• Hommage

    Clémentine Autain :

    grâce à Gisèle Halimi,

    «ce qui faisait scandale hier est consensuel aujourd’hui»

    Par Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis 29 juillet 2020
     
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  • [Jeudi 30 juillet 2020
    Les Actualités Politiques]

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  • A la Chapelle-Darblay,

    les 218 licenciés veulent sauver leur papier 100% recyclé

    Le 16 juillet dernier, après 92 ans ans de service, le groupe finlandais UPM a fermé ce site de recyclage unique situé à Grand-Couronne, près de Rouen.

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  • Mercredi, 29 Juillet, 2020

    Police.

    Arié Alimi :

    « Il existe une vraie culture raciste et antisémite dans la police »

     

    Dans l’affaire du tribunal de Paris, Arié Alimi, avocat du policier lanceur d’alerte, dénonce l’omerta de la police et le caractère systémique du racisme. 

     Insultes racistes et homophobes, vols, refus de soins médicaux…

    Dans une enquête glaçante, StreetPress révélait lundi 27 juillet les traitements subis par les justiciables de passage dans les cellules du TGI de Paris, grâce notamment au témoignage du brigadier-chef Amar Benmohamed. 

     

    Sur un peu plus de deux ans, plus de 1 000 prévenus ont été maltraités au tribunal de Paris, le plus grand d’Europe. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle affaire de racisme dans la police ?

    Arié Alimi

    Les propos racistes, les violences auraient pu être des cas isolés.

    Mais ce qui revient toujours dans ces dossiers de maltraitance policière, c’est l’impunité délibérée par la hiérarchie – dans ce cas précis par le préfet de police de Paris, Didier Lallement – et la volonté de faire taire les lanceurs d’alerte.

    Amar Benmohamed considère que la plupart de ses collègues sont d’excellents policiers et que l’affaire concerne une douzaine de personnes.

    Mon opinion, en tant qu’avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme, c’est que, depuis quelque temps, des affaires comme celle du tribunal de Paris se multiplient. Et ça commence à faire beaucoup.

    Le caractère systémique vient de la récurrence de ces actes et des révélations.

     

    Que risque aujourd’hui le lanceur d’alerte Amar Benmohamed, qui a eu le courage de témoigner à visage découvert ?

    Arié Alimi

    Mon client est devenu lanceur d’alerte par la force des choses.

    Il avait essayé depuis plusieurs mois de signaler les actes de violence et les propos racistes, antisémites, homophobes de ses collègues aux autorités, il a réalisé des rapports et voulait obtenir des condamnations.

    Mais c’est lui qui paie le prix fort aujourd’hui.

    Il subit un harcèlement permanent de la part de sa hiérarchie, qui l’envoie chez le médecin, qui le convoque toujours pour des raisons futiles qui n’aboutissent jamais.

    C’est flagrant : il s’agit de briser la carrière d’un policier de vingt ans d’ancienneté, extrêmement bien noté.

    Malheureusement, c’est le fonctionnement de la police.

    De l’armée aussi d’ailleurs.

    Finalement, ces deux institutions agissent comme la mafia, avec une réelle omerta et la destruction par la hiérarchie de ceux qui dénoncent parce qu’ils ont une vision différente de leur fonction et de l’institution dont ils font partie.

    Avec mon client, nous avons déposé plainte pour harcèlement.

     

    « Bicot », « bougnoule », « négro », « pédé »… Que ce soit à Rouen avec les échanges racistes sur WhatsApp, à L’Île-Saint-Denis avec la vidéo d’une interpellation ou au tribunal de Paris, ce sont toujours les mêmes termes qui sont utilisés…

    Arié Alimi

    Oui.

    Des propos récurrents, des mots fréquemment utilisés qui constituent une forme de code de reconnaissance.

    Ce que dit mon client à demi-mot, c’est qu’il existe une vraie culture « Alain Soral » parmi les jeunes recrues de la police.

    Il semblerait que cette culture antisémite et raciste ait imbibé la nouvelle garde policière.

     

    Aujourd’hui, cinq policiers ont fait l’objet de sanctions administratives et un sixième doit passer en conseil de discipline. Il semblerait que l’action du lanceur d’alerte ait payé…

    Arié Alimi

    Oui, mais contrairement à ce qu’a annoncé la préfecture, il n’y avait jamais eu de sanctions auparavant, alors que les faits étaient connus.

    La préfecture n’a bougé que lundi dernier, lorsque l’affaire a été médiatisée.

