• [Justice pour Steve -
    Lettre d’associations, syndicats
    et partis politiques Nantais
    au Premier Ministre,
    ministre de l'intérieur
    et préfet de Loire-Atlantique]
     
    À M. Édouard Philippe, Premier Ministre,
    57 rue de Varenne, 75700 Paris.
    À M. Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur,
    Place Beauvau, 75800 Paris.
    À M. Claude d’Harcourt, Préfet de Loire-Atlantique,
    6 quai Ceineray, 44000 Nantes
     
    Copie à Mme Johanna Rolland, Maire de Nantes,
    aux députés et sénateurs de Loire-Atlantique,
    aux médias locaux et nationaux,
     
    Objet : Justice pour Steve.
     
    Monsieur le Premier Ministre Edouard Philippe, Monsieur le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, Monsieur le Préfet de Loire-Atlantique Claude d'Harcourt,
     
    Steve Maia Caniço, un jeune homme de 24 ans a perdu la vie lors de la fête de la musique à Nantes, le 21 juin. Il est tombé dans la Loire, comme 14 autres jeunes au moins, pour échapper à une charge policière. Lui n’est pas réapparu, et le 29 juillet son corps a été retrouvé.
     
    Le lendemain mardi 30 juillet, un rapport de l’IGPN (achevé depuis le 16 juillet) explique que le décès de Steve ne peut être mis en relation avec l’action de la police. Le même rapport met en cause la municipalité de Nantes et les organisateurs de l’événement. Cette argumentation fallacieuse nous paraît destinée à brouiller les pistes. En réalité, elle occulte la question fondamentale : pourquoi quelqu’un qui ne sait pas nager (comme, c’est le cas de Steve) se jetterait-il dans la Loire, si ce n’est pas à cause de la panique provoquée par les nuages de lacrymogènes ?
     
    Au-delà de cette incontournable question, d'autres interrogations surgissent :
    - Y avait-il un impératif à déployer une opération de maintien de l’ordre vers 4h30 du matin, le jour de la fête de la musique ?
    - L’intervention policière était-elle appropriée à un public de jeunes gens qui, à cette heure-là et compte tenu du caractère festif de l’événement, était très probablement dans un état de lucidité altéré?
    - Dans la nuit noire, aux abords du fleuve connu pour sa dangerosité, et dont le long des berges n'est pas sécurisé, était-il proportionné de diriger vers les jeunes près de 33 grenades lacrymogènes, dont l'usage réduit fortement, voire totalement, la visibilité ? De même, était-il raisonnable de recourir à l'utilisation de 10 grenades de désencerclement et de procéder à 12 tirs de lanceurs de balles de défense au risque de susciter - immanquablement - un mouvement de panique ?
    - Pourquoi y a-t-il-eu usage de la force, alors qu’en juin 2017, dans une situation semblable, les forces de l’ordre avaient choisi de se replier ?
     
    Ces divers éléments montrent que le maintien de l’ordre cette nuit-là fut totalement disproportionné. Or, les représentants de l’Etat, s’ils ont la responsabilité du maintien de l’ordre, ont aussi le devoir de l’adapter à la situation et de veiller à la sécurité. Ce ne fut malheureusement pas le cas.
     
    La mort de Steve et la réponse actuelle des autorités policières, refusant d’assumer leurs responsabilités, ne peut qu’inquiéter les citoyens et citoyennes de la métropole nantaise, tout particulièrement les jeunes et leurs familles. A l’heure actuelle, les pouvoirs publics ne leur donnent aucune réponse à la terrible question qu’ils et elles sont en droit de se poser : a-t-on encore le droit d’avoir des activités sur la place publique ? Ces dernières années à Nantes (et dans d’autres villes : rappelons-nous par exemple des blessures infligées à Geneviève Legay en mars dernier à Nice), les syndicalistes, les militants associatifs et politiques, les journalistes d’investigation, dernièrement les Gilets Jaunes, et plus largement, les citoyens, ont compris qu’il était difficile, voire périlleux, de manifester tranquillement à Nantes. Faudra-t-il désormais que les jeunes, aussi, aient peur de sortir, redoutant que le rétablissement de l'ordre prenne le pas sur leur sécurité ?
     
