• Plus de 67 millions d'habitants en France,

    hausse de l'espérance de vie...

    Quatre choses à retenir des nouveaux chiffres de l'Insee

    L'Institut national de la statistique et des études économiques a publié mardi son bilan démographique 2019. 

    France Info >>>>>


    votre commentaire
  • Daniel Bensaïd,

    marxiste intempestif

    Contretemps >>>>>


    votre commentaire
  • La retraite par répartition

    est l'expression

    de la solidarité intergénérationnelle

    sans laquelle aucune société ne peut survivre

     

    Pierre Khalfa

     

    On aurait pu penser que le retour des crises financières, lié intrinsèquement au fonctionnement du capitalisme contemporain, aurait eu raison des zélateurs d’un régime de retraites par capitalisation.

    Ce n’est pas le cas.

    Au-delà du caractère anecdotique de la promotion d’un patron d’une filiale française d’un fond de pension américain au grade d’officier de la Légion d’honneur, le projet du gouvernement, qui fait suite à l’encouragement fiscal pour les divers plans épargne-retraite, limite maintenant la retraite par répartition à la part des salaires inférieurs à 10 000 euros.

    Si cette mesure, qui va déjà entraîner un manque à gagner important en termes de cotisations sociales, ne concerne pour le moment qu’une petite minorité de salariés, on peut anticiper pour la suite une baisse de ce plafond faisant dépérir ainsi progressivement le régime par répartition au profit de la capitalisation.

    Lecture biaisée

    Ce retour de la capitalisation trouve ses idéologues pour le justifier.

    Ainsi le professeur d’économie du droit Philippe Simonnot, dans Le Monde du 3 janvier (« Le système par répartition, c’est la faute à Pétain »), s’y essaye en prenant appui sur l’histoire.

    Passons sur le fait qu’il croit stigmatiser la répartition en rappelant que le régime de Vichy avait mis en place une « allocation aux vieux travailleurs salariés » (AVTS) fonctionnant suivant un tel principe. 

    On sait, depuis le livre fondateur de Robert Paxton La France de Vichy (Seuil, 1972, seconde édition revue et augmentée, 1997) que ce régime ne regroupait pas seulement la fine fleur de l’extrême droite française mais aussi des éléments modernisateurs du capitalisme qui voyaient là une occasion de faire avancer leurs projets. Beaucoup d’entre eux se sont d’ailleurs par la suite retrouvés à Londres.

    Au-delà, il tire son argument principal d’une lecture particulièrement biaisée des retraites ouvrières et paysannes (ROP) mises en place en 1910, modifiées légèrement par la suite, et dont il fait l’éloge.

    Les ROP étaient un régime en capitalisation dont le caractère obligatoire avait été supprimé par la Cour de cassation en 1911 et qui fixait l’âge de départ à la retraite à 65 ans avec par la suite une possibilité de la prendre à 60 ans.

    Rappelons que l’espérance de vie moyenne était à l’époque de 52 ans pour les femmes et de 49 ans pour les hommes. C’est ce qui faisait dire à beaucoup qu’il s’agissait d’une « retraite pour les morts ».

     

    De plus, l’inflation provoquée par la première guerre mondiale puis les crises monétaires et financières des années 1930 ont eu pour conséquence une forte dépréciation des capitaux accumulés, des rentes et donc des pensions versées.

    Le nombre de cotisants, qui n’avait jamais été très élevé par rapport à la population potentiellement concernée, s’est alors effondré.

    C’est l’échec des ROP qui a obligé le gouvernement de Vichy à mettre en place une retraite par répartition, l’AVTS.

    Bilan calamiteux

    Ce bilan calamiteux est totalement passé sous silence par notre professeur d’économie du droit.

    Il est cependant bien obligé de reconnaître que « le système ne pouvait assurer immédiatement de manière satisfaisante la retraite des personnes âgées », alors même que, selon lui, les caisses des ROP étaient florissantes.

