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    The North Face recadrée par Wikipedia après avoir remplacé des images de paysage par ses publicités

    Billet de blog

    La marque d’équipement sportif s’est enorgueillie d’avoir positionné son logo en tête des moteurs de recherche en remplaçant les illustrations d’articles de la plate-forme collaborative.

    Le Monde >>>>>


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  • Révélations du Canard Enchaîné

    Affaire Benalla : deux SMS confirment que Benalla a été mis au courant de sa perquisition

    Révélés par le Canard Enchainé, ces messages montrent qu'Alexandre Benalla était informé de la présence policière près de son domicile avant la perquisition du 1er août 2018. L'un d'entre eux parle d'un « envoi d'une adresse » pour récupérer des objets. Les enquêteurs ne précisent pas s'il s'agit du coffre, élément clef de l'enquête concernant la possession illégale d'arme de Benalla, et qui est encore introuvable.

    Révolution permanente >>>>>


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  • [Jeudi 30 Mai 2019

    Actualités Politiques]

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  • EELV - 26 mai 2019

    Tout doit changer

     

    ATTENTION DANGER

    Les urnes ont parlé. La liste Europe Écologie est la troisième force de ce scrutin. Une responsabilité immense pèse désormais sur nos épaules. Nous devons comprendre ce qui se joue, mesurer l’ampleur de la tâche, et proposer un chemin. À chaud, qu’il me soit permis de livrer ici, quelques éléments de réflexion. 

    La crise démocratique traversée par notre pays et notre continent continue à empirer. La montée du national-populisme est confirmée, comme le montre le score du Rassemblement national, auquel il faut ajouter les scores de Debout la France pour comprendre le poids considérable du bloc social-identitaire. Comme toujours, la tentation du pire : le repli identitaire nationaliste et xénophobe et le rejet de l’autre prospèrent sur le terreau des crises. L’extrême-droite et les fascismes ne sont jamais les remèdes à ces crises, ils en sont les symptômes. Plus que jamais, le péril représenté par l’extrême-droite politique et culturelle met nos sociétés en danger. La droite classique, représentée par son aile la plus conservatrice, a choisi d’emboîter le pas au Rassemblement national pendant toute la campagne, rendant possible demain l’idée d’une coalition des droites sous domination de la partie extrême d’une telle alliance. 

     

    LA MAJORITÉ MACRONISTE N’EST PAS UNE SOLUTION MAIS UNE PARTIE DU PROBLÈME

    La République en Marche a échoué à endiguer la montée de la colère qui s’exprime par le vote RN. Emmanuel Macron prétendait être un rempart. Nous savons désormais qu’il constitue un tremplin. Cette élection représente pour lui un triple échec.  Un échec personnel, puisqu’il avait choisi de personnaliser à outrance cette échéance. Un échec stratégique puisque ni sa volonté d’étouffer le débat européen, ni sa tentative de hold-up sur l’écologie n’auront suffi à lui donner le quitus qu’il demandait. Une défaite politique enfin, la plus grave, puis qu’il est devancé par le RN et sort très affaibli du scrutin. 

     

    UN PAYSAGE BOULEVERSE PAR L’ÉMERGENCE DE LA QUESTION ÉCOLOGIQUE

    Le clivage qui structure ce paysage politique occidental depuis plus d’un siècle, entre une droite porteuse d’un capitalisme fordiste et la gauche d’inspiration marxiste et productiviste, est rendu obsolète par l’irruption de la question écologique.

    La question n’est plus de penser la répartition des richesses engendrées par la révolution industrielle. La question politique essentielle, existentielle, des temps qui viennent est, pour l’humanité – notre civilisation humaine – d’apprendre enfin à habiter la Terre sans se détruire et sans la détruire. Plus personne n’ignore que notre modèle dit « de développement » engendre à la fois un dérèglement climatique brutal et l’extinction accélérée de la vie sur la planète. Les chaos sociaux, géopolitiques et démocratiques que provoque cet effondrement ont commencé. Nous en sommes à la fois les acteurs, les spectateurs et les victimes. 

     

    DES ENJEUX SOCIAUX EN REDÉFINITION

    Les plus vulnérables sont les plus pauvres. Les premiers responsables sont les plus riches. Dès lors l’enjeu écologique est indissociable de la question de la justice sociale. Le mouvement des gilets jaune est né de la fracture écologique, clone environnemental des fractures sociales et territoriales.

    La recherche entêtée d’une croissance aveugle, censée nous apporter le retour d’une prospérité perdue, aggrave encore la situation. Les sacrifices consentis à cette croyance fragilisent encore les plus fragiles tout en favorisant l’accaparement des ressources et la prédation sur la nature pour le profit des puissants. L’apparition et le développement sans entrave du capitalisme financier constituent un accélérateur de la destruction environnementale. L’économie financiarisée a définitivement quitté la réalité terrestre. Mais son règne a des conséquences sur l’environnement. Ce sont ces sociétés off-shore, paradis fiscaux et fonds de pension ou souverains qui spéculent sur la destruction de la nature.

     

    L‘IMPASSE DU POPULISME DE GAUCHE

    Face au chaos qui s’avance, les offres politiques traditionnelles sont inopérantes. Aux abois, une partie de la vieille gauche tente de se réinventer dans une synthèse improbable entre centralisation jacobine et prise de conscience écologique par un récit populiste qui simplifie à outrance les conflictualités et les oppositions qui existent dans une société en fin de cycle. L’objectif est la recherche d’une majorité issue d’une coalition de rejets qui, par on ne sait quel miracle, se transformerait en une coalition de projet émancipateur. 

    Pourtant, chacun.e sait qu’il n’y a pas de raccourci en politique.  Pour nous, il ne peut y avoir de populisme heureux. Mobiliser le peuple peut se comprendre. Mais exciter la colère des foules est condamnable. La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine. La stratégie populiste de conquête du pouvoir par la brutalisation du débat et la caricature des oppositions favorisent toujours le coté obscur de la force aussi sûrement que le fleuve va à la mer. 

     

    « LE CERCLE DE LA RAISON » DÉLÉGITIMÉ

    Longtemps, sociaux-démocrates et droite parlementaire se disputaient l’horizon majoritaire. Ce cycle est révolu. La gauche et la droite de gouvernement tentent de survivre à la fin du cycle économique et politique issu de la révolution industrielle en convergeant dans une sorte de synthèse libérale. Ce nouveau « cercle de la raison »,  incarné en France par Emmanuel Macron, n’a d’autre option pour survivre que de se choisir ses adversaires et d’apparaître face à eux comme un moindre mal. Ce procédé tactique dans le champ politique a pour but de se maintenir au pouvoir malgré une base sociale numériquement faible. Dès lors qu’on obstrue le paysage politique et que l’on empêche les mouvements sociaux de s’exprimer, les relations sociales deviennent plus violentes. Elles le sont d’autant plus que les corps intermédiaires sont méprisés. Le pouvoir en place ainsi affaibli se condamne à être fort avec les faibles et faible avec les forts et se réduit à être la main invisible du marché dans le gant de fer de la répression. Le cercle de la raison est en fait le cercle du consentement à l’ordre inégal du monde.

     

    DE LA NÉCESSITE D’UNE NOUVELLE FORCE MOTRICE

    Il appartient aux femmes et aux hommes de bonne volonté, déterminé·e·s, à construire une alternative aux « droites », qu’elles soient libérale, conservatrice ou fasciste, d’inventer un nouvel imaginaire politique, mais aussi à des gauches devenues obsolètes à force d’avoir refusé de comprendre les nouveaux enjeux.

    La gauche d’inspiration marxiste telle qu’elle s’est épanouie depuis le début du XIXe siècle est « incomplète » théoriquement et idéologiquement pour répondre aux ravages causés par le modèle de développement. En ayant omis la question écologique, la pensée marxiste a fait deux concessions décisives au capitalisme : l’acceptation du productivisme et la valorisation de la consommation comme moyen d’émancipation.

