• Lundi, 15 Juin, 2020

    Antiracisme.

    « Avec notre génération,

    le silence, c’est fini »

    Malgré l’interdiction de la préfecture de Paris et un lourd déploiement policier, les manifestants ont entièrement investi la place de la République, samedi, à l’appel du comité Adama contre les violences policières.

     

    Ils sont là pour Adama.

    Ils sont là pour Sabri, Ibo, Gaye…

    « Parce que toutes les vies comptent ! » proclame Maminata, 34 ans.

    Autour d’elle, une foule impressionnante a investi la place de la République, à Paris, répondant en nombre à l’appel du comité Adama contre les violences policières.

    Ses membres se battent depuis quatre ans pour que « justice et vérité » soient faites sur la mort d’Adama Traoré, décédé par asphyxie dans la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), deux heures après son interpellation.

    « Ce problème de couleur, c’est universel, reprend Maminata.

    On ne nous aime pas en Chine, au Maghreb.

    Quand on est noir, on est noir partout.

    La vidéo sur les réseaux sociaux de George Floyd, assassiné aux États-Unis, m’a choquée.

    On ne peut plus rester dans notre salon.

    Sincèrement, je viens juste de me réveiller.

    Mais ça fait plaisir tout ce monde aujourd’hui, ensemble, cosmopolite, blanc, non blanc, feuj, musulman.

    On ne voit pas ça tous les quatre matins. »

     

    Cette jeune femme n’est pas venue seule.

    À ses côtés, le visage à moitié caché par les masques de protection anti-Covid, Grace et Lally égrènent ce « racisme banal » auquel elles sont confrontées au quotidien, car « violence et racisme, l’un ne va pas sans l’autre ».

    Les contrôles au faciès, les remarques : « Tu as les traits fins pour une Noire », « je ne suis pas raciste, mais elle sent mauvais. » « On nous ramène toujours à ça, s’étonne Lally.

    Moi, ça ne me viendrait même pas à l’idée. Nous demandons juste du respect, être traités avec humanité. »

     

    Très réactives sur les réseaux sociaux, ces copines manifestent pour la première fois, excepté Grace.

    En 2005, quand les banlieues se sont enflammées après la mort de Zyed et Bouna en tentant d’échapper aux policiers, elle était descendue, à 15 ans, dans la rue.

    « J’habitais Saint-Denis, ça se passait chez moi ou presque », remarque-t-elle, comme une évidence.

     

    Derrière elles, un jeune homme de 23 ans, portant un tee-shirt Malcolm X tout neuf, confirme les insultes raciales subies régulièrement à chaque contrôle d’identité et compare ce mouvement à celui de #metoo.

    « Nous sommes trop restés dans le silence, comme pour les femmes battues, violées. Avec notre génération, c’est fini. »

     

    Sur la place, la densité des manifestants s’accroît dangereusement, alors que les policiers ont bloqué quasiment tous les accès par des grilles mobiles en acier.

    À 500 mètres en retrait, des herses supplémentaires ont été posées.

    Comme pour encercler les manifestants.

    La préfecture de police avait rappelé que la mobilisation n’était pas autorisée, « comme tout rassemblement de plus de dix personnes », depuis que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, tout en demandant la fermeture des commerces le long du parcours envisagé.

    Le préfet Lallement aura attendu le début de la manifestation pour annoncer que celle-ci restera  « statique »…

    Les participants patientent.

    Poing levé ou genou à terre, l’assemblée reprend sans relâche les paroles d’Assa Traoré, sœur d’Adama, scandées au micro :

    « Justice pour Adama, justice pour tous ! » 

    Difficile de garder des distances sanitaires avec une telle affluence, mais quand on se bouscule, on s’excuse et on esquisse un sourire derrière le masque.

    On veille à faire attention à l’autre, bien plus que dans d’autres manifestations.

     

    Milla, Murielle et Guillaume sont venus en famille.

    À 18 ans, Milla aurait voulu participer au rassemblement du 2 juin, devant le palais de justice de Paris.

    Un événement historique qui a regroupé 20 000 personnes, déjà mobilisées par le comité Adama.

    « Il faut supporter cette cause contre les violences policières, prône la lycéenne, qui a aussi participé à des blocus dans son établissement contre la réforme des retraites.

    Il ne s’agit pas de bavures, mais d’un système, d’une culture de la police qui entraîne des meurtres.

    Cette manifestation incarne d’autres luttes.

    L’histoire des droits humains ne peut être basée sur quelque chose d’aussi ridicule que la couleur de peau. »

     

    Sa mère a tenu à partager ce moment avec elle, à « l’accompagner dans ses convictions », alors qu’elle-même militait au même âge contre le racisme.

    « Mais ça n’évolue pas », constate-t-elle amèrement.

    « La police, c’est la base de la justice et de la démocratie, enchaîne Guillaume, le père. C’est pour ça qu’il est important de manifester contre les violences policières. Le malaise social et économique est de plus en plus grand. C’est notre modèle républicain qui est en danger et la colère monte… Il y a un besoin de s’exprimer, car personne n’écoute. »

     

    Derrière eux, un rappeur filme un clip au milieu de la foule.

    « Je suis venu avec mon cousin, mon réalisateur, mon manager, précise Wices, qui a créé sa page Instagram il y a deux mois.

    J’ai écrit un titre pour l’occasion : “J’accuse”.

    La culture, l’information passent maintenant par le rap et les réseaux sociaux, c’est pour ça que j’ai voulu faire une chanson politique.

    George Floyd a été la goutte d’eau.

    Mais Floyd ou Adama, ce n’est pas le seul problème, il y a le chômage, la précarité, la violence sociale, la désinformation, les clivages politiques…»

     

    Les premières grenades lacrymogènes l’interrompent.

    Les gens reculent et s’éparpillent en toussant.

    Puis reviennent tranquillement.

    Au micro, un membre du comité Adama demande de s’asseoir.

    On recherche deux gamines de 11 ans.

    La foule s’exécute tout en s’amusant de l’injonction scolaire.

    On apprend finalement qu’elles sont rentrées.

     

    « Tout le monde le poing levé pour la liberté de tous ! »

    Les slogans reprennent.

    Les gens s’écartent au passage d’une voiture noire customisée #génération Adama.

    Sur une aile du véhicule est inscrit, à l’écriture cursive : « Repose en paix. »

     

    Comme beaucoup, Omar Slaouti a revêtu ce samedi un tee-shirt noir.

    On y lit « Lumière(s) pour Sabri », le nom du collectif qu’il a fondé à Argenteuil après la mort de ce jeune homme en scooter, fuyant la police, en mai.

    « Le procès de la police s’est tenu aujourd’hui, place de la République.

    Les policiers revendiquent le droit d’étranglement qui fait pleurer beaucoup de parents.

    Ces techniques d’immobilisation mènent à la mort, à l’étouffement de nos dignités.

    Aujourd’hui, ici, les jeunes des quartiers populaires et la France entière ont droit de cité, à égalité.

    C’est énorme.

    Ils sont très mobilisés et ils reviendront très mobilisés.

    Cet événement a surgi dans le non-contrôle, mais le collectif Adama assume le débordement.

    La société dans laquelle on vit dysfonctionne au quotidien, dans les écoles, dans l’accès à la santé, au logement, et particulièrement dans les quartiers.

    Derrière ce mouvement, il y a un discours politique, un saut de conscience magnifique qui embrasse les quartiers et au-delà.

    C’est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement : l’été sera chaud et la rentrée sociale aussi. »

     

    Même les provocations policières n’arriveront pas à entacher ce rassemblement mémorable.

    Militants nassés, interdits de défiler, chargés pour être plus vite évacués, matraqués, interpellés…

    La fin brutale de la mobilisation a cependant terminé sur une victoire : la décision du Conseil d’État rétablissant le droit de manifester, donnant raison aux syndicats et associations demandeuses, dont la Ligue des droits de l’homme.

     

    « pas de fascistes dans les quartiers »

    La provocation d’une milice d’extrême droite n’aura pas gâché l’événement.

    Montés sur le toit à dix, ils ont tenté en début de manifestation d’étendre une banderole signée Génération identitaire.

    Mais des voisins ont tiré sur la toile, puis découpé la bâche immonde sous les acclamations de la foule criant

    « Pas de fascistes dans les quartiers, pas de quartier pour les fachos ».

    Un acrobate téméraire, avançant de balcon en balcon, aura définitivement raison du calicot.


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  • Macron reste confiné...
     
    Lundi, 15 Juin, 2020

    Élysée.

    Entre méthode Coué et discours de l’ordre

     

    Lors de sa quatrième allocution télévisée depuis le début de la crise, le président de la République a annoncé l’accélération du déconfinement et appelé à travailler plus.

     

    Emmanuel Macron a annoncé dimanche que le pays avait remporté une «première victoire » contre le Covid-19.