    Comprenne qui pourra…

    Au-delà, cela renvoie au fonctionnement des régimes de retraites. 

    « En capitalisation, nous dit-il, les versements faits par les actifs servent à constituer des réserves sur lesquelles seront plus tard prélevées les pensions ».

    Tout le problème réside dans le « plus tard ».

     

    D’abord, comme il le note lui-même, les premiers cotisants à un régime de capitalisation risquent fort d’être floués car ce dernier ne sera pas encore arrivé à maturité pour leur servir des pensions convenables au moment où ils partiront en retraite.

    Mais surtout, en épargnant, un salarié ne met pas de côté dans un « congélateur économique » des repas, des billets de train… qu’il consommera dans quarante ans.

    Il n’a qu’un à-valoir sur la production future de biens et de services, une créance pour l’avenir.

     

    Pour que cette créance soit honorée au moment où elle est présentée, il faut que soit produite la richesse correspondante.

    En capitalisation, comme en répartition, les revenus des retraités sont une part de ce qui est produit au moment même de la retraite c’est-à-dire une ponction sur la richesse produite par les actifs.

     

     

    S’il y avait, par hypothèse, dans l’avenir un problème démographique, c’est-à-dire un manque d’actifs pour produire la richesse nécessaire, répartition et capitalisation seront placées devant les mêmes difficultés.

    La capitalisation est même plus sensible aux évolutions démographiques actuelles comme l’a clairement explicité l’OCDE dans un rapport de 1998 : « A mesure que les membres des générations du baby-boom partiront à la retraite dans dix à vingt ans, ils auront probablement un comportement de vendeurs nets au moins pour une partie des titres accumulés durant leur vie de travail ».

     

    Une avancée sociale fondamentale

    En effet, les fonds de pension devront vendre une partie de leurs actifs pour financer les retraites.

    Mais encore faut-il que les acheteurs soient au rendez-vous.

    Comme le pointe ce rapport, « La génération suivante est de moindre taille, il existe donc une possibilité de baisse du prix des titres… Il existe donc une possibilité qu’au moment de la retraite, la génération du baby-boom découvre que le revenu tiré des fonds de pension est inférieur à ce qui avait été prévu par simple extrapolation des tendances actuelles ».

    Jouer sa retraite à la Bourse n’est pas de tout repos…

     

    Bizarrement Philippe Simonnot reproche à la répartition ce qui en fait son intérêt, à savoir qu’il n’y ait pas besoin d’une épargne préalable pour payer des pensions.

    Les cotisations, qui sont une part de la masse salariale, sont immédiatement mutualisées, socialisées et servent à financer les pensions des retraités.

    La répartition repose donc au premier chef sur le partage de la richesse créée entre la masse salariale et les profits.

     

    Loin d’être un système « en faillite » comme il l’affirme, la répartition a de beaux de jours devant elle à condition d’en finir avec l’augmentation sans fin des profits et en particulier des dividendes versés aux actionnaires.

    Elle repose sur un double contrat implicite.

    Le travail qui a été fourni par la génération partant à la retraite a produit des richesses pour l’ensemble de la société et donc bénéficie à la génération suivante qui, à son tour, prend en charge les retraités.

    La retraite par répartition fait le lien entre les générations, elle est l’expression même de la solidarité intergénérationnelle sans laquelle aucune société ne peut survivre.

    Son grand apport a été de faire de cette période un nouvel âge de la vie dans lequel, étant encore en relative bonne santé, avec un revenu proche de celui la vie professionnelle, on peut s’adonner à des activités qui ne sont plus soumises au joug de la compétitivité et de la profitabilité du capital.

    La retraite n’est plus la « retraite pour les morts ».

    Elle a constitué une avancée sociale fondamentale que le président de la République Emmanuel Macron et son premier ministre Edouard Philippe, dans la lignée des gouvernements précédents, veut aujourd’hui remettre en cause.

     

    Pierre Khalfa 

     

    votre commentaire
  • Le texte intégral du projet de loi de réforme des retraites

    Marianne >>>>>


    votre commentaire
  • Retraites : pas un mais deux âges pivots dans le texte

    Dans la version du projet de loi envoyé dans la nuit de jeudi à vendredi aux caisses de retraites, le gouvernement détaille deux «âges d'équilibre» : l'un est négociable, l'autre pas vraiment.

    Libération >>>>>


    votre commentaire
  • Retraites

    Attac France, 7 janvier 2020

     

    Le gouvernement essaie de nous imposer

    un constat erroné :

    il existerait un problème de financement

    du système actuel de retraites.

    Or, à court-terme, ce n’est pas le cas

     

    Gérald Darmanin sur la réforme des retraites:

    "Nous ne sommes pas favorables" à une augmentation des cotisations

     

    Si le COR prévoit un déficit entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros en 2025, il oublie de mentionner les 127 milliards d’euros de réserves de l’ensemble des régimes de retraite actuels. En prenant l’estimation la plus haute, le système pourrait être à l’équilibre pendant encore 7 années après 2025 grâce aux réserves.

    De surcroît, le déficit est organisé par l’État lui-même : celui-ci résulte de la baisse des ressources et non de la hausse des dépenses. En effet, l’annonce de la fin de la compensation des politiques néolibérales de baisse des cotisations grève le budget de la Sécurité Sociale et crée son déficit. Par ailleurs, on peut citer l’austérité dans la fonction publique (précarisation, moins de recrutement et gel des salaires) ou l’inégalité salariale femme-homme comme autant de pertes de recettes pour les caisses de retraites.

    Mais sur le principe, lier augmentation des cotisations et baisse du pouvoir d’achat est une erreur. En effet, les cotisations ne sont pas des impôts ou des taxes mais un salaire différé ! Donc augmenter les cotisations, c’est augmenter la protection sociale des citoyen·ne·s, c’est améliorer les remboursements et les prestations sociales… Autant de ressources qui limitent les dépenses annexes des ménages.

    D’ailleurs, c’est plutôt la réforme du gouvernement qui baissera le pouvoir d’achat des français, car en baissant les pensions, le pouvoir d’achat des retraité·e·s diminue. En outre, on favorise le recours à des assurances privées pour les salarié·e·s qui le peuvent (complémentaires retraites privées), ce qui diminue de fait le revenu disponible et augmente les inégalités entre retraité·e·s. Augmenter les cotisations sociales, est donc favorable au pouvoir d’achat, et permet de répartir plus justement la valeur ajoutée (la richesse crée).

    Dernier point, on pourrait imaginer créer des cotisations sur les revenus financiers. En effet, malgré la formidable productivité des salariés français, le partage de la valeur ajoutée est de plus en plus favorable au capital par rapport au travail. Il serait donc logique que les revenus financiers (largement préservés par E. Macron – cf la flat tax et la suppression de l’ISF) soient aussi taxés pour financer notre système social.

    par Attac France


    votre commentaire
  • La Question sans réponse de la carrière complète

    L'Humanité 6 janvier 2020


    votre commentaire
  • Message de soutien aux cheminots en grève.

    Lundi, 30 Décembre, 2019
     
    Monique et Michel Pinçon-Charlot
     

    votre commentaire
  • La conductrice de la RATP

    et le dilemme des briseurs de grève

    France Inter >>>>>


    votre commentaire
  • Police:

    «Exiger le retrait d’affichettes (partisanes) ne saurait se justifier»

    • 31 déc. 2019
    • Par David Dufresne
    • Blog : David Dufresne
    Petit rappel de consigne du cabinet de la Préfecture de Police de Paris.
    ça date de 2009, c’est toujours en vigueur dix ans plus tard...
     
    Police: «Exiger le retrait d’affichettes (partisanes) ne saurait se justifier»
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique