• NPA

    Notre santé, nos vies,

    valent toujours plus que leurs profits !

     

    Avec près de 250 000 mortEs dans le monde, la pandémie liée au coronavirus prend la dimension d'une catastrophe sanitaire. Une catastrophe qui n'a rien de naturelle, mais qui repose sur les désastres provoqués par les agressions envers l'environnement, la mondialisation sauvage et le développement des profits qui a entraîné la destruction des systèmes sanitaires publics au fil de plus de 40 ans de néo-libéralisme.

    Rouvrir les écoles pour sauver les profits ?

    Le gouvernement, pressé par le Medef, souhaite relancer la production pour sauvegarder profits et dividendes. Ceci se mesure à l'enveloppe de 300 milliards d’euros pour garantir les besoins des entreprises. Si on peut comprendre les aides aux petites entreprises, cet argent est un pur détournement alors que les grandes entreprises du CAC 40 ont des dizaines de milliards en caisse ! Il faut aussi y ajouter les promesses d'aides comme à Air France, à condition de devenir rentable...

    C’est dans ce cadre que le pouvoir pousse depuis quelques jours à la réouverture à marche forcée des écoles. Qu’importe pour lui que les protocoles sanitaires, rendus publics au dernier moment, soient inapplicables dans les écoles, pourvu que les enfants, redevenus écolierEs, permettent aux parents de retourner sur leurs lieux de travail… Injuste socialement, dangereux d’un point de vue sanitaire.

    Sur le dos des « premiers de corvée »

    Par contre, on attend toujours les mesures pérennes concernant la création des postes à l'hôpital, avec la réouverture des dizaines de milliers de lits supprimés. Pour celles et ceux qui n'ont pas arrêté de travailler ou devraient reprendre massivement après le 11 mai, pas de cadeaux mais des attaques multiples sur les congés, l'allongement des horaires de travail et l'insécurité sanitaire.

    Des miettes, 1 milliard d’euros pour 3 millions de ménages, pour celles et ceux qui ont des faibles revenus, dont les 1,8 millions de foyers au RSA (841 euros) ne survivant que grâce aux petits boulots, et qui voient s'aggraver les difficultés pour payer le loyer, se nourrir, se soigner... tout en étant confinés dans des logements inadaptés.

    Le gouvernement veut gérer la pénurie de masques en la justifiant par les mensonges. Ainsi, au mois de mars, il parlait de « masques inutiles » et, maintenant, il prétend que le marché et les grandes surfaces vont réguler la distribution, alors qu’il faudrait une distribution gratuite à touTEs.

    Contre la matraque, déconfinons nos colères !

    Le gouvernement prépare l'après confinement à sa façon : interdiction des manifestations, multiples tentatives de mise au pas de l'Inspection du travail, pressions exercées sur les salariéEs pour qu'ils/elles reprennent le travail quelles que soient les conditions sanitaires (notamment dans les transports en commun), entraves au fonctionnement d'institutions représentatives du personnel aux prérogatives déjà bien réduites... La prolongation de deux mois de « l'état d'urgence sanitaire » permet de limiter les ripostes collectives, publiques, comme cela s'est produit le 1er mai.

    C’est aussi l'avalanche d'amendes qui s'abat notamment sur celles et ceux pour lesquelles le confinement est difficilement vivable, l'extension du droit des contrôle aux polices privées de la RATP ou de la SNCF, l'utilisation massive et illégale de drones et de la vidéosurveillance...

    Autant de signes annonciateurs de leur « monde d’après »... Autant de raisons de refuser un déconfinement qui ne respecterait pas les conditions sanitaires protégeant celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, mais aussi celles et ceux qui sont « sans » travail, logis, papiers, ou sans moyen d'exister dignement. Autant de raisons d

    Avec près de 250 000 mortEs dans le monde, la pandémie liée au coronavirus prend la dimension d'une catastrophe sanitaire. Une catastrophe qui n'a rien de naturelle, mais qui repose sur les désastres provoqués par les agressions envers l'environnement, la mondialisation sauvage et le développement des profits qui a entraîné la destruction des systèmes sanitaires publics au fil de plus de 40 ans de néo-libéralisme.

    Rouvrir les écoles pour sauver les profits ?

    Le gouvernement, pressé par le Medef, souhaite relancer la production pour sauvegarder profits et dividendes. Ceci se mesure à l'enveloppe de 300 milliards d’euros pour garantir les besoins des entreprises. Si on peut comprendre les aides aux petites entreprises, cet argent est un pur détournement alors que les grandes entreprises du CAC 40 ont des dizaines de milliards en caisse ! Il faut aussi y ajouter les promesses d'aides comme à Air France, à condition de devenir rentable...

    C’est dans ce cadre que le pouvoir pousse depuis quelques jours à la réouverture à marche forcée des écoles. Qu’importe pour lui que les protocoles sanitaires, rendus publics au dernier moment, soient inapplicables dans les écoles, pourvu que les enfants, redevenus écolierEs, permettent aux parents de retourner sur leurs lieux de travail… Injuste socialement, dangereux d’un point de vue sanitaire.

    Sur le dos des « premiers de corvée »

    Par contre, on attend toujours les mesures pérennes concernant la création des postes à l'hôpital, avec la réouverture des dizaines de milliers de lits supprimés. Pour celles et ceux qui n'ont pas arrêté de travailler ou devraient reprendre massivement après le 11 mai, pas de cadeaux mais des attaques multiples sur les congés, l'allongement des horaires de travail et l'insécurité sanitaire.

    Des miettes, 1 milliard d’euros pour 3 millions de ménages, pour celles et ceux qui ont des faibles revenus, dont les 1,8 millions de foyers au RSA (841 euros) ne survivant que grâce aux petits boulots, et qui voient s'aggraver les difficultés pour payer le loyer, se nourrir, se soigner... tout en étant confinés dans des logements inadaptés.

    Le gouvernement veut gérer la pénurie de masques en la justifiant par les mensonges. Ainsi, au mois de mars, il parlait de « masques inutiles » et, maintenant, il prétend que le marché et les grandes surfaces vont réguler la distribution, alors qu’il faudrait une distribution gratuite à touTEs.

    Contre la matraque, déconfinons nos colères !

    Le gouvernement prépare l'après confinement à sa façon : interdiction des manifestations, multiples tentatives de mise au pas de l'Inspection du travail, pressions exercées sur les salariéEs pour qu'ils/elles reprennent le travail quelles que soient les conditions sanitaires (notamment dans les transports en commun), entraves au fonctionnement d'institutions représentatives du personnel aux prérogatives déjà bien réduites... La prolongation de deux mois de « l'état d'urgence sanitaire » permet de limiter les ripostes collectives, publiques, comme cela s'est produit le 1er mai.

    C’est aussi l'avalanche d'amendes qui s'abat notamment sur celles et ceux pour lesquelles le confinement est difficilement vivable, l'extension du droit des contrôle aux polices privées de la RATP ou de la SNCF, l'utilisation massive et illégale de drones et de la vidéosurveillance...

    Autant de signes annonciateurs de leur « monde d’après »... Autant de raisons de refuser un déconfinement qui ne respecterait pas les conditions sanitaires protégeant celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, mais aussi celles et ceux qui sont « sans » travail, logis, papiers, ou sans moyen d'exister dignement. Autant de raisons d

    Avec près de 250 000 mortEs dans le monde, la pandémie liée au coronavirus prend la dimension d'une catastrophe sanitaire. Une catastrophe qui n'a rien de naturelle, mais qui repose sur les désastres provoqués par les agressions envers l'environnement, la mondialisation sauvage et le développement des profits qui a entraîné la destruction des systèmes sanitaires publics au fil de plus de 40 ans de néo-libéralisme.

    Rouvrir les écoles pour sauver les profits ?

    Le gouvernement, pressé par le Medef, souhaite relancer la production pour sauvegarder profits et dividendes. Ceci se mesure à l'enveloppe de 300 milliards d’euros pour garantir les besoins des entreprises. Si on peut comprendre les aides aux petites entreprises, cet argent est un pur détournement alors que les grandes entreprises du CAC 40 ont des dizaines de milliards en caisse ! Il faut aussi y ajouter les promesses d'aides comme à Air France, à condition de devenir rentable...

    C’est dans ce cadre que le pouvoir pousse depuis quelques jours à la réouverture à marche forcée des écoles. Qu’importe pour lui que les protocoles sanitaires, rendus publics au dernier moment, soient inapplicables dans les écoles, pourvu que les enfants, redevenus écolierEs, permettent aux parents de retourner sur leurs lieux de travail… Injuste socialement, dangereux d’un point de vue sanitaire.

    Sur le dos des « premiers de corvée »

    Par contre, on attend toujours les mesures pérennes concernant la création des postes à l'hôpital, avec la réouverture des dizaines de milliers de lits supprimés. Pour celles et ceux qui n'ont pas arrêté de travailler ou devraient reprendre massivement après le 11 mai, pas de cadeaux mais des attaques multiples sur les congés, l'allongement des horaires de travail et l'insécurité sanitaire.

    Des miettes, 1 milliard d’euros pour 3 millions de ménages, pour celles et ceux qui ont des faibles revenus, dont les 1,8 millions de foyers au RSA (841 euros) ne survivant que grâce aux petits boulots, et qui voient s'aggraver les difficultés pour payer le loyer, se nourrir, se soigner... tout en étant confinés dans des logements inadaptés.

    Le gouvernement veut gérer la pénurie de masques en la justifiant par les mensonges. Ainsi, au mois de mars, il parlait de « masques inutiles » et, maintenant, il prétend que le marché et les grandes surfaces vont réguler la distribution, alors qu’il faudrait une distribution gratuite à touTEs.

    Contre la matraque, déconfinons nos colères !

    Le gouvernement prépare l'après confinement à sa façon : interdiction des manifestations, multiples tentatives de mise au pas de l'Inspection du travail, pressions exercées sur les salariéEs pour qu'ils/elles reprennent le travail quelles que soient les conditions sanitaires (notamment dans les transports en commun), entraves au fonctionnement d'institutions représentatives du personnel aux prérogatives déjà bien réduites... La prolongation de deux mois de « l'état d'urgence sanitaire » permet de limiter les ripostes collectives, publiques, comme cela s'est produit le 1er mai.

    C’est aussi l'avalanche d'amendes qui s'abat notamment sur celles et ceux pour lesquelles le confinement est difficilement vivable, l'extension du droit des contrôle aux polices privées de la RATP ou de la SNCF, l'utilisation massive et illégale de drones et de la vidéosurveillance...

    Autant de signes annonciateurs de leur « monde d’après »... Autant de raisons de refuser un déconfinement qui ne respecterait pas les conditions sanitaires protégeant celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, mais aussi celles et ceux qui sont « sans » travail, logis, papiers, ou sans moyen d'exister dignement. Autant de raisons de se révolter contre leur système.

     

    Le mardi 5 mai 2020


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  • Un Virus Très politique

    N°6

    Mise à jour 4 mai 2020

    A télécharger ici >>>>>

     


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  • Loire-Atlantique

    expression inter organisations

    associations, syndicats et partis politique


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  • Olivier Besancenot :

    "Nos vies dépendent des premiers de corvée.

    Pas des premiers de cordée !"

    Pas de défilés du 1er mai cette année, mais le militant d'extrême-gauche manifeste en confinement : à sa fenêtre ou avec son masque.

    Interview France Info >>>>>


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  • MRAP

    1er mai 2020

    Contre le racisme et l'extrême droite plus que jamais

     

    Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée. Il ne savait pas que des mains criminelles allaient le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les auteurs de ce crime venaient de quitter le défilé du Front national.

    Pour la 1ère fois depuis 25 ans, nous ne serons pas, ce 1er mai, sur le Pont du Carrousel mais nous n’oublions pas. Nous n’oublions pas parce que ces rassemblements tous les 1er mai sont devenus les symboles du nécessaire combat contre toutes les formes de racisme, combat qui est plus que jamais d’actualité.

    Le 20 mai 2018 à Ychoux dans les Landes, Saïd El Barkaoui était froidement abattu sous les yeux de sa famille. Ce jour-là, Claude Gorsky, son voisin, lui tirait dessus à cinq reprises en le traitant d’ « enculé d’arabe ». La chambre de l’instruction de la Cour d‘appel de Pau a décidé la remise en liberté du coupable.

    Le 3 novembre 2019, des croix gammées et le nombre 14 qui fait référence aux suprémacistes blancs ont été peints sur des tombes juives à Westhoffen. 107 tombes sur 700 dans ce cimetière ont été profanées. Ces actes ont eu lieu après les profanations de tombes juives à Herrlisheim et à Quatzenheim et l’apparition de très nombreux tags contre les migrants sur des écoles, des mairies, des domiciles de parlementaires, sur la Faculté de Droit de Strasbourg.

    Suite à son élection au titre de Miss France 2020, la Guadeloupéenne Clémence Botino a été victime de nombreux propos racistes sur les réseaux sociaux. Ce fut également le cas de Miss Ile-de-France, Evelyne de Larichaudy, à cause de ses origines asiatiques.

    Les Roms sont toujours victimes de préjugés et de discriminations. En mars 2019, des rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux, leur attribuant des enlèvements d’enfants en Ile-de-France ont donné lieu à des déferlements de haine, à des lynchages de personnes. Des camionnettes ont été incendiées, des maisons détruites. Il y a eu des dizaines de blessés graves.

    L’épidémie de coronavirus a donné lieu à des réactions irrationnelles de racisme et a réveillé comme pour les Roms des fantasmes d’un autre âge sur le « péril jaune ». Des personnes d’origine ou de type asiatique, françaises ou non, ont été victimes d’insultes, de dénigrement ou d’un évitement, de comportements humiliants et inadmissibles. Le MRAP le rappelle, un virus n’a évidemment pas d’origine ethnique ou nationale ! Il frappe indifféremment des personnes de toutes origines ou nationalités, confirmant l’unité biologique de l’être humain.

    Cette montée des racismes n’est pas propre à la France : les nuages bruns s’amoncellent en Autriche, Scandinavie, Pologne, Slovénie, Hongrie. Dans toute l’Europe, l’extrême-droite est en phase ascendante et dans certains pays elle est aujourd’hui une menace immédiate.

    Mais l’extrême droite n’est pas seule en cause. Les préjugés xénophobes et racistes continuent d’imprégner le discours politique français, bien au-delà des partis qui en ont fait leur honteux fonds de commerce.

    Quand les droits des migrants sont sans cesse remis en cause, au mépris des engagements internationaux de la France, quand le droit de vote pour les résidents non communautaires, a été « oublié », quand en France, les expulsions d’étrangers n’ont jamais été aussi nombreuses, quand les contrôles au faciès perdurent, quand les Roms sont violemment expulsés de bidonville en bidonville, quand la persistance des discriminations minent le vivre ensemble, comment s’étonner de la banalisation du racisme ? 

    Enfin, comment ne pas penser à cette Europe de la honte qui fait de la Méditerranée le cimetière de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants, victimes de trafiquants sans scrupules ? Les migrants qui sont capturés en mer et refoulés en territoire libyen sont soumis à des conditions de vie inhumaines : Insuffisance de nourriture, d’eau, de soins médicaux, mais aussi passages à tabac, tortures, violences sexuelles, esclavage, homicides…. Plus personne ne l’ignore.

    Le coronavirus fait courir un immense danger aux migrants dans les centres de rétention qui ne sont toujours pas fermés malgré les multiples appels des organisations de solidarité.

    A côté de discours et de politiques inacceptables, ce sont aussi les inégalités sociales qui bafouent les valeurs de la République et créent un terreau favorable à la montée du rejet raciste de « l’autre ». Le désarroi social, le sentiment d'abandon de larges secteurs urbains et ruraux expliquent aussi le vote Rassemblement National même si nous savons que l’extrême droite n’a jamais et nulle part été synonyme de progrès social et économique, bien au contraire.

    En ce triste anniversaire, le MRAP tient à rappeler que le racisme est un phénomène unique dont les cibles et les formes peuvent, selon les moments et les circonstances, se développer, s’atténuer ou renaître de leurs cendres et que la solution n'est pas dans de futurs matins bruns, mais dans une mobilisation de tous pour faire reculer les problèmes sociaux générateurs de souffrances, d’inégalités, de concurrence et de ghettoïsation. Elle est dans la mobilisation pour une véritable égalité des droits. C'est à cette tâche que les antiracistes doivent s'atteler: en ces jours difficiles pour l'humanité cette tâche est plus que jamais d'actualité.

    Paris, le 29 avril 2020


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  •  

    Avec l’épidémie de coronavirus

    l’humanité est en train de vivre une véritable catastrophe.

     

    En ces moments difficiles le MRAP pense plus particulièrement à toutes celles et ceux qui ont perdu un proche, aux personnels soignants qui chaque jour risquent leur vie pour sauver des malades et que le gouvernement a refusé d’entendre quand ils tiraient la sonnette d’alarme, au personnel des EPHAD, aux caissières, aux éboueurs, aux bénévoles qui poursuivent, malgré tout, leur mission de solidarité….

    Il pense aux migrants, à ceux des centres de rétention que le gouvernement n’a pas voulu fermer, à ceux des foyers qui ne peuvent être confinés.

    Il pense aux Roms privés d’eau, de nourriture et qui, bien sûr, ne peuvent pas être confinés.

    Il pense aux sans domiciles : comment « restez chez soi » quand on n’a pas de chez soi ?

    Il pense aux peuples victimes des guerres qui n’ont pas cessé malgré l’appel de l’ONU à un cessez le feu général, syrien, kurde, palestinien…

    Il pense à l’Afrique qui n’a ni les moyens de confiner ni ceux de faire face à l’épidémie.

    Il pense aux peuples indigènes.

    Il dénonce les blocus criminels qui n’ont pas été levés malgré l’épidémie (Gaza, Cuba dont il salue les médecins partis lutter contre l’épidémie en Italie, en Afrique, …

    Il dénonce la recrudescence de racisme et la résurgence de préjugés et de fantasmes d’un autre âge : Il rappelle avec force : le virus n’a ni couleur, ni nationalité, ni origine ethnique !

    L’épidémie a mis en lumière les inégalités sociales, territoriales, mondiales que le MRAP dénonçait : en France, la Seine-Saint-Denis est l’un des départements où il y a le plus de morts parce que c’est le département le plus pauvre, où il y a le moins de médecins (3 fois moins de médecins qu’à Paris), parce qu’il y a beaucoup de personnes mal soignées, mal logées.

    Aux États-Unis, les Noirs sont plus durement frappés : en Louisiane, 70% des morts sont Noirs, dans l'Illinois, les Noirs représentent 14% de la population mais 42% des décès de l'épidémie. A Chicago, c'est 72% des morts, alors qu'ils représentent moins d'un tiers des habitants. Non, le virus n’est pas raciste ! Les quartiers pauvres et noirs ont moins de médecins et des hôpitaux de moindre qualité. Les patients noirs se voient prescrire moins d'examens. «Nous savons que les Noirs sont plus susceptibles d'avoir du diabète, des maladies du cœur et des poumons», a dit mardi le médecin en chef des États-Unis, Jerome Adams. Beaucoup d'Américains noirs n'ont pas le privilège de pouvoir se confiner.

    Il espère que cette tragédie fera prendre conscience de l’urgente nécessité de lutter contre les désordres mondiaux : guerres, climat, misère, inégalités…..

    Renée Le Mignot, co-Présidente

    Retrouvez cet édito sur le site du MRAP


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  • 1er mai 2020

    pas de confinement pour nos revendications


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  • NPA

    Le 1er mai,

    déconfinons notre rage

    contre le coronavirus et son monde !

     

     

    La Journée internationale des travailleurEs s’inscrit dans une crise

     

    multiforme inédite, sanitaire mais également sociale et écologique

     

    majeure. Celle-ci est déjà pour les capitalistes un prétexte pour

     

    intensifier la guerre de classe. Ce 1er mai, nous avons donc encore plus

     

    de raisons qu’hier d’exprimer notre rage contre un système qui mène le

     

    monde à sa destruction.

     

     

      

    Double peine pour les travailleurEs du monde entier

     

     

    Partout dans le monde, ce sont les travailleurEs les plus fragilisés

     

    et les plus pauvres qui sont plus que jamais en première ligne.

     

     

    La crise sanitaire a amplifié les inégalités, qu’elles soient de classe

     

    , de genre ou associées au statut d'immigré, et s’est agrégée

     

    aux inégalités et aux violences structurelles. Les populations payent

     

    le prix fort, reléguées dans les centres de rétentions, les bidonvilles

     

    ou les camps, comme à Ritsona en Grèce où 20 000 migrantEs

     

    s’entassent dans des conditions sanitaires déplorables

     

    sans véritable accès à l’eau.

     

     

     

    En Syrie et en Irak, la crise sanitaire vient s’agréger aux guerres

     

    impérialistes qui ont laissé des sociétés exsangues, contraintes

     

    de choisir entre s’exposer et mourir de faim.

     

     

    Plus que jamais dans ce contexte, les frontières ne protègent pas

     

    les populations mais elles tuent encore davantage

     

    des milliers d’êtres humains.

     

    Régulariser les sans-papiers reste donc une revendication

     

    centrale et vitale !

     

      

    Changer le système !

     

     

    La crise de 2008 s’est traduite par une intensification de l’offensive

     

    néolibérale, un tournant austéritaire et sécuritaire.

     

    Dans la même logique, patronat et gouvernement nous préparent déjà

     

    à de nouveaux sacrifices, déjà à l’œuvre avant la fin du déconfinement :

     

    une semaine de travail à 60 heures, une journée de 12 heures,

     

    des congés imposés et amputés... Les travailleurEs de la santé,

     

    du ménage ou de la grande distribution... ne passeront pas à la caisse

     

    comme les patrons du Medef qui recevront des milliards

     

    de dividendes et d’argent public.

     

     

     

    Le « nouveau monde » de Macron ressemble de plus en plus

     

    à celui du XIXe siècle, celui des « rois de la mine et du rail »...

     

     

     

    C’est l’inverse qu’il faut imposer.

     

    A l’évidence, on voit plus que jamais que les travailleurEs

     

    sont indispensables au fonctionnement de la société.

     

    Ce sont donc eux qui doivent contrôler la production

     

    et définir les choix économiques et écologiques.

     

     

      

    Contre Macron, frapper ensemble !

     

     

    Dans l’immédiat, il faut imposer des mesures d’urgence sanitaire

     

    et sociale pour limiter la propagation du virus et protéger la population

     

    la plus fragile, combattre la relance à tout prix de la machine à profits

     

    tout en refusant que nos droits et nos libertés soient confinés.

     

    Dans la suite des mobilisations des Gilets jaunes et contre la réforme

     

    des retraites, réussir ce 1er mai est donc un enjeu majeur,

     

    une première étape pour faire entendre notre camp social.

     

     

     

    Si Macron en appelle à l’unité nationale, c’est bien dans l’objectif

     

    d’asphyxier toutes les oppositions et de briser le cycle des résistances.

     

     

    Cela nécessite de frapper ensemble par des actions coordonnées

     

    et simultanées sur les réseaux sociaux, les murs de nos quartiers,

     

    aux fenêtres et balcons, ou en manifestant dans la rue en tenant compte

     

    de la situation et des mesures de distanciation physique.

     

     

    C’est nous rendre visibles pour affirmer que, plus que jamais,

     

    « nos vies valent plus que leurs profits » !

     

     

    Le lundi 27 avril 2020


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  • Syndicollectif 26 avril 2020

     

    * L'éditorial de Syndicollectif :

    https://wp.me/p6Uf5o-3jw

     

    * Le Temps des ouvriers : un documentaire sur ARTE en 4 volets :

    https://wp.me/p6Uf5o-3kr


     ACTIONS-PRISES DE POSITION :


    * Appel unitaire pour le 1er Mai :

    https://wp.me/p6Uf5o-3kN

    * Réactions syndicales au discours de Macron du 13 avril:

    Solidaires et CGT :

    https://wp.me/p6Uf5o-3j1

    CGT :

    https://wp.me/p6Uf5o-3jI

    CE de FO :

    https://wp.me/p6Uf5o-3kS

    * Lettre des syndicats FSU à Blanquer :

    https://wp.me/p6Uf5o-3lk

    * Positionnement du SNES-FSU et de la FCPE Paris :

    https://wp.me/p6Uf5o-3l7

    * Lettre ouverte à Macron sur les sans-papiers :

    https://wp.me/p6Uf5o-3lo

    * Adresse de 15 organisations aux forces politiques :

    https://wp.me/p6Uf5o-3kU

    * Amazon : une victoire syndicale :

    https://wp.me/p6Uf5o-3jm

    * Toulouse: pourquoi on travaille chez Latécoère :

    https://wp.me/p6Uf5o-3kj

    * Industries graphiques : la vie dans les entreprises par temps de COVID-19:

    https://wp.me/p6Uf5o-3ka

    * Un inspecteur du travail mis à pied pour application du droit :

    https://wp.me/p6Uf5o-3jM

    * Les centres de rétention des étrangers (révolte à Mesnil-Amelot):

    https://wp.me/p6Uf5o-3iK


    INTERNATIONAL  :


    * USA : pas de sécurité sociale mais des grèves:

    https://wp.me/p6Uf5o-3k5

     

    ETUDES, DOCUMENTS, PARUTIONS  :


    * L'OIT publie une note sur les effets du COVID sur le travail dans le monde :

    https://wp.me/p6Uf5o-3iP

    * Allemagne : un modèle de relations professionnelles ?

    https://wp.me/p6Uf5o-3jT

    * Le numéro 70 de Et Voilà (le travail) est paru :

    https://wp.me/p6Uf5o-3lt


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  • Jeudi, 23 Avril, 2020
     
    Nasser Mansouri-Guilani

    « Les services publics,

    bien plus que des amortisseurs de crise »

    Clotilde Mathieu - L'Humanité >>>>>

    Nasser Mansouri-Guilani, auteur de « Développer les services publics : un combat d’avant-garde », appelle à « sortir des rapports marchands »
     

     

     

    A chaque crise, les bienfaits des amortisseurs sociaux et des services publics sont mis en avant par les exécutifs.

    Dans son allocution, le président de la République a même fait référence au programme du CNR, en appelant à des jours heureux, un moment qui a vu le développement du secteur public, la création de la sécurité sociale pour mieux répondre aux besoins des populations au sortir de la guerre.

    Le moment est-il tout aussi historique ?

     

    Nasser Mansouri Guilani.

    Je le crois pour trois raisons fondamentales.

    La première est évidente, la situation qui a conduit à la crise sanitaire montre à quel point le libéralisme et les attaques contre le secteur public sont néfastes pour les citoyens et pour l’économie.

    La deuxième raison est la crise écologique : nous devons changer notre manière de produire et de consommer.

    Et la troisième raison est que nous sommes devant une révolution technologique sans précédent

    L’essence de cette évolution, son élément fondamental est l’information, c’est-à-dire quelque chose qui peut être partagé sans que ce partage prive les uns par rapport aux autres.

    On a ainsi la possibilité de sortir des rapports marchands, de sortir d’une société où domine l’idée de « a chacun selon ses capacités financières », pour développer les rapports non marchands et établir une société fondée sur la solidarité et la réponse aux besoins où prévaut l’idée de « à chacun selon ses besoins, indépendamment de sa capacité financière ».

    Dans une telle perspective, le secteur et les services publics ne sont pas simplement des amortisseurs, des moyens pour pallier les défaillances du marché ; ils constituent les bases d’un nouveau mode de développement qui respecte les droits sociaux, les êtres humains et l’environnement.

     

    Il y a là un enjeu de lutte de classe.

    La crise sanitaire est révélatrice de ces deux visions de la société : l’une exclusive qui exclut les démunis, l’autre inclusive, qui permet aux démunis de vivre décemment.

    La comparaison de l’effet du Coronavirus aux Etats-Unis et en France est révélatrice.

    Aux Etats-Unis, les principales victimes sont les pauvres parce qu’ils n’ont pas les moyens de se protéger.

    Ils ont également besoin d’aller travailler même s’ils sont malades.

    Ils n’ont pas les moyens d’avoir accès aux soins adéquats.

    En France, l’accès aux soins se fait, dans une très large mesure, indépendamment de la capacité financière des gens.

    C’est à ce moment précis que l’on voit la différence de logique.

    Même le très libéral Premier ministre britannique reconnaît qu’il a été sauvé grâce aux services publics. 

     

    En France, certains territoires comme la Seine-Saint-Denis ont été particulièrement touchée… 

     

    Nasser Mansouri Guilani.

    Cela est le résultat de quatre décennies de politiques libérales durant lesquels les services publics ont été affaiblis, pour ne pas dire sacrifier comme c’est malheureusement le cas en Seine-Saint- Denis.

    C’est pour cela qu’il est important de remettre en cause ces politiques libérales qui aboutissent à l’exclusion de territoires entiers.

    Il faut cependant préciser qu’en l’absence de ces services publics, même s’ils sont affaiblis, la situation serait pire.

    Cela confirme l’absolue nécessité du développement des services publics de qualité partout et notamment dans les territoires délaissés à cause des politiques libérales.

     

    Alors que les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis des décennies, vous appelez à des rémunérations en fonction de l’utilité sociale dans le public mais aussi dans le privé ; qu’entendez-vous par là ? 

     

    Nasser Mansouri Guilani.

    Il a fallu la crise du coronavirus pour que nos responsables politiques comprennent que ceux qu’ils qualifiaient de « rien » étaient quelque chose.

    Cette logique libérale qui consiste à faire croire que ceux qui réussissent sont les actionnaires, les fortunés a échoué.

    La démonstration est faite aujourd’hui que ce ne sont pas eux qui font fonctionner le pays, l’économie.

    Ce sont les travailleurs, le personnel hospitalier, les enseignants et chercheurs, les caissières, les agents d’entretien et de manutention, les facteurs et postiers, les petits paysans et producteurs, les livreurs et ceux qui transportent les marchandises, etc.

    Autant de professions qui ont été dévalorisées par les libéraux.

    A l’inverse, lorsque le PDG de Renault a été en prison, Renault a continué de fonctionner grâce au travail de ses salariés.

    Dans la même veine, une grève des éboueurs aura des conséquences très importantes sur la vie de tous.

    Idem pour les infirmières, chercheurs, enseignants.

    Pourtant, les écarts de rémunération sont très importants, dans le secteur privé tout comme dans le secteur public.

    Dans le cadre de la fonction publique, la justification de cet écart entre la Haute-hiérarchie et les autres personnels est calquée sur les logiques du privé, avec la crainte que les cadres partent dans le privé.

    Des écarts de rémunération de telle importance, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public, sont inadmissibles.

    A la lumière de cette crise, la reconnaissance sociale du travail doit être révisée en fonction de l’utilité sociale du travail accompli.

    La rémunération est la forme matérielle de cette reconnaissance sociale.

    Il faut augmenter les salaires, à commencer par le smic.

     

    Dans votre livre, vous estimez que la définition des services publics doit être élargie pour intégrer les services des plateformes pour en finir avec l’ubérisation.

    Qu’entendez-vous par là ? 

     

    Nasser Mansouri Guilani. 

    Avec l’arrivée de ces nouvelles technologies, il est possible de développer de nouvelles activités pour répondre aux nouveaux besoins et aspirations des citoyens.

    Soit ces activités sont laissées aux acteurs privés, comme c’’est le cas actuellement, ce qui aboutit à la création des géants du numérique dont le pouvoir économique dépasse parfois ceux des Etats.

    Ces géants se développent grâce au soutien et aux politiques des Etats.

    Ils échappent, par exemple, aux impôts et sont peu soucieux du respect des droits sociaux et des normes environnementales.

    Et pourtant ils prétendent réaliser des missions humanitaires et des fonctions remplies jadis par les Etats.

    Ainsi, Amazon organise une campagne de sabotage de la décision du Conseil municipal de Seattle (ville du nord-est des États-Unis d’Amérique où Amazon occupe 20 % des bureaux) d’instaurer une taxe de 500 dollars par salarié pour mettre en place un fonds dédié au traitement du problème de logement dans cette ville.

    Et une fois réussi à enterrer cette décision, le géant crée lui-même un fonds doté de 2 milliards de dollars soi-disant pour venir à l’aide des mal-logés à travers les États-Unis d’Amérique.

    Prenant une posture humaniste, le fonds privé prétend ainsi remplir les fonctions publiques ; fonctions qui doivent être financées principalement par les impôts que le géant américain refuse de payer .

    Au lieu de laisser les acteurs privés d’en profiter, la puissance publique peut mobiliser ces avancées technologiques pour répondre aux besoins et aspirations des citoyens selon une logique de service public, non marchande, afin que tout le monde puisse en bénéficier.

    Si l’on prend les transports, par exemple, Uber est une réponse privée aux besoins et aspirations émergentes.

    Uber est une forme de plateforme d’organisation privée des transports, mais la contrepartie c’est la souffrance et la privation des droits sociaux des chauffeurs.

    Il est possible d’y répondre autrement.

    La puissance publique pourrait réaliser cette planification, afin de protéger les prestataires et garantir leurs droits.

    Il ne s’agit pas d’Etatiser mais de protéger les salariés tout en répondant aux besoins et aspirations des citoyens. 

     

    Entretien réalisé par Clotilde Mathieu
     

    Nasser Mansouri-Guilani Économiste, ancien responsable de la commission économique de la CG, publie

    « Développer les services publics : un combat d’avant-garde »,

    préface de Bernard Thibault.

    Éditions du Croquant.

    Téléchargeable sur le site Internet de l’éditeur.


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