Etat d'urgence : pourquoi nous souhaitons être surveillés
Etat d'urgence : pourquoi nous souhaitons être surveillés
Pour le magistrat Antoine Garapon, l'état d'urgence instaure une suspicion généralisée. Combien de temps accepterons-nous de sacrifier nos libertés à la peur ?
« La sécurité est la première des libertés », martèlent le Président et le Premier ministre depuis le mois de novembre, reprenant à leur compte un vieux slogan de la droite. Comment sortir de cette ornière rhétorique ? Réponse d'Antoine Garapon, magistrat et secrétaire général de l'Institut des hautes études sur la justice.