• "Le Jour d'Après "

     

    " Le progrès social et environnemental,

    c'est possible et urgent".

     

    Livret CGT - Mai 2020

     


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  • Télématin - France 2 -


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  • Présidentielle 2022: François Ruffin prêt à "ramasser le drapeau"

    Le député membre du groupe de la France insoumise veut "ouvrir un chemin d'espérance entre l'extrême droite et l'extrême argent, entre Macron et Le Pen."

    HuffPost >>>>>


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  • « Face à la crise,

    il faut sortir du système néolibéral et productiviste »

     

    La CGT, Greenpeace et Attac présentent, mardi 26 mai, une plate-forme de propositions pour répondre à la crise.

    Une initiative commune rare entre acteurs associatifs et syndicaux, qui mêle urgences économique, sociale et écologique.

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  • Plus jamais ça !

    Un monde à reconstruire

    25 mai 2020
     
    Accueil  - Ensemble Finistère !

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  • Se fédérer

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  • Ils déconfinent pour les profits,

    déconfinons nos mobilisations

    NPA >>>>>


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  • Mercredi, 20 Mai, 2020

    Crise sanitaire.

    La France insoumise publie son rapport d’enquête

     

    Le document, issu de nombreuses auditions menées ces dernières semaines, confirme, selon les insoumis, leur programme politique. Ils veulent désormais en faire un « outil » pour le mouvement social.

     

    Presque un mois et demi d’auditions, et un rapport de 150 pages. Au début de la crise sanitaire, la France insoumise a lancé sa propre commission d’enquête (qui n’est pas une commission d’enquête parlementaire) sur la gestion de l’épidémie de Covid-19. Ce 20 mai, le mouvement en publie le compte rendu sous le titre « Mensonges et fiascos : enquête sur la gestion du Covid-19 ». Le document tente de ­répondre aux questions tant sur la genèse de cette crise que sur sa gestion par le gouvernement et sur celle du déconfinement, et propose des pistes de sortie sur le court et moyen terme.

    Un diagnostic sans appel pour l'exécutif

    « La boîte à outils néolibérale a créé les conditions du chaos », « non-gestion de la pandémie », « déconfinement hasardeux »… Après des auditions de médecins, responsables de laboratoires, syndicalistes, ­sociologues, le diagnostic des insoumis est sans appel pour l’exécutif. Selon le député Éric Coquerel, qui a participé à la coordination de cette commission, les travaux de son mouvement démontrent que « le néolibéralisme a transformé l’épidémie en crise sanitaire et sociale » avec une accumulation de politiques qui a « fragilisé tous les services publics, l’État, et particulièrement le système de santé ». Alors que les informations sur l’épidémie en Chine étaient « déjà connues ­depuis le début de l’année », il n’y a eu « aucun rat­­trapage sur la production de masques. On a perdu trois moi s », ­dénonce-t-il. Le rapport met en évidence, selon le ­député, que « rien n’a été fait pour planifier un déconfinement, comme si le gouvernement espérait juste que l’épidémie passe ». Le texte pointe également le décalage entre la réalité et l’ensemble des objectifs en matière de tests de dépistage : « On n’est même pas à la moitié des 700 000 hebdomadaires annoncés. »

    Propositions immédiates et programme... de « l’Avenir en commun »

    À partir de ce constat, les insoumis font des « propositions immédiates » – « ce que l’on ferait nous pour gérer cette crise sanitaire », explique Éric Coquerel. Notamment des mesures urgentes, sur les plans sanitaire et social : réquisition des unités de production de masques, de tests et de solution hydroalcoolique, distribution de masques et port obligatoire, et sur le plan social, une aide d’urgence aux plus démunis de 250 euros par mois et par personne, l’indemnisation à 100 % des privés d’emploi l’ouverture et la prolongation des droits pour tous ou encore l’allongement de la trêve hivernale jusqu’au 31 octobre… Pour ce qui est du moyen terme, le député insoumis renvoie au programme « l’Avenir en commun » de son mouvement. C’est d’ailleurs un texte de Jean-Luc Mélenchon qui conclut le rapport de la commission. « Le document final s’articule parfaitement avec “L’avenir en commun” et nourrit son actualisation », estime l’ancien candidat à la présidentielle.

    Bientôt un livre

    « Notre travail a servi à aller au fond des choses, insiste Éric Coquerel, et à vérifier ce que nous disons depuis longtemps : le néolibéralisme est incompatible avec la gestion d’une crise. » Le rapport doit servir d’outil militant. « Nous allons le publier sous forme de livre. Ainsi, le mouvement social s’en servira avec les revendications concrètes et immédiates qu’il comporte. Je souhaite que tout le monde s’en saisisse, explique l’élu, et en fasse un outil commun. » Car, pour les insoumis, les conséquences politiques sont encore à venir. « Je ne sais pas sous quelle forme », reconnaît Éric Coquerel qui se dit partisan d’une dissolution de l’Assemblée nationale. « Si la majorité actuelle n’apporte pas de ­réponse dans les mois à venir, les mobilisations sociales se chargeront de mettre les points sur les i », prophétise le député insoumis.

    Diego Chauvet

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  • Dette Publique ?
     
    Pierre Khalfa
    Economiste, membre d’Attac et de la Fondation Copernic
     
    Annuler la dette

    L’économiste Jean Pisani-Ferry, dans sa chronique au Monde du 16 mai « Annuler la dette, c’est toujours en transférer le fardeau à d’autres », s’en prend à celles et à ceux qui préconisent que la Banque centrale européenne [BCE] pourrait sans dommage aucun annuler les dettes publiques qu’elle détient.

    Rappelons que, à la suite de sa politique d’achat de titres publics, la BCE, par l’intermédiaire des banques centrales nationales, détient un pourcentage important de la dette publique des Etats membres de la zone euro.

    Il note à juste titre que, face à l’effondrement économique qui nous guette, « ce n’est pas le moment de précipiter le retour à l’orthodoxie budgétaire » – mais y a-t-il jamais un bon moment ? –   et qu’actuellement, étant donné les taux d’intérêt, « le coût de l’endettement est nul ».

    Il pointe aussi cependant que, au vu des différentiels de capacité à emprunter, « l’Europe risque un nouveau cercle vicieux au gré duquel les Etats les plus fragiles affaiblissent leurs économies et donc leur base fiscale ». 

    Que faut-il faire dans cette situation ?

    Jean Pisani-Ferry ne nous le dit pas et concentre son tir contre les tenants d’une annulation des dettes publiques par la BCE.

    Reprenons son argumentation.

    Il indique que l’annulation-restructuration de la dette « n’est pas mortelle, mais elle est douloureuse parce qu’elle appauvrit les épargnants, détruit les banques et dégrade la réputation financière du pays ».

    Annuler les obligations d’Etat détenues par la BCE

    On pourrait mégoter sur le fait que les banques se sortent toujours assez bien d’une restructuration de la dette et que nous ne parlons pas ici d’un pays isolé mais d’une des principales zones économiques mondiales.

    Là n’est cependant pas l’essentiel, car Jean Pisani-Ferry fait comme s’il s’agissait là d’annuler immédiatement toute la dette publique, ce qui évidemment aurait des conséquences sur les épargnants qui ont souscrit des contrats d’assurance-vie en fonds en euros.

    Mais ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit puisque la proposition est d’annuler, par un moyen ou un autre, les obligations d’Etat détenues par la BCE, pas par les épargnants.

    Après avoir tenté de nous faire frissonner à l’évocation de leur ruine, Jean Pisani-Ferry est bien obligé d’aborder quand même cette proposition. Son opposition s’appuie sur deux arguments assez curieux.

    Le premier tient au fait que si la BCE annule la dette publique qu’elle possède, les Etats se priveraient, « pour un même montant, du flux des futurs dividendes qui leur reviennent aujourd’hui par les banques centrales » et, nous dit-il, « ils ne seraient à l’arrivée ni plus riches ni plus pauvres ».

    Mais d’où proviennent ces dividendes ?

    La BCE, dans la pratique les banques centrales nationales, possède des titres publics sur lesquels l’Etat paie des intérêts.

    Mais elle rembourse aux Etats la quasi-totalité des intérêts qu’ils ont versés sur ces titres.

    C’est donc une opération à somme nulle et l’annulation de la dette par la BCE n’y changera rien.

    Une décision politique et non une impossibilité économique

    Le second argument est encore plus curieux.

    Jean Pisani-Ferry affirme que l’annulation de la dette publique par la BCE ne changera rien car « la dette du secteur public [Etats + BCE] resterait la même ».

    Or, contrairement à un Etat, une banque centrale ne s’endette que par rapport à elle-même car elle a un pouvoir illimité de création monétaire, ce qui veut dire qu’elle n’a pas de contrainte ni de capital ni de rentabilité.

     

    Elle ne s’endette donc pas, elle crée ex nihilo de la monnaie et elle peut le faire tant que les citoyens et les citoyennes continuent à accorder leur confiance à la monnaie en question – dans le cas de la zone euro, tant que cette dernière n’est pas menacée d’un éclatement imminent ou que l’hyperinflation relève d’un passé révolu – et tant qu’un système productif est à même de produire les biens et services nécessaires.

    Parler par conséquent d’une « dette du secteur public [Etats + BCE] » n’a pas de sens.

     

    L’annulation des dettes publiques détenues par la BCE n’aurait donc aucune conséquence économique néfaste. L’idéal serait d’ailleurs que la BCE rachète l’ensemble des dettes publiques et les annule d’une façon ou d’une autre.

    Évidemment, cela suppose, et c’est le problème majeur, un accord politique au sein de la zone euro. Certes, le fonctionnement de la BCE ne requiert pas l’unanimité au sein du Conseil des gouverneurs.

    C’est ce qui a permis la mise en œuvre d’une politique monétaire « non conventionnelle » face à la menace d’éclatement de la zone euro à la suite de la crise financière de 2007-2008.

    Il s’agit donc d’une décision politique et non pas d’une impossibilité économique, comme Jean Pisani-Ferry veut nous le faire croire.

     

    Pierre Khalfa
    (Economiste, membre d’Attac et de la Fondation Copernic)

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  • Refonder un parti écologiste et socialiste

    de transformation révolutionnaire de la société


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