ce 31 mars, tout en sachant pertinemment qu’il les envoyait à nouveau « au front » avec toujours aussi peu de ressources.

    Cela ne sous-entend pas seulement accepter les morts et/ou les séquelles liées au COVID, mais également, par le biais des déprogrammations (qui atteignent jusqu’à 80% des activités de bloc opératoires dans certains hôpitaux), les morts ou les aggravations de maladies de patient.es qui ont vu des explorations ou des opérations reportées depuis 6 mois à 1 an maintenant.

    Ceci est déjà démontré pour certains cancers (dont les découvertes sont faites plus tardivement) et pour les maladies cardiovasculaires comme les infarctus ou les AVC.

    Pourquoi est-on obligé de déprogrammer à l’hôpital ?

    Parce que les personnels de bloc opératoire et leurs machines sont utilisés pour faire de la réanimation des patients COVID.

    Quand les blocs opératoires ne suffisent plus, dans certains hôpitaux, on transforme actuellement le restaurant du personnel en salle de réanimation…

     

    La stratégie de l’intervention précoce,

    l’autre stratégie possible, consistait à intervenir dès le moment où des signaux clairs d’un rebond  prévisible de l’épidémie se sont manifestés, avant que les hôpitaux soient proches de la saturation et obligés de déprogrammer (ce qui était le cas déjà mi-février pour nous).

    Cette approche aurait permis de diminuer le nombre de décès et d’hospitalisations.

    Les mesures mises en place peuvent également être plus localisées, en fonction de l’incidence dans une zone donnée, et levées plus rapidement car la vague étant moins haute, on met moins de temps à la faire redescendre à un niveau acceptable.

    D’autre part, on peut tester précocement différentes stratégies plus ou moins strictes, alors que quand on est en situation de saturation, on est obligé de prendre des mesures strictes d’emblée.

     

    Le choix gouvernemental «assumé » de l’attentisme

    Le gouvernement actuel a donc fait un choix assumé, celui de n’agir qu’en dernière minute.

    Donc celui de sacrifier un certain nombre de vies et d’accélérer un peu plus la mort lente de l’hôpital public à travers la détresse des soignant.es qui, petit à petit, quittent le navire écœuré.es de tant de mépris après un an « d’efforts ».

    Pourtant, nous n’avons jamais été aussi près d’une potentielle sortie de crise.

    Dans tous les pays où les campagnes de vaccination ont pu être menées rapidement, associées initialement à une décrue du nombre de cas du fait de mesures efficaces de contrôle de la circulation virale, la vie «normale » reprend peu à peu son cours.

    Les vaccins actuellement disponibles sont efficaces sur le variant anglais.

    La vaccination est bien la clé pour sortir de cette pandémie.

    Cependant, des vaccins placés sous le monopole des firmes pharmaceutiques, dont l’objectif est le profit, vendus à prix d’or et réservés aux pays riches, ne seront jamais une solution durable à celle-ci.

    C’est pourquoi la levée des brevets sur les vaccins pour favoriser un accès le plus large possible à la vaccination est une nécessité absolue. 

     

    Les vraies solutions pour sortir de cette crise demeurent :

    - Investir massivement dans les moyens de l’hôpital public et plus largement dans le système de santé, car les structures de soins primaires et de prévention se sont montrées particulièrement sous-utilisées dans cette crise (notamment concernant la mise en place de la vaccination), notamment du fait du sous-investissement qu’elles ont subi depuis de nombreuses années.

    Cet investissement n’aura pas un effet immédiat sur la crise sanitaire, mais permettra d’envisager un vrai avenir pour la santé publique de ce pays et pour l’avenir de l’hôpital actuellement menacé.

     

    - Faire baisser au maximum la circulation virale tout en vaccinant le plus largement possible en même temps.

    Vacciner alors que le virus circule beaucoup est moins efficace car les individus peuvent se contaminer avant que leur vaccination soit efficace, et par ailleurs, le risque de voir apparaître des mutants résistants au vaccin est plus grand.

