• Comment dire... ?

    Bordeaux. EELV, PS et PCF

    main dans la main avec la droite

    pour faire barrage à Poutou

    Vendredi 10 juillet avait lieu le second conseil de la nouvelle municipalité de Bordeaux.

    Après l’élection du maire la semaine précédente, la séance était cette fois-ci dédiée -entre autres- à la nomination des représentants de l’opposition dans divers organismes de la métropole, dont l’Opéra de Bordeaux, le bailleur social InCité ou encore l’administration des cantines collectives de Bordeaux et Mérignac.

    Des organismes pour lesquels les élus de la majorité dont EELV et le PCF ont fait barrage contre Bordeaux en lutte en votant pour la droite.

    Révolution Permanente >>>>>


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  • Chronique intempestive :

    Le monde en noir et blanc ?

    Lettre ouverte à Danièle Obono

    Henri Peña-Ruiz

    Philosophe et écrivain. Auteur de Karl Marx penseur de l’écologie (Seuil, 2018), de Marx quand même (Plon, 2012), Entretien avec Marx (Plon, 2012). Egalement auteur de nombreux essais sur la laïcité, dont un Dictionnaire amoureux de la laïcité (Plon, 2014), qui s'est vu décerner le Prix national de la laïcité 2014.


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  • Marseille - Katia Yakoubi

    Fin des municipales 2020 :

    mon expérience d’insoumise avec les verts.

    Billet de blog
    par Katia Yakoubi
    le 2 Juil 2020
     

     


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  • Corse
    Jean-Luc mélenchon : " Mon choix n'a pas fonctionné"
     
     

    La politique politicienne et les égos n’ont jamais fait avancer la démocratie, ni la gauche anti-libérale, celle qui s’oppose fermement aux idées de la droite réactionnaire. 

    “Mon choix n’a pas fonctionné” a reconnu Jean Luc Mélenchon ces jours-ci sur LCI à propos de la stratégie que son mouvement la FI  a adopté pour les élections municipales de 2020. En effet, il a refusé toute forme d’alliance à gauche, conduisant sur le terrain à toute une série d’alliances à la carte.  Ce refus de rassemblement de la gauche anti capitaliste avait  déjà été initié pour la première fois par Jean Luc Mélenchon à l’occasion des élections territoriales de décembre 2017 en Corse. Nous serons tentés de dire que l’on n’oubliera pas ses provocations et tweets haineux à cette occasion.

    Et c’est bien lui en personne, qui a donné le tempo. Il opposait un refus catégorique et sans discussion à tout rassemblement de la gauche anti capitaliste. Au même moment il se prononçait pour la mise en place d’un mouvement “gazeux et populiste”. 

    C’était incompréhensible, mais cet homme vers qui tous les espoirs de la gauche anti capitaliste s’étaient portés à l’occasion des élections présidentielles de 2017, cet homme qui avait enflammé les foules et pour lequel nous nous sommes engagés sans compter avec l’espoir du changement que portait le programme “L’avenir en commun”, a détruit en peu de temps ce qu’il avait avec d’autres, contribué à construire. 

    Sa déclaration au soir du premier tour des présidentielles nous avait déjà laissé perplexes et durant la campagne des législatives qui a suivi, de nombreux électeurs avaient relevé l’incohérence politique de son discours. 

    Mais c’est quelques deux mois plus tard, le 3 septembre 2017, que sans discussion aucune avec les Insoumis de corse, il se fendait de Paris d’un tweet destructeur pour la campagne des  élections territoriales en corse. Il répétera cette basse manœuvre politicienne à plusieurs reprises, portant un préjudice évident à la liste de rassemblement.

    Mélenchon pour suivre sa stratégie, a appelé à voter contre les Insoumis de corse et affirmé sa sympathie pour la liste nationaliste, d’inspiration libérale. Avec ses amis il ne s’en est pas caché, il espérait que l’on se prenne une “taule”. 

    Malgré ses appels répétés au boycott, et les difficultés de campagne commune avec le parti communiste, la liste, “l’Avenir la Corse en Commun” a réalisé un score de près de 6%, insuffisant certes, mais un score nettement supérieur a celui réalisé par la liste de la FI (près de 3,50%), à l’occasion des élections européennes qui ont suivi et ceci malgré l’ancrage corse de la tête de liste Manon Aubry originaire de Bonifacio.

