• Jeudi, 27 Août, 2020

    Universités d’été :

    à gauche, dialogues pour une alternative

     

    Forte de son triomphe dans la plupart des grandes villes aux municipales, entre une crise du Covid-19 lui donnant raison à plusieurs titres et une urgence écologique et sociale aujourd’hui dans toutes les consciences, la gauche prépare une rentrée active.

    Mais le spectre de la présidentielle pourrait néanmoins raviver les rivalités.

     

    La rentrée politique bat déjà son plein à gauche.

    Les différentes formations tiennent ces jours-ci leurs universités d’été pour préparer la riposte à Macron et la conquête du pouvoir.

    « Nous n’avons pas d’autre choix que de réussir au plus vite.

    Les citoyens se sont déjà sentis trahis plusieurs fois.

    La crise sociale s’aggrave, et nous n’avons plus le temps d’attendre face à l’urgence écologique »,

    alerte Marine Tondelier, qui chapeaute les journées d’été d’EELV, tenues cette année en partenariat avec Génération.s.

     

    Le périmètre aurait pu être plus large : un temps, l’idée d’un rendez-vous estival commun à toute la gauche a même été évoquée, avant d’être écartée.

    Mais si chaque formation se réunit chacune de son côté, le dialogue a rarement été aussi nourri depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.

     

    Un forte exigence de contenu

     

    D’une part parce que la crise du Covid-19 est passée par là.

    En montrant les failles béantes du néolibéralisme, la pandémie a révélé à quel point les choix politiques pris depuis vingt ans ont rendu le pays plus fragile.

    D’une autre parce que les municipales ont également marqué les esprits.

    Rassemblée, la gauche l’a emporté dans l’immense majorité des plus grandes villes du pays, dont Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Nantes et Rennes…

    « Il y a un véritable sens à travailler ensemble avec une forte exigence de contenu.

    Si nous voulons faire face à Macron et à l’extrême droite en embuscade, les options de rassemblement paraissent nécessaires »,

    mesure Guillaume Roubaud-Quashie, qui organise la journée d’été du PCF.

     

    La gauche est cependant encore loin d’avoir remporté la bataille idéologique en cours.

    Les municipales ont de plus été frappées par une abstention record, notamment des classes populaires, dont la reconquête n’est pas le moindre des enjeux.

    Et la droite a obtenu de solides résultats, malgré la perte de grandes villes.

    Surtout, le piège du présidentialisme se profile déjà, avec le risque de voir les rivalités de personnes prendre le pas sur les questions de fond.

    Voilà pourquoi Julien Bayou appelle à la création                                d’une «maison commune» à toute la gauche,                                           au sein de laquelle chaque parti se « dépasserait ».

    Mais dès l’ouverture des journées d’été des écologistes, l’eurodéputée Karima Delli a affirmé que son camp était prêt « à prendre le pouvoir ».

    Et au même moment, Yannick Jadot préparait déjà la présidentielle de 2022 en lançant que « l’écologie doit avoir sa candidature avant janvier».

    L’ancienne tête de liste aux européennes, arrivée en tête de la gauche avec 13,48 % des voix, a d’emblée été appelée à davantage de mesure par Julien Bayou.

    « Jadot a tout à fait le droit de proposer une option, mais c’est le collectif qui tranchera. Le temps des désignations n’est pas venu », insiste ainsi le dirigeant d’EELV.

     

    La ligne politique incarnée par Jadot, qualifiée d’« aile assez libérale » par Jean-Luc Mélenchon, divise également à gauche.

    Le député FI se dit beaucoup plus proche d’Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, qui a été invité aux rendez-vous d’été des insoumis.

    L’insoumis ajoute d’ailleurs que FI et EELV « peuvent s’entendre » pour les régionales et les départementales de 2021.

    Mais beaucoup moins pour la présidentielle, car « des divergences sérieuses » existent aussi.

     

    Du reste, le coordinateur national de la FI, Adrien Quatennens, a rappelé que son mouvement disposait du « meilleur candidat » possible pour 2022 en la personne de Jean-Luc Mélenchon, et estime que la base programmatique la plus solide pour penser le monde d’après reste celui de « l’Avenir en commun ».

     

    « Nous devons débattre avant tout sur les problèmes concrets : si nous aspirons à diriger le pays, nous ne pouvons pas nous contenter d’un minimum syndical programmatique », prévient également le député FI Ugo Bernalicis.

    « Il y a des questions qu’il faut que l’on discute, ajoute Marine Tondelier.

    Celle du productivisme reste un sujet avec certains partis de gauche, sans être insurmontable.

    Le nucléaire par contre, ce n’est même pas une question : la seule à poser, c’est comment en sortir. »

    Pas si simple…

    Et les réflexions sur les institutions européennes divisent elles aussi, notamment la construction d’une « Europe des régions » défendue par EELV.

    « Nous devons aussi parler de République, de nation et de laïcité, et il y a encore des clarifications qui s’imposent vis-à-vis de la social-démocratie », mesure pour sa part Éric Piolle.

    Mais celui qui rêve de construire « un arc humaniste » assure qu’à gauche, « le socle des projets est largement partagé ».

    « Ce qui nous rassemble est extrêmement fort, à la fois comme valeurs, comme désir de victoire, et comme volonté de transformer la société.

    Il y a là un appétit pour dépasser de nombreux préjugés, et la certitude que les justices sociale et climatique marchent ensemble. »

     

    Le social et l’écologiE comme matrice

     

    Reste à savoir si cela se concrétisera, ou non, en période électorale.

    « Dans l’idéal, il faudrait une cohérence entre les séquences régionale et départementale et la présidentielle », invite Ugo Bernalicis.

    Mais l’insoumis craint que parce qu’il « croit avoir le vent en poupe », EELV fasse cavalier seul « dans 11 des 13 régions ».

     

    « Je suis pour un accord sur les 13 régions avec l’ensemble des forces politiques à gauche et écologistes », insiste pour sa part Olivier Faure.

    Le premier secrétaire du PS regrette l’absence d’université d’été commune à toute la gauche.

    « Il ne suffit pas que les dirigeants se parlent entre eux.

    Nous avons besoin que les militants se rencontrent dans un cadre commun et puissent échanger ne serait-ce qu’autour d’un verre pour constater leurs désaccords et convergences.

    On ne peut pas seulement faire un accord du haut vers le bas entre des Jupiter. Ça, c’est la politique du XXe siècle », pointe-t-il.

     

    Le socialiste, qui indique que les insoumis « ont vite déchanté au lendemain de la présidentielle » et constate que « maintenant ce sont les écologistes qui pensent que leur heure est venue quitte à plier tous les autres à leurs desiderata », appelle à changer de paradigme.

     

    « Il faut hybrider nos projets.

    Nous devons penser l’État-providence de demain ensemble.

    Sans quoi le patriotisme de parti peut nous amener dans l’impasse et nous conduire à contribuer de toutes nos forces à un second tour entre fachos et libéraux que nous voulons pourtant éviter. »

     

    Une menace que le PCF veut lui aussi conjurer.

    Fabien Roussel appelle ainsi la gauche « à ne pas s’enfermer dans un débat sur les personnes ».

    Le secrétaire national du PCF assure que pour 2022,

    « la question qui doit se poser est celle du contenu du changement de société profond que nous voulons défendre ».

     

    Aurélien Soucheyre

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  • NPA.

    Ouverture de l’Université d’été

    sur fond de rentrée sociale et de débats stratégiques dans le parti

    Hier soir, se tenait à Leucate le meeting d’ouverture de l’Université d’été du NPA. L’occasion de revenir, avec de nombreux acteurs des luttes, sur une année marquée par des mobilisations et un contexte historique, mais aussi d’esquisser les débats stratégiques sur l’avenir du parti qui devraient animer cette Université d’été.

    Révolution Permanente >>>>>

    Université d’été du NPA.

    Anasse Kazib :

    « Il nous faut un grand parti révolutionnaire ! »

    Acteurs des luttes et militants révolutionnaires étaient présents ce dimanche au meeting d'ouverture de l'université d'été du Nouveau Parti Anticapitaliste. Anasse Kazib, cheminot et militant au NPA - Revolution Permanente, y est revenu sur les enjeux de la prochaine période et la nécessité de construire un parti révolutionnaire à l'heure où le NPA est traversé par des débats profonds sur son avenir.

    Révolution Permanente >>>>>


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  • La préfecture du Val-d’Oise

    interdit la Fête de Lutte Ouvrière

    En raison de l’épidémie, le rendez-vous de l’organisation trotskiste a été interdit vendredi dernier par la préfecture du Val-d'Oise tandis que le Puy du fou et les pèlerinages à Lourdes obtiennent des dérogations. Un deux poids deux mesure scandaleux dans le contexte de crise économique de la rentrée sociale

    Révolution Permanente >>>>>


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  • « Nous proposons des causes communes »

    Discours J.-L. Mélenchon

    à Valence 23 août 2020

    Université d'été de La France Insoumise LFi

     

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  • Lundi, 24 Août, 2020

    Rentrée politique.

    La France insoumise dans les starting-blocks pour 2022

    Lors de ses universités d’été, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’est lancé dans une nouvelle phase, qui le mènera jusqu’à la présidentielle.

    Et pendant laquelle les discussions avec les autres partis s’annoncent difficiles.

     

    Le mot « Résistance » résonne encore.

    Lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait hier le week-end de rentrée de la France insoumise, les AMFiS, les militants du mouvement se remémorent la ferveur de 2017, qui avait fait naître l’espoir d’une victoire de la gauche à la présidentielle.

    « Il fait lever les foules comme il y a trois ans, s’enthousiasme Maël, qui a adhéré à la FI en mars 2017. Quand on l’entend nous donner des solutions positives pour sortir de la crise, parler de planification, de réquisition, de nationalisation, de révolution citoyenne, on a envie de reprendre la bataille. »

     

    Pendant deux heures, Jean-Luc Mélenchon a revêtu son costume de tribun, dimanche, devant les quelque 2 000 personnes présentes à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) pour ces AMFiS.

    Lors d’une allocution qui ressemblait clairement à un meeting de campagne, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2012 et 2017 a évoqué la crise sanitaire et économique, la transition écologique, les insurrections populaires au Liban et en Biélorussie, mais aussi l’échéance de 2022.

     

    Le mouvement à la recherche d’un second souffle

    Mélenchon et ses troupes assument : la campagne commence maintenant. Ne serait-ce que parce que la FI, qui semble s’affaiblir depuis trois ans, a besoin de trouver un second souffle.

    Ses représentants le minimisent, mais le mouvement n’a pas joué le rôle central qu’ils espéraient tenir lors des élections européennes (avec 6,31 % des voix) et des municipales (aucune tête de liste FI ne l’a emporté dans les grandes villes), pendant qu’Europe Écologie-les Verts (EELV) faisait basculer le rapport de forces à la gauche de Macron.

    « Les perquisitions de 2018 nous ont aussi fait mal, concède le député Éric Coquerel. Mais depuis les retraites, la période de la crise pendant laquelle sans arrêt nous avons proposé des réponses et des alternatives positives, nous remontons fortement. »

    Des propositions qui se poursuivent, Jean-Luc Mélenchon ayant demandé lors de son meeting d’embaucher « 100 000 jeunes, des étudiants, à un salaire décent, pour venir assister les enseignants qui auront la lourde tâche de rattraper le retard scolaire subi par les enfants ».

     

    Pour peser davantage, la France insoumise mise justement sur de nouvelles mobilisations, dès la rentrée.

    « Notre premier rôle, c’est d’être utile au pays face à la crise sociale terrible qui arrive, détaille Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire insoumis.

    Cela, nous le ferons à l’Assemblée mais aussi dans la rue, contre le plan de relance, contre la réforme des retraites. À travers ces mobilisations, nous devons créer un grand mouvement populaire, pour amorcer une rupture avec le modèle capitaliste. »

     

     

    Une candidature à la présidentielle décidée à l’automne

    L’heure est donc à la mobilisation et à la construction d’un programme, pas encore à une candidature.

    « Il y aurait une indécence, un ridicule absolu à se chercher des poux dans la tête sur la manière de désigner un candidat pendant que des millions de gens se demandent s’ils vont trouver du boulot », a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

    Celui-ci a toutefois annoncé qu’une décision sera prise à l’automne, lors de la prochaine convention du mouvement.

    Dans les allées des AMFiS, militants et dirigeants imaginent bien mal quelqu’un d’autre pour incarner leurs idées et un projet, « L’Avenir en commun », qui sera actualisé les prochains mois mais sur lequel ils ne semblent pas prêts à d’importants compromis.

     

    « Nous voulons discuter avec tout le monde, mais bien sûr nous venons avec un programme qui a réuni sept millions de voix il y a trois ans et qui fédère, explique le député du Nord Adrien Quatennens.

    Nous ne gagnerons pas en additionnant les logos mais en ayant un projet clair, lisible et ambitieux. Même Europe Écologie-les Verts l’a compris. »

    C’est bien avec le parti écologiste que les discussions semblent les plus tendues, alors que la FI paraît confiante sur ses capacités à travailler avec le PCF et ne cherche pas, pour l’instant, à approcher le PS, jugé toujours trop libéral.

     

    Des points de rupture avec une partie des Verts

    Le dialogue entre insoumis et Verts, rompu depuis 2017, s’est rouvert cet été, à l’initiative de la FI et en vue des prochaines élections départementales et régionales de mars 2021.

    Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère une alliance nationale, EELV des accords par région.

    Si ces rapprochements se font, amorceront-ils une stratégie commune en 2022 ?

    « Il y a des points de rupture entre nous qui ne concernent pas les politiques locales, notamment l’Europe et les questions institutionnelles, tempère Éric Coquerel.

    Mais nous ne pourrons pas être ensemble en 2022 avec des désaccords sur des points structurants pour définir la politique à mener, ce ne serait pas crédible.

    Quand j’entends certains comme Yannick Jadot ou David Cormand parler d’Europe des régions, de girondisme, ne pas vouloir renégocier les traités, je me dis que ce n’est pas conciliable avec nos idées. »

     

    Vendredi, la deuxième journée des AMFiS a toutefois été marquée par la présence d’Éric Piolle, qui a fait part de sa « détermination à rassembler l’ensemble de l’arc humaniste » pour « bâtir un projet positif pour la vie des gens ».

    Une visite qui, plutôt que de marquer un réel rapprochement entre les deux partis, pourrait créer des crispations à EELV.

    C’est peut-être même là un des objectifs de Jean-Luc Mélenchon.

    Conscient que s’accorder sur un programme commun sera difficile, voire impossible, le leader de la France insoumise pourrait s’accommoder d’une dislocation des écologistes et d’une candidature du libéral Yannick Jadot, qui ne semble pas l’inquiéter outre mesure.

     

    Florent Le Du

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  • Lundi, 24 Août, 2020

    EELV ou la tentation du grand écart

     

    Le parti écologiste vise l’Élysée mais doit trancher entre les lignes Jadot et Piolle, duel sur toutes les lèvres lors de ses journées d’été, ce week-end.

     

    Après deux succès électoraux aux européennes puis aux municipales, EELV ambitionne de transformer l’essai pour les régionales de 2021.

    Le parti a développé sa stratégie à l’occasion de ses journées d’été, qui se sont tenues ce week-end à Pantin.

    Pour son secrétaire national, Julien Bayou, il s’agit là d’une étape majeure pour « démontrer (la) crédibilité » des Verts, qui espèrent « prendre le pouvoir » en 2022.

    Quitte à réaliser un grand écart entre de potentielles alliances ponctuelles avec d’autres formations de gauche et d’anciens membres de la majorité macroniste, comme Corinne Lepage (Cap21) ou le député EDS Matthieu Orphelin, pressenti pour être tête de liste en Pays de la Loire.

     

    Marine Tondelier, organisatrice des journées d’été, a beau répéter vouloir faire passer le « collectif » d’abord, des dissensions tant idéologiques que stratégiques existent aussi en interne.

    Il y a les partisans d’un rapprochement avec une gauche anticapitaliste tendance Mélenchon et ceux qui lorgnent plutôt le centre pour verdir le capitalisme.

    D’un côté, l’aile incarnée par le maire de Grenoble, Éric Piolle, de l’autre, celle portée par l’eurodéputé Yannick Jadot, qui veut un candidat à l’Élysée « avant janvier ».

    « Le programme d’abord, l’incarnation ensuite », martèle-t-on chez les cadres du mouvement, qui veulent parler d’ « écologie » avant de discuter des « désignations ».

    « Sur le fond, il n’y a pas de différence majeure entre Éric et Yannick.

    C’est sur la stratégie qu’ils divergent », veut même faire croire un cadre du mouvement.

     

    Les militants n’y croient guère :

    « Dire qu’il n’y a pas deux lignes différentes, c’est faux ! » fustige une adhérente, amusée par la visite express d’Éric Piolle aux universités d’été des insoumis.

    Le premier édile grenoblois trouve qu’ « une certaine gauche essaye seulement de lutter contre les conséquences du système alors qu’il faut en changer ».

    Une idée qui correspond aux aspirations de la jeunesse, selon Claire Lejeune, cosecrétaire fédérale des Jeunes écologistes :

    « On ne pourra pas aller la chercher autrement qu’avec un projet de rupture. C’est-à-dire en finir avec un système ultralibéral, capitaliste et patriarcal. »

     

    S’il se dit désormais « anticapitaliste », Yannick Jadot se prononçait, dans le ­Figaro en 2019, « pour l’économie de marché, la libre entreprise et l’innovation ».

    La sénatrice Esther Benbassa dénonce quant à elle la « folie capitaliste qui veut produire plus », qu’elle souhaite remplacer par un « post-capitalisme, une forme régulée qui ne veut pas que la croissance ».

     

    Julien Bayou – qui a assuré vouloir « remplacer le désordre libéral par un ordre plus solidaire » – refuse de se laisser enfermer dans le piège du présidentialisme :

    « On a une chance avec le calendrier électoral. Il ne faut pas qu’on saute les étapes. Je veux parler du projet. »

    Le patron d’EELV vient de conclure un accord électoral avec Génération·s, le Mouvement des progressistes, Génération écologie, ­l’Alliance écologiste indépendante et Cap21 pour les régionales.

    Ils partiront ensemble à la conquête des collectivités territoriales et lancent un appel aux « citoyens ». 

    Et aux autres formations de gauche ?

    « Oui, aussi », tend la main Julien Bayou.

     

    Emilio Meslet

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  • EELV: "Nous sommes prêts à prendre le pouvoir”,

    affirme Delli aux journées d'été

    À l'ouverture des journées d'été du parti écologiste, l'eurodéputée donne les grands enjeux qui attendent les verts à deux ans de la présidentielle.

    HuffPost >>>>>


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  • Adrien Quatennens

    LFi

    Télématin Les 4 Vérités - 20 Août 2020

    Vidéo 7 minutes 43 >>>>>

     

     


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  • La France Insoumise - LFi -

    AMFiS 2020 : un dispositif sanitaire complet et validé par la préfecture de la Drôme

    17 août 2020

    Communiqué de presse de La France insoumise.

    La tenue de réunions politiques dans l’été soulève de légitimes questions de sécurité sanitaire face au Covid-19.

    L’équipe d’organisation des AMFiS d’été de la France insoumise y a été particulièrement attentive. En effet, dès le mois d’avril, nous appelions à se préparer à une possible 2ème vague de l’épidémie.

    Par conséquent nous avions anticipé la situation en prévoyant soit un repli sur une réunion numérique, soit un dispositif anticipant un durcissement des conditions de sécurité.

    Nous avons également craint les pulsions liberticides du régime Macron prompt à réprimer sous n’importe quel prétexte ce qui lui déplait. Dans ce double souci, nous avons donc mis en place un dispositif exceptionnellement strict, allant au delà des recommandations sanitaires ministérielles.

    Tout d’abord, un grand parc arboré a été choisi pour l’accueil de l’événement afin de pouvoir respecter les règles de distanciation physique. Un marquage au sol, et un parcours de circulation en sens unique, seront en place pour permettre le bon respect de ces règles.

    Le masque sera obligatoire sur l’ensemble du site. Des masques gratuits seront disponibles sur deux points de distribution. 30 litres de gel hydroalcoolique seront à disposition à l’entrée de chaque salle et sur les espaces extérieurs.

    Des mesures spécifiques seront en place à l’arrivée des participant·es :
    ⁃ des prises de température au pistolet thermique seront effectuées à chaque entrée sur le site
    ⁃ un engagement écrit et sur l’honneur de ne pas avoir de symptôme du coronavirus devra être complété à l’arrivée sur place.

    Le masque sera également obligatoire à l’intérieur. La jauge des salles a été réduite de moitié, avec un espacement accru entre les chaises, afin de laisser l’espace nécessaire entre les participant·es. Un siège sur deux sera laissé vide dans l’amphithéâtre principal. Des volontaires seront placé·es aux entrées de salles pour faire respecter les règles. L’entrée dans les salles se fera par scan des billets afin de permettre un strict respect des jauges en vigueur et de pouvoir assurer le traçage de personnes qui se seraient retrouvées en contact avec une personne positive. L’entrée et la sortie des salles se feront par des accès distincts. Enfin, les salles seront nettoyées entre chaque conférence à l’aide d’un produit virucide.

    Ce dispositif a été pleinement validé par la préfecture de la Drôme qui nous a confirmé la possibilité de tenir cet événement dans ces conditions.

    La France insoumise est fière de montrer qu’elle assume ses responsabilités et sait maîtriser une situation complexe sans renoncer à ses objectifs politiques.

     

     


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  • Jeudi, 13 Août, 2020

    Gauche. Week-end en commun pour EELV et Génération.s

    Le parti écologiste et le mouvement fondé par Benoît Hamon se sont associés pour coorganiser leurs journées d’été. En attendant d’élargir leur collaboration ?

     

    Europe Écologie-les Verts tiendra ses journées d’été du 20 au 22 août à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Mais cette année, le parti dirigé par Julien Bayou ne les organise pas seulement avec les autres mouvements de la sphère écologiste (Génération Écologie, CAP 21, Alliance écologiste indépendante…) : on compte comme coorganisateur le mouvement Génération.s, fondé par Benoît Hamon après la présidentielle de 2017.

    Pour les partisans d’un ancrage d’EELV au sein de la gauche, cette coorganisation a son importance. Pour rappel, en mai dernier, le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, avait lancé un appel à l’organisation d’universités du « monde d’après », ouvertes à tous les partis de gauche. Mais les autres mouvements écologistes avaient refusé d’emblée cette proposition, préférant « revenir aux fondamentaux » de leur « travail en commun ». Car, dans la foulée des européennes de 2019, qui avaient placé la liste EELV en tête de celles de gauche, un appel au rassemblement des forces écologistes avait été lancé le 8 juillet. Depuis, deux lignes s’affrontent chez EELV : celle portée par Yannick Jadot, partisan d’une écologie qui ne s’ancre pas forcément dans la gauche mais s’autonomise, tandis que Julien Bayou inscrit sans ambiguïté son parti au sein de la gauche. Depuis, les municipales sont passées par là. Plusieurs grandes villes ont élu des maires EELV à la tête de listes de rassemblement de la gauche, confirmant qu’une telle dynamique peut porter ses fruits.

    Sur la dynamique des municipales

    Au départ, il y avait en effet « l’idée qu’il faut commencer par renforcer le socle écologiste, confirme Marine Tondelier, dirigeante d’EELV et organisatrice de ces journées d’été. Aujourd’hui, le socle écolo est suffisamment solide pour aller travailler avec d’autres partenaires. » Selon elle, la coorganisation des journées d’été avec Génération.s aura de nombreux avantages : « Plutôt que de longues palabres, organiser en commun est la meilleure façon d’avancer. Nous prenons des habitudes de travail en commun. Ça force à lier nos programmes. Et nos militants vont partager ce moment ensemble. » Du côté de Génération.s, on y voit également des opportunités sur la lancée des municipales. Le mouvement fondé par Benoît Hamon avait connu une déconvenue électorale lors des européennes. Mais la sénatrice Sophie Taillé-Polian préfère voir les choses différemment : « Vu d’en bas, c’est-à-dire à l’échelle militante, on assiste à un renforcement de Génération.s dans tous les territoires », affirme-t-elle, soulignant sa « présence aux municipales dans toutes les grandes victoires, et plus de 500 élus municipaux ». EELV, qui « pourrait être la matrice de la recomposition de la gauche », leur a proposé de travailler ensemble : « Nous le faisons avec toute notre identité, assure Sophie Taillé-Polian, pour une écologie ancrée à gauche et une gauche ancrée dans l’écologie. »

     

    Ambitions présidentielles

    Cette démarche commune entamée cet été pourrait se poursuivre et s’élargir, espère Génération.s. « EELV, le PCF, le PS, mais aussi les insoumis s’ils le veulent, doivent continuer à travailler ensemble », insiste la sénatrice, pour qui « une alternative écologiste ne peut pas avoir lieu sans une très forte dimension sociale ». Mais pour la suite, et dans la perspective des scrutins régionaux comme présidentiel, la question du contenu se pose évidemment. Selon Marine Tondelier, « le clivage gauche droite existe encore. Mais il y a aussi le clivage entre productivistes et antiproductivistes : sur ce plan, les partis de gauche n’évoluent pas tous au même rythme. Nous devons préparer une majorité alternative. Une chose sur laquelle on ne peut pas transiger, c’est le productivisme. C’est cette mue que certains partis sont en train d’accomplir ».

    Mais il faudra compter également avec les ambitions que suscite la campagne de la présidentielle. Yannick Jadot a déjà fait part de son intérêt pour le scrutin. Le maire EELV de Grenoble, Éric Piolle, travaille de son côté à la création d’un « arc humaniste », rassemblant toutes les gauches, dont il pourrait être le candidat en 2022. « Le match Piolle-Jadot ne m’intéresse pas, balaie Marine Tondelier. Nous devons d’abord travailler sur un programme, puis décider ensemble quelle personne pourra le porter. » 

    Diego Chauvet

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