    Afin de faire baisser la circulation virale, des mesures de confinement associant une limitation des déplacements inter-régionaux, une réouverture retardée et contrôlée des écoles (à ½ jauge) et la systématisation du télétravail (en imposant des jauges comme lors du déconfinement en mai et en ne comptant pas seulement sur la bonne volonté des employeurs comme c’est le cas aujourd’hui).

    Étant donné que seule une minorité des contaminations se produisent en extérieur (environ 5%), les sorties en extérieur peuvent rester autorisées.

     

    - L’accès à la vaccination pour tous les pays ne peut avoir lieu sans une levée des brevets sur les vaccins. Celle-ci est une nécessité urgente.

     

    Groupe de réflexion sur la crise sanitaire
    (chercheuses.eurs, praticien.nes et militant.es d’Ensemble)


    votre commentaire
  • Note n°6 du groupe de réflexion sur la crise sanitaire

    Juillet 2021

     

    Il est urgent que les brevets sur les vaccins soient levés !

    Il est impératif que la couverture vaccinale de la population, ici et dans le monde, se généralise !

    Il est indispensable que les soignant.es soient vacciné.es contre le Covid!

     

    Comme l’été dernier, nous sommes sorti.es du confinement et nous ne souhaitons pas y retourner.

    Nous voulons oublier le plus vite possible ces dix-huit mois qui ont été si difficiles pour la population – à l’exception des milliardaires du CAC 40 rappelons-le !

    Néanmoins, le risque lié au variant Delta apparu en Inde, plus contagieux (R0 estimé à 4), s’installe progressivement au niveau mondial comme au niveau national.

    La progression du variant Delta, fait de l’élargissement de la couverture vaccinale une priorité.

    En effet, on sait avec certitude que l’aspect d’une 4e flambée épidémique et l’impact qu’elle aura dépendent en grande partie de son étendue.

    Or, dans le même temps, alors qu’elle représente au plan mondial un enjeu sanitaire majeur dans cette perspective, la levée des brevets sur les vaccins contre le SARS-Cov2 n’est toujours pas défendue par la Commission Européenne, pas plus que par le gouvernement français, qui laissent se creuser les inégalités entre les pays les plus riches et les pays pauvres à la merci de nouvelles vagues épidémiques et de nouvelles mutations du virus potentiellement plus contagieuses et/ou meurtrières.

    Actuellement, dans une Tunisie largement privée de vaccins, où moins de 2% de la population totale a eu accès à la vaccination, l’épidémie fait rage avec des conséquences absolument dramatiques.

    La bataille pour la levée des brevets doit s'intensifier à l'échelle internationale et européenne, pour ces raisons de fond à la fois de l’ordre de la solidarité internationale et de la sécurité sanitaire mondiale.

     

    En France l’accès aux vaccins n’est plus ce qui freine la vaccination et par conséquent la lutte contre la pandémie.

    La défiance envers la vaccination n’y est pas nouvelle, mais elle prend parfois une coloration «antisystème» qui se développe via les réseaux sociaux de façon puissante et s’infiltre dans certains secteurs se réclamant de la transformation sociale et écologique.

    Ces théories « antivax » sont pourtant – et cela est encore plus évident avec la crise du COVID-19 compte tenu des urgences immédiates auxquelles elle nous expose – dénuées de tout fondement sérieux dans les connaissances scientifiques actuelles.

    Il faut souligner également dans ce contexte que les individus qui présentent des facteurs de risque face au virus (les patients très âgés ou les patients immunodéprimés par exemple, notamment les cancéreux du fait de leur traitement) répondent moins bien au vaccin.

    Pour ces patients ou personnes âgées fragiles, la vaccination de celles et ceux qui les entourent et qui les assistent – et donc des soignant.es en premier lieu, mais pas seulement - répond à une prophylaxie qui est indispensable pour éviter leur contamination avec ses conséquences tragiques.