    J’ai l’impression que beaucoup de policiers s’aperçoivent qu’ils ont été trahis dans les raisons pour lesquelles ils étaient entrés dans la police.

    J’ai bon espoir que de plus en plus oseront parler.

    C’est ce que je constate au quotidien.

     

    Entretien réalisé par Nadège Dubessay
     

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  • [Mercredi 29 juillet 2020
    Les Actualités Politiques]

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  • Derrière la démission de Christophe Girard,

    des repas avec Matzneff payés par la Ville

     
    27 juillet 2020 Par Marine Turchi
    Médiapart

     

    L’adjoint à la maire de Paris chargé de la culture n’a pas seulement démissionné à cause de la manifestation des militantes féministes.

    Selon nos informations, les services municipaux ont découvert, les 22 et 23 juillet, trois notes de frais de repas entre l’élu et l’écrivain Gabriel Matzneff, réglés par la Ville. Anne Hidalgo en a informé le parquet de Paris.

     

    Contrairement à ce qu’ont mis en avant Christophe Girard et la mairie de Paris, l’adjoint à la culture n’a pas démissionné seulement à cause de la manifestation, jeudi 23 juillet, de militantes féministes et d’élu·e·s écologistes.

    Selon nos informations, les services de la Ville de Paris ont découvert, mercredi puis jeudi dernier, trois notes de frais de repas entre l’élu et l’écrivain Gabriel Matzneff, réglés par la Ville. 

     

    L’une datée du 12 février 2019, portant sur un déjeuner au restaurant Le Taxi jaune, pour un montant de 85 euros, que Christophe Girard a fait défrayer en tant qu’adjoint à la culture de la Ville de Paris.

    Les deux autres remontent à 2016 (un dîner) et 2017 (un déjeuner), lorsqu’il était maire du IVe arrondissement de Paris.

     

    Selon nos informations, Anne Hidalgo a transmis la première de ces notes au parquet de Paris, via son conseiller juridique.

    Cet élément a été versé à l’enquête préliminaire en cours pour « viols commis sur mineurs » visant Gabriel Matzneff.

    Christophe Girard avait été entendu comme témoin dans cette procédure, en mars. 

    L’élu a en effet côtoyé l’écrivain dès les années 1980, lorsqu’il était le proche collaborateur du couturier Yves Saint Laurent. 

    C’est par son entremise que les factures de l’hôtel de Gabriel Matzneff avaient été réglées à l’époque par la société Yves-Saint-Laurent.

     


     

    Le premier repas, celui de 2019, a été justifié par Christophe Girard auprès des services de la Ville comme un déjeuner dans le cadre de la journée écriture-manuscrit, organisée par la Ville trois mois plus tard, le 15 mai 2019.

    Les deux autres ont été réglés sur son enveloppe de frais de représentation, pour laquelle l’élu bénéficie d’une plus grande autonomie, mais qui fait l’objet d’une déclaration annuelle à la mairie centrale.

     

    Selon nos informations, la maire de Paris a eu connaissance de la première note de frais mercredi soir 22 juillet, après qu’un agent du bureau de l’appui aux élus – chargé de rembourser les frais – a pris l’initiative de faire une recherche, à la suite de la résurgence médiatique de l’affaire Matzneff et des demandes de démission de Christophe Girard par le groupe écologiste au conseil de Paris.

    L’exécutif de la mairie n’avait en effet opéré aucune vérification ou enquête administrative.

     

    Cette note de frais a été transmise au cabinet d’Anne Hidalgo.

    Puis le directeur de cabinet de la maire, Frédéric Lenica, et le premier adjoint, Emmanuel Grégoire, ont demandé aux services administratifs de la mairie d’effectuer une vérification plus large.

     

    Il n’a pas été demandé explicitement à Christophe Girard de démissionner.

    Mais jeudi, en début d’après-midi, Frédéric Lenica puis Emmanuel Grégoire se sont tour à tour entretenus avec l’élu, en lui expliquant qu’il mettait l’exécutif dans une situation intenable, selon nos informations. 

    « Je les ai vus dans mon bureau pour leur lire le communiqué écrit par moi-même, mon conjoint, mes fils aînés et mon avocate », assure de son côté Christophe Girard.

     

    Puis deux autres notes de frais ont été découvertes, jeudi en fin d’après-midi – celles datées de 2016 et 2017.

    Vers 18 heures, l’élu a annoncé sa démission à l’Agence France-Presse.

     

    Joint lundi par Mediapart, le cabinet d’Anne Hidalgo a reconnu avoir découvert, mercredi dernier, une note de frais.