     

    LE TEMPS DE L’ÉCOLOGIE EST VENU

    La critique sociale du capitalisme est fondamentale, mais l’argument écologique dans la critique des conséquences de la révolution industrielle est essentiel. L’enjeu à venir est de revoir radicalement notre relation à la production et à la consommation. C’est en cela que la pensée écologiste n’est non seulement pas supplétive de la gauche hégémonique du siècle et demi qui vient de s’écouler, mais elle l’englobe et la transcende. Cette évolution, ou plutôt les prémices de cette révolution, a été perceptible lors de cette élection européenne. Jamais, lors d’une campagne politique, la question écologique n’a autant été présente et débattue. À nous, désormais de prendre nos responsabilités. 

     

    CONSTRUIRE L’ALTERNATIVE

    Il n’y aura pas d’alternance sans la construction d’une alternative politique. Celle-ci n’émergera pas par la magie d’un rassemblement de circonstance. Il faut tout revoir.  Nous avons une conviction inébranlable : l’écologie politique est le ferment des victoires à venir.

    Il faut imposer un nouveau récit, de nouveaux clivages un nouvel imaginaire. Nous savons pour autant que le clivage droite-gauche est ancré dans les consciences de millions de personnes. Nous avons conscience du désir d’unité qui  habite les cœurs. À celle et ceux qui se réclament de la gauche, nous voulons dire que l’avenir de ce qui a été appelé gauche c’est l’écologie. 

    Il est temps pour l’écologie d’assumer le leadership de cette alternative. Notre feuille de route est simple : construire une force et une coalition à vocation majoritaire pour qu’enfin notre pays et l’Europe conduisent une politique environnementale et sociale à la hauteur de la crise que nous traversons.

    Nous-mêmes, les écologistes, devons être à la hauteur. Nous ne pouvons plus, nous ne voulons plus être faibles. Les résultats des européennes font de nous les dépositaires de l’espoir. Nous n’avons plus le droit de perdre.

    Il nous faut donc dépasser nos frontières actuelles pour co-construire un nouvel outil politique dont l’objectif est de se préparer à la conquête et à l’exercice du pouvoir.

    Nous nous adressons donc aux forces constituées, mais aussi directement aux citoyennes et aux citoyens qui depuis des mois se mobilisent pour le climat et la justice sociale. Ensemble nous pouvons tout changer, disions-nous pendant la campagne. C’est le moment de passer à l’acte.

    Le système, la politique, nos vies, tout doit changer.

     

    David Cormand,

    Secrétaire nation d’Europe Écologie – Les Verts


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  • Lutte Ouvrière

    Communiqué sur les élections européennes du 26 mai 2019

    Communiqué
    26/05/2019

    Au soir des élections européennes, le Rassemblement national s’est félicité d’avoir dépassé La république en marche, et celle-ci s’est félicitée d’avoir limité les dégâts grâce à une participation plus grande à cette consultation électorale. Mais l’électorat populaire, avec les salariés, les chômeurs, les retraités du monde du travail, est largement resté à l’écart des européennes. Aux abstentionnistes, il faut ajouter tous ceux, principalement dans les quartiers populaires, qui sont tellement dégoutés des élections qui ne changent rien à leur sort qu’ils ne sont même plus inscrits sur les listes électorales. Sans parler de tous ceux qui, immigrés, n’ont pas le droit de vote bien qu’exploités dans ce pays et sont une fraction importante du prolétariat.

    Le jeu des partis dans ces élections n’a laissé à l’électorat populaire que le choix entre le représentant caricatural de la morgue bourgeoise envers les travailleurs et la millionnaire Le Pen. Le choix entre la peste et le choléra.

    Au temps où fonctionnait le système de l’alternance entre la droite et la gauche, cette dernière bénéficiait d’un passé qui la reliait encore au mouvement ouvrier.

    Au-delà du rejet que la gauche provoque aujourd’hui dans l’électorat populaire, c’est tout le système de la démocratie bourgeoise qui est mis en cause, tant il apparaît que les élections, au lieu de permettre le changement, ne servent qu’à masquer le fait que rien ne change.

    La bourgeoisie des grandes puissances impérialistes a trouvé avec le parlementarisme un système qui lui permet de dissimuler sa mainmise sur la société, en donnant à la population l’illusion que c’est d’elle et de ses votes que dépend la vie sociale, alors qu’en réalité, elle est soumise à la dictature impitoyable du grand capital. Mais cette illusion ne fonctionne que tant qu’elle est crédible. C’est de moins en moins le cas.

    Les racines de la crise de la démocratie bourgeoise sont là, ainsi que les raisons de la montée de courants politiques partisans de régimes autoritaires.

    Au moment où la démocratie bourgeoise est minée par la faillite du capitalisme, par la crise économique, par la menace de guerres et de catastrophes écologiques, d’aucuns ont pour ambition de reconstruire la gauche.

    La gauche, tant qu’elle avait un certain crédit parmi les travailleurs, a été un moyen d’enchainer le mouvement ouvrier au système institutionnel de la bourgeoisie. Cet instrument s’est brisé en remplissant cette tâche, et tous ceux qui veulent le réparer trompent les travailleurs alors que la société est poussée vers le précipice.

    S’opposer à l’extrême droite avec toutes les saletés réactionnaires et antiouvrières qu’elle charrie, ne pourra pas se faire en ressuscitant le cadavre des vieux partis. Ce qu’il est vital de reconstituer, c’est le mouvement ouvrier pour qu’il reprenne le drapeau du combat contre la dictature de la bourgeoisie sur la société.

    Aussi restreint que soit le nombre de ceux qui se retrouvent dans les idées de la lutte de classe, ce sont eux qui représentent l’avenir. Le camp des travailleurs n’est pas une abstraction. Avant d’être un choix politique conscient, c’est une réalité sociale.

    La guerre que la grande bourgeoisie mène contre les travailleurs ne pourra cesser qu’avec la fin des luttes de classe, c’est-à-dire avec la destruction de l’organisation capitaliste de la société.

    L’opposition au capitalisme sera en permanence secrétée par le capitalisme lui-même, par l’avidité de la grande bourgeoisie et par son incapacité à répondre à quelque problème sérieux que ce soit qui se pose à l’humanité.

    L’organisation capitaliste de la société ne peut fonctionner qu’en maintenant dans l’exploitation et l’oppression une partie de la société, le prolétariat. Aussi féroce que puisse être la dictature de la grande bourgeoisie et précisément à cause de cette férocité, elle fera tôt ou tard surgir la révolte.

    C’est dans cette révolte que la minorité de travailleurs conscients peut devenir la majorité et transformer la société en mettant fin à la domination du grand capital par l’expropriation de la grande bourgeoisie.

    Les résultats de Lutte Ouvrière, pour modestes qu’ils soient, confirment la présence d’un courant politique qui maintient la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier, l’internationalisme face à la montée des nationalismes, le drapeau rouge face au drapeau tricolore de la bourgeoisie. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe que les travailleurs ont à mener contre la grande bourgeoisie est la tâche essentielle en cette période de crise économique et d’offensive de la classe capitaliste. C’est de cet effort que pourra surgir le parti ouvrier révolutionnaire représentant les intérêts matériels et politiques des exploités.

    La classe ouvrière a la force et les moyens de mettre fin à la dictature du grand capital sur la société. Il lui manque la conscience de ses formidables possibilités. Cette conscience ne peut s’incarner que dans un parti ayant pour objectif de mener la révolution sociale jusqu’au bout, un parti communiste révolutionnaire. L’avenir de l’humanité et peut-être même sa survie en dépendent.

    Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier

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  • Big-bang

    Le pire serait de continuer comme avant

     

    Le débat suite aux résultats des élections européennes a commencé et c’est bien normal.

    Ces élections ont mis en évidence que la gauche d’émancipation a été incapable de présenter un front commun et d’être porteuse de l’espérance d’une société désirable, d’un projet qui soit capable de transformer la colère populaire, qui s’est notamment manifestée lors du mouvement des gilets jaunes, en un espoir de changement politique.

    Même avec les écologistes, elle s’avère incapable de présenter une alternative politique un tant soit peu crédible. 

     

    Le texte ci-joint est à l’initiative d’un groupe de personnes, membres ou non de la France insoumise, altermondialistes, syndicalistes, chercheurs, responsables associatifs et politiques dont les députées Clémentine Autain et Elsa Faucillon.

     

    Il appelle à un big bang dont l’objectif serait de refonder/reconstruire une gauche en prise avec les réalités économiques, sociales et écologiques du XXIe siècle.

    Une telle gauche ne peut simplement être le produit de la convergence pourtant nécessaire des forces politiques existantes mais devrait pouvoir agréger toutes celles et ceux qui, au quotidien, luttent contre le néolibéralisme autoritaire et contre toutes les formes de dominations et d’oppressions.

    Il s’agit donc aujourd’hui de construire un processus constituant visant à faire advenir un tel mouvement politique qui ne peut être que pluraliste et démocratique.

    C’est le sens de cet appel.

    Pierre-François Grond, Pierre Khalfa



    Où sont passés la colère sociale et l’esprit critique qui s’aiguisent depuis des mois dans notre pays ? Elles demeurent dans les têtes, dans les cœurs et dans la rue. Mais la situation politique est catastrophique. Au lendemain des élections européennes, le bon résultat de l’écologie politique ne peut masquer le fait que la gauche est en miettes, désertée par une très grande partie des classes populaires. La gauche et l’écologie politique sont loin de pouvoir constituer une alternative alors même que le pouvoir en place et la droite fascisante dominent la scène politique dans un face à face menaçant où chacun se nourrit du rejet de l’autre et le renforce. Le pire peut désormais arriver. Nous n’acceptons pas ce scenario. Nous devons, nous pouvons proposer un nouvel horizon.

    La raison essentielle de ce désastre est l’absence d’une perspective émancipatrice qui puisse fédérer les colères et les aspirations autour d’un projet politique de profonde transformation de la société. Un big bang est nécessaire pour construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser.

    Il y a du pain sur la planche : réinventer nos modèles et nos imaginaires, rompre avec le productivisme et le consumérisme qui nous mènent au chaos climatique, à la disparition des espèces et à une dramatique déshumanisation, substituer le partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs aux lois de la finance et de la compétitivité. L’enjeu, c’est aussi d’articuler les différents combats émancipateurs pour dégager une cohérence nouvelle qui s’attache aux exigences sociales comme écologiques, à la liberté des femmes comme à la fin de toutes les formes de racisme, aux conditions et au sens du travail comme au droit à la ville, à la maitrise de la révolution numérique comme à l’égalité dans l’accès à l’éducation et à la culture, à la promotion des services publics comme au développement de la gratuité. Nous n’y parviendrons qu’en assumant des ruptures franches avec les normes et les logiques capitalistes. Ce qui suppose de nous affranchir des logiques néolibérales et autoritaires qu'organisent les traités européens et de donner à nos combats une dimension internationaliste.

    Et pour cela, ce big-bang doit aussi toucher aux formes de l’engagement. La politique est en crise globale. La défiance est massive à l’égard des représentants et des partis politiques, et plus généralement à l’égard de toutes les formes délégataires de représentation. Il est impératif d’inventer la façon de permettre, à toutes celles et ceux désireux de s’engager, de vivre ensemble et d’agir avec des courants politiques constitués qui doivent intégrer dans leurs orientations les expériences alternatives en cours. Et cela suppose de repenser les lieux et les modalités du militantisme autant que les rouages de la délibération collective. L’exigence démocratique se trouve dans toutes les luttes de notre époque, sociales, écologistes, féministes, antiracistes…, des nuits debout aux gilets jaunes. Elle implique de penser les médiations, de favoriser des liens respectueux, loin de toute logique de mise au pas, avec les espaces politiques, sociaux, culturels qui visent l’émancipation humaine. Puisque nous prônons une nouvelle République, la façon dont nous allons nous fédérer dira notre crédibilité à porter cette exigence pour la société toute entière.

    Le pire serait de continuer comme avant, de croire que quelques micro-accords de sommet et de circonstances pourraient suffire à régénérer le camp de l’émancipation, que l’appel à une improbable « union de la gauche » à l’ancienne serait le sésame. Nous sommes animés par un sentiment d’urgence et par la nécessité de briser les murs qui se dressent au fur et à mesure que la situation produit des crispations et des raidissements. Il est temps de se parler et de s’écouter, de se respecter pour pouvoir avancer en combinant le combat pour les exigences sociales et écologiques. Nous pensons bien sûr aux forces politiques – insoumis, communistes, anticapitalistes, socialistes et écologistes décidés à rompre avec le néolibéralisme. Mais ce dialogue entre mouvements politiques constitués ne suffira pas à soulever les montagnes pour redonner confiance et espoir. C’est plus largement que les portes et les fenêtres doivent s’ouvrir aux citoyens, à la vitalité associative, au monde syndical, aux espaces culturels et intellectuels critiques, aux désobéissants du climat, à celles et ceux qui luttent au quotidien contre les oppressions et les violences policières.

    Il y a urgence. Nous savons la disponibilité d’un grand nombre de citoyen.ne.s et de militant.e.s à unir leurs énergies pour ouvrir une perspective de progrès. Ces forces existent dans la société mais elles n’arrivent pas à se traduire dans l’espace politique. C’est ce décalage qu’il faut affronter et combler. Sans raccourci. Un travail patient autant qu’urgent de dialogue, d’ouverture, d’expérimentations est devant nous si nous voulons rassembler pour émettre une proposition politique propulsive. Il faut de la visée, du sens, de l’enthousiasme pour qu’une dynamique s’enclenche, pour qu’elle se fixe l’objectif d’être majoritaire. C’est d’une vision plus encore que d’une juxtaposition de colères et de propositions dont notre pays a aujourd’hui besoin. Loin du ressentiment et de la haine pour moteur, nous devons faire vivre un horizon commun de progrès pour l’humanité. La réussite de cette entreprise tient en grande partie à la capacité à assumer un pluralisme authentique tout en dégageant de nouvelles cohérences partagées. Toute logique de ralliement, de mise au pas derrière un seul des courants d’idées qui composent ce large espace à fédérer, se traduira par un échec à court ou moyen terme.

    C’est pourquoi nous appelons au débat partout pour la construction d’un cadre de rassemblement politique et citoyen, avec l’objectif de participer activement à la réussite de cette invention à gauche que nous appelons de nos vœux. Nous savons la difficulté de l’entreprise. Mais elle est indispensable. Et beaucoup de voix s’élèvent pour en affirmer l’exigence. Faisons converger nos efforts. Engageons-la ensemble le XX juin ….







     

     


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  • Élections européennes -

    26 mai 2019 - déclaration du PCF


    Reconstruire la gauche 
     
    Au soir de ce scrutin, la domination des forces réactionnaires, marquée par le score élevé du Rassemblement national qui arrive en tête, deux ans après le séisme de 2017, doit interpeller toutes les forces de gauche.
     
    Cette situation est très grave pour l’avenir de la France.
     
    L’aspiration à un changement de politique, pourtant largement majoritaire en France et en Europe, ne s’exprime pas pour le moment en faveur d’une issue politique de progrès social et démocratique.
     
    La respon­sabilité première de la progression du RN incombe à Emmanuel Macron qui a tout fait depuis plusieurs mois pour installer un face-à-face avec le parti de la haine.
     
    Non seulement LREM connaît un échec, mais en faisant ce choix ainsi qu’en mettant en œuvre une politique néolibérale, profon­dément antisociale, le président de la République aura offert au RN un regain de crédit politique.
     
    Ce jeu cynique a un prix catastrophique : il met en danger la République au moment même où des formations autoritaires et xénophobes viennent d’obtenir des résultats préoccupants dans plu­sieurs pays d’Europe.
     
    Nous n’en sommes que plus inquiets de la place qu’ont pris, dans la campa­gne électorale, les propos démagogiques ou mensongers, les discours racistes et les appels à la stigmatisation des réfugiés.
     
    Les estimations connues à cette heure indiquent une forte hausse de la participation par rapport à ce qui était attendu.
     
    Cela n’efface pas pour autant la crise démocra­tique dans laquelle s’enfonce, depuis des années, notre pays.
     
    Plusieurs dizaines de millions d’électeurs.trices, notamment dans les catégories populaires comme parmi les jeunes et dans l’électorat de gauche, ne se sont pas sentis concernés, laissant ainsi la droite, qu’elle soit macroniste ou LR, et l’extrême-droite rafler l’essentiel des sièges au Parlement européen.
     