    Pour toutes ces raisons nous demandons la vérité et la justice pour Steve, une enquête loyale et sincère qui permette la reconnaissance des responsabilités de chacun. Les responsables de ces événements tragiques doivent être identifiés et sanctionnés. Pour l'heure, les citoyens, ont le sentiment que les forces de l'ordre peuvent agir en toute impunité. Ce n'est pas digne d'un Etat de droits.
     
    Dans l’attente de vraies réponses à nos questionnements, nous vous adressons, Messieurs les Ministres, Monsieur le Préfet, nos salutations citoyennes,
     
    Signataires membres du réseau Justice Sociale et Climatique 44  : Alternatiba Nantes, Attac 44, AVEC, CEMEA Nantes, UD CGT 44, EELV Nantes, Ensemble 44, Fakir, France Insoumise 44, Gauche Républicaine et Socialiste 44, Gauche démocratique et sociale 44, Génération.S Nantes, GIGNV, Jeunes Communistes 44, Jeunes Génération.S Nantes, Nos Causes Communes 44, PCF 44, Place Publique Nantes, UD Solidaires 44.

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  • Le mouvement des gilets jaunes

    souligne le besoin de redynamiser

    les organisations populaires.


      La démocratie, une cause à défendre

     

    Jeudi, 1 Août, 2019

    Martine Boudet

    Auteure spécialiste d’anthropologie culturelle

     

    https://www.humanite.fr/le-mouvement-des-gilets-jaunes-souligne-le-besoin-de-redynamiser-les-organisations-populaires-la

     

    Si la mobilisation, historique, des Gilets jaunes dynamise profondément la vie socio-politique depuis un an, et si elle constitue une référence à l’échelle internationale également, ses suites donnent lieu à de multiples interrogations.

    La répression policière et judiciaire dont elle fait l’objet est méthodiquement gommée, au profit d’une lecture sécuritaire qui amalgame souvent Gilets jaunes et casseurs, d’une part, et, d’autre part, présente la note des passifs occasionnés dans cette période : destruction de matériels bancaires, commerciaux, municipaux, perte d’activité de commerçants des centres-villes, budgets exceptionnels alloués aux forces de l’ordre…

    Ces effets collatéraux sont indéniables et regrettables, encore ne faudrait-il pas imputer aux seuls Gilets jaunes, et principalement à eux, leur responsabilité.

    En premier lieu, la réponse des pouvoirs publics, qui a fait suite à un « grand débat » souvent orienté, n’est pas à la hauteur des attentes du plus grand nombre et des possibilités existantes en matière de rééquilibrage plus équitable des affaires publiques.

     

    Concernant les responsabilités propres du mouvement social et écologique, elles portent sur le peu de défense des libertés publiques, et sur le peu d’organisation des citoyen-ne-s et des militant-e-s sur cet axe.

    Comment ne pas comprendre que la dérive autoritaire du régime, qui a fait d’ores et déjà trop de victimes en termes de blessé-e-s et de condamné-e-s, ne peut que se renforcer, ce faisant ?

    La mouvance anarchiste-autonome ne peut à elle seule assumer ce combat, d’autant qu’il s’agit également d’effectuer un bilan non complaisant de la dérive gauchiste dans nos rangs, celle des casseurs et de celles et ceux qui provoquent les forces de l’ordre.

    Cette stratégie est au minimum contre-performante puisqu’elle entraîne la répression policière et judiciaire sur la base de l’arsenal législatif mis en place d’année en année, et qu’appuie désormais une part importante de l’opinion publique.

    Au maximum, cette stratégie, dont les acteurs sont occultes, peut être déviée par des provocateurs professionnels, infiltrés des forces de l’ordre par exemple, pour alimenter un dialogue de sourds néfaste.

     

    Le vrai combat est politique, en premier lieu en termes d’éducation populaire et citoyenne, pour réorienter le jeu des influences et la bataille médiatique.

    Il passe par la dynamisation de nos propres organisations, pour remonter la chaîne des habitudes gestionnaires qui confine à un certain immobilisme face aux évolutions stratégiques.

    Il passe aussi par leur ouverture aux quartiers populaires et aux peuples ex-colonisés qui connaissent depuis belle lurette la férule de l’État autoritaire, policier ou militaire, selon le cas.

     

    Comment s’étonner, dans ces conditions, que l’extrême droite tire les marrons du feu de cette stagnation socio-politique ?

