• A Notre Ami et Camarade Louis Aminot

    Accueil  - Ensemble Finistère !

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    .

    Louis Aminot, 76 ans, est décédé dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 avril 2018.

    Entré aux Jeunesses Communistes à l’âge de 15 ans, il adhère au Parti Communiste Français pendant son service militaire.

    Ouvrier de l’Arsenal de Brest comme électricien, adhérent de la CGT,  il sera de toutes les luttes syndicales et ouvrières, de tous les combats politiques.

    Engagé et militant du quotidien, il devient responsable de la Fédération du Finistère-Nord du PCF, avant de rompre avec le PCF en 1986, suivi par plusieurs centaines d'adhérents , pour rejoindre les rénovateurs communistes.

    Il fut un élu toujours véritablement communiste à Brest pendant 24 ans, de 1977 à 2001,  et fut notamment adjoint à la politique sportive.

    Toujours membre des Communistes Unitaires,  Louis s'était engagé dans les Comité Unitaires Anti-Libéraux puis avait participé à la création de la FASE avant de rejoindre Ensemble! Mouvement pour une Alternative de Gauche, Ecologiste et Solidaire.

    Louis était un combattant révolutionnaire, engagé pour la Paix, le désarmement, pour l'abolition des armes nucléaires.

    Il est des hommes libres, qui peuvent plier et ne rompent jamais. Il en est qui savent incarner la fierté ouvrière, sans confondre la fidélité et la nostalgie. Il y a ceux qui se disent communistes et il y a ceux qui le sont. Louis était de cette dernière catégorie.

    Les Grecs anciens, pour désigner un être d'exception, fusionnaient les mots de "beau" et de "bon" et les classiques français parlaient d' "honnête homme". Tous ces mots collaient bien à la personne de Louis. Comment pouvait-on ne pas le respecter et l'aimer pour cela ?

    Nous garderons de Louis le souvenir d'un homme épris de justice sociale, de liberté, de paix et d'humanité.

    Nous ne lâcherons rien de ses combats.

    Comme il le disait toujours, "Haut les Coeurs" !

    Ensemble Finistère !

    A Notre Ami et Camarade Louis Aminot

     

     

     

     

     

     

    =========================

    Un hommage public sera rendu à Louis Aminot

    à 17h au Patronage Laïc de Sanquer à Brest, 

    26 Rue Choquet de Lindu, 29200 Brest

    =========================

    Un texte de Louis...

    Carte blanche à Louis Aminot

     

    Navigation sur la route du changement

    Louis Aminot, 27 septembre 2009

    Sur le site des Communistes Unitaires >>>>>

     =========================

    Témoignages

    Louis de Brest-même!

    Notre dernière conversation date de 3  semaines. Louis sortait de l'hôpital, où il avait subit chimio et radiothérapie. C'était dur à vivre disait-il. Il devait revoir son médecin quelques jours après. Il disait aussi avoir besoin de temps pour écrire, il avait encore tant de choses à partager. Mais la force commençait à lui manquer. Cela ne l'avait pourtant pas empêché de rester "connecté". Il avait lu le texte de Genevée and Co  Pour un printemps du communisme et disait que les camarades restaient au milieu du gué. Et la boussole de Louis était bien le communisme.

    Louis a fait quelques infidélités à sa ville d'origine, mais son port d'attache c'était bien Brest. Brest-même, Brest et son histoire liée à celle de l'arsenal, des luttes et des résistances qui l'ont traversé. Louis enrageait de voir sa ville tourner le dos à cette culture ouvrière, industrielle de la construction navale. Il enrageait aussi de la voir associée au complexe militaro-industriel du nucléaire. Car Louis se mêlait de la question militaire. Parfois on en avait un peu marre de tous ses messages sur le militaire... On ne peut pas dire que le sujet nous passionne tous, mais comme Louis ne lâchait rien, il avait réussi à constituer un groupe de travail à Ensemble pour élaborer une parole commune sur la question.

    Louis avait aussi de saines colères. En AG de l'ACU, ou dans les réunions d'Ensemble, il montait au créneau et parfois nous mettait mal à l'aise, mais il fallait que ça sorte, avec Louis il n'y avait pas de non-dits. Quand on prend des coups tout au long de sa vie, ça forge le caractère. Mais Louis avait un gros cœur, un cœur gros comme ça et quand il appréciait quelqu'un il savait le lui dire.

    Merci Louis, pour ton amitié

    Bises et fraternité

    Haut les cœurs!

    Sylvie L !

    A Notre Ami et Camarade Louis Aminot

     

     

     

     

     

     

     

     =========================

    Alors ce filou nous quitte.

    Quand Sylvie me l’a annoncé, cela a été un vrai choc.

    Nous nous parlions souvent au téléphone. Nous nous étions parlé aussi (comme Sylvie) à sa sortie d’hôpital. Assez longuement. Il y était question de l’initiative que nous avions tenue le 10 Mars et de ce que nous préparions à propos de « l’outre-mer » et des rapports coloniaux. Loin d’être tourné vers le passé, son souci de dégager au présent les moyens de faire vivre le communisme faisait régulièrement partie de nos échanges comme de ses interventions à l’ACU. Sur cette question, même s’il était ouvert aux avis différents, il était intraitable : on ne pouvait pas renoncer au communisme. Cela nous avait conduit à reparler de 1917 et nous, de ce que nous pouvions tirer de l’expérience. Et c’est sur la base de ce même souci qu’il considérait que nous n’étions pas suffisamment alertés par les enjeux de désarmements. Il alertait sur le fait que la course aux armements et la multiplication des lieux de tensions dans le monde était devenu un mode « de gouvernance » des forces du capital.

    Nous n’entendrons plus ses interventions véhémentes, ses moments d’indignations. Il voulait prendre le temps d’écrire et ce temps lui a manqué-ce temps nous a manqué à nous aussi.

    Salut Louis et comme tu le disais dans tes mails : hauts les cœurs. J’ai vraiment de la peine.

    Pierre Z

    =========================

    " Je viens d'apprendre le décés de Louis qui était un ami et j'en suis bouleversé.

    Louis était un militant quels qu'aient été ses choix et personne ne peut l'oublier. En tous cas pas moi...

    Je garderai toujours son souvenir et cela ne pourra qu'encourager notre combat commun qu'il faut continuer et qu'il n'a jamais caché.

    Salut Louis, on continue."


    Alain KRIVINE.


    Le NPA 29 s'associe pleinement à la tristesse d'Alain Krivine et assure les proches de Louis de tout son soutien.
    Haut les coeurs,
    Salut et fraternité
    Pour le NPA 29,
    Gérard Mas

    =========================

    Louis Aminot nous a quittés !

    Brestois, jeune communiste de 15 ans, membre du Parti communiste, électricien à l'Arsenal, militant CGT, partisan de la  reconversion à des fins civils de l'arsenal militaire de Brest, permanent du PCF licencié pour contestation politique, communiste révolutionnaire et libre.

    Que dire quand un ami nous quitte? Que dire quand un camarade de la trempe de Louis nous quitte ? Que dire quand un auteur nous quitte alors que nous attendions avec infinie impatience la suite de son autobiographie?

    Rien! Il n’y a que le silence, la tristesse et un sentiment de solitude. Peut-être rappeler qu’il aimait citer son ami Maurice Kriegel-Valrimont: «Il n’y a aucun mal à être le plus à gauche possible». Et, bien entendu, continuer le combat, puisque ce n’est toujours qu’un début, avec Louis caché dans les plis de notre mémoire.

    Haut les cœurs!

     

    Pierre Cours-Salies, Patrick le Tréhondat, Patrick Silberstein

    Pour les éditions Syllepse

     

    ++++

    A Notre Ami et Camarade Louis Aminot 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Zef ou l'enfance infinie est la romance d'un petit Brestois qui s'éveille à la vie après la guerre.
    Port militaire, sa ville a beaucoup souffert des bombardements, systématiques et massifs. Les ruines côtoient les milliers de baraques montées en urgence pour reloger les sinistrés. Des immeubles, modernes et gris, commencent à s'élever sur les vestiges de la ville historique, volontairement enfouis. La vie reprend cependant son cours et à deux reprises un extraordinaire élan de solidarité accompagne les grandes grèves des travailleurs du Bâtiment et de l'Arsenal de Brest.
    Féru de sport et de littérature, le garçon explore à bicyclette les coins et recoins de son territoire et visite régulièrement les amis de la famille, marins pêcheurs, anciens mousses, multiples tantines parmi lesquelles la tantine communiste. Tout va donc bien lorsque, soudain, sa jeune maman disparaît… Le  garçon a 12 ans. Sa vie prend un autre cours sous la férule d'un père autoritaire et irascible qui veut le « caser » à l'Arsenal.

    C'est à une évocation d'un monde aujourd'hui disparu et à une histoire bretonne simple que nous convie le petit gars de Brest, devenu un «vieux zef».

    =========================

     

    Louis Aminot s’en est allé.

    Notre ami Louis Aminot s’en est allé à l’âge de 76 ans. Il est décédé dans la nuit du 15 au 16 avril à Brest.  

    On le savait malade, mais on ne s’attendait pas à un départ aussi rapide. 

    Louis était un militant ouvrier qui s’était formé à l’arsenal de Brest. De cette histoire, Il portait en lui les combats pour la Paix et le désarmement nucléaire.

     

    Louis, ne laissait personne indifférent. Son engagement et attachement aux causes qu’il considérait comme juste, il savait les porter, toujours avec la bonne humeur et l’humour qui le caractérisaient.

    J’ai connu Louis au début des années 80 et partagé ses combats politiques et son enthousiasme pour un monde meilleur. Militant communiste, élus en Bretagne dans sa ville de Brest, Louis était aussi engagé dans la rénovation et la refondation du communisme. C’est en 1986 après le 25eme congrès, qu’il a quitté le Parti communiste, mais il continuait à se considérer comme un communiste de l’extérieur. 

    En novembre 1993, au moment de l’éclatement de la Yougoslavie, nous participions ensemble à la conférence internationale pour la Paix organisée par l’assemblée européenne des citoyens sur le lac d’Ohrid en Macédoine. C’est de cette époque militante que date notre amitié. Il habitait en Bretagne et moi en Corse, mais nous n’avons jamais perdu le contact.

    Toujours membre des communistes unitaires et militant dans le Mouvement Ensemble, il a été de tous les combats ces 30 dernières années pour reconstruire une Gauche de transformation sociale. 

    Louis était un homme attachant, sensible, fidèle avec ses amis, un homme de convictions et d’engagements.

     

    =========================

    Disparition. Louis Aminot, une vie de révolte et d’engagement

    Pierre Chaillan
    Mercredi, 18 Avril, 2018
    Ce grand pacifiste a Suvré pour le désarmement mondial. DR
    Ce grand pacifiste a oeuvré pour le désarmement mondial. DR
     

    Ami du résistant Maurice Kriegel-Valrimont, l’ancien élu communiste de Brest devenu « reconstructeur », puis militant d’Ensemble !, est décédé à l’âge de 76 ans.

    Après une vie de révolte et d’engagement, Louis Aminot est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 76 ans.

    Né le 7 novembre 1941 à Octeville (Manche), fils d’un père marin, Louis Aminot perd sa mère très tôt. Il reçoit une éducation « à la dure », quasi militaire. Dans ce cadre, il fréquente aussi bien le catéchisme que le patronage laïque et obtient un diplôme technique d’électromécanicien, comme le relate Claude Pennetier dans sa notice du Maitron.

    Apprenti à l’arsenal de Brest (Finistère) à 14 ans, le jeune révolté, qui s’identifie à James Dean, adhère à 15 ans aux Jeunesses communistes (JC).

    Devenu ouvrier après son service militaire dans la marine, il se syndique et rejoint le PCF.

    En 1964, il prend la responsabilité de ­secrétaire départemental des JC et est élu au bureau de la fédération PCF du ­Finistère.

    En 1968, il suit « l’école centrale de quatre mois », la formation destinée aux futurs « cadres » nationaux du PCF.

    S’inscrivant dans les pas du dirigeant communiste breton Louis Le Roux, il devient secrétaire départemental du PCF en 1974 et est élu au conseil municipal de Brest. Ce parcours militant au sein des instances du PCF se poursuit.

    Jusqu’à la rupture politique, en 1985.

    Animateur du courant « reconstructeur » au sein des refondateurs puis de l’Association des communistes unitaires, il s’installe en région parisienne.

    Ami du grand résistant Maurice Kriegel-Val­rimont, il prend part aux débats mémoriels sur la Résistance.

    Militant pacifiste, il soutient activement les emplois « défense » dans le pays de Brest.

    Membre d’Ensemble !, il participe au Front de gauche et collabore à Politis.

    « Il aura gardé au cœur l’idée de communisme jusqu’au bout », souligne Jean-Paul Cam, de la section du PCF du pays de Brest.

    En 2008, Louis Aminot est revenu sur ce parcours de révolte dans Zef ou l’Enfance infinie, paru chez Syllepse.

    L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

     

    =========================

    Je viens d’apprendre la mort de Louis Aminot, Louis était une tête dure et un cœur ouvert.

    Depuis plus de 30 ans, du temps des rénovateurs communistes et des comités Juquin, il était un ami, un camarde, un vieux frère ou quelque chose comme ça !!!

     

    Ouvrier, il aimait, ou plutôt il mettait un point d’honneur à rappeler qu’il l’était, parce que c’était d’où il venait. Cela pouvait paraitre exagérer voir exaspérant pour certain, mais pour Louis la Classe, sa Classe se n’était pas une abstraction, et il suffisait d’une virée, bien souvent nocturne, sur le Port de Brest pour se rendre compte que la Classe ouvrière c’était son chez lui.

    Il a été de tous les combats, et pas seulement, comme on l’écrit trop souvent, à gauche de la gauche ; il a été de tous les combats de son camps social !

    Militant infatigable de la paix et du désarmement, mais pas par pacifisme béat ou par un humanisme de salon, Louis menait ce combat parce qu’il savait que c’était une des conditions de l’Emancipation sociale, de la Révolution.

     

    Pour lui il n’y avait qu’une gauche, celle du peuple, celle des ouvrier et ouvrières des usines, celle du salariat dans sa diversité. Il ne minimisait les différences qui divisaient La Gauche, mais il pensait qu’elles devaient être surmontées, non pour unir les appareils mais pour rassembler sa classe sociale, la seule gauche sur le fond à laquelle il a toujours adhéré.

    Conscient que notre émancipation ne pouvait venir que de notre engagement, qu’elle ne pouvait qu’être notre œuvre, pour paraphraser une autre tête dure, il n’avait de cesse de nous rappeler à notre tache première : étudier ! Étudier la société, ses contradictions, ses potentialités transformatrices. Combien de fois ne m’a-t-il dit tu dois travailler plus ton sujet. Il y à peine plus d’un moi, je l’appelais pour lui annoncer le décès d’une grande Dame, là encore il m’avait reproché de ne pas m’investir plus sur les questions de l’industrie de l’armement. A cette occasion il m’avait dit : « tu sais nous ne sommes pas nombreux à nous battre la dessus, il faut nous instruire, c’est compliqué mais sinon il y aura que des spécialistes ». Et pour Louis ce nous avait un sens « Prolétarien » !

     

    C’est déjà cet engagement qui le conduisit à s’opposer au PCF dés le début des années 80, louis n’avait pas attendu que d’autres communistes « critiques », comme on disait à l’époque, s’organisent. Non Louis avait dit ce qu’il avait à dire et il s’était engagé, contre vent et marée ! Et ce qu’il avait à dire il le résumait dans une seule phrase « Je ne veux plus manifester le Dimanche à L’Ile Longue pour le désarmement, et dés le lundi manifester un Brest pour la construction d’un nouveau bâtiment nucléaire pour l’emploi ». C’est la dénonciation de cette violente et insurmontable contradiction, qui amena Louis à la rupture avec le PCF, à moins que ce ne soi le contraire.

     

    Des Rénovateurs Communistes, à la Convention pour une Alternative Progressiste, jusqu’à Ensemble ! Il nous a souvent rappelés, à ce combat, preuve d’une constance et d’un internationalisme chevillé au corps.

     

    Aujourd’hui je vais être triste, lourdement seul, mais aujourd’hui seulement car il n’aurait pas voulu qu’il en soi autrement.

     

    Car si la mort des camarades te laissait toujours dans une angoisse terrible, surtout quand la Camargue les frappait trop jeunes et, on peut dire que la liste fut longue, beaucoup trop longue pour toi ; la nécessité de continuer le combat, le chemin de notre vie en fait, te remobilisait rapidement et totalement.

     

    C’est à cet exemple que je vais essayer de m’attacher, et je suis certain que si un jour je m’égare, si je doute, ou tout simplement me fatigue, une voix ferme et haute, remplie d’embruns et pourtant douce, me dira allez petit gars, haut les cœurs !!!

     

    Alex Legros

    Syndicaliste CGT

    Membre d’Ensemble

    Ex porte parole du MGP Sarthe (2001-2007)

    =========================

    =========================

    Presse

    Disparition de Louis Aminot figure haute en couleur de la gauche
    © Le Télégramme
     
    Brest. Décès de Louis Aminot, ancien élu
    © Le Télégramme

    Brest. L'ancien élu communiste Louis Aminot est décédé

    Ouest-France >>>>>

     

     


    votre commentaire
  • "LES CORIACES SANS LES VORACES"

    Projection débat
    Cinéma "le Club" à Douarnenez
    mardi 27 mars à 20 h 45

    Réalisé par Claude Hirsch, c'est le 3ème film que le réalisateur consacre depuis 2011 à l'aventure des travailleurs de ce qui est devenu la SCOP-TI (Société Coopérative Ouvrière Provençale -Thés et Infusions).

    "On fabrique, on vend, on se paie".

    Cette formule, inventée par les ouvriers de LIP prenant le contrôle de leur usine en 1973, pourrait bien être celle des coopérateurs de SCOP-TI, ces anciens de Fralib (entreprise produisant auparavant les thés l'Eléphant à Gémenos près de Marseille) qui au bout de 1336 jours de lutte ont réussi à faire plier le géant UNILEVER qui voulait délocaliser la production en Europe de l'Est.

    1336 jours de lutte qui leur ont permis d'arracher la reprise du site et la relance d'une production sous la forme d'une coopérative ouvrière.



    La SCOP-TI est maintenant sur les rails.

    Elle produit et commercialise des thés et des tisanes.

    Elle cherche à se diversifier en proposant des produits bios et issus de productions locales dans la perspective de relancer une filière de proximité.

    Claude Hirsh nous invite à un voyage dans les différentes unités de l'usine;

    un voyage qui nous montre les réalités de la coopérative aujourd'hui ;

    les espérances des femmes et des hommes qui la portent, les difficultés auxquelles ils sont confrontés (trésorerie, commercialisation...),

    leurs débats sur ce que signifie "être en coopérative",

    leur volonté de donner corps à leur rêve de lutte : produire à leur façon et ensemble.

     

    Comme d'autres collectifs de travailleurs, de plus en plus nombreux, ils ont ouvert une voie vers une forme renouvelée d'appropriation sociale des moyens de production, la voie à une prise en mains autogestionnaire de l'économie.



    Le film sera suivi d'un débat avec le réalisateur et un stand de thés et infusions SCOP-TI sera tenu sur place en soutien aux salariés de la coopérative


    votre commentaire
  • POUR DES SERVICES PUBLICS DU 21ème SIECLE,


    SOUTIEN A LA JOURNEE DE MOBILISATION

     

    DU 22 MARS 2018


    Collectif Cornouaillais pour la défense des services publics

    En Octobre dernier, le gouvernement a annoncé l’adoption d’un « Programme Action Publique 2022 » .

    L’enjeu de ce programme est clair : « accompagner rapidement la baisse des dépenses publiques avec un engagement ferme : réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d'ici 2022 ».

    Pour cela la destruction des services publics est au programme : « Cela pourra notamment conduire à proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions. »



    Pour E. Macron, peu importe les besoins des citoyens et l’aménagement équilibré du territoire ; les économies et les besoins de rentabilité financière priment sur tout le reste.

    Poste, SNCF avec l’ouverture à la concurrence, Énergie, fermetures et mutualisations à l’hôpital, EHPAD, Éducation nationale, Recherche, Logement social, Culture…

    Pas un service public n’y échappera, y compris ceux des collectivités locales !

    Plutôt que de réduire les dépenses, ce sont les recettes qu’il faut augmenter en luttant contre l’évasion fiscale (60 à 80 milliards d’€) et en supprimant les cadeaux au patronat (200 milliards d’ quand le budget de l’Etat est de 240 milliards) et aux plus riches comme la suppression de l’ISF qui prive l’Etat de ressources.



    Le Collectif cornouaillais pour la défense des services publics s’associe à la journée de mobilisation de la Fonction Publique du 22 Mars et appelle à participer massivement au rassemblement prévu à 10 h 30 place de la Résistance à Quimper.

    Il appelle à le rejoindre les personnes attachées à des services publics de qualité et de proximité sur tout le territoire français et au remboursement des soins médicaux à 100 % par la Sécurité Sociale plutôt qu'une gestion de la santé donnée aux assurances privées afin d’oeuvrer au développement et à la démocratisation de nos services publics et construire avec les personnels, les usagers et les élus, le service public du 21ème siècle.


    votre commentaire
  • Ensemble Finistère !

    Communiqué 13 Mars 2018

    Retraites Pressurées,

    Résidents et personnels des EHPAD

    maltraités,


    De cette société là, on n'en veut plus !



    Ensemble ! Finistère apporte son soutien à la journée de mobilisation intersyndicale des retraités et des personnels des EHPAD ce jeudi 15 Mars et en particulier au rassemblement prévu à 10 h 30 devant la sous Préfecture de Brest.

     

    Contrairement à ce qu’affirment nos gouvernants , les retraités ne sont pas des privilégiés.

    Le blocage du montant des retraites, l’augmentation de 1,7 % de la CSG, les « réformes » des retraites depuis 25 ans (en particulier la décote qui frappe celles et ceux qui n’ont pas toutes leurs annuités au moment de partir) amputent largement les revenus des retraités.

    La réalité, c’est le retour d’un nombre croissant de retraités pauvres, en particulier parmi les femmes.

     



    Mais le pire est à venir !

    Macron veut encore « ré-for-mer » notre système de retraites en remplaçant le régime par répartition par un système où la pension ne serait plus garantie dans le temps mais calculée en fonction de l’âge de départ et de l’espérance de vie.

    C’est la porte ouverte aux assurances privées pour celles et ceux qui en auront les moyens et à l’accroissement de la misère sociale pour les autres !

     

    Par ailleurs, en augmentant la CSG, en diminuant les cotisations sociales, c'est le mode de financement de la sécurité Sociale, le principe même de la cotisation sociale qui sont remis en cause, au profit là encore des grands groupes assurantiels.

    Si nous laissons faire, seuls les détenteurs de la carte Gold pourront se soigner et s'offrir une retraite.

     



    Quant à la situation dans les EHPAD, faute de moyens suffisants, il y a une dégradation de la qualité de l’accueil des résidents, un fonctionnement en mode dégradé, qui conduit à la déshumanisation et à l’épuisement des personnels.

    Une situation qui s’aggravera avec la montée en puissance de la réforme de la tarification des EHPAD destinée à verrouiller les ressources allouées aux établissements.



    Face à l’offensive tous azimuts de Macron et de son gouvernement, construisons l’unité la plus large pour faire reculer le pouvoir : actifs et retraités, salariés et chômeurs, jeunes et moins jeunes


    Pour une harmonisation par le haut des droits sociaux et de nos régimes de retraite


    Pour un véritable service public de la perte d’autonomie, tant à domicile qu’en établissement, financé par la Sécurité Sociale


    Pour une société ou le bien commun et la solidarité sont une priorité face aux appétits de la finance

     

    13 mars 2018


    votre commentaire
  • Ensemble Finistère !
     
    La Liberté de manifester ne se marchande pas !
     

    Ensemble! Finistère, mouvement pour une alternative de gauche écologique et solidaire, dénonce la décision du Préfet du Finistère d'interdire le rassemblement prévu à Morlaix le samedi 17 Février pour soutenir la population du canton d'Afrin face à la violente offensive militaire menée contre cette région de Syrie par l'armée turque.
    Non content d'interdire le rassemblement de Morlaix au motif fallacieux que la déclaration n'aurait pas été faite dans les règles ou qu'il troublerait l'ordre public, c'est toute manifestation de soutien au peuple kurde qui se voit aujourd'hui prohibée dans notre département.
    C'est une atteinte grave à la liberté de manifester qui n'a pas connu de précédent dans le Finistère depuis des décennies et qui en dit long sur la dérive autoritaire de l’État et de nos gouvernants.
     
    Faut il rappeler au Préfet et à ceux qui lui donnent ses ordres que
    les Forces Démocratiques Syriennes, qui ne comprennent pas que des kurdes mais aussi des arabes, des yézidis et des membres d'autres communautés syriennes, ont été le fer de lance de la libération du nord de la Syrie face à Daech ?
    Faut il leur rappeler que l'armée turque mène une guerre d'agression en dehors de ses frontières en violation du droit international ?
     
    Notre solidarité active va aux populations de Syrie en lutte contre la tyrannie et l'agression comme elle va aux démocrates de Turquie victimes de la dictature d'Erdogan.
     
    Ensemble! apporte son soutien au nouveau rassemblement prévu à Morlaix le mardi 20 Février à 18 h
     
    Ensemble Finistère ! 18 février 2018
    -------------------------------------

    Liberté d'expression. « Une atteinte grave »

     © Le Télégramme
     
    -------------

    votre commentaire
  • « L'usine est à nous »

    projeté vendredi 2 février 2018 à Quimper


    © Le Télégramme

    votre commentaire
  • « L’usine est à nous »
    Soirée ciné-débat  
    vendredi 2 février 2018 20h30 
    aux halles St François à Quimper
    entrée libre & gratuite.
    
    Documentaire de 54min. Réalisation : Nicolas Joxe - Production : Mano a mano
    
    Suivi d’échanges et de débats Pour soutenir la coopérative, des produits SCOP-TI seront disponibles.
    À l’initiative de la CNT 29 avec le partenariat d’Ensemble !

    votre commentaire
  • Ensemble ! contre la fermeture programmée du Lycée Professionnel Jean Moulin à Plouhinec.

     

    Communiqué Ensemble Finistère !

    POUR L’AVENIR DU CAP SIZUN

    ET DE L’OUEST CORNOUAILLE

    Ensemble ! apporte son soutien à la marche de protestation organisée le samedi 20 janvier contre la fermeture programmée du Lycée Professionnel Jean Moulin à Plouhinec.

    Au delà même de la question de cet établissement, ce qui est en jeu, c’est l’avenir du Cap Sizun et de tout l’ouest Cornouaille confrontés aux politiques de déménagement du territoire au profit des grandes métropoles.

    Le Conseil Régional et le Rectorat doivent revenir sur leur décision de fermer le Lycée Professionnel et écouter les propositions alternatives à même d’assurer la pérennité de l’établissement qui sont formulées par les personnels et les usagers.

    La mobilisation massive de la population de notre région peut et doit les y contraindre.

     

    17 janvier 2018


    votre commentaire
  • Plouhinec 20 janvier 2018 Lycée Professionnel Jean Moulin

     

    Le comité de soutien au Lycée Professionnel Jean Moulin à Plouhinec appelle à une nouvelle marche contre la fermeture de cet établissement (décidée en décembre par la majorité socialo macroniste du conseil régional) le

    samedi 20 Janvier à 14 h
    rendez vous près de la criée au bord du Goyen


    votre commentaire
  • Pays de Brest - Finistère

    Pour une alternative progressiste,

    citoyenne et écologiste.

     

    R.E.@.L

    Rencontre des Elus et des Acteurs Locaux

    Association nationale loi 1901  

    (créée à Marseille en 1993)  

          

    Premiers jets de réflexions

     Louis Aminot

    Président du REAL

     

    « Horreur, dans un contexte de mise en concurrence, la population de Brest-même continue de se réduire. BMO compense à peine et le Pays de Brest stagne et vieillit... En fait, aux prises avec les pressions macro-économiques européennes, les villes-métropoles cherchent à attirer les investisseurs, les cadres et couches supérieures. Cette option ultra-libérale et ségrégative nous était présentée comme garante du développement équilibré de la cité. Engluée dans le moule, BMO réussit l’inverse. A Brest aussi, les inégalités sociales ne cessent de croître. Toujours plus financiarisées, les sociétés immobilières augmentent leurs productions urbaines - huppées et inaccessibles - au plus grand nombre. Pour le vérifier, il suffit de se promener dans les rues de Brest. La réalité urbanistique est cruelle, plus on construit, plus on perd des habitants. BMO devrait revoir sa copie. Elle ferait bien de chercher en d’autres « lieux » les causes du déclin démographique et prendre en compte la totalité des phénomènes à l’œuvre depuis plus une trentaine d’années. 

    L’aberration brestoise est de nature génocidaire. Une drogue idéologique à accoutumance. Si la religion de la bombe et les SNLE prospèrent à l’abri des flots, Brest-même patauge dans le non-travail industriel. C’est un fait, le choix du nucléaire et des quatre sous-marins a accéléré la casse du travail naval et des marines militaires et civiles. Ainsi, fils-père de la Royale et de Brest, le chantier naval de l’Arsenal n’est plus. Son frangin civil du « Port de » poursuit son recul… vers le néant ? Pardon, vers les énergies marines renouvelables. Ces productions EMR qui battent - déjà - de l’aile. Bref, à force d’uppercuts reçus de droite et de gauche, l’industrie navale tend à s’effacer des tablettes brestoises. Définitivement ? Un jour ou l’autre, la vie reprendra le dessus.

    Au début de la décennie 1970, c’est-à-dire en ces temps lointains, l’ancien maire et Président Lombard projetait une Communauté urbaine, aujourd’hui BMO, de 340 000 habitants. Survint la crise pétrolière. Le port pétrolier plongea dans les oubliettes. Les cochons contribuables ont payé très cher, et longtemps, le comblement partiel de la rade, la construction des infrastructures et de la grande forme susceptible d’accueillir les géants de 500 000 tonnes ! Devons-nous nous préparer au même scénario pour le nouveau comblement réalisé en vue de l’éventuelle production d’EMR ? Les intentions récemment affichées par « Naval Grup » (ex-DCNS) ne sont pas encourageantes. Nous sommes toujours à 210 000 habitants pour BMO (8 communes), 139 000 pour la ville-centre. 

    Depuis des lustres, les pompons rouges n’égayent plus la rue de Siam. Avec Brest-Debout (1996), en opposition au plan Chirac-Million relayé et appliqué par le gouvernement pluriel de Jospin, les travailleurs, techniciens et ingénieurs de feu l’Arsenal n’irriguent plus le boulevard Jean Moulin. Effets collatéraux, en très grande souffrance, les services publics et la culture organisent la résistance aux assauts néo-libéraux. Brest-la-rouge vire à Brest-la-grise. Un comble ! Grise, comme la matière du même nom, censée ouvrir les portes d’un avenir de justice et d’égalité. Tour à tour, les fondateurs de Brest rendent l’âme ? Culture et mémoire fertiles ? Brest ne prévoit pas de sculptures monumentales à la gloire de ses fondateurs et reconstructeurs, les travailleurs et les Résistants de l’Arsenal, des bâtiments et travaux publics et de la réparation navale.   

    Conduits par ceux qui ont ouvert la porte à la privatisation et à la liquidation de l’Arsenal, nos édiles couperaient impunément Brest de ses racines ? Enorme faute de goût. Le passé ne passe jamais la main durablement. D’ailleurs, s’ils devaient demeurer ignorants de leur histoire, quelles fleurs les jeunes pourraient-ils jardiner en cette ville industriellement saccagée et socialement meurtrie ? Arrachée, voire subtilisée, au peuple et travailleurs du Front populaire, la rose de jadis est flétrie. Ses fossoyeurs invitent à danser la capucine au Plateau des ex-ateliers machines, chaudronnerie et électricité de l’ex-Arsenal. Bizarrerie de la situation, une superbe médiathèque ouvre ses fenêtres aux savoirs et cultures pendant que la ville se vide de sa sève et perd son sang neuf.

    Aussi, rebelles devant l’adversité, les Brestois-es voudraient bien enterrer ces vieilles droites et gauches sclérosées et austéritaires du siècle d’avant. Vers quelles conversions et quel horizon ? Ils regardent « en haut et à gauche », pour l’instant ils ne voient rien de crédible pas même du côté des Insoumis. Le système étant inamendable, nous n’avons pas le choix. Nous devons travailler à la rupture avec tous les défaitismes, renoncements et accommodements libéraux et sociaux-libéraux.

    La municipalité a renoncé à l’industrie navale. Elle se décharge sur les entreprises qui imposent leur loi. L’explication se niche dans la porosité manifeste entre les « socialistes hollandais » et les « macroniens socialistes ». Tous adeptes du néo-libéralisme ! EELV, PCF et Brest-Nouvelle-Citoyenneté ? Ces groupes demeurent soumis à la politique du Maire-Président.

    Or, un projet industriel naval cohérent (non au gigantisme) suppose, au quotidien, un engagement territorial fort qui mette en mouvement non seulement les associations, les syndicats, les formations politiques mais, bien au-delà, l’ensemble des citoyens au premier rang desquels les personnels des entreprises concernées. Certes, ce projet s’inscrit nécessairement dans un plan national, à élaborer si possible avec l’Europe, de reconquête de l’industrie navale. Cette ambition signifie la prise à bras le corps de l’ensemble des activités maritimes dans leurs réalités et futur. Moi-même, je m’efforce de prendre en considération toutes les recherches scientifiques, fondamentales et appliquées, civiles et militaires, de définition des investissements nécessaires à la création des infrastructures et superstructures nouvelles, écologistes et futuristes. Je prends en compte la formation professionnelle à réinventer.

    L’industrie navale comprend d’abord la construction (maternité, naissance, vie), la maintenance, la réparation, la déconstruction (fin de vie, mort, cimetière) et, aujourd’hui, les EMR. Il y a d’autres secteurs à regarder, la recherche bio-marine, les transports maritimes, les services d’utilité publique (Brittany Ferries), la sûreté de la navigation, les douanes, la pêche, le tourisme, la plaisance, la protection des mers et océans, le réchauffement climatique… Négliger l’une de ces dimensions reviendrait à renoncer à promouvoir la totalité. La construction navale est le cœur de la problématique de Brest. Ses soleils(les) sont ses citoyens-nes. Un enthousiasmant travail d’investigation et d’élaboration individuel et collectif.

    Voici un premier jet de réflexions.

    Je vais retravailler et préciser en actualisation mes propositions concrètes déposées chez le président-maire de Brest (2013). Courrier resté sans réponse….

     

    Haut les cœurs !

    Louis Aminot

     

    PS :

    1)      Je prépare des remarques sur la déconstruction.   

    2)     J’en profite pour le souligner, les Verts n’ont jamais, je dis bien jamais, placé la construction navale dans leurs préoccupations, la déconstruction oui, mais jamais la construction, « le social ce n’est pas notre truc ». D’où mes divergences antagoniques avec notre regretté ami Roger Abiven. Après 1986, les communistes du PCF ne se sont pas davantage impliqués dans la recherche d’alternatives civiles aux fabrications militaires. Ils osaient même proclamer « la reconversion, c’est la mort ». Ces graves faiblesses n’ont pas aidé à la clarté et au développement des luttes après Brest-Debout (1996). D’autant que le PS ne condamnait pas le plan Chirac-Million, il le disait « brutal ». Le résultat de ces insuffisances cumulées est industriellement, donc humainement, catastrophique pour Brest. Trump prétend son phallus plus gros que celui de Kim Jong-un. La cervelle dans le caleçon…         

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique