• Cerises -  N°2  - 15 février 2019

    Cerises La Coopérative

     

    Cerises -  N°1  - 18 Janvier 2019


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  • Rencontre avec Annick Coupé

    pour discuter de l’avenir du mouvement syndical et social. 

     

    « On est dans une situation que je n’ai jamais connue avec, dans le même moment, un mouvement durable et déterminé pour plus de justice sociale,  la montée d’un mouvement large contre le réchauffement climatique et un espace politique dans une crise immense. Le capitalisme n’a jamais été à ce point délégitimé et la gauche, dans son ensemble, est en décomposition sur pied. 

    Le mouvement syndical est enferré dans sa propre crise. Ça fait des années qu’il est traversé de profondes divergences entre ses deux pôles, le syndicalisme d’accompagnement et le syndicalisme de transformation. 

    L’ appel tardif lancé par la CGT à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle le 5 février relève de ces difficultés. Il est un signe donné pour dire que le mouvement des Gilets jaunes peut se raccorder à un syndicalisme de lutte. Mais il est lancé alors même que les analyses au sujet de ce mouvement sont très clivées, y compris au sein de la CGT. Une partie des syndicalistes continue de voir ce mouvement comme une contestation réactionnaire. Et tou.te.s, favorables ou non à ce mouvement, sont confronté.e.s à la critique que leur renvoie les Gilets jaunes. Sur les ronds-points, il y a beaucoup de salarié.es qui soit sont précaires ou chômeuses et chômeurs, soit sont dans des secteurs où le syndicalisme est absent. Ils et elles ont rarement fait l’expérience d’un syndicalisme utile à leur coté et nourrissent donc une défiance à son endroit. Ce mouvement est donc aussi une remise en cause du syndicalisme tel qu’il existe aujourd’hui, c’est-à-dire concentré dans les grandes boites, dans certains secteurs et dans le service public. Nous nous le prenons en pleine figure. Cette situation n’est pas un choix du mouvement syndical, qui depuis des années cherche à se désenclaver, mais cela crée une réelle difficulté. 

    Je ne vois pas d’autres solutions que de se confronter à cette situation, en entrant autant que possible dans le mouvement. Ce n’est évidemment pas simple car les forces du syndicalisme sont précisément dans les territoires où le mouvement des Gilets jaunes s’est moins développé, comme en région parisienne. Dans les petites et moyennes villes, la situation peut être différente. Là, des syndicalistes, connu.es comme tels, sont présent.es sur des ronds-points et le plus souvent il n’y a pas de difficulté si ils/elles  acceptent d’être un.e parmi d’autres. Mais il y a aussi des endroits où c’est plus compliqué…

    Ce mouvement révèle un monde du travail encore plus éclaté que nous ne le disons. Il n’y a pas seulement des différences entre salarié.es en CDI, précaires et chômeurs/chômeuses. Il y a aussi des différences entre les lieux de résidence. Les salarié.es des grandes villes, où il y a encore de l’activité, se sentent surement un peu plus à l’abri … Mais il y a un sentiment largement partagé par toutes et tous que, globalement, cela ne va pas. D’où le soutien au mouvement que révèlent les sondages. Inversement, ce mouvement des Gilets jaunes ne se développe pas  forcément dans les territoires où  syndicats et associations de luttes sont bien présents ; et pourtant nous retrouvons certaines de nos  idées et revendications dans les exigences des Gilets jaunes. Il y a de la circulation d’idées et des communautés de questions.

    Il nous faut mieux comprendre les contradictions qui existent dans notre société entre les différentes formes de domination. Cette exigence ne concerne pas que les syndicats, elle concerne l’ensemble des mouvements sociaux. Et il nous faut retravailler sur les chemins de l’unification des opprimé.e.s. Cela ne se fera pas par le haut, par des appels  généraux à la convergence des luttes, déconnectée de des contradictions et des réalités diverses vécues par les un.es et les autres.