    L’ensemble du territoire passe ainsi en zone verte, et le second tour des municipales aura bien lieu le 28 juin.

    Dès à présent, le président de la République l’assure : il est possible de « reprendre pleinement le travail » et de « retrouver notre art de vivre».

    Après avoir vanté le « choix humaniste de placer la santé au-dessus de l’économie », qui a permis de sauver des « dizaines de milliers de vies », après avoir salué tous ceux qui se sont retrouvés en première ligne et, enfin, souligné que « 500 milliards d’euros » ont été mobilisés dans la période, Macron a évoqué l’après.

     

    Car ces milliards « viennent s’ajouter à notre dette ».

    Or, « nous ne la financerons pas en augmentant les impôts », assène-t-il, écartant tout retour de l’ISF.

    La « seule réponse », c’est de « travailler, de produire davantage », insiste-t-il.

    « Nous devons le faire alors que notre pays va connaître des plans sociaux et des faillites multiples », pronostique le président, qui souhaite répondre par une reconstruction économique qui devra être « écologique, souveraine et solidaire ».

    Celle-ci sera « préparée tout l’été avec les forces vives de la nation ».

    À voir, tant ces forces ont été écartées depuis le 15 mars.

    Le président entend aussi donner « des libertés et des responsabilités inédites » aux hôpitaux, universités et maires, avec à n’en pas douter un fort risque de rupture de l’égalité républicaine.

    Une mesure qu’il cherche à imposer depuis des mois.

    « Je ne crois pas que relever les défis qui sont devant nous invitent à revenir en arrière », tranche-t-il.

    « Et cela ne s’arrêtera pas. »

     

    Déconfinement accéléré, retour de l’école obligatoire

    À défaut d’acte 3 du quinquennat, les Français ont gagné, dimanche soir, quelques précisions sur l’épisode 3 du déconfinement, après les assouplissements intervenus les 11 mai et 2 juin derniers.

    Même si « le virus n’a pas disparu » et « qu’il faudra vivre encore longtemps avec lui », Emmanuel Macron a annoncé que l’ensemble du territoire, sauf Mayotte et la Guyane encore très touchées, allait passer, dès ce lundi, « en zone verte ».

    Conséquences : « Une reprise plus forte du travail », « la réouverture des cafés et restaurants en Île-de-France », « la possibilité de se déplacer dans les pays européens sans restriction », et même, à partir du 1er juillet, au-delà du Vieux Continent, dans les États qui parviennent à maîtriser l’épidémie.

    Surtout, le chef de l’État a répondu à l’attente de nombreux parents en rétablissant, « à partir du 22 juin », le principe de l’école « obligatoire », « selon les règles de présence normales », dans les écoles maternelles, primaires et les collèges, sans mentionner toutefois les lycées.

    Autre conséquence de cette épidémie contenue, les visites dans les maisons de retraite et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) seront de nouveau « autorisées » à partir de ce lundi, sans restriction autre que les classiques mesures barrières.

    Mais les rassemblements de personnes resteront « très encadrés », pour éviter toute seconde vague.

    « Nous devons nous préparer si l’épidémie revient avec plus de force », a-t-il aussi prévenu.

     

    Autocélébration et généralités

    En fait d’annonces fracassantes, le chef de l’État s’est borné à vanter les mérites de sa politique économique, tout en traçant un timide cap pour la suite.

    « Chômage partiel, prêts aux entreprises, accompagnement aux indépendants…

    Tout a été mis en œuvre pour sauvegarder nos emplois », a-t-il tout d’abord énuméré.

    Avant de renchérir dans l’autocélébration : « Plans massifs pour l’industrie automobile, l’aéronautique, le tourisme… Nous avons mobilisé près de 500 milliards d’euros pour notre économie. Dans combien de pays tout cela a-t-il été fait ? »

    Pour ce qui est de l’avenir, Emmanuel Macron s’est placé dans le droit-fil de son discours du 31 mars dernier, où il avait surpris par ses accents souverainistes.

    Il va falloir « reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire », a-t-il martelé, appelant à sceller un nouveau « pacte productif ».

    Ce « pacte », aux contours flous, impliquera visiblement des relocalisations, mais seulement « lorsque cela se justifie ».

    Au détour d’une envolée, Emmanuel Macron a également laissé entendre qu’il faudra « travailler davantage » – sans reprendre la formule sarkozienne jusqu’au bout qui précisait « pour gagner plus » – tout en insistant sur la multiplication probable des « faillites et des plans sociaux ».

    Une porte ouverte au chantage à l’emploi, qui a déjà commencé à être utilisé par certaines directions d’entreprises ?