     

    La défiance à l’égard de la vaccination marque l’étendue de la défiance vis-à-vis des institutions de santé, publiques ou privées (les grands laboratoires du « Big Pharma »), et du gouvernement,

    et également en ce qui concerne les soignant.es la défiance vis-à-vis de tutelles et d’un management qui ont multiplié les injonctions contradictoires mais toujours autoritaires, et qui sont au quotidien les acteurs d’une maltraitance généralisée des personnels de santé.

    Mais, alors que la ressource vaccinale est aujourd’hui la clé de la lutte contre une pandémie mondiale dont les effets sont toujours dévastateurs, il serait absurde de considérer le consentement à la vaccination générale comme un référendum pour ou contre Macron.

    La pandémie qui depuis un an et demi a fait des millions de morts , en particulier dans les pays du sud où le taux de vaccination est dérisoirement faible - et pour lesquels nous réclamons la levée des brevets – devrait suffire nous à convaincre.

    Au Brésil, où en une seule année il y a eu 523 000 morts, le président d’extrême droite, Bolsonaro, mène une campagne acharnée contre la vaccination.

    Sans parler de la situation de l’Inde, de la Tunisie, de l’Afrique du sud.

    Situation à comparer avec les résultats obtenus là où la vaccination a été largement répandue.

    Là où le débat

    devrait porter sur l'urgence d'aller vers les oublié.es de la vaccination - les plus pauvres, les plus éloigné.es des grands centres de vaccination, les plus éloigné.es d'internet, les précaires, les Sans Domicile, les plus fragiles face au Covid-19 et les moins vacciné.es -

    devrait porter sur l'urgence de bâtir les gestes barrières avec les populations, et bien sûr sur la levée des brevets,

    il porte encore une fois après les annonces de Macron lundi 13 juillet, dans un nouvel acte de « gouvernance » solitaire de la crise, sur les décisions imposées d’en haut par un gouvernement délégitimé par sa gestion inefficace de l’urgence sanitaire.

     

    En France, le gouvernement est très largement responsable du retard pris par la vaccination.

    Au plan international il s’oppose à la levée des brevets.

    On ne peut que souligner qu'il cherche actuellement à se donner les apparences de la rigueur et de l'efficacité et à s'exonérer de ses responsabilités.

     

    Pour une politique de santé publique démocratique et égalitaire

    Face à lui, en même temps que l’exigence de la levée des brevets pour favoriser l’accès à la vaccination des populations des pays dominés et pauvres, c'est une politique de santé publique démocratique et égalitaire, contrôlée par la population, que nous devons défendre ensemble (soignant.es, enseignant.es, aidant.es, etc.).

    Une telle politique s'adresserait à toute la société et pas seulement aux individus pris isolément, car c'est de la protection de la population dans sa totalité dont il doit être question.

    Elle inclut nécessairement aujourd’hui l’accès pour tou.tes à la protection sanitaire globale assurée avec le plus d’efficacité et le moins de risques par les vaccins.

     

    Les soignant.es font face, avec énergie et dévouement

    Depuis plus d’un an les soignant.es ont fait face, avec énergie et dévouement, à une crise sanitaire d’une ampleur et d’une gravité sans précédent depuis très longtemps, sans matériel adapté parfois, souvent sans protection, ce qui a impliqué des malades et des décès en nombre important dans leurs rangs.

    Ils sont encore largement plongé.es dans cette crise et en subissent toujours les conséquences.

    La réponse du gouvernement à leurs revendications, notamment après le premier confinement au moment du «Ségur de la santé», a clairement été une trahison et un déni massif non seulement des sacrifices consentis, mais des besoins considérables que la crise a soulignés.

    Elle a même comporté une part d’humiliation quand un « effort » supplémentaire leur a été demandé par Macron entre la 2e et la 3e flambée de l’épidémie en France.

     

    La vaccination des soignants

    Or, selon la Fédération hospitalière de France, la vaccination des soignants plafonne à 64 % à l'hôpital et à 57 % dans les EHPAD.

    Selon Libération à l'AP-HP, 91% des médecins mais seulement 51% des infirmier.es et aides soignant.es sont vaccinés.

    Des chiffres sous-évalués, issus de la médecine du travail, qui ne comptabilisent pas les soignants vaccinés en ville ou en « vaccinodrome».

    Mais des chiffres qui témoignent d’une résistance forte à la vaccination de la part des soignant.es, notamment parmi les catégories les plus exploitées et les plus mal rémunérées.

    Dans ces conditions la confiance dans les autorités de santé publique ne peut pas être restaurée sans une réforme radicale du système de santé impliquant en premier lieu une revalorisation salariale massive, l’amélioration immédiate des conditions de travail et l’arrêt des politiques de fermeture de lits et de services et de destruction de l’hôpital public.

     

    La couverture vaccinale, comme enjeu majeur de santé publique

    Mais l’élargissement de la couverture vaccinale, comme enjeu majeur de santé publique, si elle doit être articulée aux exigences liées à la défense du service public et des travailleuses et travailleurs de la Santé, ne peut pas leur être subordonnée.

    C’est non seulement  une mesure de protection immédiate pour les soignant.es, s’ils/elles ne présentent pas une immunité acquise encore suffisante, la meilleure depuis le début cette crise, mais elle est évidemment une mesure de protection absolument nécessaire pour leurs patient.es, et pour le système de santé en général.

     

    Par conséquent, aucun argument ne permet de justifier le refus d’être vacciné.e parmi les personnels de santé et d’accompagnement, sauf bien entendu contre-indication médicale, alors qu’ils/elles sont au contact de patient.es vulnérables.

    Cela contredirait les impératifs de santé qui sont indissociables pour nous de l’existence et du fonctionnement du service public que nous défendons.

    C’est la responsabilité des forces progressistes et des organisations du mouvement social de le rappeler.

    Les seules raisons valables de ne pas se vacciner volontairement sont les contre-indications médicales et il est nécessaire que tou.tes les soignant.es pour qui elle n’est pas contre-indiquée soient vacciné.es dans les plus brefs délais.

    Il est juste que les usagers des hôpitaux et des EHPAD reçoivent cette garantie de la part du système de soin.

    Quoiqu’on pense des mesures autoritaires prises par le gouvernement, on ne voit pas bien sur quelle base rationnelle pourrait longtemps être défendu un « droit » individuel à ne pas être vacciné.e en tant que soignant.e alors que de tels enjeux de protection des patient.es sont en jeu.

     

    Pédagogie et implication des travailleuses/travailleurs de la santé et des citoyen.nes elles/eux-mêmes.

    Bien sûr, pour que l’impératif de la vaccination se concrétise, parmi les soignant.es comme parmi la population dans son ensemble, il faut de la pédagogie et une implication des travailleuses/travailleurs de la santé et des citoyen.nes elles/eux-mêmes.

    En ce qui concerne les soignant.es, il faut en premier lieu sortir de la stigmatisation - notamment par une vaccination générale élargie aux professions de service public en contact rapproché et prolongé avec les usager.es (les enseignant.es notamment) - et faciliter encore l’accès à la vaccination sur les lieux mêmes de l’activité en accordant également à chacun.e les 24 heures de congé nécessaires sans prélèvement du jour de carence.

    Les syndicats qui défendent le service public et l’intérêt des salarié.es et tou.tes celles et ceux qui ont dénoncé les scandales de santé publique - comme Irène Frachon qui joua un rôle décisif de lanceuse d’alerte dans l'affaire scandaleuse du Mediator et qui tout en comprenant « la confusion et la défiance (…) » déclare que « la rigueur, l'analyse démontrent de manière évidente les bénéfices massifs de cette vaccination » - doivent pouvoir prendre la parole et favoriser le débat dans le but de convaincre.

     

    Une telle démarche souligne par ailleurs à nouveau l’urgence de rompre avec le cadre antidémocratique, exclusif et opaque de gestion de la crise qui nous a été imposé par le gouvernement au travers d’un conseil de défense soumis à l’exécutif, sous le couvert d’une Loi Urgence qui désarme le parlement et les citoyen.nes.