    Sa stratégie est en effet un échec, et sa responsabilité personnelle dans cette situation est évidente. Il a voulu construire un mouvement qui ne fait pas de la démocratie une question essentielle, un mouvement au service exclusif d’un homme et son ambition de pouvoir. 

    Après les européennes, les municipales sont venues confirmer cet échec et si Eric Jadot avec son mouvement écologiste a tiré son épingle du jeu, on le doit à cette auto-destruction à laquelle la gauche anti libérale nous a habitué depuis de nombreuses années déjà.  L’espoir a horreur du vide. 

    Aujourd’hui il ne suffit pas de reconnaître s’être trompé pour renouer avec la confiance des électeurs. En politique, les choses ne sont pas aussi simples, comme le démontrent les taux d’abstention à chaque élection. 

    Au lendemain des élections territoriales dans une tribune publiée sur le site, “Mancalternativa” nous dénoncions déjà la ligne imposée par Mélenchon en considérant que ” Deux questions, devraient être au cœur de l’analyse critique : 

    1. Celle de la stratégie de la FI, celle du rassemblement. Avec qui se rassembler ? Comment ? Dans quelles conditions politiques ? 
    2. La vie démocratique du mouvement, son organisation, son mode de fonctionnement et les rapports au centre.” Deux questions étroitement liées l’une à l’autre, mais qui impactent actuellement toute la gauche en reconstruction.

    Reste aujourd’hui, que face à tous les dangers, d’une droite arrogante et violente au pouvoir et les énormes enjeux sociaux et environnementaux, la gauche anti système, celle que nous soutenons  et souhaitons construire à besoin d’une véritable autocritique, et parallèlement d’un rassemblement de toutes ses forces et individus qui se réclament d’un positionnement clair, anti libéral, anti capitaliste, une gauche offrant des perspectives au mouvement social.

    De nouvelles et très importantes échéances nous attendent. Il nous faut, ne laisser personne sur le bord du chemin, trouver la voie de l’unité, ouvrir des pistes réelles.

    Il faut se préparer pour les prochaines élections présidentielles qui se profilent en travaillant à trouver le candidat ou la candidate qui fera consensus sur un projet d’émancipation social, environnemental, démocratique. 

    Personnellement, nous considèrons qu’il faut éviter une candidature trop clivante et qu’il faut commencer à préparer l’après Mélenchon. Il y va de la crédibilité d’une gauche qui tarde à se reconstruire en toute clarté politique avec un impératif : se rapprocher le plus possible de l’intérêt général.

    Jaques Casamarta et Francis Peretti
    texte publié sur le site http://www.mancalternativa.fr

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  • Mélenchon privilégie la « clarté et l’intransigeance sur les idées » plutôt que l’union à gauche pour la présidentielle de 2022

    Le chef de file de LFI a reconnu que le « pari » de se fondre dans des listes citoyennes n’a pas « fonctionné » aux municipales.

    Le Monde >>>>>

    Ouest-France >>>>>


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  • Meeting numérique de Jean-Luc Mélenchon

    5 juillet 2020 - 1h16minutes


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  • Le Parquet ment contre LFI. Et il le sait !


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  • Les intimidations, ça suffit !

    Perquisition à La France insoumise :

    des dirigeants du parti, dont Jean-Luc Mélenchon,

    visés par une enquête pour "abus de confiance"

    L'enquête préliminaire, ouverte mi-mai, a été confiée à la Brigade financière.

    France Info >>>>>

     

    Mélenchon et des cadres insoumis

    visés par une enquête préliminaire pour "abus de confiance"

    Le but des enquêteurs est de déterminer comment les dirigeants de la France insoumise se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés en décembre 2019.

    HuffPost et AFP >>>>>

     


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  • Mardi, 30 Juin, 2020

    Pcf. Défaites et reconquêtes communistes

     

    Plus de quinze communes comptant au-delà de 10 000 habitants ont été perdues dimanche soir, dont Saint-Denis, Champigny-sur-Marne et Arles.

    Mais Villejuif et Bobigny sont reprises, et le parti garde un solide ancrage local.

     

    Les communistes ont pris et rendu des coups dimanche soir, lors du second tour des municipales.

    « Nous maintenons le nombre de municipalités PCF de plus de 3 500 habitants, avec environ 140 communes.

    Par rapport à 2014, nous avons moins de pertes et plus de conquêtes.

    Mais il y a de grosses déceptions, dans des villes importantes pour notre rayonnement », mesure Igor Zamichiei.

    Le coordinateur de l’exécutif national du PCF pense à Saint-Denis, Champigny-sur-Marne et Arles.

    « Mais nous enregistrons aussi des reconquêtes symboliques très importantes en Île-de-France, comme à Bobigny, Villejuif, Noisy-le-Sec et Corbeil-Essonnes, qui montrent qu’il n’y a pas de reculs définitifs », apprécie le dirigeant, qui rappelle que le premier tour, le 15 mars, a été « marqué par les succès d’une centaine de listes PCF réélues d’emblée, en plus d’une dizaine de conquêtes ».

    Les maires de Montreuil, Dieppe, Gennevilliers, Martigues, Nanterre, Vierzon, La Courneuve, Saint-Amand-les-Eaux, Tarnos ou encore Saint-Martin-d’Hères s’étaient imposés.

     

    Ils ont été rejoints dimanche par Abdel Sadi (55,28 %), qui l’emporte à Bobigny devant l’UDI Christian Bartholmé.

    « La ville redevient communiste après six ans de bataille. C’est la victoire d’une gauche réunie et de tous les habitants qui se sont mobilisés contre les projets néfastes de la majorité sortante. Tout se fera dorénavant dans le respect de l’éthique, la transparence et la concertation », a réagi le nouvel édile.

    Pierre Garzon (51,89 %) s’impose lui aussi devant le maire de droite Franck Le Bohellec, à Villejuif, qui avait été perdue en 2014 (retrouvez notre entretien vidéo sur l’Humanité.fr).

    Enfin, à Corbeil-Essonnes, Bruno Piriou (48,54 %) a fait tomber l’héritier de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter, dans une ville où les communistes avaient été battus en 1995 sans jamais cesser d’incarner une opposition exigeante.

    Dans ces trois communes, la gauche était rassemblée, ce qui lui a permis d’emporter d’autres beaux succès, comme à Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes et Nancy, où les communistes figurent sur les listes victorieuses.

     

    Le PCF a par contre raté le coche dans la plus peuplée de ses municipalités, où le maire, Laurent Russier (40,96 %), s’est incliné devant le PS Mathieu Hanotin (59,04 %).

    « Il y a des villes qui ont changé de couleur et que l’on a réussi à regagner. Mais il sera indispensable pour Saint-Denis que nos partenaires naturels que sont les Verts et les insoumis travaillent avec nous à reconstruire la gauche », a déclaré Laurent Russier, alors que communistes et insoumis avaient échoué à fusionner leurs listes au second tour, scellant à l’avance le résultat.

     

    La désunion a également frappé à Aubervilliers, toujours en Seine-Saint-Denis, qui bascule à droite.

    La candidate UDI Karine Franclet (44,55 %) s’impose devant le divers gauche Sofienne Karroumi (31,39 %) et la maire PCF sortante, Meriem Derkaoui (24,07 %).

    Le PCF va ainsi perdre la présidence de l’intercommunalité Plaine commune, mais pourrait emporter celle d’Est ensemble, fort de ses succès à Montreuil et Bobigny, mais aussi à Noisy-le-Sec, où Olivier Sarrabeyrouse (53,67 %) l’emporte sur l’UDI sortant Laurent Rivoire.

     

    Perte de Bezons où trois listes classées à gauche s’affrontaient

    Les communistes se sont aussi inclinés à Arles, où Nicolas Koukas (42,78 %) arrive derrière Patrick de Carolis (57,22 %).

    Dans ces mêmes Bouches-du-Rhône, ils perdent Gardanne, à cause de la désunion à gauche.

    Le LR Hervé Granier (35,74 %) devance ainsi le PCF Claude Jorda (28,29 %) et le divers gauche Jean-Marc La Piana (28,11 %). À

    Bezons (Val-d’Oise), le maire PCF Dominique Lesparre (33,65 %) perd de quelques voix, dans le cadre d’une quadrangulaire où trois listes classées à gauche s’affrontaient.

    C’est au final Nessrine Menhaouara (35,64 %) qui l’emporte.

    « Le bilan du PCF est assez contrasté, entre un premier tour très réussi et un second plus difficile, marqué à la fois par la perte de villes symboliques et des reconquêtes importantes.

    Le recul est cependant assez marquant dans le Val-de-Marne », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

     

    Dans le seul département PCF de France, quatre villes tombent au profit de la droite.

    À Champigny-sur-Marne, Laurent Jeanne bat Christian Fautré (45,96 %).

    À Choisy-le-Roi, Tonino Panetta s’impose devant la liste de Didier Guillaume (37,52 %).

    À Villeneuve-Saint-Georges, Philippe Gaudin l’emporte face à Sylvie Altman (27,61 %).

    Et à Valenton, Metin Yavuz gagne contre Laurent Perichon (41,94 %).

    Les communistes conservent cependant Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Gentilly avec Philippe Bouyssou (65,45 %), Jean-Claude Kennedy (49,87 %) et Patricia Tordjman (47 %).

     

    Les communistes perdent dans plusieurs villes de plus de 10.000 habitants dont Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), Morsang-sur-Orge (Essonne), Fontaine (Isère), Givors (Rhône), Seclin (Nord), Firminy (Loire) et Marly (Nord).

    Michèle Picard (40,02 %) est réélue à Vénissieux (Rhône) et Renzo Sulli (36,89 %) à Échirolles (Isère).

    Et des conquêtes sont enregistrées par Vincent Bony (43,63 %) à Rive-de-Gier (Loire), Nicolas Garcia (54,61 %) à Elne (Pyrénées-Orientales), Michel Carreau (52,82 %) à Tergnier (Aisne), Louis Labadot à Mauléon (­Pyrénées-Atlantiques) et Michel Barbier à Eu (Seine-Maritime).

    « Nous travaillerons à regagner en 2026 partout où nous avons perdu cette année, et continuerons de porter des politiques d’innovation sociale, écologique et démocratique au service des citoyens partout où nous avons des élus », prévient Igor Zamichiei.

     

    Aurélien Soucheyre

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  • Jeudi, 25 Juin, 2020

    Penser un monde nouveau. 

    Une protection sociale pour tous les peuples.

    par Bernard Thibault,

    ancien secrétaire général de la CGT

     

    L’Humanité, avec sa plate-forme numérique l’Humanite.fr, prend l’initiative d’ouvrir ses colonnes pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous.

    Cette initiative aura des prolongements avec la publication d’un hors-série à la fin de l’été et l’organisation de grands débats publics permettant de prolonger ces écrits.

    Aujourd’hui : « Une protection sociale pour tous les peuples», par Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, membre du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT).

     
     

    Il est encore difficile d’avoir une évaluation précise des conséquences de la crise provoquée par le Covid-19.

    Une crise qui, par sa nature et son ampleur internationale, est sans précédent.

    Le premier indicateur, le nombre de pertes humaines et les répercussions sanitaires de plus long terme, reste une dramatique inconnue.

    Plus largement, les répercussions sociales s’annoncent redoutables.

    Déjà, l’Organisation internationale du travail (OIT) estime la perte d’emploi à 305 millions d’équivalents temps plein pour le deuxième trimestre, conséquence de la fermeture inévitable des lieux de travail sous une forme ou une autre.

    C’est plus de 1,2 milliard de personnes qui courent désormais un risque élevé de licenciement ou de réduction de salaire.

    Cela conduit l’OIT à qualifier cette période de « crise mondiale la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale ».

    «  C’est plus de 1,2 milliard de personnes qui courent désormais un risque élevé de licenciement ou de réduction de salaire. »

     

    Tous les continents sont concernés.

    Si le virus frappe sans distinction de nationalité ou de couleur de peau, force est de constater qu’il y a une évidence qui s’impose : tous les travailleurs n’ont pas les mêmes droits pour faire face à une pandémie mondiale et, singulièrement, concernant leur accès à la protection sociale.

     

    Aujourd’hui, 55 % de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, ne bénéficient d’aucune forme de protection, qu’il s’agisse d’assurance-maladie, d’indemnisation chômage de couverture des accidents du travail, de congé maternité, de retraite…

    Beaucoup de pays s’appuient sur des mécanismes d’assurances privées (accessibles à une minorité) comme alternatives à l’absence de système public.

    40 % ne disposent d’aucune assurance-maladie et d’aucun accès au service de santé.

    Les politiques d’austérité et « d’assainissement des finances publiques » ont contribué à affaiblir les capacités existantes des réseaux de santé et les prestations garanties aux travailleurs, y compris dans les pays les plus développés.

     

    « Aujourd’hui, 55 % de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, ne bénéficient d’aucune forme de protection. »

     

    Alors que le chômage va exploser,

    seul 1 chômeur sur 5 a droit à des indemnisations.

    Beaucoup n’ont pas d’autre choix que de continuer à travailler à tout prix pour continuer de se nourrir au péril de leur vie.

    Dans bien des pays, vous perdez à la fois votre emploi, parfois la santé, l’assurance-maladie et les droits à la retraite qui y sont liés.

    Concernant les retraites assises sur des fonds de pension, elles subiront les aléas des marchés financiers et risquent d’entraîner une paupérisation considérable des plus âgés.

    Ce sont là les conséquences dramatiques du fossé entre les délibérations internationales qui engagent les États à faire de la protection sociale une priorité mondiale et les politiques concrètes mises en œuvre qui vont à l’inverse.

     

    Pour faire face à l’urgence,

    une centaine de pays ont improvisé ces derniers mois des mesures instaurant des aides sociales temporaires, des dispositions protégeant du chômage total, des distributions alimentaires…

    Ce sont là des interventions ponctuelles et conjoncturelles qui débouchent sur une réponse limitée et tardive.

     

    « L’absence de système de protection sociale a constitué un terreau de misère et de précarité qui a été le ferment du développement des idées racistes, xénophobes, ayant donné lieu à l’avènement du nazisme... »

     

    C’est le moment de rappeler quelques enseignements historiques,

    dont ceux de l’Organisation internationale du travail, notamment après la Seconde Guerre mondiale, contenus dans la fameuse déclaration dite de Philadelphie.

    Elle souligne que « toute zone de pauvreté, où qu’elle se situe, représente une menace pour la prospérité de tous ».

    Les responsables de l’époque ont fait cette analyse à partir des conséquences de la crise de 1929, avant la mise en place et le développement des systèmes de protection sociale.

    Il n’y avait pas alors de prise en charge du chômage, de la maladie, de la retraite.

    La crise économique de 1929 a ainsi provoqué un tsunami social considérable.

    L’absence de système de protection sociale a constitué un terreau de misère et de précarité qui a été le ferment du développement des idées racistes, xénophobes, ayant donné lieu à l’avènement du nazisme, responsable de la Seconde Guerre mondiale.

    Après-coup, on a considéré à juste titre que ne pas s’occuper de la misère ou de la précarité à un endroit de la planète, c’était prendre un risque pour la prospérité de tous.

    Aujourd’hui, une couverture sanitaire et sociale insuffisante ne met pas seulement en danger la population d’un pays, mais la communauté internationale tout entière.

     

    Déjà, dans son rapport 2017-2019 sur la protection sociale, l’OIT soulignait :

    « Il faudrait embaucher 10 millions de professionnels de la santé pour atteindre une couverture sanitaire universelle et garantir la sécurité de la population, notamment en cas de maladie hautement contagieuse comme Ebola. »

    « Il est scandaleux que l’essentiel du commerce mondial repose sur 60 % d’emplois informels sans contrats de travail et des droits en découlant. »

     

    Il est nécessaire de prendre des mesures d’urgence et de réhabiliter au plus vite une évidence :

    « Il faut consacrer la primauté des aspects humains et sociaux sur les considérations économiques et financières », comme le proclamait le même texte de Philadelphie.

     

    Il est scandaleux que l’essentiel du commerce mondial repose sur 60 % d’emplois informels sans contrats de travail et des droits en découlant.

    Il est impossible de continuer à déléguer les affaires du monde au monde des affaires avec 80 000 multinationales qui dictent la marche de l’économie mondiale « quoi qu’il en coûte» sur le plan humain et environnemental.

     

    La dernière conférence de l’OIT relevait que, entre 1980 et 2016, le 1 % le plus riche de la population mondiale a absorbé 27 % de la croissance du revenu mondial, alors que les 50 % les plus pauvres n’ont bénéficié que de 12 %.

     

    Dans le « monde d’après », la protection sociale doit constituer un droit effectif et fondamental pour tous les peuples !


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