• Mardi, 7 Juillet, 2020

    Un nouveau gouvernement pour un retour au jour d’avant

    Le remaniement préparé par Emmanuel Macron témoigne de l’incapacité du président de la République à changer de logiciel.

    En guise d'élan, l’Élysée maintient coûte que coûte un cap dangereux pour le pays.

     

    Décryptage.

     

    Le nouveau gouvernement Macron est arrivé.

    Envolé Édouard Philippe, en place depuis trois ans et trop populaire aux yeux du président de la République.

    Jean Castex est désormais premier ministre pour deux ans, durant lesquels Emmanuel Macron entend préparer activement sa réélection en 2022, en plus de poursuivre ses réformes ultralibérales.

    Qu’importe le nouveau casting de l’exécutif, composé d’une vingtaine de ministres, car le chef de l’État a déjà démontré son incapacité à changer de logiciel.

    « Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies, comme trop souvent par le passé dans des crises semblables, sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé », a promis le chef de l’État… en décembre 2018.

    En plein mouvement des gilets jaunes, l’Élysée lâche des miettes pour mieux maintenir son cap.

    Même stratégie face à l’épidémie de Covid-19, d’un côté Emmanuel Macron appelle chacun à se « réinventer » et, lors de la même allocution du 14 juin, il assène : « Je ne crois pas que surmonter les défis qui sont devant nous consiste à revenir en arrière. »

    Le lifting gouvernemental réalisé lundi aura du mal à masquer la duperie.

     

    1. Retraites : l’exécutif veut sa réforme

    Le président de la République y tient dur comme fer : s’il se représente devant les électeurs en 2022, il veut avoir accroché à son tableau de chasse le régime de retraite par répartition.

    Une façon pour lui de parfaire son image de président « modernisateur » devant l’électorat de droite et du centre.

    « Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites », a-t-il martelé, tout en précisant cependant que ladite réforme « ne peut pas être reprise de manière inchangée ».

    Deux pistes semblent dans les tuyaux :

    maintenir, au moins en partie, l’idée d’un régime de retraite par points ;

    allonger au plus vite la durée de cotisation, sous prétexte de rééquilibrer les finances.

    Les responsables syndicaux et patronaux y sont pourtant farouchement hostiles.

    Ce n’est « pas la question prioritaire du moment, parce que la crise a montré des problèmes d’emploi, d’exclusion, de pauvreté, et il vaudrait mieux répondre à ces questions-là », affirme Laurent Berger (CFDT), pourtant favorable à un régime par points.

    Même opposition résolue de Philippe Martinez (CGT), Yves Veyrier (FO) ou François Hommeril (CFE-CGC).

    Le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime, de son côté, qu’il serait plus sage de marquer une « pause ».

    2. Emploi : crise inédite et vielles recettes

    Renault, Airbus, Air France, Nokia

    Dans l’industrie comme dans le commerce, les plans sociaux se multiplient et « les suppressions d’emplois tombent par milliers », selon l’expression d’Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière.

    Passé la soupape du chômage partiel, qui a évité des licenciements secs et immédiats, le gouvernement a mis sur la table des milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises pour éviter la casse.

    Des chèques en blanc, non conditionnés et sans contreparties, et au sujet desquelles Philippe Martinez exige qu’ « un état des lieux » soit dressé.

    Jean Castex, chargé désormais d’établir un plan de relance, a annoncé un nouveau « pacte social », mais pour le secrétaire général de la CGT, « les paroles c’est bien, les actes c’est mieux ».

    Car dans les faits, rien n’augure d’un changement de cap.

    Bien au contraire.

    De l’allongement du temps de travail prôné par Emmanuel Macron à la réforme de l’assurance-chômage - dont le deuxième volet, qui prévoit de réduire la durée et le montant des indemnisations des demandeurs d’emploi, est toujours dans les tuyaux et devrait entrer en application en septembre malgré l’opposition de l’ensemble des organisations syndicales -, la feuille de route est inchangée.

