• Et si on avait une stratégie industrielle ?

    Pour faire face au coronavirus et répondre, dans la durée, aux besoins essentiels

    Les manquements frappent aujourd’hui là où nous avons alerté maintes fois.

    Comment est-il possible, à l’heure de la crise sanitaire, que nous n’ayons pas les moyens, dans la VIe puissance économique mondiale, de produire autant de masques, de gants ou de gel hydroalcoolique que de besoins ?

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    Clémentine Autain >>>>>


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  • « PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT » ?

    Clémentine Autain Samedi 21 mars 2020

     

    Projet de loi sur les mesures d’urgence et stratégie du choc

     

    Peut-être, quelques instants devant un JT, parce que l’on ressent une profonde empathie avec la patrie tout entière, parce que les mots réconfortent quand la peur de la mort nous rassemble face à la crise sanitaire… alors, de façon fugace, nous nous sommes pris à rêver qu’Emmanuel Macron changerait de cap.

    Après tout, l’éloge de l’État providence, des services publics et de la solidarité aurait pu donner le sentiment que « plus rien ne serait comme avant », pour reprendre les termes du Président de la République lui-même.

    Il est vrai que l’épidémie met en lumière l’utilité impérieuse des services publics et la nécessité pour l’État de donner la priorité à la satisfaction des besoins humains.

     

    Hier, en commission à l’Assemblée nationale pour étudier le projet de loi relatif aux mesures d’urgence, la parenthèse est déjà refermée.

    Retour aux fondamentaux néolibéraux…

    Je ne discute pas le besoin du gouvernement de pouvoir agir très rapidement vu l’ampleur de la crise.

    C’est l’évidence, il faut un dispositif spécial permettant à l’État de prendre des dispositions particulières pour affronter la crise.

    Mais dans le projet de loi, on découvre de curieuses mesures.

    L’article 7 donne la possibilité au gouvernement de prendre des ordonnances en matière économique, financière et sociale.

    Et là, on tombe sur cette régression sociale de grande ampleur : possibilité de caler les RTT sur la période de confinement, en dérogeant aux délais de prévenance, d’en finir avec les 35 heures ou le repos dominical.

    Toute une série de modifications ou dérogations, en matière de procédures collectives, de prud’hommes ou de formation professionnelle sont inclues dans le champ de ces ordonnances.

    En clair : une nouvelle salve de remise en cause de conquêtes sociales est devant nous.

     

     

    Vous ne trouverez pas, en revanche, la possibilité pour l’État de contraindre des entreprises dont l’activité n’est pas essentielle à se mettre à l’arrêt si les conditions de protection sanitaire ne sont pas garanties.

    Amazone, Dunlop, Valeo et consorts peuvent dormir tranquille…

    D’autant que, je le rappelle, la ministre du travail les a encouragées.

    « J’en appelle au civisme des entreprises », a martelé Muriel Pénicaud, assurant être « scandalisée » de voir une antenne locale de la Capeb (syndicat patronal de l’artisanat du bâtiment) inciter, par courrier, ses adhérents à ne pas aller travailler.

    Elle a bien enfoncé le clou :

    « Les entreprises qui sans avoir discuté et réfléchi avec leurs équipes, se retirent, sont défaitistes ».

    Oui, oui, vous avez bien lu, et elle a même encore insisté en ces termes :

    « quand un syndicat patronal dit aux entreprises “arrêtez d’aller bosser, arrêtez de faire vos chantiers”, ça c’est du défaitisme ».

    N’en jetez plus…

    Qu’il semble déjà si loin le temps – bref – où le sommet de l’État avait un mot à la bouche pour coacher ses troupes : HUMANITÉ !

    C’était après le vote indécent contre l’allongement des jours de congé pour les parents ayant perdu un enfant.

     

     

    Alors hier, avec mon panier repas entre deux séances de commission dans une Assemblée nationale déserte, j’ai pensé à « La stratégie du choc » de Naomi Klein.

    Après un traumatisme collectif, une attaque terroriste, une catastrophe naturelle ou… une crise sanitaire, nous sommes dans un état de choc propice à nous laisser guider par les leaders qui prétendent nous protéger.

    C’est en tout cas Milton Friedman, Prix Nobel d’économie et ardent théoricien de l’ultralibéralisme, qui a défendu cette théorie, conseillant aux hommes politiques d’appliquer un traitement de choc immédiatement après une crise douloureuse.

    Je me suis dit que le pouvoir en place pouvait, à l’occasion de la crise du coronavirus, tenter de mettre tout le monde au pas pour avancer un cran supplémentaire dans la marche dérégulée de l’économie et la mise en pièce des droits et protections.

    C’est une possibilité que l’on entrevoit clairement dans le projet de loi sur les mesures d’urgence.

     

     

    En outre, comme à chaque fois, la potion néolibérale s’accompagne d’une dose d’autoritarisme et de contrôle social accrue – on le sait depuis Thatcher.

    C’est ainsi que dans le projet de loi instaurant un état d’urgence sanitaire, on ne s’étonnera pas de trouver notamment un temps étrangement long d’application.

    En effet, l’état d’urgence prévu dans la loi du 3 avril 1955 consacre un recours à la loi dès 12 jours d’état d’urgence.

    Un décret institue l’état d’urgence puis il faut repasser devant le Parlement au bout de douze jours pour le prolonger si nécessaire.

    Là, le délai pour l’urgence sanitaire serait d’un mois.

    Et dans le cas de notre crise actuel, c’est même deux mois d’état d’urgence sanitaire prévu à partir du vote de cette loi.

    Le pouvoir de l’exécutif est consacré comme jamais.

    Rendez-vous compte que, même pendant la Première guerre mondiale, la séparation des pouvoirs entre législatif et exécutif n’a pas été abrogée.

     

    Tout cela peut sembler loin du drame que nous traversons.

    Nous comptons les morts, nous lisons les témoignages effroyables sur la situation dans les hôpitaux, nous connaissons la peur, l’isolement, la tristesse…

    Alors la protection des droits conquis ou la démocratie, a-t-on l’idée de s’en préoccuper ?

    Il le faut.

    Ayons conscience qu’un socle de droits élevés et des processus démocratiques, ce sont nos forces pour vaincre le virus, protéger les individus, remettre sur pied la société.

     

    Clémentine Autain


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  • A la une du Blog : 25 Janvier 2015

    Communiqué d'Ensemble !

    20 Mars 2020

    Coronavirus :

    la mobilisation collective s’impose !

     
     

    L’épidémie de COVID-19 s’abat sur la société et dans le monde. Les gouvernements prennent des mesures drastiques, nécessaires mais parfois sans cohérence évidente, et parfois scandaleuses (Trump, Bolsonaro...).

     

    Emmanuel Macron a appelé à « l’union nationale ». Les exigences de sécurité collective sont en effet cruciales contre la diffusion de l’épidémie. Cela ne saurait être ni ignoré ni sous-estimé.

     

    Mais il ne faut pas laisser le gouvernement décider tout seul, du haut de son pouvoir.

    La vie démocratique doit être respectée. Le risque serait qu’au-delà des mesures indispensables de confinement, une pulsion autoritaire s’impose pour gouverner durablement.

     

    Le gouvernement ferme les établissements d’éducation nationale, mais ne dit pas comment protéger contre les inégalités criantes de condition de vie dans les logements ou d’accès aux cours par voie numérique.

    Il appelle à prioriser les soins liés au COVID-19, et à libérer des lits, alors que les personnels hospitaliers, notamment dans les urgences, alertent depuis des mois quant à l’impossibilité de faire face aux besoins de santé.

    Il appelle à la générosité envers les plus faibles alors qu’il a diminué les allocations chômage de 4 milliards d’euros.

    La loi retraite, qui menaçait de paupériser encore plus, est suspendue.

     

    Suspension de la réforme des retraites, de celle du chômage, des APL,…

    Ces mesures seraient seulement reportées ?!

    Non, elles doivent être annulées.

     


    Puisqu’il y a urgence sanitaire, sociale et économique, il faut un décret interdisant les licenciements. 

    Le paiement intégral des jours de chômage.

    Le droit au salaire maintenu à 100%.

    Le rétablissement total des CHSCT.

    Que tous ceux qui doivent travailler malgré tout puissent décider de la manière dont ils peuvent se protéger du virus et si ce n’est pas possible, d’arrêter la production. 

    Il faut mettre à l’abri les gens de la rue, les sans logis, les réfugiés, et rétablir pour ces derniers la couverture maladie, faire cesser immédiatement l'enfermement administratif des personnes étrangères, se préoccuper de protéger les femmes et les enfants victimes de violences, particulièrement vulnérables dans une situation de confinement...

     


    Pour assurer l’approvisionnement et la fabrication en urgence des produits nécessaires (masques, gels, vêtements, médicaments...), il faut certainement envisager la reconversion de certaines entreprises.

    Des embauches massives doivent être ouvertes dans les hôpitaux et les services publics.

     

    En aucun cas, les milliards d’euros déversés ne devront être remboursés plus tard par des compressions budgétaires, des impôts nouveaux ou une nouvelle austérité.

    Les multinationales doivent payer.

    Les cotisations sociales gelées devront être remboursées par les entreprises et les actionnaires.

     

    La Santé, c’est l’urgence absolue.

    Mais la préservation de la vie, c’est aussi la révolution écologique et sociale qui lui sont intrinsèquement liées, puisque nos dévastations ont des conséquences jusqu’ au coeur des micro-organismes. 

    Exigeons la relocalisation des productions essentielles à la vie.

    Agissons pour une agroécologie libérée de l’ »agrobusiness » qui imposent les prix et les rendements.

    Cessons de dévaster forêts, biodiversité et terres agricoles.

     

    Enfin, toute notre vie sociale est fortement interrogée.

    Pour échapper au désarroi, à l’angoisse et à l’enfermement , des initiatives de solidarité de proximité  sont prises et s’invente.

    C’est grâce à cette énergie collective solidaire que nous pourrons dans le futur proche forger d’autres relations entre nous, au monde et à la vie qui nous entoure et nous protège.

     

    L’Équipe d'Animation Nationale d'Ensemble!


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  • Mais nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en pandémie. Et c’est déjà beaucoup. Et cela ne vous empêche pas d’être des criminel.les.

    Des capitalistes, d’État, à la recherche de la meilleure stratégie pour permettre les meilleurs profits pour votre capitalisme, d’État.

    Vous savez ce capitalisme qui privatise les profits et étatise les dépenses et les dettes. Vous comptez sur l’État pour protéger et aider les entreprises dans les moments difficiles. Et vous empochez les profits.

    Mais vous avez sans doute déjà arrêté de lire. Vous êtes ennuyé.e de me le dire car vous avez conservé un semblant de politesse bourgeoise. Je m’en fous de votre politesse bourgeoise.

    ...

    Ensemble Hérault >>>>>


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  • Tract Ensemble ! Il faut changer d'antidote !

    20 Mars 2020


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  • Crise du Covid-19: résignation ou colère?

    • 20 mars 2020
    • Par Myriam Martin
    « La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu »,
    Richard Bohringer, (« C’est beau une ville la nuit »).
     
    De nombreuses voix s’élèvent parmi les travailleurs-ses pour dénoncer les conditions dans lesquelles ces derniers sont obligés de travailler.
     
    Il faut entendre ce cri.
     

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  • Jour d’avant, jour d’après

    • 20 mars 2020
    • Par Pierre Khalfa
    La crise sanitaire met en évidence l’insoutenabilité de la trajectoire empruntée par nos sociétés dominée par le capitalisme néolibéral et productiviste. Face à cette crise, je jour d’après ressemblera-t-il au jour d’avant ?
     

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  • Samedi 14 mars 2020

    4 pages d'Ensemble ! sur l'écologie et le climat,

    Par les membres de la commission écologie d'Ensemble!


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  • Report de l'Assemblée générale d'Ensemble !

     

    Après un échange, et vu le développement de la crise sanitaire, l'EAN propose le report de l'AG d'Ensemble prévue initialement les 27/28/29 mars.


    L'EAN décidera d'une nouvelle date d'AG du mouvement à sa prochaine réunion prévue la semaine prochaine.


    Les textes issus des groupes de travail sont néanmoins communiqués en pièce jointe (ci-dessous).


    Le secrétariat de l'EAN

     


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  • Marche des Solidarité le 20 mars 2020

    Ensemble ! >>>>>>


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