    Cette démarche réclame aussi une campagne d’information populaire, sérieuse et large, impliquant les organisations de la société civile et le mouvement syndical, qui éclaire les enjeux de la vaccination de masse pour l’intérêt général et qui les rende accessibles à la population dans son ensemble.

     

    Enfin, la vaccination générale des soignant.es ne doit pas être dissociée de la vaccination de la population dans son ensemble.

    Cela passe par un « aller vers » - les personnes âgées et/ou isolées, les précaires, les publics fragiles, etc. - en milieu rural comme en milieu urbain .

    Cela suppose une vaccination généralisée à toutes les classes d’âges susceptibles d’être vaccinées.

    Cela implique enfin le développement intense de la solidarité internationale face à la crise Covid et à l’urgence vaccinale, et des initiatives permettant de porter et d’imposer l’exigence minimale de la mise sous licence publique des différents vaccins disponibles.

     

    Le groupe de réflexion sur la crise sanitaire d’Ensemble

    (chercheur.es, praticien.nes et militant.es)


    votre commentaire
  • A la une du Blog : 25 Janvier 2015

    Ensemble !

     

     

    Déclaration Politique du Collectif National

     

    des 3 et 4 juillet 2021

     

     


    votre commentaire
  • Ensemble !

    Déclaration Politique du Collectif National

    des 3 et 4 juillet 2021

     

    La première leçon du 1er et du 2ème tour des élections régionales est l’abstention massive : les deux tiers des électeurs-trices ne sont pas allés voter.  Notamment chez les jeunes, les ouvriers-ères, les couches populaires. Cela dénote une aggravation de la crise de la démocratie représentative. C’est le signe d’un désintérêt de l’offre politique et de mécanismes démocratiques qui s’affaiblissent jusqu’à perdre leur sens.

     

    De multiples raisons peuvent expliquer cette abstention massive :

     

    - certaines sont conjoncturelles : la crise sanitaire qui démobilise, la méconnaissance du rôle respectif des nouvelles régions et des départements, après les lois de 2015, qui éloignent ces institutions de la population ;

     

    - d’autres sont plus anciennes et structurelles : la perte de sens des mécanismes démocratiques, avec le présidentialisme exacerbé, la perte de crédibilité des propositions politiques après les expériences des gouvernements précédents…

     

    Nous avons l’obligation d’une réflexion nouvelle et plus approfondie sur cette situation. L'enjeu est de taille. Plus que jamais, c'est une nouvelle République sociale, écologique et démocratique qu'il faut promouvoir.

    Dans les derniers mois, les urgences sociales et écologiques appelaient des réponses en lien avec les luttes. Mais les mouvements sociaux ont rencontré des difficultés à marquer la scène politique.

     

    Cependant la lutte des artistes, intermittent-es et précaires du monde de la culture a permis d’aider à mettre la situation des chômeurs-euses et précaires en visibilité politique, avec le combat contre le décret inique du gouvernement (journée de lutte, notamment le 23 avril).

    La réforme du statut d’EDF (plan Hercule) a également fait l’objet de campagnes et mobilisations unitaires, syndicales, associatives et politiques.

     

    Pour des raisons comparables au taux d’abstention, il a été très difficile d’appuyer la bataille électorale des régionales et départementales sur des assemblées citoyennes locales ouvertes-comme ce qui a existé dans certains endroits aux municipales. En effet, les assemblées citoyennes ne se décrètent pas. Le gouvernement et la société cultivent le « chacun pour soi » et ne facilitent pas le collectif indispensable pour construire un autre avenir. Le fossé peut encore s’agrandir entre le « politique » et une majorité de la population qui ne se reconnaît pas dans ce qui lui est proposé et qui ne croit plus qu’« un autre monde soit possible », ou qu’il  passe par les voies politiques anciennes. Malgré les difficultés, il faut cependant continuer à tenter de renouveler les modes de mobilisation politiques. 

     

     

    Dans ce contexte de faible participation, il est difficile de tirer des conséquences précises quant aux rapports de force politiques.