    Finalement, la seule annonce tangible tient en un plan de rénovation thermique des bâtiments, sans chiffrage pour autant.

    Quant aux mesures censées assurer la transition écologique de notre modèle productif, elles se résument à une « industrie plus verte » et à un énigmatique recours à « notre puissance maritime ».

    Enfin, le chef de l’État a adressé quelques phrases aux personnels soignants, qui ont prévu de descendre dans la rue le 16 juin.

    Après avoir salué leur courage, il a assuré qu’ils seraient « revalorisés » dans le cadre du Ségur.

    Les syndicats redoutent que, si les négociations débouchent bien sur une revalorisation de leur traitement, ce rattrapage salarial se fasse au prix d’une nouvelle flexibilisation.

    C’est ce qu’avait annoncé il y a trois semaines déjà le ministre de la Santé Olivier Véran en expliquant à des soignants de la Pitié-Salpêtrière sidérés :

    « Nous avons fait le bon diagnostic, nous avons pris les bonnes orientations. Mais nous n’avons été ni assez vite ni assez fort. »

     

    Silence et mépris sur les violences policères

    L’intervention du président, silencieux depuis le 2 juin, date à laquelle s’étaient réunis devant le tribunal de Paris des milliers de manifestants à l’appel du comité Adama, était très attendue sur la question du racisme et des violences policières.

    Au lendemain d’une nouvelle et importante manifestation, Emmanuel Macron en a d’abord appelé à l’« unité autour du patriotisme républicain».

    « Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines, sa religion, doit trouver sa place.

    Est-ce vrai partout et pour tout le monde ? Non », a-t-il lucidement constaté, mais pour mieux en appeler à l’égalité des chances.

    Le concept favori des libéraux pour cacher la forêt des inégalités.

    Le chef de l’État a promis « de nouvelles décisions fortes » en la matière après que la porte-parole du gouvernement a plaidé, samedi, la réouverture du « débat autour des statistiques ethniques » et que le ministre de la Ville a annoncé de nouveaux testings en entreprise.

    Si l’hôte de l’Élysée a enjoint à être « intraitable face au racisme, à l’antisémitisme et aux discriminations », il n’a pas eu un mot sur les violences policières dénoncées par des milliers et des milliers de jeunes.

    Il a préféré envoyé des gages aux policiers et gendarmes mobilisés depuis jeudi dernier contre les mesures annoncées par Christophe Castaner la semaine dernière, notamment la suppression de la clé d’étranglement.

    « Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation », a-t-il déclaré avant de fermer le ban.

    En revanche, Emmanuel Macron s’est fait le pourfendeur des « séparatistes », quitte à stigmatiser l’ensemble du mouvement mondial qui s’est mis en branle depuis la mort de George Floyd.

    « Ce combat noble est dévoyé lorsqu’il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé », a-t-il affirmé, prévenant que « la République n’effacera aucune trace, ni aucun nom de son histoire », tout en appelant à « lucidement regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires », « notre rapport à l’Afrique en particulier ».

    Un renversement des rôles alors que les jeunes mobilisés veulent précisément faire la lumière sur les pans oubliés de notre histoire.

     

    La rédaction

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  • Nouvelles publications de : www.syndicollectif.fr.

    15 juin 2020

     

    Cette fois nous commençons

    par les informations et prise de positions internationales



    INTERNATIONALE :


    * USA : "racisme institutionnalisé" et prises de position syndicales :

    http://wp.me/p6Uf5o-3vR

    * Syndicalisme US et mobilisations antiracistes :

    http://wp.me/p6Uf5o-3uF

    * Ephéméride des luttes sociales dans le monde face au COVID : du 1er au 7 juin

    http://wp.me/p6Uf5o-3uN

    * Ephéméride des luttes dans le monde : du 8 au 14 juin:

    http://wp.me/p6Uf5o-3vk

     


    ACTIONS-PRISES DE POSITION :


    * La journée nationale de mobilisation du 16 juin dans la santé:

    http://wp.me/p6Uf5o-3ul

    * SUD Santé Sociaux quitte le "Ségur" de la Santé :

    http://wp.me/p6Uf5o-3uo

    * Prise de position pour le droit de manifester:

    http://wp.me/p6Uf5o-3uX

    * Déclaration inytersyndicale nationale pour les libertés:

    http://wp.me/p6Uf5o-3tQ

    * Soutien à Anthony Smith le 16 juin :

    http://wp.me/p6Uf5o-3uK

    * La CFDT pour annuler la réforme de l'assurance-chômage:

    http://wp.me/p6Uf5o-3ue

    * Editorial et exemple de lutte de la Fédération Textile-Habillement-Cuir-Bois CGT:

    http://wp.me/p6Uf5o-3u0

    * Retour de la réforme des retraites?

    http://wp.me/p6Uf5o-3v1

     


    ECO-SYNDICALISME :


    * Avenir de l'aéronautique: un débat à Toulouse :

    http://wp.me/p6Uf5o-3vw


    DEBATS- PUBLICATIONS- ETUDES


    * "Les mouvements sociaux font de la politique" (Aurélie Trouvé-Attac):

    http://wp.me/p6Uf5o-3ua

    * Une interview de Patrick Brody dans l'Humanité:

    http://wp.me/p6Uf5o-3vf

    * Syndicalisme et salaire minimum en Allemagne :

    http://wp.me/p6Uf5o-3tB

    * Etude de l'IRES : baisse historique des droits à l'assurance-chômage :

    http://wp.me/p6Uf5o-3uy

    * Un livre témoignage coordonné par Eric Beynel (Solidaires) sur le procès France-Télécom:

    http://wp.me/p6Uf5o-3v9

    * Le travail par temps de pandémie: un article de Stephen Bouquin (sociologue):

    http://wp.me/p6Uf5o-3vB


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  • Bordeaux

    Municipales à Bordeaux : "Le PS ne veut surtout pas des gauchos comme nous" affirme Philippe Poutou

    Le leader anticapitaliste engagé dans le second tour des municipales à Bordeaux "assume ses désaccords" avec la liste de Pierre Hurmic (EELV-PS). Il égratigne également la gestion de la crise du coronavirus par le maire sortant Nicolas Florian.

    Jeudi 4 juin 2020
     

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  • L'historien et écrivain Maurice Rajsfus,

    rescapé de la Shoah et vigie des violences policières,

    est mort à l'âge de 92 ans

    Rescapé de la Shoah et inlassable vigie des violences policières, Maurice Rajsfus, décédé

    France Info >>>>>


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  • Manifestation antiraciste bloquée

    par la préfecture à Paris :

    " ça s'explique assez difficilement ",

    dit un syndicat de police

    Noam Anouar, délégué du syndicat de police Vigi (minoritaire) s'étonne que le cortège anti-raciste ait été empêché de quitter la place de la République samedi 13 juin, alors que, la veille, la manifestation de policiers avait pu défiler à partir de la place de l'Etoile.

    France Info >>>>>


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  • Dominique Rousseau :

     

    « Maintenir l’état d’urgence,

     

    c’est permettre

     

    de réprimer les manifestations »

     

     

    Entretien avec Dominique Rousseau, constitutionnaliste,

    professeur à l'école de droit de la Sorbonne Paris 1.

     

    Public Sénat >>>>>

     


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  • Feu vert

    pour les Manifs et rassemblements

    de + 10 personnes

     

    Le Conseil d'Etat rétablit la liberté de manifester sur la voie publique malgré l'état d'urgence sanitaire

     

    Dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, les rassemblements de plus de dix personnes étaient jusque-là interdits. Même si, dans les faits, les manifestations contre les violences policières, étaient plus ou moins tolérées par le pouvoir macronien selon le rapport de forces.

    Les manifestations sont à nouveau autorisées.
     
    Le Conseil d'Etat a levé samedi 13 juin l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, imposée dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, mis en place par la Macronie en raison du coronavirus, rétablissant la liberté de manifester, dans le respect des "mesures barrières".
     
    Saisi jeudi par des syndicats et la Ligue des droits de l'Homme, le Conseil d'Etat a tranché en faveur des manifestations. 
     
    Cette décision intervient alors que des milliers de personnes manifestaient partout samedi en France contre le racisme et les violences policières.
     
    A Paris, la marche, non autorisée par la préfecture, a été bloquée par la police à son point de départ.
    Des tensions provoqué par la police ont éclaté en fin de rassemblement.
     
     

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  • Agribashing ?

    Encore Demeter ?

    Dans le Gard, la gendarmerie fait circuler un curieux questionnaire aux paysans

    Reporterre >>>>>


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  • La confiance dans les médias

    des Français

    ne s'est pas arrangée avec la crise

    D'après un sondage Yougov pour Le HuffPost, plus d'un Français sur deux n'a pas fait confiance aux médias pour l'informer pendant la crise du coronavirus.

    HuffPost >>>>>


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