     

    3. Santé : un artisan de la casse de l’hôpital aux manettes

    Placés sous grande tension pendant plusieurs mois durant l’épidémie de Covid-19, les personnels hospitaliers sont loin de se satisfaire des quelques pistes évoquées jusqu’ici dans le cadre du Ségur de la santé.

    L’enveloppe de 6,4 milliards actuellement sur la table reste largement en dessous des attentes des syndicats, qui chiffrent à au moins 8 milliards d’euros le montant nécessaire pour assurer une revalorisation à la hauteur des besoins, et du retard accumulé par le gel du point d’indice pendant une décennie. Mais au-delà des rémunérations, les soignants qui défilent dans la rue chaque mardi depuis plusieurs semaines réclament aussi des ouvertures de lits, la fin de la tarification à l’activité (T2A) et des objectifs nationaux de dépenses de l’assurance-maladie (Ondam) qui n'enserreraient plus dans une logique d’économies permanentes les budgets de la Sécurité sociale.

    La nomination de Jean Castex n’a pas de quoi rassurer les personnels soignants.

    Directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale entre 2005 et 2007, il a été l’un des premiers artisans de la mise en œuvre de la T2A.

     

    4. Fiscalité : les plus riches peuvent souffler

    La crise économique n’a pas remis en question le pilier idéologique du macronisme, à savoir la baisse de fiscalité pour les plus riches et les entreprises.

    Les responsables du pouvoir actuel répètent inlassablement qu’il n’y aura « pas d’augmentation des impôts », sous-entendant évidemment qu’il n’y aura pas de retour de l’ISF (impôt sur la fortune), vidé de sa substance au début du quinquennat.

    Par ailleurs, l’exécutif s’est opposé à toute taxation temporaire des grandes entreprises, une piste évoquée par la gauche pour aider à éponger l’ardoise de la crise.

    En revanche, une hausse d’impôt a été décidée en catimini : la CRDS, cotisation prélevée sur toutes les fiches de paie pour rembourser la dette sociale, devait s’éteindre en 2024 ; elle va être prolongée d’au moins dix ans.

     

    5. Écologie : un mirage depuis 2017

    Qui a écrit :

    « Changer le travail et l’entreprise ne suffit pas. L’essentiel est de changer notre rapport à l’écologie et à l’environnement » ?

    Emmanuel Macron, noir sur blanc dans son programme de candidat à la présidentielle de 2017.

    La suite ?

    Un Nicolas Hulot nommé ministre de l’Environnement qui finit par démissionner tant il lui apparaît impossible de mener une politique écologique sous cette présidence.

    Pressé par les gilets jaunes et les Français qui refusent d’opposer la fin du monde à la fin du mois et réclament une justice sociale et environnementale, le président annonce en clôture du grand débat national, en avril 2019, la mise en place de la convention citoyenne pour le climat.

    Il s’agit de « la transition la plus urgente, la plus impérieuse », affirme alors Emmanuel Macron, qui qualifie cette lutte de « combat du siècle » et… ne fait plus rien ou presque en attendant les conclusions de la convention rendues fin juin.

    Pile au moment où les écologistes réalisent avec la gauche une percée historique aux municipales.

    Contraint, Macron refait sienne la majorité des propositions, sans annoncer aucun acte fort.

    Au final, la transition énergétique et environnementale n’a toujours pas été lancée, les accords de libre-échange polluants se multiplient, et Macron a déjà trois ans de retard…

     

    6. Territoires : chacun pour soi et moins pour tous

    Une autre arlésienne macroniste est remise au goût du jour : la réforme de l’État et sa déclinaison en « nouvel acte de décentralisation ».

    « Je veux lancer dès cet été une grande conférence des territoires », a fait savoir Emmanuel Macron comme s’il s’agissait d’une idée nouvelle.