    Le champ politique est très déstabilisé.  

    La bonne nouvelle (contredisant les sondages) est la défaite du RN qui n’a ravi aucune région et vu ses scores très affaiblis. Beaucoup d’électeurs du RN ne se sont pas déplacés.  Mais ce serait beaucoup trop hâtif d’en déduire que c’en est fini des dangers que l’extrême droite fait courir, y compris pour 2022.  D’autant plus que la domination idéologique des thèmes de l’extrême droite perdure dans le champ politique.

    La LRM a également subi une défaite importante, et « en même temps » les manœuvres politiciennes et cyniques de Macron (installation  du duo Macron Le Pen comme le seul crédible).  Les implantations locales du PS et des droites « classiques » (LR) ont maintenu leurs positions acquises en 2015.

    La LR parvient cependant la surmonter provisoirement sa crise en mettant sur orbite des « présidentiables » qu’il lui faudra (difficilement) départager.

    Les listes d’union de la gauche ou de la gauche radicale peinent à percer, même si les querelles de leadership rebondissent entre le PS et EELV.

     

    Ensemble ! se félicite de la dynamique de campagne en Ile-de-France autour de Clémentine Autain et du score obtenu (10,24%) en hausse par rapport au FDG de 2015 (6,6). L’annonce très tôt dans sa campagne de la nécessité de se rassembler pour battre Pécresse a joué un rôle pour la faciliter, et cumuler les résultats du premier tour, sans malheureusement créer une dynamique nouvelle à même de battre Pécresse, qui a mené une campagne haineuse et calomnieuse pour briser cette unité.

     

    Ensemble ! salue la campagne et le résultat de Myriam Martin, tête de liste LFI en Occitanie, et dénonce les menaces qu’elle a subies de la part de l'extrême droite durant la campagne.

     

    Il faut féliciter les électeurs-trices de l’Ile de la Réunion qui ont fait basculer l’Ile à gauche !

     

     

    Au total, toutes les forces de gauche et de l’écologie politique demeurent très divisées. Mais le champ politique est loin d’être stabilisé. Tout n’est pas écrit d’avance. Les résultats indiquent qu’au-delà des pratiques des appareils il y a un désir de gauche et d’écologie dans la population plus important que ce qui était envisagé.  

     

     

    Des mobilisations sociales nouvelles peuvent surgir (exemple : contre une réforme des retraites) et changer la donne.

     

    Il est urgent de créer des dynamiques locales et nationales avec toutes les forces, politiques, syndicales, associatives, citoyennes (par exemple dans le cadre des appels citoyens), pour imposer une démocratie active et définir un contrat de législature pour 2022.

     

    Il s’agit aussi d’agir contre toutes les discriminations, pour l'égalité femmes/hommes, la transition écologique, la régularisation des sans-papiers avec des exigences immédiates permettant de lutter contre le chômage, la pauvreté, la précarité, les inégalités, la chasse aux migrants, le racisme.

     

     

    A quelques mois des présidentielles et législatives de 2022, le débat est lancé dans ENSEMBLE !

     

    Le mouvement définira son orientation pour ces échéances dans le courant du mois d’octobre.

    Le Collectif National des 3 et 4 juillet appelle les collectifs et adhérent.es à contribuer au débat tout au long de l’été.

    Le CN de début septembre aura un débat sur la base de ces textes.

    Sur la base d’une proposition de l’EAN, il décidera de la manière dont le mouvement déterminera son orientation (consultation des adhérent.es, consultation des collectifs, décision du CN…) pour la période marquée par les séquences électorales de 2022 et les autres éléments de la situation.

     


    votre commentaire
  • Site internet national

    Ensemble

    Cahier de conception

    A consulter ici >>>>>


    votre commentaire
  • Pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi la création du collectif citoyen HASEC

    [Hautes-Alpes, solidaires, écologiques et citoyennes]

    soutenu par diverses organisations politiques

    'Ensemble! EE-LV, FI, PCF, Ambition pour Gap, Briançon Citroyenne,

    voici les résultats très encourageants de cette initiatives qui a su substituer "une logique citoyenne" à la "logique partidaire".