    Si elle est, pour la deuxième fois consécutive, le leader des élections européennes, c’est, entre autres, car elle joue un double jeu gagnant : celui de la répression au sein des forces de l’ordre, celui du doublage du mouvement social sur les questions socio-économiques et mêmes écologiques, voire celui d’avant-garde de façade sur les questions démocratiques…

                 

    C’est en pleine trêve estivale qu’a éclaté l’affaire de Rugy, ministre d’État et ancien président de l’Assemblée nationale.

    Elle rappelle celle de Benalla, ancien garde du corps mafieux du président, qui a feuilletonné tout l’été dernier.

    En somme, il s’agit des deux faces d’une même médaille : corruption de l’oligarchie, d’un côté, de l’autre, répression des représentant-e-s du peuple qui appellent à la fin de ces privilèges.

    « Du homard partout, de la justice nulle part », scandaient les Gilets jaunes le 14 Juillet, sur les Champs-Élysées.

     

    Il est heureux que la « démocratie d’opinion » soit alimentée par les médias indépendants comme l’Humanité et les réseaux sociaux, qui étayent l’urgence de réformer en profondeur l’actuel régime politique, voire de le transformer en une République plus sociale, décentralisée et solidaire.

    La commission sénatoriale a également pris ses responsabilités à l’égard de l’exécutif.

    Si la justice, cet autre contre-pouvoir trop souvent aux ordres, peine à décider de sanctions pénales adaptées – pendant que les comparutions immédiates de manifestant-e-s incriminé-e-s à tort ou à raison conduisent trop souvent à des peines fermes ou infamantes –, la justice populaire, quant à elle, est efficace, à en juger au nombre de « dégagements » de responsables et d’élu-e-s dont les délits sont avérés, ou qui ne peuvent plus supporter la pression au sommet de l’État.

     

    Une douzaine de démissions de ministres en deux ans qui succèdent aux scandales politico-financiers des mandats précédents : il est temps de faire le constat des crises à répétition du régime, et d’organiser en conséquence une résistance unitaire à sa gestion.

    En dépend le sort des contre-réformes austéritaires que celui-ci tente d’imposer à marche forcée dans des secteurs essentiels de l’État social, la fonction publique, les retraites, l’éducation nationale, ou des contre-réformes néolibérales menées sur le plan international (Ceta, Mercosur)…

    Les privatisations d’ADP et d’autres rendent visible l’appropriation par une petite minorité des richesses du pays, alors qu’une grande partie de la population voit ses revenus et ses conditions de travail se détériorer.

    L’exigence d’honnêteté des élu-e-s s’inscrit donc comme une première étape dans la réappropriation du patrimoine national.

     

    À la différence de l’an dernier, les organisations du mouvement social et écologique prendront-elles la mesure de la faiblesse réelle de ce régime – électoralement très minoritaire, élu par 16 % des électeurs, ses politiques étant désavouées comme en font foi les sondages –, faiblesse qu’il tente de compenser par l’excès de violences institutionnelles à l’encontre des opposant-e-s ?

    Il leur incombe de rendre hommage aux victimes de la période, en rétablissant la hiérarchie des valeurs, et en amplifiant leur combat avec les armes organisationnelles et médiatiques qui sont les leurs.


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  • Pourquoi Mélenchon est en échec

    avec la stratégie de conquête

    des "fâchés pas fachos"

    La crise ouverte au sein de La France insoumise n'est-elle pas la preuve de son incapacité structurelle à conquérir l’électorat populaire du RN, comme le voulait la stratégie du "populisme de gauche"?


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  • Pour les municipales, EELV exclut toute alliance avec la droite

    Contrairement au "pragmatisme" prôné par Yannick Jadot pour les élections municipales, David Cormand dit "non" aux alliances avec la droite.

    HuffPost >>>>>


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  • Un homme est mort
     
    Un homme est mort, il s'est suicidé, il était policier.
     
    Qu'il soit policier ne change rien pour nous, nous avons éprouvé une immense peine pour l'homme, pour sa famille, pour ses collègues.
     
    Nous étions nombreux pour notre rencontre Gilets Jaunes hebdomadaire, malgré la période estivale.
     
    Pas une parole de divergence, pas l'ombre d'une hésitation, c'est de tous nos cœurs que nous avons décidé d'adresser nos quelques mots de fraternité. 
     
     
    Si nous sommes Gilets Jaunes, c'est pour la fraternité, c'est pour la justice, c'est pour la dignité de tous, c'est pour de la vie.
    Y compris pour cet homme, ce policier.
    Il fait partie de notre vie de gagne petit. I
    l fait partie du peuple des méprisés. 
     
     
    Il est important d'être ensemble face à la peine.
    Nous avons tant de raisons d'être ensemble !
    En premier lieu tous ces gestes partagés, timides quelques fois, affichés à d'autres, pendant nos occupations du rond point de Saint-Brice chaque samedi depuis décembre.
     
    Des gestes de respect mutuels, rien ne fait de nous des ennemis.
     
    Et cette seconde grande raison : notre pays marche sur la tête à jeter face à face peuple et police ! 
     
     
    Samedi nous avions la gorge serrée pour Adama Traoré,
    mercredi c'est pour un policier dont nous ne connaissons pas encore le nom.
     
    Et il y a au long de nos manifestations les mains et les yeux arrachés, les gaz et les nassages.
    Tout cela, toutes ces violences, il faut que cela cesse !
    Tout ceci est un engrenage de mort.
     
    Policiers, nos amis, pardonnez-nous d'avoir eu ces mots qui dépassent l'expression de notre sincère peine.
    Pardonnez-nous, nous voulons que cessent tant de souffrances et de violences engendrées par une politique inhumaine, de caste.  
     
    Nous voulons que cela cesse.
    Nous voulons de la dignité.
    Nous voulons de la vie.
    Pour tous.
     
    Amis policiers, recevez l'expression de notre fraternelle peine.
     
    Nous tâcherons de vous transmettre notre message par tous les moyens dont nous disposons (un peu bricolés).
     
    SG

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  • Populisme de gauche : un avenir bouché ?

    Par Pierre Khalfa

    A gauche, depuis les élections européennes, le débat est bel et bien lancé. Loin de l’opposition caricaturale « union de la gauche VS populisme de gauche », Pierre Khalfa, membre de la Fondation Copernic, répond à Glidas Le Dem.

    Regards >>>>>


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  • "Ayez le courage de dire non" :

    Nicolas Hulot exhorte les députés à ne pas ratifier le Ceta

    Nicolas Hulot a choisi franceinfo pour diffuser une lettre ouverte, dans laquelle il demande aux députés de ne pas ratifier le Ceta.

    France Info >>>>>


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  • Tribune

    La brutalité, bruit de fond du macronisme

    Par Les députés de la France insoumise

    Libération >>>>>


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  • Dernière livraison de la Gauche Cactus de Jean-Luc Gonneau

    BIG BANG A GAUCHE,

    UNE LUEUR D’ESPOIR ?

    jeudi 18 juillet 2019
    par  Jean-Luc Gonneau
     

    Nous avions reproduit, dans un précédent numéro, l’appel d’Elsa Faucillon et de Clémentine Autain, toutes deux parlementaires, la première PCF, la seconde LFI, à un rassemblement à gauche.

    Puis, après les mauvais résultats obtenus par la gauche à l’élection européenne, Clémentine Autain fit part, sans agressivité, de ses doutes et critiques à propos de la ligne politique adoptée par LFI.

    Qui sont bien proches de celles que nous avions émises dans notre précédent numéro (cf. l’article J’avais envie d’écrire à Jean-Luc Mélenchon).

     

    Puis, au dernier jour de juin, Clémentine et Elsa on invité les signataires de leur appel (ils sont environ 5000) à une rencontre « Big Bang à gauche » sous le chapiteau du Cirque Romanes.

    Cirque bondé dès l’ouverture, ambiance plutôt joyeuse, fort contingent issu d’Ensemble, présence assez nombreuse aussi de militants du PCF plutôt critiques envers leur direction, des non encartés, quelques amis du NPA (dont Olivier Besancenot), des syndicalistes (dont Philippe Martinez), des écolos de gauche (dont la caution de papy Mamère), des associatifs… et bien peu de LFI.

     

     

    Le point d’orgue politique de l’après-midi fut le discours de Clémentine Autain, à la fois ramassé et roboratif (les deux vont généralement bien ensemble).

    Première affirmation forte : la gauche, ça a du sens, davantage que le peuple.

    Deuxième affirmation : le rassemblement ne peut se faire qu’avec une volonté de dialogue : au « rassemblez-vous autour de nous » qu’utilisèrent autrefois le PCF ou PS, plus récemment LFI, et aujourd’hui EELV, il faut opposer le « construisons ensemble » ou « identifions nos communs », sans en exclure les organisations tout en ouvrant largement les portes aux citoyen.nes non encarté.es.

    Ajoutons-y une insistance bienvenue sur l’importance de la culture, mal aimée de tous les récents gouvernements, de « gauche » comme de droite.

    La culture par l’enseignement ou par la sensibilité, la culture mère de toutes les batailles pour l’émancipation (citation de João Silveirinho, libre de droits pour recaser dans les discours).

     

    C’est un peu le discours que nous espérions de Jean-Luc Mélenchon, tout en sachant qu’il lui serait difficile de le dire, imbriqué qu’il semble être dans l’échafaudage théorique, en bien des points intéressant mais qui, comme tous les échafaudages théoriques, ne saurait être pris en modèle, du couple Ernesto Laclau/Chantal Mouffe.

    Car autant le concept de « peuple » peut être discuté à l’infini ou presque (un concept gazeux ?), et cela bien au-delà des préoccupations des gens à qui l’on pense s’adresser, autant celui de gauche garde malgré tout un sens.

    Oui, malgré tout.

    Malgré les dérives dictatoriales, de Staline à Mao et d’une pléthore de potentats de moindre importance mais non moins féroces, parfois, dans l’exercice de la cruauté.

    Malgré les errements droitiers des social-démocraties, avec pour ne rester qu’en France les doubles langages de la SFIO molletiste, la « pause » mitterrandienne de 1983 dont le PS ne fut jamais capable de sortir et, point d’orgue admirable dans l’histoire du reniement de la gauche par le PS, le quinquennat de François Hollande, marqué par les cadeaux aux entreprises sans contreparties sociales, brillante idée du jeune Macron, les lois liberticides mises en musique par le jeune Valls, le sabotage du code du travail, orchestré par le duo Macron-(la jeune) El Khomri et l’horreur évitée de justesse du projet de loi sur la déchéance de nationalité, qui eut constitué un début de retour au pétainisme.

    Notons au passage qu’Emmanuel Macron a réussi le prodige de dézinguer Hollande pour faire encore pire, au nom du « progressisme », puisque, dans les cercles du pouvoir, le mot gauche (dont pourtant Macron se prévalait il n’y a pas si longtemps) est devenu obscène.

     

    Malgré tout, abimée par tant de trahisons, la gauche, sans prétendre à d’enthousiastes amours, sans susciter beaucoup d’illusions, garde au moins un avantage : pour une bonne partie du « peuple » (au sens « les gens », c’est moins pire que la droite.

    C’est même vrai aux Etats-Unis, où beaucoup (mais pas tous bien sur) pensent que ceux qu’ils situent « à gauche », c’est-à-dire les démocrates, sont moins pire que ceux qu’ils situent à droite, les républicains.

     

    Et concernant les façons de rassembler, il semble que le temps ne soit plus aux prétentions hégémoniques d’un parti fort entouré de quelques satellites (idiots utiles, aurait dit Vladimir Oulianov).

    Identifier les communs partagés et en faire un socle, reconnaître et relativiser les divergences, pas forcément si nombreuses et si fortes (exemple : nous, on dit la gauche, vous, vous dites le peuple. On se cause, ou pas ? On dit pourtant, dans le contenu, à peu près la même chose, si ?).

    Alors essayons, d’autant que le Fil des Communs ne se veut pas une organisation politique de plus sur le marché électoral, mais un lieu de rencontres, en tout bien tout honneur, hein, et de débats.


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  • Ensemble Insoumis !

    Assemblée représentative de la France Insoumise

    le compte n’y est pas

    Ingrid Hayes, Laurence Lyonnais, Laurent Sorel

    Ensemble Insoumis ! >>>>>

     

    Construisons l’avenir en commun

    Danièle Obono, Raphael Qnouch, Francis Vergne, Nadine Stoll, Roland Bellan, Nanie Bellan, Christian Causse, Jean Brafman, Christian Mazet, Georges Bollon, Regis Eyraud  

    Ensemble Insoumis >>>>>


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