    Dès son arrivée à l’Élysée, le chef de l’État en avait déjà installé une, désertée un an plus tard par les associations d’élus.

    Sans compter un projet de loi 3D (pour « décentralisation, différenciation et déconcentration »), déjà objet de nombreuses «concertations » au début de l’année.

    Mais sur le fond, c’est bien l’égalité entre les territoires qui est en jeu lorsque le président se dit « favorable » à « plus de différenciation ».

    « L’État ne peut pas tout faire. Mais il peut faire mieux en faisant autrement », résume son nouveau premier ministre sur le volet «déconcentration ».

    Faire plus avec moins, une vieille rengaine au bilan déjà sévère.

    Suite au mouvement des gilets jaunes et au grand débat national, la création des maisons France service, par exemple, était censée rapprocher les services publics des territoires ; elles ont, au contraire, contribué à la fermeture de nombreuses trésoreries municipales.

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    Castex, en tournée promo

    D’abord annoncée pour la mi-journée, puis pour 17 heures avant d’être encore repoussée, la proclamation de la liste des nouveaux ministres se sera fait attendre.

    Le chef du gouvernement a profité de ce laps de temps pour dérouler son storytelling.

    Avec un maître mot : vendre l’idée d’un exécutif qui « concerte ».

    Se disant « porté au dialogue », il avait déjà joué, dans le JDD, la carte d’une « réconciliation » qui « doit concerner les territoires et tout ce qu’on appelle «les corps intermédiaires’’».

    Lundi après-midi, il a enchaîné les visites au Sénat, à l’Assemblée nationale et au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

    « Un signal fort envers les corps intermédiaires et la société civile organisée, représentée au Cese », a twitté l’institution.

    Bingo.


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  • La CGT

    infos sur le contrôle fiscal 2019 


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  • Le Conseil d'Etat suspend l'obligation d'une autorisation

    avant une manifestation,

    mais maintient l'interdiction

    des rassemblements de plus de 5 000 personnes

    Le 13 juin, le juge des référés du Conseil d'Etat avait déjà suspendu l'interdiction "générale et absolue" de manifester, dans le contexte de l'état d'urgence sanitaire. 

    France Info >>>>>

    Conseil d’État >>>>>


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  • Lundi, 6 Juillet, 2020

    Penser un monde nouveau.

    Le combat écologique, une lutte de classe,

    par Jacques Bidet

     

    L’Humanité, avec sa plateforme numérique l’Humanite.fr, prend l’initiative de solliciter des contributions pour repenser le monde et inventer des alternatives, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous.

    Cette démarche sera prolongée par la publication d’un hors-série à la fin de l’été et l’organisation de grands débats publics.

    Aujourd’hui : « Le combat écologique, une lutte de classe », par le philosophe Jacques Bidet.

     
     

    La pandémie n’est pas une « catastrophe » qui nous serait tombée dessus.

    Elle est le signe avant-coureur d’un « désastre » que l’on pouvait anticiper depuis longtemps.

    Pour se relever d’un désastre, il faut savoir en analyser les causes.

     

     

    À juste titre, le marxisme l’impute non pas à l’Homme, mais à des mécanismes sociaux définis.

    Plus précisément, dans cette phase d’accélération pluriséculaire, au «capitalisme ».

    On nous objectera que le capitalisme, en dépit des horreurs qu’il suscite, est tout de même une chose merveilleuse, qui nous a donné la télévision, le smartphone, l’avion, les médicaments…

    Qui voudra réellement renoncer au « capitalisme » ?

     

    « Le capitalisme détruit naturellement la nature.»

     

    En réalité, ce n’est pas le « capitalisme » qui nous a apporté le « progrès».

    Celui-ci ne tient pas au miracle du « marché », mais tout autant à l’immense capacité d’organisation et de coopération qui s’est développée corrélativement à lui, tant à l’intérieur de l’entreprise, dans l’invention des procès industriels, qu’à l’extérieur, dans l’administration, l’éducation, la recherche, etc.

    C’est s’aveugler que d’attribuer au « capitalisme » tout ce produit accumulé de la raison sociale commune.

    Le capital n’est en lui-même rien d’autre que la logique des forces sociales qui se sont emparées du marché.

    Marx l’a montré : il ne vise à rien d’autre qu’au profit, chaque capitaliste étant condamné à faire plus de profit que le concurrent, sous peine de disparaître.

    Le capitalisme doit, bien sûr, produire des biens et services, mais ce n’est pas là sa fonction.

    Il est en lui-même, et plus que jamais dans son pic néolibéral, aveugle à leur usage, à leur effet sur les hommes et sur la nature.

    Il détruit donc naturellement la nature.

     

    « Cette logique de marché se trouve nécessairement associée à une logique d’organisation, qui vise des biens concrets à produire, et dans laquelle prévaut la “compétence”.

    Non pas le savoir, mais son contraire,

    l’autorité (soidisant) compétente. »

     

    Il reste que cette logique de marché se trouve nécessairement associée à une logique d’organisation, qui vise des biens concrets à produire, et dans laquelle prévaut la « compétence ».

    Non pas le savoir, mais son contraire, l’autorité (soi-disant) compétente, laquelle a, comme le capital, son propre mécanisme social de reproduction.

    Il est cet autre acteur social dominant dont la logique productiviste n’est pas de « produire-détruire pour le profit », mais de « produire pour produire », produire des valeurs d’usage.

    Son règne n’est pas celui de la concurrence, mais de la compétition.

    Dont le jeu pourtant peut, lui aussi, se révéler « produire-détruire ».

    Il repose en effet sur un rapport de forces structurellement reproduit qui lui permet, au sommet, une course aux exploits, écologiquement irresponsable, et lui assure, dans sa masse, une part d’exploitation, certes minime comparée à celle que s’adjuge le capital, mais suffisante pour lui fournir l’assise d’un « style de vie », d’un « statut d’élite » qui le distingue du peuple ordinaire.

    Or c’est par là que se trouve incessamment relancé le mécanisme écologiquement destructeur de la « dépense ostentatoire », qui de proche en proche envahit tout le corps social.

    Ces deux forces dominantes (dont les sommets se fondent parfois étroitement, comme sous le macronisme) s’associent ou se dissocient selon la puissance de la force d’en bas, celle du commun du peuple, selon sa capacité à attirer et à hégémoniser une part de cette dite « élite » pour neutraliser le capital.

     

    « Ce ne sont pas les désirs qu’il faut châtier : ce sont les besoins vrais, écologiquement soutenables, qu’il faut définir. Et cela n’est possible qu’à partir de la force d’en bas, celle du commun du peuple. »

     

    Ce sont donc les mécanismes de domination-exploitation, et eux seuls, qui détruisent la nature.

    Et l’on doit en conclure que la lutte d’émancipation sociale et la lutte écologique sont une seule et même chose.

    Tout recul infligé à l’avidité du capital (35 heures de travail jusqu’à 60 ans, ça suffit !) ou du pouvoir élitaire (mêmes écoles pour tous !) est une victoire écologique sur des forces destructrices.

    Le « consumérisme » est donc à traiter à partir de ce (double) «productivisme ».

    Et non l’inverse.

    Le capitalisme enchaîne nos désirs.

    Pour relancer la machine (aveugle) à profit, il suscite sans cesse de nouveaux objets qui aiguiseront à nouveau les désirs d’ostentation.

    Mais ce ne sont pas les désirs qu’il faut châtier : ce sont les besoins vrais, écologiquement soutenables, qu’il faut définir.

    Et cela n’est possible qu’à partir de la force d’en bas, celle du commun du peuple, dépourvu des privilèges et des intérêts de la propriété capitaliste et de la nomenclature élitaire.

    C’est cette « classe fondamentale » qui seule porte en elle la capacité écologique : celle d’engager des politiques de sobriété et d’égalité qui fassent reculer tout à la fois l’infinitude mortifère du capital et la démesure de la (soi-disant) élite.

    Le combat écologique, c’est d’abord une lutte de classe.

     

    « Les États-nations modernes n’existent comme tels que du fait de l’appropriation de territoires par des communautés définies.

    Inégaux en puissance, ils sont poussés à la conquête par les forces qui les dominent, détruisant ce qu’ils s’approprient. »

     

    De même en va-t-il aussi pour les rapports de genre.

    Les luttes féministes, tournées vers l’égalité civique et économique, qui tendent à abaisser, en même temps que le pouvoir mâle, le pouvoir hiérarchique dont il est le premier échelon, et l’exploitation capitaliste dont il est l’ultime charnière, sont par essence des luttes écologiques.

    Les femmes s’y trouvent promues gardiennes de la vie en même temps que des lieux de vie.

     

    Quant au troisième terme du fameux triptyque, « classe-genre-… », appelons-le « colonialité », dont le racisme est un sous-produit.

    La colonialité caractérise le Système-monde moderne, son impérialisme constitutif.

    Les États-nations modernes n’existent comme tels que du fait de l’appropriation de territoires par des communautés définies.

    Inégaux en puissance, ils sont poussés à la conquête par les forces qui les dominent, détruisant ce qu’ils s’approprient.

    La guerre aujourd’hui portée par le complexe militaro-industriel en est la forme achevée.

    C’est le « produire-détruire pour conquérir ».

    Intimement mêlé au capitalisme, il ne lui est pas réductible.

     

    Le combat écologique,

    qui sera notre demain politique,

    tient tout entier dans ce triptyque

    des luttes d’émancipation :

    classe-genre-colonialité.

     

    Jacques Bidet


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  • Les dernières publications dans :

    www.syndicollectif.fr :

    5 juillet 2020


    ACTIONS-PRISES DE POSITIONS :


    * Le dernier Comité national de Solidaires, qui annonce un congrès extraordinaire à l'automne et une mobilisation le 14 juillet:

    https://wp.me/p6Uf5o-3z2

    * La Coop des masques est née en Bretagne :
    https://wp.me/p6Uf5o-3yS*

    Syndicalistes contre le racisme : un appel à signer

    https://wp.me/p6Uf5o-3yr

    * Convention citoyenne sur le climat : la position CGT

    https://wp.me/p6Uf5o-3xW

    * SNJ CGT : l'arsenal des attaques dans la presse :

    https://wp.me/p6Uf5o-3xv

    * Sans-papiers : la marche des solidarités du 20 juin :

    https://wp.me/p6Uf5o-3wi

    * Syndicalisme uni contre l'extrême-droite à l'île de Sein:

    https://wp.me/p6Uf5o-3w8

    * Une nouvelle requête en Conseil d'Etat : encore des menaces sur la liberté de manifester :

    https://wp.me/p6Uf5o-3wS


    SOLIDARITE


    * Anthony Smith convoqué pour indiscipline :

    https://wp.me/p6Uf5o-3xH

    * Des rassemblements pour Anthony Smith le 16 juin:

    https://wp.me/p6Uf5o-3wd

    * Soutien à Yann Gaudin à Pôle emploi:

    https://wp.me/p6Uf5o-3xP

    * Justice pour Steve à Nantes :

    https://wp.me/p6Uf5o-3wY

     


    ECO-SYNDICALISME :


    * Toulouse : analyse du plan gouvernemental sur l'aéronautique :

    https://wp.me/p6Uf5o-3x8




    EUROPE ET INTERNATIONAL:


    * Europe, syndicalisme, et débats : une note de la CGT :

    https://wp.me/p6Uf5o-3yk

    * FO et le conseil européen:

    https://wp.me/p6Uf5o-3wO

    * 22 au 28 juin : l'Ephéméride des luttes dans le monde :

    https://wp.me/p6Uf5o-3y2

    * 15 au 21 juin : l'Ephéméride des luttes :

    https://wp.me/p6Uf5o-3xl

    * En Inde, le COVID sert aussi à détruire le droit du travail :

    https://wp.me/p6Uf5o-3xy

    * Une note CGT sur la racisme "institutionnel" aux USA :

    https://wp.me/p6Uf5o-3vR

     


    DEBATS :


    * L'assurance-chômage en chute libre : une étude approfondie de l'IRES et une conférence de presse CGT :

    https://wp.me/p6Uf5o-3wt

    * La démocratie au travail de le COVID 19 : un appel dans Libération

    https://wp.me/p6Uf5o-3w2

    * Le travail par temps de pandémie :

    https://wp.me/p6Uf5o-3vB


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  • Les semences paysannes enfin autorisées à la vente

    Bonne nouvelle pour la biodiversité : la vente des semences reproductibles est enfin autorisée par la loi française, mais aux jardiniers amateurs seulement. Une victoire, quant on sait que 90 % des variétés agricoles traditionnelles ne sont plus cultivées. Mais l'Europe n'approuve pas cette loi.

    France 3 Bretagne >>>>>
     


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  • Usine de masques près de Guingamp:

    10 000 parts à 50 euros pour les citoyens bretons

    La production de la "Coop des masques" devrait démarrer en novembre. L'usine verra le jour à Grâces, près de Guingamp. Elle pourrait sortir chaque année 30 à 45 millions de masques sanitaires. Les citoyens bretons sont eux aussi appelés à y investir. Avec des parts à 50 euros. 

    France 3 Bretagne >>>>>


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  • Coronavirus

    Combien de temps une personne asymptomatique

    reste-t-elle contagieuse ?

    On vous répond

    Les personnes asymptomatiques sont des personnes qui ne présentent pas les symptômes de la maladie. Mais sont-elles contagieuses pour autant ? Et si oui, combien de temps le restent-elles ? On vous répond ?

    Ouest-France >>>>>


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  • Vendredi, 3 Juillet, 2020

    Sécurité sociale.

    Le fardeau du Covid sur le dos du contribuable

    Le Sénat a voté le principe d’un transfert de la dette liée à la crise sanitaire à la Sécu.

    Un trou supplémentaire de 136 milliards d’euros, inquiétant pour l’avenir de la protection sociale.

     

    Dans la foulée de l’Assemblée nationale mi-juin, le Sénat a voté, ce mercredi en première lecture, les deux projets de loi (organique et ordinaire) sur la dette sociale, dont l’une des principales mesures est la transformation de la dette « Covid » en dette sociale.

    En d’autres termes, les dépenses publiques extraordinaires (prise en charge des congés maladie, des arrêts pour garde d’enfants et autres explosion des dépenses de soins) liées à la crise sanitaire devraient être versées à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), creusant de 136 milliards d’euros supplémentaires le « trou de la sécu ».

     

    Créée en 1996, la Cades est remboursée par la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS – créée la même année).

    Un impôt de 0,5 % prélevé à la source sur la plupart des revenus (salaries et allocations chômage).

    Alors que le renflouement complet de la Cades était prévu en 2024, l’ajout de la dette Covid « reporte son extinction à 2033, sans qu’ait été définie au préalable une nouvelle trajectoire financière de la Sécurité sociale », fait valoir la Cour des comptes, prorogeant d’autant le prélèvement de la CRDS.

     

    Manœuvre politique

    Porté par le gouvernement et soutenu par la droite parlementaire, le creusement de la dette sociale est vivement critiqué sur les bancs de la gauche.

    Au sénat, les groupes CRCE et socialiste ont voté contre, estimant que le déficit public consécutif à la crise sanitaire doit être intégré dans la dette de l’État.

    « Ce gouvernement cherche à faire payer la crise sanitaire sur le budget de la Sécurité sociale, comme il l’avait d’ailleurs fait après les gilets jaunes », dénonce Cathy Apourceau-Poly, sénatrice communiste.

    Pour l’élue, le fond de la manœuvre est politique et vise à « supprimer l’autonomie financière de la Sécurité sociale ».

     

    « Sur le terrain, cela signifie la poursuite, dans les hôpitaux, des fermetures de lits et de services, mais aussi l’impossibilité de revaloriser les salaires des soignants ni d’embaucher de personnel. »

    Cathy Apourceau-Poly, sénatrice communiste

     

    « L’annonce que cette dette Covid serait transformée en dette sociale (…) est inquiétante pour l’avenir de la protection sociale et, au fond, injustifiée », abonde Michaël Zemmour.

    Car dette sociale et dette d’État ne sont « pas du tout gérées de la même manière » et les règles de leur remboursement sont diamétralement opposées, détaille l’économiste dans une tribune publiée dans le Monde.

    Ainsi, si l’on peut « faire rouler la dette » de l’État indéfiniment – c’est-à-dire rembourser les seuls intérêts en réempruntant le reste éternellement sur les marchés financiers –, la dette de la Cades, elle, « a vocation à être remboursée “intérêts et principal” » dans un délai limité.

    Le remboursement de la Cades étant assuré par un prélèvement fixe sur les revenus, c’est donc par la pression fiscale sur les contribuables que le gouvernement entend compenser l’explosion de la dépense publique.

     

    Pis, en introduisant dans le texte la mise en place d’une règle d’or, « la droite sénatoriale va plus loin encore, et inscrit l’austérité dans le marbre », s’agace Cathy Apourceau-Poly.

    Un raisonnement « purement comptable qui interdira désormais à la Sécurité sociale d’alimenter la Cades en nouveaux déficits », explique l’élue.

    Très concrètement, chaque projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) devra donc être présenté à l’équilibre.

    « Sur le terrain, cela signifie la poursuite, dans les hôpitaux, des fermetures de lits et de services mais aussi, poursuit l’élue, l’impossibilité de revaloriser les salaires des soignants ni d’embaucher de personnel. »

    De quoi relativiser sérieusement les belles promesses du Ségur de la santé.

     

    Alors que « les recettes sociales vont être durablement affectées par la récession », alors que « la protection sociale française va faire face à de nombreux défis », alors que « les besoins de protection sociale vont augmenter de manière prévisible »,

    argumente Michael Zemmour,

    « il faudra décider si nous souhaitons restreindre notre Sécurité sociale, comme cela a été imposé aux pays d’Europe du Sud (…) après la crise de 2008, ou si nous souhaitons collectivement augmenter la part du revenu et de la production consacrée à cette protection, considérée comme un besoin primordial ».

    La balle est dans le camp du politique.

     

    Taxer les actionnaires pour renflouer les caisses

    Alors que l’État compte s’en remettre aux contribuables pour rembourser l’explosion de la dépense publique, les sénateurs et sénatrices du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste ont mis sur la table plusieurs propositions alternatives pour assurer le financement de la Sécurité sociale.

    Parmi elles, l’arrêt immédiat de toutes les exonérations de cotisations sociales justifiées par la crise sanitaire, qui assèchent les finances de la Sécurité sociale, et la mise en place d’une contribution de solidarité des actionnaires.


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  • Fraude fiscale : 12 milliards récupérés par le fisc,

    "on revient au niveau de 2013 à 2016",

    selon le syndicat Solidaires-Finances publiques

    Le  voleur a toujours "un temps d’avance", selon Vincent Drezet, secrétaire national du syndicat Solidaires-Finances publiques qui rappelle que la fraude fiscale c'est "80 milliards".

    Il pointe la concurrence entre États et le manque d'effectifs.

    France Info >>>>>


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