    Le communiqué est ci-dessous et en FJ.

    L'histoire d'HASEC se trouve sur Médiapart dans le blog de Cécile Leroux.

    amitiés

    J-P L

     

     

    Communiqué d’Ensemble!05-PACG

    sur les élections départementales

     

     

    Le vent de l’espoir s’est levé...

     

    Les Hautes-Alpes n’ont pas échappé, comme dans toute la France, à une augmentation de l’abstention .

    Depuis les dernières départementales (2015) l’abstention progresse de 26 %.

    Un peu plus de la moitié des électeurs et électrices n’ont pas été voter.

    Ne nous le cachons pas, c’est le fait politique majeur de cette séquence électorale :

    cela pose la question de savoir en quoi nos institutions politiques, dites représentatives, sont encore légitimes.

    La crise de la représentation s’aggrave d’élection en élection et met à l’ordre du jour la nécessité de repenser les institutions.

     

     

    Par contre, les Hautes-Alpes, bien avant les élections, ont constaté le recul du RN.

    Aux départementales de 2015, celui-ci présentait des candidat.es dans 6 cantons et seulement dans un seul cette fois-ci !

     

    Comme, il était prévisible, la majorité sortante, si elle sort en ballottage favorable pour le deuxième tour, a vu son électorat diminuer et d’ailleurs quelques cantons sont gagnables par l’opposition.

    Ce serait un coup de tonnerre si l’actuel Président du Conseil départemental était battu, ce qui est mathématiquement possible, l’écart étant de 213 voix.

    Tout dépendra de l’abstention et du report des voix.

     

     

    La véritable source d’espoir vient de l’existence du collectif HASEC (Hautes‑Alpes, solidaires, écologiques et citoyennes) dont les candidat.es dans 9 cantons défendaient un programme profondément novateur qui anticipe sur les difficultés qui sont devant nous avec la crise climatique.

     

    Tant sur les plans économiques, sociaux, écologiques et sur la nécessité de recréer une démocratie vivante, les propositions d’Hasec sont courageuses.

     

    HASEC fut le seul à partir de l’état des choses existant pour proposer une route pleine d’avenir.

    Son résultat, pour une première participation, est très prometteurs puisque HASEC devient la deuxième force politique du département avec une moyenne de 24 % des voix dans les 9 cantons où le collectif présentait des candidat.es et quatre sont présent.es au 2ème tour.

     

    La voie de l’avenir est clairement indiquée par cette constitution d’une association citoyenne soutenue par les organisations politiques et des résultats très encourageants qui sont le fruit d’un travail acharné de 9 mois.


    votre commentaire
  • Le décret scélérat de la Macronie

    sur le clacul des allocations des chômeurs est suspendu

     

    La juge des référés du Conseil d’Etat suspend le décret

    sur le recalcul à la baisse des allocations des précaires

    au 1er juillet.

     

    Ce n’est pas un jugement sur le fond

    qui sera jugé d’ici quelques mois :

    en attendant lé réforme de Macron et Borne

    ne peut s’appliquer ;

     

    Pour le gouvernement c’est un échec de plus:

    ce qui faisait le cœur de sa politique économique

    par la contrainte vis à vis des chômeurs

    ne pourra pas être mis en œuvre ;

    C’est une victoire pour celles et ceux

    qui se sont battus contre ce décret scélérat.

     

     

    Mais le jugement est un désaveu aussi

    parce que le Conseil d’Etat met en cause explicitement

    le discours sur la reprise de l‘emploi,

    le déséquilibre entre le report des mesures de sur-cotisations

    (bonus-malus) contre les employeurs

    et les « nouvelles règles de calcul des allocations chômage

    [qui] pénaliseront de manière significative les salariés

    de ces secteurs,

    qui subissent plus qu’ils ne choisissent l’alternance

    entre périodes de travail et périodes d’inactivité »


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique