• Mobilisation. Unité pour un lendemain rouge et vert

    Mercredi, 27 Mai, 2020

    Mobilisation. Unité pour un lendemain rouge et vert

     

    Composé de vingt organisations associatives et syndicales, le collectif Plus jamais ça présente un plan de sortie de crise alternatif au capitalisme néolibéral.

     

    Trente-quatre mesures visant neuf objectifs pour que le monde d’après marche sur ses deux jambes, la sociale et l’environnementale : le collectif Plus jamais ça a rendu public, hier, un plan de sortie de crise détaillé « pour répondre de concert aux enjeux sanitaires, sociaux, économiques et écologiques ». 

    Constitué aux premiers jours du confinement, composé d’organisations associatives et syndicales, Plus jamais ça entend ainsi démontrer qu’il existe « des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire ».

    Toutes sont « crédibles, désirables et réalisables à condition, note-t-il, que les moyens politiques soient mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement ».

     

    L’ambition n’est pas née avec le coronavirus.

    En janvier, déjà, huit grandes organisations, en tête desquelles Attac, la CGT, Oxfam et Greenpeace, avaient lancé un appel à la justice sociale et climatique.

    Ce dernier faisait suite à une réflexion engagée courant 2019, dans la foulée du mouvement des gilets jaunes et des marches pour le climat.

     

    La crise sanitaire a accéléré la dynamique.

    Depuis deux mois, la liste des organisations participantes n’a cessé de s’allonger.

    Plus jamais ça rassemble aujourd’hui vingt structures militantes, parmi lesquelles la FSU, Solidaire ou l’Unef, côté syndicats, les Amis de la Terre, le CCFD-Terre solidaire ou encore Droit au logement, côté associations.

     

    Un quasi-programme qui part de l’urgence pour viser le long terme

    Une pétition lancée le 27 mars par le collectif, plaidant « l’impérieuse nécessité d’une rupture avec les politiques néolibérales », a déjà récolté plus de 180 000 signatures.

    Un mois après, donc, Plus jamais ça publie une série de mesures visant à donner corps à cette injonction et posant « les jalons d’un nouveau projet de société ».

     

    Le travail débouche sur un quasi-programme politique qui part de l’urgence pour viser le long terme.

    Dans la première catégorie, Plus jamais ça place la garantie de mesures de protection et de prévention, mêlant la mise en place d’un plan d’urgence pour l’hôpital public, la gratuité des masques et l’accès aux tests de dépistage, ou encore un plan contre les violences faites aux femmes.

    Le collectif poursuit avec le renforcement des droits démocratiques et individuels afin de garantir la sécurité sanitaire – inclus le renforcement du droit des travailleurs et travailleuses et des personnes étrangères.

     

    Réduction du temps de travail ou abolition de la dette des pays en développement sont posées en réponse à la crise sociale internationale, de même que la satisfaction des besoins essentiels tels que le droit au logement ou à une alimentation saine.

     

    La suspension des accords de libre-échange, la redéfinition des mobilités, l’arrêt des soutiens publics aux acteurs économiques polluant ou encore le soutien à la transition industrielle et salariale figurent parmi les objectifs de transition écologique.

    L’ensemble est porté par une série de dispositions fiscales et financières passant par la régulation des activités bancaires, un impôt plus juste ou encore la lutte contre l’évasion fiscale.

     

    Au final, Plus jamais ça met en musique une liste revendications portées jusqu’à présent dans des champs militants distincts. L’ensemble fait figure de projet et dessine les contours d’une bataille susceptible de rassembler largement les forces de transformation sociale et environnementale.

     

    Marie-Noëlle Bertrand

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