    Je pense que la réponse est celle de droits égaux pour toutes et tous. Cela permet de ne pas laisser de terrains à l’extrême droite qui investit le champs du social avec ses idées racistes et d’exclusion dans ses bagages. Cela permet de poser, à coté de la question de la répartition des richesses, des sujets plus transversaux  comme par exemple le service public, mais aussi les questions d’égalité femmes/hommes, des discriminations racistes ou le droit à un environnement sain…

    Je crois aussi qu’il nous faut user avec précaution de la notion de convergence. Assa Traoré, comme d’autres militant.es des luttes des quartiers populaires,  le dit souvent et fermement : la convergence se fait souvent sur le terrain des plus forts, c’est-à-dire des salarié.es les plus stables et le plus organisé.es. Si on veut faire cause commune avec les habitant.es des banlieues et ceux des villes petites et moyennes ou des zones rurales, il faut construire ensemble ces terrains de luttes et pas chercher une convergence en forme de ralliement. Il faut prendre la mesure des réalités qui sont parfois contradictoires.

    Ce chemin n’est pas facile. J’ai aussi constaté depuis pas mal d’années qu’il est parfois difficile pour les militant.es de faire le travail de convictions dans les entreprises quand les idées d’extrême droite progressent. L’entreprise n’est plus le lieu de « socialisation » qu’elle a pu être dans d’autres périodes. La diversité des statuts au sein d’un même lieu de travail, les pressions sur les conditions de travail… tout cela ne facilite pas le travail militant sur le terrain… . D’où parfois cette oscillation entre des appels parfois incantatoires à la grève générale et les difficultés de concrétiser les mobilisations le terrain. 

    Tous les mouvements sociaux doivent  surement tous repenser leurs actions, leurs stratégies, leurs réflexions sur une perspective d’émancipation au XXIe siècle. Mais il n’y a pas de lieux pour cela aujourd’hui où pourraient se retrouver syndicalistes, militant.es associatifs, intellectuel.les… C’est une vraie difficulté. « 

     

    Annick Coupé, ancienne porte-parole de l’Union syndicale Solidaires et actuellement engagée dans Attac.


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  • Communiqué du NPA

     

    Sante :

    la "task force" d'A.Buzyn

    à l'assaut de l'Hôpital Public !

     

    Il y a un peu plus d'un an, A.Buzyn, la ministre de la santé annonçait "l'Hôpital entreprise c'est fini" . Elle prétendait ainsi répondre aux conséquences dramatiques, tant pour les personnels que pour les malades, de la gestion de l'Hôpital comme une entreprise. Elle annonçait un nouveau mode de financement de l'Hôpital Public et nommait une "task force" chargée de lui faire des propositions.

    Celles ci viennent d'être remises aujourd'hui à la Ministre sous forme du rapport Aubert. Celui ci montre  les capacités d'imagination sans borne de la bureaucratie ministérielle quand il s'agit d'imposer plus d'austérité et liquider l'hôpital public.

    Au moment où la mobilisation des gilets jaunes place tout en haut de ses revendications la défense des hôpitaux publics et leur financement en fonction des besoins, les propositions remises à la ministre se situent, à l'inverse, dans la perspective de nouvelles compressions des dépenses de santé, (2,3% d'augmentation alors que le seul maintien des moyens supposerait +4%)

    Sous couvert de "paiement à la qualité et à la pertinence", de" paiement au suivi" et de " paiement groupé à la séquence de soins" le rapport Aubert propose d'inciter financièrement les Hôpitaux à renvoyer les patients vers des bricolages locaux baptisés "Communautés Professionnelles Territoriales de Santé" faisant essentiellement appel à des médecins libéraux , alors même que l'exercice libéral de la médecine est à bout de souffle et que s'étendent les déserts médicaux.

    Comme le proposait O.Veran, député de la République en Marche, les urgences hospitalières pourraient recevoir un bonus....si elles ne prennent pas en charge certains patients . Une manière radicale de "désengorger les urgences". De même la Sécurité sociale pourrait ne plus payer certaines ré hospitalisations jugées abusives !

