• Le Collectif National d'Ensemble !

    se réunira les Samedi 21 et Dimanche 22 juin 2019.

     

     

     


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  • Clémentine Autain :

    « Je ne veux pas d'un cartel électoral.

    Je veux fédérer dans la société »

    Avec plus d’un millier de signataires, la députée de la France insoumise Clémentine Autain appelle à un « big bang » de la gauche dans une tribune publiée dans Le Monde le 4 juin dernier. Elle pointe les erreurs stratégiques de la FI lors des élections européennes et entend désormais « ouvrir les portes et les fenêtres » du mouvement. Elle est l’invitée de #LaMidinale.  Sur Regards >>>>>

     


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  • La France insoumise, un échec qui vient de loin

    Pierre Khalfa

     

    Depuis l’échec de La France insoumise (LFI) à l’élection au Parlement européen, le débat est engagé sur les causes de cette déconfiture.

     

    Plusieurs explications sont avancées tant par les soutiens du groupe dirigeant de LFI que par des commentateurs.

    Pour les premiers, la cause serait entendue : l’échec serait dû à la fois à une campagne électorale qui aurait entretenu l’ambiguïté sur la question de l’Union européenne et au fait que le choix de la tête de liste ne permettait pas d’avoir une campagne «disruptive» qui aurait permis de prolonger le «dégagisme» originel de LFI.

    Pour les seconds, tout tiendrait à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui, notamment par son attitude lors de la séquence des perquisitions, aurait effrayé l’électorat potentiel de LFI.

     

    Pour les premiers, il faudrait revenir au «populisme» originel,

    pour les seconds, tout se réduit à une question de personne et de supputer sur les remplaçants possibles.

     

     

    Ces deux explications font fi de ce qui s’est passé entre l’élection présidentielle et aujourd’hui.

    Jean-Luc Mélenchon a fait près de 20% à l’élection présidentielle.

    Ce résultat venait de l’addition de deux électorats : celui du Front de gauche et d’une partie de l’électorat qui avait voté François Hollande en 2012 (environ 25%).

    C’est donc un électorat de gauche qui a fait le succès de Jean-Luc Mélenchon.

    Ce succès a été permis par la très bonne campagne du candidat et par le fait que, la candidature de Benoît Hamon s’écroulant, Jean-Luc Mélenchon est apparu en situation d’être au second tour et donc de gagner.

    Il a été ainsi le vote utile à gauche.

     

     

    Or les législatives du mois de juin 2017 montrent la fragilité de ce résultat puisque LFI ne fait que 11% et se trouve être la force politique de loin la plus désertée par rapport à l’élection présidentielle : elle perd, selon les enquêtes d’opinion, environ 60% de son électorat.

    Cela aurait dû alerter la direction de LFI sur la fragilité du vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

    Cela n’a pas été le cas et, succombant à l’hubris, péché mortel du succès, comme nous le savons au moins depuis Thucydide, LFI s’est comportée comme une force hégémonique se voulant un mouvement total englobant toute la société.

    La morgue de cette orientation a commencé à se fracasser lors des élections législatives partielles, où LFI a fait des résultats pour le moins très décevants, et avec le constat de son incapacité à être à l’initiative de mobilisations de masse, ce qui l’a heureusement conduit à participer au collectif unitaire «marée populaire».

     

    Projet émancipateur

     

    Combinée à une rétractation militante due à la fois à l’épuisement de l’activisme quotidien et à l’inexistence d’une démocratie interne permettant une réelle discussion, cette situation a produit des tensions inévitables qui, faute de lieux pour trancher les débats, se sont traduites par des exclusions arbitraires dont la presse a fait ses choux gras.

    Or quel que soit ce que l’on peut penser des positions des responsables exclus – et l’auteur de ces lignes en pense pis que pendre –, on ne peut construire un mouvement politique durable qui fonctionne de cette façon.

     

    Au-delà, il faut interroger le fond de l’orientation.

    Elle renvoie à une vision de la politique conçue uniquement sur la base de la désignation d’un ennemi, l’objectif étant de «fédérer le peuple» contre l’oligarchie.

     

    Or si la désignation d’un ennemi est certes la condition du combat politique, la politique ne peut s’y réduire.

    L’espace politique est aussi un espace où se construit du commun à travers notamment l’élaboration de projets politiques et la politique ne peut se réduire à un strict rapport de forces.

     

    La référence au peuple ne construit en elle-même aucun projet politique.

    Ainsi le RN pouvait, dans la dernière campagne électorale, proclamer sur ses affiches «Donnons le pouvoir au peuple.»

    Pour que la référence au peuple puisse être féconde, il faut qu’elle soit surdéterminée par un projet émancipateur porteur d’un imaginaire social de transformation, comme l’a été en son temps l’idée de communisme, au-delà même de la réalité du «socialisme réellement existant».

    Mais cela suppose de comprendre que l’on ne peut pas simplement surfer sur la colère et le ressentiment, ou pire sur la haine.

    Un mouvement politique visant l’émancipation doit être capable d’être porteur d’une espérance qui permet de se projeter dans l’avenir et pas simplement d’un refus de l’ordre existant.

     

    Syndrome hégémonique

     

    C’est dire si le débat que tentent de nous imposer certains commentateurs et paradoxalement certains dirigeants de LFI entre «le populisme dégagiste» et «l’union de la gauche» est dépourvu de sens.

     

    Populisme dégagiste vraiment ?

    Il ne semble pas que le succès d’EE-LV, qui a bénéficié d’une bonne part de l’électorat de LFI (20%), soit dû à cette orientation.

    Quant à l’union de la gauche, on ne voit pas comment l’union de forces en déclin ou marginales résoudrait le problème qui nous est posé.

    Si la gauche d’émancipation a certes été incapable de présenter un front commun, elle a surtout été incapable d’être porteuse de l’espérance d’une société désirable, d’un projet qui soit capable de transformer la colère populaire, qui s’est notamment manifestée lors du mouvement des gilets jaunes, en un espoir de changement politique.

     

    Même avec les écologistes, dont certains dirigeants semblent eux aussi atteint aujourd’hui du même syndrome hégémonique que LFI naguère, elle s’avère incapable de présenter une alternative politique un tant soit peu crédible. 

     

     

    Il faut donc aujourd’hui engager un processus dont l’objectif est de refonder/reconstruire une gauche aux prises avec les réalités économiques, sociales et écologiques du XXIe siècle.

    Une telle gauche ne peut simplement être le produit de la convergence pourtant nécessaire des forces politiques existantes mais devrait pouvoir agréger toutes celles et ceux qui, au quotidien, luttent contre le néolibéralisme autoritaire et contre toutes les formes de dominations et d’oppressions, ce qui suppose pluralisme et démocratie.

     

    La direction de LFI y est-elle prête ?

     

    Pierre Khalfa

    1er juin 2019


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  • Contribution pour l'après-26 mai.

     

    Réflexions sur les jours d’après

    Ensemble ! réuni

    peut avoir un rôle à jouer comme force de proposition…

     

    L’après 26 mai 2019 pourrait être simple : les gauches qui ont postulé aux suffrages pour les élections européennes ont été tellement en concurrence (alors qu’une partie des listes disaient des choses semblables ou non contradictoires) qu’elles devraient raisonnablement en tirer la conclusion qu’il faut discuter. Notamment face au danger des droites extrêmes et des néolibéraux. Mais l’effort subjectif pour dépasser les postures qui durent depuis plus d’un an sera vraiment considérable et coûteux.  Selon toute vraisemblance, une médiation sera nécessaire pour parvenir à un débat constructif.

     

    On peut aussi espérer que dans Ensemble, les clivages s’apaisent et qu’Ensemble ! dans son entier puisse jouer un rôle passerelle. Le pire serait qu’on pousse au rassemblement, et qu’on continue à s’entredéchirer dans Ensemble !

     

    Aucune des forces et organisations qui étaient en compétition à gauche le 26 mai ne peut à elle seule prétendre incarner une solution d’avenir. Mais ces forces (je ne parle pas du PS ici, mais il faudra le faire aussi) ont dans leur sillage ou leurs propositions des richesses de propositions, d’innovations et de militantisme qui, mises en commun, pourraient devenir attractives pour faire du neuf. Encore faut-il le vouloir. Mais aussi définir une méthode.

     

    Quelles pourraient être les pistes de méthode pour avancer ?

    J’en voit quatre.

    * La première serait donc d’accepter l’échange et le débat.

    1. a) Dans un premier temps, l’échange devra se faire d’abord entre des courants proches par leur histoire ou par affinités pour reconstruire une confiance commune.
    2. b) Pour un projet plus large, à la hauteur de la situation, on connait l’argument ressassé sur l’alignement des sigles qui ne produirait rien de bon. Après cette campagne européenne, cet argument devient presque évident : pourquoi un rabibochage par un cartel de sigles serait-il d’un seul coup crédible alors que tout a été fait pendant des mois pour discréditer au maximum toute pratique unitaire (et certains l’ont fait au nom de l’unité !). Il conviendrait donc dans un premier temps de dire modestement : parlons-nous et débattons. Sans forcément en faire une publicité tapageuse, pour ne pas créer de faux espoirs, voire des tromperies sur la marchandise. Et en distinguant le court terme et le long terme : que faire ici et maintenant, puis quelle stratégie pour les années à venir (il vaut mieux …ne pas commencer par 2022).

    * La deuxième piste serait donc l’action commune doublée de propositions politiques communes. Certains répondent à cela : mais on le fait déjà ! Ou encore : ce n’est pas cela qui définit un projet politique. Il faut donc bien clarifier ce dont on parle. Les forces politiques de gauche et écologistes soutiennent en général des luttes, ou des exigences, chacune séparément. Il leur arrive de le faire ensemble : par exemple au printemps 2018 pour soutenir par des conférences de presse la lutte des cheminots. Ou encore bien plus difficilement pour soutenir en commun les manifestations de Gilets jaunes, agir contre la répression. Ou plus rarement pour s’afficher dans les manifestations climat. Mais ces cadres communs de solidarité ne font pas évènement, parce que rares sont les composantes qui veulent leur donner un sens politique réel. La question est : est-ce que cela suffit d’être solidaires ? Le vrai engagement politique commun serait de prolonger la solidarité élémentaire par des propositions politiques : sur les services publics européens, sur les priorités écologiques, sur la démocratie. Mais là, il n’y a plus personne ! Chacun reste dans son couloir : la place est jalousement gardée et protégée. Alors que bien souvent, les propositions des uns et des autres pourraient au minimum converger ou alors susciter publiquement des controverses utiles. Mais c’est précisément cela que certaines forces ne veulent pas partager. Car admettre un cadre pluraliste convergent avec des débats publics profitant à tout le monde, c’est admettre que l’on construit un espace socio-politique commun. C’est renoncer à son pré-carré. Voilà pourquoi l’action commune prolongée de propositions communes sont en réalité très engageantes pour faire voir au quotidien qu’un projet politique est possible. L’offre politique doit être enracinée dans l’action, sinon elle court le risque du projet en surplomb auquel il faut se rallier, sans être appelé à coconstruire. L’émancipation implique la participation à la fabrique du politique.

    Exemples concrets :

    - Cédric Durand et Razmig Keucheyan ont écrit une tribune (parue dans Le Monde) avec des propositions sur la place de l’intervention publique pour définir une transition écologique, avec des axes hiérarchisés. Voilà ce dont il faut discuter.

    - Ou encore : quelle proposition alternative à la retraite par points dite « universelle » de Macron ?

    - Ou sur l’assurance-chômage avec bonus-malus ?

    Si les forces de gauche et écologistes n’ont rien de commun à construire sur ces sujets, en lien si possible avec les acteurs-trices directement engagés, alors quelle est leur crédibilité politique ? On peut répondre : mais cela se fait déjà souvent à l’Assemblée nationale, voire au Parlement européen. Cela se fait parce qu’il y a contrainte : empêcher des projets, rendre plus audibles des sujets. Pourquoi cette contrainte parlementaire (parfois purement formelle) ne pourrait-elle pas se déployer dans l’arène publique ? Il conviendrait donc de mettre en place des groupes de travail thématiques.

    * La troisième piste nécessite justement de construire des espaces démocratiques citoyens ou populaires, impliquant non seulement les forces ou courants politiques organisés, mais d’emblée des animateurs-trices de luttes ou d’associations, et les personnes volontaires.  On rejoint par là la forte exigence démocratique que nous observons partout. Il s’agirait de mettre en place une sorte d’agora démocratique et ouverte, des assemblées citoyennes ou populaire. Certains parlent de « processus constituant ». Pourquoi pas ? C’est là la médiation à mettre tout de suite en chantier. Si on vise une alternative émancipatrice à vocation majoritaire, il faut chercher à faire en sorte que la politique implique le plus grand nombre. Les forces et courants politiques doivent être partie prenante du partage d’expérience sans en faire un enjeu de concurrence passant par-dessus l’intérêt collectif. Il faut en somme mobiliser les personnes de plus en plus nombreuses qui ont le désir de faire de la politique de manière directe, sans appartenance à priori, et qui tâtonnent dans cette direction depuis Nuit Debout, les groupes d’action FI (pour partie), les Collectifs Marée populaire, pour partie les Gilets jaunes, les citoyens des mobilisations climatiques, etc. Certes, cela ne règle pas par magie les problèmes d’incarnation, de représentation personnalisée (inévitables, car la société ne peut jamais être d’emblée transparente à elle-même). Mais cela les encadre de bonne manière. Et cela nécessite aussi de livrer bataille vers les médias pour imposer du pluralisme représentatif plutôt qu’une mise en scène des egos et des présidentiables. Certains médias marcheront si cela est porteur de vie.

    * La quatrième piste, corollaire de la précédente, est la nécessité vitale pour les mouvements sociaux, les syndicats, les associations, d’assumer la portée politique pluraliste de leurs luttes.  Ce qui bien sûr ne va pas de soi, et implique de réviser des certitudes mal apprises, ou déformées (Charte d’Amiens entre-autre).

     

    Des débats à poser

     

    Une fois cette méthode de travail acquise (ce qui ne sera pas facile, au vu des habitudes prises), il ne fait aucun doute qu’il faudra aussi remettre sur le métier bien des notions dont le sens n’a plus rien d’évident, du moins à large échelle.

     

    * Ainsi la notion de gauche. Alors que toutes les études de politologie montrent que les personnes continuent à se classer individuellement selon le clivage gauche/droite (y compris, j’en ai fait l’expérience, chez les Gilets jaunes), la force de propulsion politique de ce clivage s’est émoussée, à force d’être combattue de tous côtés, à gauche et à droite. Le résultat en est plutôt un déplacement de l’axe politique vers une droite culturellement hégémonique (on le voit dramatiquement sur les enjeux sociaux, avec par exemple la disqualification du salariat), doublée à l’opposé d’un radicalisme verbal souvent vain (dégagisme, colère, raccourcis, sectarisme prétendument « lutte de classe » …). C’est ce qui reste une fois que la gauche accepte de disparaitre comme enjeu ou intériorise sa ringardisation. On n’ose plus se dire de gauche : c’est une vraie victoire de la confusion dominante. Tout se vaut. Mais reconnaissons que pour réinsuffler du sens, il faudra faire de la pédagogie et savoir comment prendre en compte le besoin d’audace (Gilets jaunes, cortèges de tête…) dans l’action.

    La société est clivée : le clivage social, bien connu, le clivage des valeurs et du sens, le clivage des stéréotypes de genres et des effets d’oppressions, le clivage du rapport à la nature et au vivant. Gauche et écologie sont intriqués dans le combat anticapitaliste, ou alors se dilueront l’un et l’autre. Mais l’intrication n’est pas spontanée, elle peut produire des conflits de priorités, difficiles à maitriser (exemple : emploi et industrie nucléaire, ou agro-alimentaire). Le clivage social ne produit plus, ou pas mécaniquement, un imaginaire progressiste. Le conflit sur le sens et les valeurs est orthogonal au clivage social, lequel peut suivre plus facilement une pente « nationale-sociale » de repli.

     

    Nous avons donc tout un travail d’élaboration à faire.

     

    * Il en va de même avec la lutte des classes et c’est lié. Mais il faut reconnaitre qu’un nouveau débat théorique est nécessaire sur ce qui structure les sociétés. Les rapports sociaux, de classe, de sexe, et de racisation, s’imbriquent. Mais ils ne s’imbriquent pas de la même façon sous le capitalisme qu’avant le capitalisme. La structure de classe introduite par le capitalisme mondialisé remodèle les sociétés, les oppressions millénaires, les conflits dits ethniques. C’est un processus. L’imbrication n’est pas la même en Europe ou en Inde par exemple, ou dans des sociétés culturellement très différentes, même si la globalisation capitaliste tend à homogénéiser les modes de vie et le règne du tout marchand. Il nous faut donc tendre à universaliser (internationaliser) nos références et schémas de valeurs tout en étant attentifs au pluralisme des peuples et cultures (exemple type, le voile : l’acuité du problème, la manière de l’aborder, n’est pas la même selon que l’on vit en Iran, en Arabie Saoudite ou en France ; mais nous devons d’abord avoir un point de vue le plus universel possible, tout en admettant que l’universel n’est pas une entité figée).

     

    * L’écologie est un défi anthropologique gigantesque, irréductible par bien des aspects aux conflits historiques connus. Les manifestations de jeunes sur le climat expriment cette radicalité nouvelle : « je veux pouvoir vivre comme être humain, en compagnie du vivant et de la biodiversité ». Cela semble transcender tout le reste. Et le temps presse !  Mais en même temps, sans renversement des puissances capitalistes, la bataille sera perdue.  Nous avons besoin de hiérarchiser des objectifs de lutte, et d’inventer une forme démocratique pour ce mouvement. C’est d’ailleurs étrange : le mouvement climat n’est pas démocratique dans ses modes de décision, mais cela semble peu inquiéter celles et ceux qui y participent, alors que la soif de démocratie est grande.

     

    * Le défi démocratique :  Comment s’articule l’invention démocratique dans l’action, dans les luttes (qui produisent leurs institutions) avec une transformation radicale de la représentation citoyenne, qui reste incontournable ? Comment articuler démocratie (processus vivant) et république (chose commune) ?

    Sur toutes ces questions comme sur celles énumérées par le texte collectif dit « stratégique » qui a circulé dans Ensemble !, nous avons besoin d’avancer dans le dialogue démocratique.

     

    Jean-Claude Mamet (01-06-2019)


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  •  

    Collectif de Défense des Manifestant.e.s de la Somme

    defensemanif80@gmail.com

    FB: CDM 80 - Collectif de Défense des Manifestant.e.s de la Somme

     

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    Communiqué commun : Samedi 25 mai à Amiens :

    Nassé-e-s, gazé-e-s, provoqué-e-s, empêché-e-s de manifester, brutalement réprimé-e-s.... 130 manifestant-e-s interpellé-e-s par la police !

    A quoi joue le gouvernement ?

     

    Le bilan des pouvoirs publics sur cette journée de manifestation est lourd : un cortège laminé sciemment par l’intervention des CRS, avec de petits groupes de manifestant-e-s désorienté-e-s, qui tentent avec difficulté de fuir par les rues adjacentes. 130 interpellations. Des tirs de LBD. Des blessé-e-s. Une pluie d’amendes de 135 euros pour manifestation illicite. Des convocations au poste de police. Des comparutions immédiates, où des jeunes sont condamné-e-s après une parodie de procès.

    Dès le matin, alors qu’un petit groupe de gilets jaunes, de militant-e-s, montent à la Hotoie les tonnelles d’un village associatif et militant déclaré en Préfecture, où se dérouleront les débats, dans le calme, la présence policière est totalement disproportionnée. Les stands sont fouillés, la responsable de la LDH est intimidée par un agent qui la vise de son LBD pour l’empêcher de filmer. Des personnes sont interpellé-e-s alors qu’elles rejoignent la Hotoie et sont placé-e-s en GAV. La police est omniprésente, en confrontation directe avec des manifestant-e-s, dès le matin. Le ton est donné.

    L’après-midi, 2000 manifestant-e-s sont pourtant présent-e-s à l’appel des gilets jaunes et d’une série d’organisations syndicales ou politiques. Il-elle-s seront gazé-e-s rapidement. Le parcours discuté en amont avec les autorités est rendu impossible par des barrages de police. Place de la gare, alors que toutes les banques sur le centre-ville sont protégées, la Caisse d’Épargne ne l’est pas ! Le cordon de CRS qui la « protège » habituellement est en retrait, la livrant à la colère populaire après plusieurs gazages des manifestant-e-s. "Aux fenêtres autour de cette banque, caméras et appareils photos sont prêts à enregistrer."

    Le cortège sera à nouveau nassé, rue Jules Barni, et saucissonné. Les tirs de LBD vont pleuvoir. Plusieurs manifestant-e-s, totalement pacifiques, sont visé-e-s, touché-e-s par des tirs sans aucune raison. Des rafles auront lieu dans les groupes de manifestant-e-s désorienté-e-s, qui tentent de rejoindre la Hotoie, point d’arrivée de la manif. Place René Goblet 80 manifestant-e-s se retrouvent face a une charge de CRS qui les gazent, les nassent, les humilient en forçant une partie d’entre elles-eux à rester allongé-e-s, face contre terre avant d’être emmené-es par petits groupes au commissariat pour être verbalisé-es. Les grenades lacrymogènes ont été lancées en plein milieu d’un parc pourtant largement fréquenté à cette heure par des familles et des enfants.

    Plus loin, place de l’Hôtel de Ville, nouveaux jets de grenades lacrymogènes, sur un manège pour enfant, qui continue de tourner dans un nuage de gaz.

    "Lundi, au commissariat de police, on explique à des jeunes, interpellés alors qu'il-elles se rendaient seul-e-s ou à deux au village associatif, et convoqués en audition libre, qu’il leur faut accepter « un stage de citoyenneté » pour éviter le procès, ou ça va « barder pour eux ». Sans l'avoir compris, il-elle-s viennent de signer une reconnaissance de culpabilité, sans possibilité de recours ! D’autres passent en comparution immédiate, menacé-es d'être placé-e-s en détention provisoire s'ils-elles demandent un report de l'audience pour préparer leur défense."

    Brigitte Fouré, maire d’Amiens, s’est vantée dans la presse d’avoir suivi de près la gestion de l’ordre conjointement avec la préfecture, elle-même en lien régulier avec le ministère de l’Intérieur... C’est donc très clair : cette répression brutale, sans aucun autre but que de terroriser et diaboliser les manifestant-e-s, faite de provocations et de violences est de la responsabilité non seulement de la préfecture mais aussi du gouvernement.

    Nous n’acceptons pas cette remise en cause brutale du droit de manifester. Réunies ce mardi, nos organisations ont décidé de mesures pour organiser la défense des victimes de cette répression, auxquelles elles assurent tout leur soutien.

    Nous demandons à être reçu-e-s sans délai par la préfecture de la Somme.

     

    Organisations signataires : Alternative Libertaire, UD CGT Somme, FSU 80, Solidaires 80, CNT-STE 80, LFI 80, POI 80, E! 80, Collectif Alexandre Marius Jacob, Groupe Georges Morel de la Fédération Anarchiste.


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  • Je ne connais pas François Parny
    par GH militant d'Ensemble !
     
     
    Bonjour,
     
    Je ne connais pas François Parny.
     
    Je crois savoir que c'est "un nom", qui sait écrire des "contributions décisives" comme disait quelqu'un sur cette liste, non sans un humour que j'ai apprécié.
     
    Cela étant, je me permets, en tant que petit militant sans grade de province, de lui répondre sur quelques points, non moins décisifs.
     
     
    "Est-il possible que toutes ces personnes qui « savent » puissent considérer que c’est au peuple lui-même aujourd’hui de forger les réponses qu’il entend apporter au problème auquel il est confronté"
     
     
    Évidemment, c'est une grande question, que nous nous posons tous et toutes, que personne n'en doute.
    Le problème n'est pas là : à cette question, nous répondons tous et toutes : oui.
    Le vrai problème c'est : comment y parvenir.
     
    Et là, M. Parny est un peu comme tout le monde : il ne propose rien.
     
     
    Oh si, il propose de faire partout des assemblées citoyennes, qui vont élire des délégués, etc... C'est bien.
    Mais outre le fait que ça a déjà été tenté 25 fois, en particulier pendant la période du Front de Gauche, c'est oublier que JAMAIS dans l'Histoire, il n'a été possible que les masses (je préfère ce mot qui fleure bon la vieille tambouille, que celui de "peuple" pour des raisons que l'on sait) s'auto-organisent EN DEHORS d'un MOUVEMENT de masse, justement, d'une vague de fond de luttes victorieuses.
     
    Nous en sommes loin.
     
    Ce qui explique que toutes nos tentatives de créer de telles assemblées aient été vouées à l'échec, une fois que nous avons vu qu'il y avait 20 personnes, dans les beaux jours.
     
     
     
    Par ailleurs, son analyse du mouvement des Gilets Jaunes date un peu.
     
    Aujourd'hui, pour quiconque s'est investi un peu dans le mouvement, il est clair qu'il n'y a plus UN mouvement des Gilets Jaunes, mais DES mouvements dispersés, des groupes éclatés qui, et il y a évidemment une raison de fond, ont peu ou prou reproduit le clivage gauche/droite.
     
    Selon le vécu des un-e-s et des autres, de leur niveau de conscience, acquis pendant le mouvement ou avant, selon les influences etc... 
     
    Les scores électoraux se retrouvent bon an mal an partout dans la classe ouvrière et donc aussi chez les Gilets Jaunes.
     
     
     
    Alors, M.Parny croit-il lui-même, un seul instant, que des assemblées citoyennes, des soviets, vont éclore partout, ex-nihilo ?
    Si oui, c'est un doux rêveur.
    Si non, il faudra bien les susciter.
     
    Qui alors ?
     
    N'est ce pas notre rôle, à nous, militant-e-s ?
     
    A une époque nous disions avant-garde éclairée de la classe ouvrière.
    Ce langage a disparu, mais notre rôle est bien celui-là.
    Dans un contexte de recul des droits, de luttes défensives, rarement victorieuses, c'est à nous de maintenir un tant soit peu d'organisation de la classe, afin qu'elle ne recule pas en rase campagne.
     
     
    Mais si notre rôle est bien celui-là, c'est bien en se rassemblant, en arrêtant de considérer que les autres ont toujours tort et que "c'est nous les meilleur-e-s".
     
     
    La phrase "Mais les déclarations et les initiatives politiciennes qui commencent à se multiplier me mettent en colère tant elles sont le reflet de tout ce qui a été rejeté par le « dégagisme » des élections présidentielles ou la très grande conscience du mouvement des gilets jaunes posant les questions notamment de la représentativité politique et même de leur représentativité à elle et à eux." est à hurler tant elle fait montre d'un aveuglement, de quelqu'un qui n'a sans doute pas mis les pieds sur le terrain depuis longtemps.
     
    Le "dégagisme" est la partie émergée de l'iceberg du populisme de Laclau et Mouffe, et la partie la plus sale.
     
    Aujourd'hui, et déjà aux présidentielles, n'en déplaise, le parti du dégagisme, c'était plus le FN que la France Insoumise.
     
    Et c'est hélas ce premier parti qui l'incarne encore le plus.
     
    Quant à Laclau et Mouffe, il serait temps de les mettre dans la poubelle de l'histoire si on veut enfin repartir sur des bonnes bases.
     
     
    Enfin, la "très grande conscience du mouvement des gilets jaunes", c'est une blague ?
     
    Je ne nie pas les questions posées par les gilets jaunes, leur degré de mobilisation, au moins au début, leur volonté de s'auto-organiser, et bien sûr, notre devoir de les soutenir.
     
    Mais de là à parler de très grande conscience, il y a un pas.
     
    N'oublions pas non plus que ce mouvement, qui nous est apparu imposant parce qu'il nous a surpris, qu'il a mis en jeu des couches de population que nous n'avions pas l'habitude de cotoyer et qu'il est né dans une période socialement atone, n'est rien - en ampleur - comparé aux grèves et mouvements contre la loi travail, et encore moins comparé aux grèves et manifs de 2003 contre les lois Fillon d'une part, allié au mouvement des enseignant-e-s, en grève pendant un mois et demi.
     
     
    Alors oui, nous avons encore un rôle à jouer, et non, le salut de la classe ouvrière ne viendra pas de rien, sans que nous y intervenions.
     
    Si j'essaye de résumer le propos de François Parny, "L’heure est à la lutte, aux luttes et à leur développement et à la réaffirmation que le mouvement des gilets jaunes est une chance pour notre pays." .
     
    C'est bien peu, et surtout, les luttes ne se développent pas parce qu'on a décidé qu'il fallait qu'elles se développent.
     
     
    Que propose François Parny dans une période généralisée de reculs ?
     
     
    Le Big-Bang aurait eu lieu, d'après lui, aux élections présidentielles de 2017 ?
     
    Ce serait donc la création de FI et les 20% de Mélenchon ?
     
     
    En terme de big-bang, c'est plutôt un pet dans l'eau.
     
    Il ne faut pas oublier que les 20% de Mélenchon sont un peu un "malentendu", car il n'était pas que le candidat de FI, mais aussi celui du PCF, et le nôtre, en grande partie (Même moi à cette époque ait fait la campagne avec enthousiasme).
     
    C'est aussi pour cette unité que les gens ont voté.
     
    Le premier vrai score du "little-bang" FI, c'est celui des législatives.
     
    Et le reproche principal que je fais à FI c'est d'avoir accaparé ce 20%, un peu comme Chirac s'était accaparé les 80% du deuxième tour de 2002.
     
     
    Enfin : "Mais le peuple sait bien aujourd’hui que dans l’esprit de ceux qui le propose la plupart du temps, ce rassemblement n’est fait que pour essayer d’obtenir un peu plus d’élus, un peu plus de places dans des assemblées qu’ils espèrent dominer… ou pas.".
     
    Vous parlez peut-être pour vous, M. Parny, mais moi j'ai encore confiance dans une grande partie des hommes et femmes politiques, en particulier ceux et celles avec qui je me bats tous les jours, ceux d'Ensemble ! , les militant-e-s de base de FI, qui se sentent un peu perdu-e-s aujourd'hui, certain-e-s du PCF (mais avec un peu plus de circonspection, il faut bien le dire).
     
    Et je sais que la majorité d'entre eux/elles ne rêvent pas que d'être élu-e-s, ou de dominer quoi que ce soit.
    C'est un peu nous insulter.
     
    GH

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  • Déclaration d’Ensemble après les Européennes

     

    1- La seule vraie surprise, positive, de ces élections est que contrairement à tous les pronostics elles n'ont pas été marquées par une aggravation de l'abstention. Mais, au contraire, par une progression de la participation (de l'ordre de 50%, et non de 40 % comme annoncé).


    C'est le signe que le désintérêt de l'électorat pour ces élections n'est pas une fatalité. Ce qui est en cause c'est la qualité (ou non) du débat politique et de l'offre politique présentée par les différents partis.

     

    2- En revanche, confirmation que la campagne et le scrutin ont été confisqués par la mise en scène du prétendu duel entre Macron et Le Pen, remake du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2017, et anticipation de ce que l'un et l'autre voudraient pour la prochaine présidentielle de 2022 !


    Un « référendum », anti-Macron versus anti-Le Pen !

    Lequel débouche sur une « victoire modérée »  du Rassemblement national et une « défaite honorable » pour la LREM…

    Et, pour les deux, une commune réussite : une étape supplémentaire dans la restructuration du champ politique.

    Le clivage gauche/droite estompé  par l'effondrement de la droite LR et la marginalisation du PS.

    Une droite en déroute.

    Une gauche en miettes : la LFI avec 6,3 % voit son ambition démentie, le PS avec 6,1 % est minoré, Génération.s (3,3 %), le PCF (2,5%), LO (0,8%) apparaissent en perdition…


    Seule la liste EELV avec 13,5 % des voix remporte une victoire.

    Elle échappe au désastre d'une gauche avec laquelle elle a pris ses distances, surtout elle bénéficie électoralement des mobilisations pour le climat et la défense de la biodiversité : même si tout le monde s'est « verdi », EELV est crédité du label écologiste.

     

    3- Ledit champ politique à l'issue de ces élections est en décalage avec la réalité sociale et politique, tel qu'il a été travaillé ces derniers mois par les mobilisations sociales en France et par les transformations à l'oeuvre au sein de l'Union européenne.


    Même s'il faut noter de ce point de vue la spécificité du Rassemblement national, lequel confirme son ancrage social, la fidélisation de son électorat, ainsi que son insertion dans la dynamique qui porte les extrêmes droites à l'échelle du continent.


    Pour ce qui est du gouvernement Macron, celui-ci, sous l'impact de la colère populaire portée par les Gilets jaunes et les mobilisations sociales, est affaibli et en perte de légitimité.

    Même s'il prétend poursuivre ces attaques anti-sociales et anti-démocratiques, ce ne sont pas ses scores aux européennes qui lui en donneront les moyens.


    Concernant les enjeux européens, le face-à-face Macron/Le Pen est un trompe l'oeil : il ne répond en rien à une crise de l'UE qui appelle un double refus.

    Refus des politiques ultralibérales qui imposent austérité et autoritarisme, et refus des propositions en termes de sortie (version « Brexit ») ou de reformatage telles que portées par les extrêmes droites européennes.


    Si le choix entre « l'anti-Macron » et « l'anti-Le Pen » a imposé sa domination,

    ce n'est pas par sa force propre (23 et 22,5 % des exprimés, à diviser par deux au regard des inscrits !),

    mais par le vide qu'il est parvenu à créer autour de lui, renvoyant les autres forces (à l'exception des écologistes) au-dessous des 10 %…

     

    4- Malgré la diversité des situations au sein de l'UE ces élections révèlent, outre une régression de l'abstention dans beaucoup de pays, des mouvements de portée générale qu'accentue l'application de la proportionnelle :

    le recul des partis conservateurs et sociaux-démocrates qui jusque là formaient le bloc majoritaire dominant le Parlement, la montée des extrêmes-droites et les succès rencontrés par les partis écologistes dans plusieurs pays à l'ouest du continent...

     

    5- A gauche, c'est un sévère retour critique qui doit s'imposer.


    Au regard de l'état catastrophique que présentent ces élections c'est une responsabilité collective qui est en cause.


    L'état de division et l’absence de projet commun porteur d’un nouvel horizon d’émancipation dans lequel les forces de gauche se sont présentées devant l'électorat populaire et de gauche ont empêché de contrecarrer les manœuvres de destruction de l’opposition entre gauche et droite.

    Cela en proposant une alternative vraiment de gauche à la fois à l’ultralibéralisme macroniste et à la menace de l'extrême droite lepéniste.

     

    6- La gauche de transformation sociale, démocratique et écologique est au pied du mur.


    Il lui faut construire une orientation répondant aux aspirations populaires à plus de justice sociale et à davantage de démocratie active.

    Et cela à l'échelle de l'Europe pour combattre et l’ultralibéralisme austéritaire et le néofascisme menaçant.

    Il lui faut se rassembler sur une orientation de rupture avec le libéralisme et le productivisme, surmonter les rivalités et les prétentions à l'hégémonie pour défendre une telle orientation.

     

    L'Equipe d'Animation Nationale d'Ensemble

    28 mai 2019

     


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  • Clémentine Autain tire les leçons des Européennes

     

    27 mai 2019

    Pour « l’Obs », la députée LFI de Seine-Saint-Denis tire les leçons de l’échec aux Européennes. Elle remet en cause la stratégie du «clash » et le clivage peuple-élite.

    A lire sur le site d'Ensemble Insoumis ! :

    http://reflexions-echanges-insoumis.org/clementine-autain-tire-les-lecons-des-europeennes/

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  • Ensemble !

    Regarder la menace en face

     

    « L’affaire Andréa Kotarac », ancien responsable « jeunes » du PG et élu régional France insoumise, est une opération réalisée au seul bénéfice du Rassemblement national de Marine Le Pen.

     

    C'est un coup sévère porté non seulement contre La France insoumise, mais contre toute la gauche.

     

    Elle offre l'occasion de relancer le thème habituel d'une prétendue conjonction des « extrêmes ».

     

    Insultant pour les membres de La France insoumise et aussi de la gauche radicale, cette propagande est malgré tout facile à combattre tant les oppositions avec l'extrême droite sont évidentes.

     

     

    Plus dangereux le fait qu'Andréa Kotarac, relayé par Marine Le Pen, justifie son ralliement au Rassemblement national au nom de références à ce qu'il dit être des fondamentaux politiques de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise.

     

    Cela tant dans le domaine international que pour les élections européennes.

     

    Dans le domaine international, il évoque la question des relations avec la Russie et des orientations souverainistes et nationalistes.

     

    A propos des élections européennes, il interprète le thème du « référendum anti-Macron » comme devant conduire, pour battre Macron, à voter pour la liste Rassemblement national.

     

     

    Pour Andréa Kotarac il s'agit de l'aboutissement d'un processus visiblement ancien, marqué en avril 2019 par sa participation à la réunion de Yalta en Crimée (*), et qui se concrétise aujourd'hui par cette décision de soutenir le Rassemblement national, dont découlent ses démissions de La France insoumise, de son mandat d'élu régional et son exclusion du PG.

     

     

    Ce positionnement doit être dénoncé pour ce qu'il est : un reniement des valeurs fondamentales de la gauche et une dérive politique d'une extrême gravité.

     

    Et l'alarme doit être prise au sérieux.

     

    Elle confirme la gravité de la menace que représente le Rassemblement national, dont on voit qu'il est en capacité de développer son influence y compris dans certains secteurs de gauche.

     

    La vigilance nécessaire à cet égard appelle une réflexion de la gauche et de ses diverses composantes.

    Quelle convergence des luttes, quelle unité populaire pour favoriser l'émergence d'un front social, écologique et politique riche de sa diversité, ce dont ne peut rendre compte un clivage réducteur «  peuple/élites » ?

    Quelles conception et pratique de la souveraineté populaire et de l'internationalisme à opposer au nationalisme souverainiste en France, en Europe, dans le monde ?

    Pour une gauche digne de ce nom, que signifie revivifier le clivage gauche/droite  dans le contexte de crise de la représentation et de panne du projet d'émancipation ?

     

    Ce sont quelques unes des questions qui appellent un travail de fond pour clarifier des problématiques déterminantes pour le devenir de la gauche, pour ses interventions, pour son combat spécifique contre l'extrême-droite.

     

    Laurence Boffet, Pierre Cours-Salies, Armand Creus, Michelle Ernis, Jean-Claude Mamet, Roland Mérieux, Jean-François Pellissier, Cécile Silhouette, Francis Sitel

    Membres d'Ensemble !

     

     

    (*) : A Yalta, dans la Crimée annexée par la Russie, s'est tenue une conférence internationale organisée par Poutine, à laquelle ont parmi d'autres participé Thierry Mariani et Marion Maréchal Le Pen...

     


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  • Ensemble 69 ! Rhône !

    Andrea Kotarac : du populisme au souverainisme et du souverainisme à l'extrême-droite

    Voici la lettre que nous lui avions adressée personnellement le 30/04 et que son appel à voter pour le
    Rassemblement National aux élections européennes du 26 mai nous autorise à rendre publique

    Sur le site national d'Ensemble! >>>>>


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