    « Seule celle-ci a été portée à notre connaissance », nous indique-t-il. 

    Il précise qu’Anne Hidalgo « n’avait absolument pas eu connaissance de ce déjeuner en 2019 » et qu’il n’y a, dans le processus de validation des frais, « aucune validation politique du cabinet de la maire », qu’il s’agit d’« un processus purement administratif ».

     

    « Quand la maire prend connaissance de cette note de frais, elle prend la décision d’en informer Christophe Girard et d’en informer le parquet, poursuit son cabinet. 

    Parce qu’on sait que l’affaire est sensible et qu’on ne veut absolument pas qu’on puisse nous reprocher quoi que ce soit. 

    La maire a considéré que cette nouvelle pièce n’était pas incriminante, puisqu’on savait que Christophe Girard avait eu de toute façon des liens, qu’il avait été entendu par la justice et qu’il n’est visé par aucune plainte, rien du tout.

    Elle le transmet dans un souci de transparence et de coopération. Et elle réitère évidemment son soutien à Christophe Girard. »

     

    Anne Hidalgo condamne-t-elle ces déjeuners, payés par la Ville ?

    « Si le déjeuner avait eu lieu en février 2020, c’est-à-dire après la sortie du livre de Vanessa Springora, la maire l’aurait très très fortement condamné et regretté, elle aurait dit à Christophe Girard qu’il ne fallait pas y aller et que c’était une très mauvaise idée.

    En revanche, en février 2019, cette histoire n’était pas de notoriété publique comme en 2020, pas sûr qu’elle savait qui était Gabriel Matzneff »,

    nous répond son cabinet, évacuant le fait que les écrits de Matzneff, explicites, avaient été médiatisés dès les années 1980-1990.

     

    Alors qu’elle avait connaissance du problème des notes de frais le 23 juillet, Anne Hidalgo n’a évoqué que la manifestation féministe dans ses réactions.

     

    Le lendemain, dans un communiqué, elle a dénoncé le « déversement de haine et de violence inacceptable » à l’encontre de son adjoint et annoncé des poursuites à l’encontre des « propos indignes » et des « banderoles infamantes » de la manifestation.

    Elle a aussi condamné l’attitude des deux élues écologistes présentes à ce rassemblement, Alice Coffin et Raphaëlle Rémy-Leleu, « qui ont incité et soutenu ces comportements », selon elle.

    Pas un mot, en revanche, sur les notes de frais.

     

    Joint lundi, le premier adjoint, Emmanuel Grégoire, explique à Mediapart que la découverte, « de faits nouveaux – des notes de frais de déjeuners et dîner – [leur] a semblé être un élément à transmettre à la justice, non pas au titre de l’article 40 du code pénal [qui impose à « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire » de dénoncer tout crime ou délit dont il aurait connaissance – ndlr]mais au titre de l’information judiciaire en cours, comme un élément qu’il n’était pas entendable de dissimuler à la justice ». 

    « Nous avons partagé cela avec Christophe Girard, qui du coup en a tiré les conséquences : une démission, pour se protéger lui et assurer sa défense, et pour nous protéger nous collectivement, parce qu’évidemment, c’est un élément de plus dans un contexte déjà éruptif. »

     

    De son côté, Christophe Girard, sans démentir les faits, se montre évasif. 

    Il fait valoir à Mediapart qu’il était « normal et courant qu’[il] invite dans le cadre de [ses] fonctions à la culture artistes et écrivains, et que ces rendez-vous étaient inscrits à [son] agenda professionnel, avec noms des participants ».

    Il reconnaît avoir « déjeuné ou dîné », « de mémoire, entre 2001 et 2018, quatre ou cinq fois avec Matzneff », sans préciser si ces repas étaient pris en charge par la Ville.

     

    « J’ai demandé au directeur de cabinet de la maire de Paris de faire faire les recherches comptables sur une période aussi longue. Cela prendra du temps, sachant qu’entre 2001 et mars 2020, j’ai déjeuné et dîné avec des centaines de personnalités françaises étrangères », ajoute-t-il.

     

    S’agissant des trois notes de frais, il indique qu’il n’a « pas de traces personnelles à [sa] disposition »

    « Vous avez connaissance de ces notes que je n’ai pas revues. Ce déjeuner et ce dîner doivent apparaître dans mon agenda de maire du IVe de 2012 à 2017. L’objet et le nom des invités figurent certainement. Si vous pouviez me les indiquer. »

     

    Selon un proche d’Anne Hidalgo qui a requis l’anonymat, la découverte de ces notes de frais a « incontestablement pesé dans la décision personnelle qu’a prise Christophe Girard »

    « Cela nous a vraiment perturbés, explique-t-il à Mediapart. C’est une forme de rupture de confiance dans la ligne de défense qu’il avait adoptée vis-à-vis de nous. 

    1) Le personnage [Gabriel Matzneff – ndlr] était sulfureux et peu pouvaient prétendre l’ignorer, surtout un fin lettré comme Christophe.

    2) Il nous avait plutôt tenu la ligne qu’il l’avait rencontré fortuitement, à des occasions X ou Y.

    Quand on déjeune avec quelqu’un en tête-à-tête, cela ne me paraît pas relever du fortuit.

    Donc cela nous a au moins embarrassés, et c’est un euphémisme.

    On s’est sentis dans l’obligation immédiate de ne pas garder cela. »

     

    Pour ce proche de la maire de Paris, l’ex-adjoint à la culture « s’enferme ».

    « Il a pris une très mauvaise ligne de défense depuis le départ. Il a manifestement cherché à nous cacher toute trace d’une relation en réalité plus établie qu’il ne l’avouait lui-même.

    Il est tellement meurtri et blessé par ces accusations qu’il en est parfois maladroit dans sa défense », analyse-t-il.

     

     

    Pour lui, les deux éléments – les notes de frais et la manifestation devant l’Hôtel de Ville – se sont « télescopés » et ont été autant de « pressions » pesant sur Christophe Girard, conduisant à « une accélération ».

    « Mais on le soutient, y compris parce qu’on trouve qu’il fait l’objet d’accusations excessives : il n’est pas pédophile, contrairement à ce qu’on lit sur les pancartes ignobles de la manifestation, avec des raccourcis et des amalgames », poursuit-il, en écho à la pancarte « Mairie de Paris : bienvenue à Pédoland », dans la manifestation du 23 juillet.

     

    De son côté, le cabinet d’Anne Hidalgo renvoie vers Christophe Girard, « qui a proposé et donné sa démission à la maire de Paris ».

    « Peut-être qu’il s’est dit qu’avec cette nouvelle information, cela allait avoir un impact médiatique et que donc il valait mieux se retirer, mais la maire lui a en tout cas toujours affiché son soutien. » 

     

    L’intéressé affirme à Mediapart que sa décision de démissionner a été « mûrie » et qu’il l’a « prise en famille le soir de l’élection de la maire et de ses adjoints, sachant pertinemment pour bien avoir suivi le mouvement “cancel culture” que le harcèlement ne s’arrêterait pas.

    Que ce climat fragiliserait la majorité et qu’il [s’était] engagé en politique pour agir en humaniste et social-démocrate, pas en gibier traqué ».

     

    La veille de sa démission, pourtant, à l’antenne d’Europe 1, Christophe Girard tenait un autre discours : il annonçait qu’il allait « être à l’offensive, car il se passe à [s]on sens quelque chose de très grave, ce mouvement “cancel culture”, qui vient des États-Unis ».

    Il dénonçait une « justice des réseaux sociaux ».


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  •  
    Laurent BRUN
    Secrétaire Général
    de la Fédération des Cheminots CGT
     
     
     
    Plan Fret SNCF :
    Jean  CASTEX redécouvre les autoroutes ferroviaires, qui sont pourtant la panacée des pouvoirs publics depuis 15 ans.
    Résultat : l’effondrement du mode ferroviaire.
    Une autoroute sans capillaire, ça ne sert à rien.
    L’Etat se trompe encore !
     
    Sur les  mesures écolo de Jean CASTEX:
     
    1/ Après avoir fait la démonstration que la libéralisation est un échec MAIS avoir gagné la casse de l’entreprise publique SNCF, maintenant les patrons réclament des subventions et les obtiennent...
     
    2/ face à l’échec de la libéralisation dans toute l’Europe, l’UE a autorisé les subventions publiques l’année dernière.
    Le Gouvernement prévoit donc des aides à hauteur de 150 millions d’euros
    (60 pour la diminution par 2 des péages, le reste pour des aides diverses).
     
    3/ Avec 100 millions de subventions, le FRET public SNCF aurait été largement excédentaire en 2000, alors qu’il transportait 30% de marchandises de plus que l’ensemble des opérateurs aujourd’hui et qu’il faisait vivre 7000 salariés de plus !
     
    4/ Mais le principal problème du Plan Castex, c’est que c’est le même que les 3 plans précédents : casse des emplois, promotions des « autoroutes ferroviaires »... donc il va probablement aboutir au même résultat : pas de relance.
     
    5/ Les subventions ne permettront donc que de stabiliser les trafics existants et surtout de remettre les Entreprises Ferroviaires dans le vert.
    Elles perdent toutes environ l’équivalent d’1/3 de leur CA, comme quoi le Statut des cheminots n’a rien de déterminant dans le « coût ».
     
    6/ Que sont les autoroutes ferroviaires promues par le Gouvernement ? Ce sont des corridors longue distance sur lesquelles l’infrastructure est fiabilisée.
    Autrement dit on promeut les transports transnationaux à travers cette mesure.
     
    7/ C’est une vision libérale que l’UE a reprise et encouragée depuis 15 ans :
    Les marchandises arrivent par quelques ports d’entrée (ports de Rotterdam, Anvers et éventuellement Barcelone) pour être ensuite distribuées dans l’espace du marché commun par les grandes infrastructures
     
    8/ Il n’y a pas de politique portuaire sérieuse en France donc développer les autoroutes ferroviaires se fait au bénéfice des autres grands ports européens et d’un encouragement à la longue distance qui est contraire aux besoins environnementaux.
     
    9/ Par ailleurs, le trafic international ne représente que 37% des marchandises transportées en France (et nous devrions pousser pour que ça se réduise au lieu de le favoriser) donc le report modal massif ne peut pas venir d’une politique qui oublie 63% du trafic.
     
    10/ Plusieurs autoroutes ferroviaires existent déjà et elles n’ont pas permis un report modal massif.
    Il faut s’occuper du transport intérieur.
    Et pas seulement pour les grandes centrales ou les grandes industries qui concentrent leurs flux.
     
    11/ Pour cela il faut un outil public.
    En effet, les libéraux ont tenté la relance locale dans les zones industrielles avec la création d’opérateurs fret de proximité.
    En gros, chaque ZI doit avoir sa petite compagnie ferroviaire qui collecte les wagons et forme les trains.
     
    12/ La encore, l’idée est de socialiser les pertes et privatiser les bénéfices.
    Ce qui coûte c’est la manœuvre des wagons.
    En le faisant faire par un OFP, on supprime une partie des coûts.
    Les grandes compagnies n’ont plus que la traction des trains à faire sur longue distance.
     
    13/ Comme on a concentré les coûts sur les OFP et qu’ils sont locaux, on va demander des subventions.
    Telle collectivité va payer la formation du personnel, telle autre les travaux d’infrastructure, une autre encore l’achat du locotracteur pour la manœuvre...
     
    14/ Ces subventions sont de faibles montants donc se voient moins, mais si les OFP avaient marché, quelques dizaines de milliers d’euros multiplié par toutes les ZI de France, ça aurait représenté des sommes collossales.
    La libéralisation coûte un pognon de dingue !
     
    15/ ça ne marche pas non plus parce qu’il faut une politique des transports coordonnées à l’échelle nationales pour que les dispositifs au point de départ soient les mêmes que dans la ZI d’arrivée, et aussi pour que le train ne revienne pas à vide...
     
    16/ Conclusion : les subventions ne doivent pas servir les actionnaires et être rationalisées, il faut une politique des transports qui s’appuie sur les besoins (incluant la réduction des distances), qui coordonne tous les acteurs...
    Il faut une entreprise publique nationale !
     

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  • Respect !

    Gisèle Halimi,

    avocate et figure du féminisme français,

    est morte à 93 ans

    "Elle s'est éteinte dans la sérénité, à Paris", a déclaré l'un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère avait eu "une belle vie".

    France Info >>>>>

    Gisèle Halimi est morte, l'avocate et figure féministe avait 93 ans

    La célèbre avocate, également ancienne députée, s'était engagée, dès son plus jeune âge, dans la défense des droits des femmes.

    HuffPost >>>>>


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  • Mardi, 28 Juillet, 2020

     Crise, mensonges et vérités

     

    Le tribunal de commerce de Grenoble va se prononcer aujourd’hui sur le sort du groupe André après son dépôt de bilan.

    Le début sans doute d’une longue liste de défaillances au cours des prochains mois.

    Mais, dans le cas en question, la crise actuelle a bon dos.

    André, comme La Halle, Camaïeu, est victime d’un autre mal pernicieux.

    Les fonds d’investissement.

    Il s’agit de véritables vautours financiers.

    Ils sont plus de trois cents sur le territoire national.

    Leur logique : acheter une entreprise en empruntant d’autant plus facilement que les taux d’intérêt sont bas, presser le citron pour servir aux actionnaires un rendement de 15 à 20 % et revendre avec une belle plus-value.

    Le ministère de l’Économie est au fait de ces pratiques, comme le sont les institutions financières.

     

    Il est vrai cependant que nombre d’entreprises vont être réellement frappées par la crise.

    On a compris quelle était la réponse du gouvernement et du patronat, avec les contrats de performance.

    Amener les salariés à accepter de travailler plus et de baisser leur salaire pour sauver les emplois.

    Cela, en mettant aux syndicats le marché en main.

    Dans l’entreprise Smart en Moselle, les salariés avaient accepté.

    Aujourd’hui, le groupe allemand Daimler arrête la production.

     

     

    Dans un récent sondage publié par le Figaro, plus de la moitié des sondés expriment une forte méfiance à ce propos.

    Allez savoir pourquoi, ils craignent que les entreprises ne voient là une aubaine pour revenir sur les acquis sociaux.

    Plus clairement encore, ils rejettent toute augmentation du temps de travail.

     

     

    On ne saurait pour autant nier la gravité de la situation.

    Bruno Le Maire fait grand cas du plan de relance de cent milliards annoncé.

    Mais avec quels critères, quelle transparence… quels dividendes ?

    Tout cela doit être mis sur la table.

    La reprise espérée d’une économie réorientée vers des productions utiles et durables est à ce prix.

    Elle ne peut se faire sans démocratie et sans que les salariés eux-mêmes se mêlent de la gestion des entreprises comme de leurs finalités.

     

    Par Maurice Ulrich

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  • Mardi, 28 Juillet, 2020

    Répression des fraudes.

    Avec le Covid, le risque des faillites en cascade

     

    Dans le sillage de l’épidémie, les retards de paiement ont explosé, menaçant des milliers d’emplois. L’administration assure rester attentive.

     

    Une facture traîne sur un bureau, et c’est une réaction en chaîne qui s’enclenche.

    Pendant le confinement, les retards de paiement entre donneurs d’ordre et fournisseurs ont pris l’allure d’un véritable fléau.

    En difficulté depuis le début de la crise sanitaire, certaines sociétés n’ont pas pu payer leurs fournisseurs à temps, qui à leur tour n’ont pas pu honorer leurs factures.

    En bout de course, des faillites en cascade et autant d’emplois menacés.

    « En temps normal, nous avons une soixantaine de sollicitations par semaine. Au début de la crise, au mois de mars, nous en étions entre 500 et 600 », indiquait à France Info Pierre Pelouzet, médiateur national des entreprises, en juin.

    Une hausse spectaculaire du nombre de procédures à laquelle s’est également ajouté un allongement des retards.

    De dix jours en moyenne avant la crise, les délais d’attente ont été multipliés par dix.

     

    Une situation alarmante à laquelle la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) assure prêter une attention toute particulière.

    « Le plus urgent, c’est d’éviter l’effet de cascade », garantit Virginie Beaumeunier, directrice de l’administration.

    « Un comité de crise de défauts de paiement a été créé. Il nous fait remonter les informations, et à chaque signalement, nous appelons les entreprises pour les sensibiliser, nous avons privilégié les règlements à l’amiable. Avec, en cas d’échec, la menace de faire du name and shame », détaille-t-elle.

    Le danger, donc, de voir ses méfaits exposés aux yeux du public.

     

     

    Un risque que certaines entreprises, avant l’épidémie déjà, n’ont pas hésité à prendre, au détriment de leurs partenaires les plus fragiles.

    En 2019, selon le dernier rapport d’activité de la DGCCRF publié ce lundi, les sanctions distribuées aux grandes entreprises ont augmenté : en tout, 271 procédures d’amendes administratives ont été conduites, pour un total de 33,9 millions d’euros.

    Si les mauvais élèves sont de toutes tailles et de tous secteurs, la répression des fraudes s’est concentrée sur les plus grosses entreprises, dont l’effet boule de neige des retards de paiement prend des airs de monstre colossal.

    Mais le montant des pénalités interroge.

    En novembre 2019, la société française de téléphonie SFR a été épinglée pour ses mauvaises pratiques, et s’est vu attribuer l’amende la plus lourde : 3,8 millions d’euros pour des retards de paiement répétés.

    Une somme qui semble bien maigre face aux 8,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires de l’entreprise en 2018.

     

    Marie Toulgoat

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