    Loin de redonner sa place à l'hôpital public, les préconisations de la "task force" constitueraient une nouvelle attaque gravissime contre l'hôpital public et l'accès aux soins pour tous. Quant à la psychiatrie , déjà parent pauvre de la santé , son financement relèverait d'une nouvelle "usine à gaz" technocratique qui détruirait un peu plus le service public de santé mentale.

    Blouses blanches, syndicats et gilets jaunes : la mobilisation doit être rapide pour empêcher la ministre de traduire en actes les idées destructrices de la "task force"


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  • Vu de Libération... L'Union de la Gauche version passéiste...

    Place publique et la gauche, du fond et des vents

    Ce mardi soir, le mouvement Place publique, qui croit pouvoir recoller les morceaux d’une gauche éclatée aux européennes, montre les muscles lors d’un meeting à l’Elysée-Montmartre, à Paris. En attendant, passage en revue des familles à gauche pour comprendre ce qui les bloque.

    Libération >>>>>


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  • Gauche Démocratique & Sociale

    dernier billet éditorial

    Dans la rue et dans les élections :
    SE RAS-SEM-BLER

    La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

    Un néo-libéralisme destructeur

    Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

    Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d'argent que la moitié de l'humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

    Justice sociale et démocratie

    La redistribution des richesses, la justice fiscale, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale sont au cœur des aspirations des gilets jaunes et de la majorité de la population qui continue à les soutenir. La question de l’augmentation des salaires est essentielle, car elle permet de mettre en cause un patronat bien silencieux tant la politique de Macron le satisfait. Tant que ces revendications de justice ne seront pas satisfaites, l’élargissement de la mobilisation sera nécessaire. En premier lieu dans les entreprises, où la question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir.

    L’immense aspiration à peser sur la vie politique, à prendre ses affaires en main, à donner son point de vue sur les grandes questions est capitale. Elle ne peut être satisfaite dans le cadre d’une 5ème République anti-démocratique, avec un Président aux pouvoirs beaucoup trop importants.

    Des élections européennes contre Macron et pour les revendications !

    Toutes ces questions vont continuer à être débattues. De même que l’attitude à avoir lors du prochain scrutin électoral, celui des européennes. Comment réussir à ce qu’il soit l’occasion d’une expression claire contre Macron ?

    Le refus de l’augmentation du SMIC par Le Pen montre bien le vrai visage de l’extrême-droite !  Ce n’est pas le vote Le Pen qui peut exprimer le refus de Macron et l’aspiration à vivre mieux. Mais est-il possible de se satisfaire d’un éclatement en de multiples listes de gauche pour réussir un « référendum contre Macron » ? Et si sa liste arrive en tête, comment ne pas voir qu’il s’en servirait comme il l’a fait aux lendemains de la Présidentielle en 2017 ? Manon Aubry, Ian Brossat, Benoît Hamon, Yannick Jadot portent une grande responsabilité. Est-il raisonnable de continuer chacun « pour soi » ?

    Le mouvement social peut et doit faire pression pour qu’émerge une liste unique de rassemblement « pour la justice sociale et le climat ». Cette liste porterait les revendications mises en avant depuis plusieurs semaines. Elle inclurait toutes les forces d’accord en ce sens. Et cela aurait toute sa pertinence à l’échelle européenne tant le libéralisme de l’Union européenne a fait des dégâts dans les différents pays du continent.

     

    GDS Gauche Démocratique et Sociale >>>>>


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  • Mélenchon, en verbe et contre tous

    Pleinement engagé dans la crise des gilets jaunes, le chef de file de la France insoumise mise gros sur un mouvement qui, pour l'heure, lui glisse entre les doigts.

    HuffPost >>>>>


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  • Du sang de Gilets Jaunes sur TF1 et France 2

    Gilets Jaunes : ces violences policières que les médias ne peuvent plus nier

    Mardi 15 janvier, pour la première fois depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, les JT de France 2 et TF1 ont diffusé un sujet à propos des violences policières et des blessés (plus de 2000) parmi les gilets. Pression des réseaux sociaux, discrédit médiatique, les grands médias qui condamnaient en boucle « l’hyper violence » de Christophe Dettinger, n'ont aujourd'hui plus le choix que d'en parler.

    Révolution Permanente >>>>>


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  • Eux et nous

    Jean-Luc Mélenchon 13 Janvier 2019 >>>>>


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  • NPA Communiqué

    On ne nous empêchera pas de manifester face à ce gouvernement

     

    Le 5 janvier a vu le retour de la mobilisation des Gilets jaunes. Celle-ci confirme la colère des couches populaires contre le pouvoir, contre la misère, les inégalités, et garde un soutien majoritaire dans l’opinion. Dimanche dernier, les manifestations des femmes Gilets jaunes ont donné une nouvelle dimension à un mouvement qui continue.

     

    Macron et son gouvernement apparaissent plus que jamais comme les porte-parole de la bourgeoisie, des plus riches, du patronat. Ils ont tout fait pour mettre hors-jeu les « corps intermédiaires » c’est-à-dire les organisations syndicales, les associations. En même temps, la grande majorité des organisations politiques sont discréditées après avoir assumé pendant des dizaines d’années les mêmes politiques de reculs sociaux, d’austérité, de cadeaux au patronat.

    Face aux exigences d’une autre répartition des richesses, aux aspirations démocratiques exprimées par les Gilets jaunes, le pouvoir n’a qu’une véritable réponse, la répression, car pour ce qui est du « Grand débat national », il est déjà prévu de ne pas revenir sur ce qui a été fait… Et les prochaines contre-réformes seront maintenues ! Cause toujours...

     

    La matraque comme seule réponse

    Contre les Gilets jaunes, le pouvoir utilise les mêmes méthodes que contre les jeunes des quartiers populaires, autres « classes dangereuses » : faire intervenir violemment les flics, garder à vue, condamner (3747 condamnations, 216 incarcérations, plus de 1600 blesséEs, une dizaine de mortEs dans le sillage des mobilisations, des dizaines de milliers de personnes gazées...). Et pour ce samedi 12 janvier, nouvel « acte » de mobilisation, il promet 80 000 policiers et gendarmes, ainsi que des blindés...

    La promesse d’une nouvelle loi « anticasseurs », qui remet en cause la liberté de manifester et vise à condamner des manifestantEs n’ayant absolument rien fait, s’inscrit dans la logique répressive annoncée par le ministre Darmanin : « Dans un État républicain, le monopole de la violence légitime, c’est celle des policiers et des gendarmes. Dans une démocratie, dans une République, ce n’est pas l’anarchie, ce n’est pas la chienlit ». Et le « philosophe » et ancien ministre de l’Éducation, Luc Ferry, appelle même à faire intervenir l’armée et à tirer sur les manifestantEs.

     

    Avec les Gilets jaunes, nous avons besoin d’une grève générale

    Toutes celles et ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, qui savent qu’ils ne pèsent pas sur les décisions démocratiques, ont leur place dans le mouvement : salariéEs, chômeurEs, retraitéEs…

    Pour gagner, la mobilisation doit définir des objectifs et revendications précis et construire son auto-organisation.

    Le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) ne peut être la seule réponse à l’impasse démocratique de la Vème République. Un référendum peut donner plus de visibilité à des exigences populaires mais ne garantit pas le respect de ces exigences : c’est ce qui s’est passé en 2005 avec le Traité constitutionnel européen, mis en œuvre malgré le rejet majoritaire. Il faut s’organiser démocratiquement pour agir, débattre, faire entendre les exigences populaires de contrôle et de remise en cause des institutions et du pouvoir capitalistes jusque dans les entreprises.

    Pour créer un rapport de forces à la hauteur, l'élargissement à l’ensemble du monde du travail reste la priorité, avec une mobilisation qui corresponde aux nécessités : une grève générale qui bloque l’économie, contre Macron et ses amis capitalistes, pour une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations. Bref, il s’agit d’imposer nos choix sociaux et démocratiques.


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  • Non, le "A" entouré d'un cercle, toujours anarchiste,

    n'a jamais été un symbole d'extrême-droite

    France Culture >>>>>


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