    Malgré la très belle campagne de Ian Brossat et de ses colistier.e.s, la participation des militant.e.s du PCF et de République et Socialisme, ainsi que de citoyen.ne.s de tous horizons, le score de notre liste Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent est en deçà de nos espérances.
     
    Les propositions que nous avons portées, notre travail de terrain pour promouvoir les exigences populaires, notre respect de toutes les forces de gauche constituent un atout pour construire une alternative de gauche à la politique d’Emmanuel Macron.
     
    Du fait d’un mode de scrutin inique, qui élimine toute liste ayant obtenu moins de 5%, notre résultat ne nous permet pas d’envoyer des députés au Parlement européen.
     
    Ces élus manqueront pour conduire les combats plus que jamais indispensables pour construire l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent.
     
    Ce combat ne s’en poursuivra pas moins, avec nos partenaires du Parti de la gauche européenne et du groupe de la Gauche unitaire européenne, dans les luttes et les batailles qu’il faudra mener contre le néolibéralisme et le nationalisme qui menacent l’Europe et la France.
     
    La grande leçon de ce scrutin est donc le besoin de reconstruire la gauche, afin d’ouvrir une issue à la grave crise que vit notre pays.
     
    Au total, les différentes listes s’en réclamant, qui étaient divi­sées sur la question européenne, atteignent à peine un tiers des suffrages exprimés.
     
    Il convient maintenant de travailler au rassemblement.
     
    C’est le sens de l’appel solennel que nous lançons ce soir à l’ensemble des forces de gauche, à leurs électrices et à leurs électeurs.
     
    Notre pays est en proie à une colère profonde devant les inégalités que provoquent des politiques au service exclusif de la finance et du capital.
     
    Rien n’est plus indispensable que d’empêcher son dévoiement en proposant à notre peuple une perspective de progrès social et de justice, d’égalité et de fraternité retrouvées, de démocratie et de défense des équilibres écologiques menacés par un capitalisme cupide.
     
    C’est la seule manière de faire renaître un espoir majoritaire et de pouvoir battre, en même temps, le président des ultra riches et ses faux adversaires d’extrême droite.
     
     
    Dans le respect de notre diversité, nous devons, nous pouvons construire un large rassemblement sur des propositions de gauche en rupture avec les politiques néolibérales.
     
    Nous pouvons cons­truire et obtenir des avancées importantes et attendues avec les salarié.e.s en lutte dans les entre­prises, leurs organisations syndicales, de nombreux citoyen.ne.s mobilisés dans le mouvement des gilets jaunes et les actions pour le climat, le mouvement associatif.
     
    Nous pouvons mettre en échec le projet gouvernemental de contre-réforme des retraites, comme les reculs démocratiques contenus dans les réformes institutionnelles en préparation, gagner ensemble une augmentation générale des salaires et des pensions, une sécurité sociale étendue, un plan d’urgence pour les services publics, le retour sur les privatisations imposées aux Français à commencer par celle d’ADP, une lutte déterminée contre l’évasion fiscale et pour une autre utilisation de l’argent public, des banques et des entreprises.
     
    Le PCF prendra toute sa part dans ce travail de reconstruction de la gauche.
     
    Nous proposons à toutes les forces de gauche et écologistes de se rencontrer rapide­ment pour échanger sur les initiatives à prendre et nous appelons nos concitoyens à s’appliquer dans cette reconquête.
     

    Passons ensemble à l’action.

    Commençons ainsi à esquisser l’union populaire qui pourra demain changer le destin du pays et de l’Europe.

    C’est avec détermination que le Parti communiste français s’engage dans la bataille pour la transformation sociale.


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  • N’avoir ni mari ni enfant, la clé du bonheur pour les femmes ?

    Les femmes qui ne se sont jamais mariées et qui ne sont pas mères seraient plus heureuses et en meilleure santé que celles qui fondent une famille. C’est du moins ce qu’affirme l’universitaire britannique Paul Dolan. Selon lui, les injonctions de la société patriarcale – le couple et les enfants – ne contribuent pas à l’épanouissement des femmes, loin de là.
     

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  • Réforme ferroviaire. Les cheminots fondent l’acte II de la riposte

    Mercredi, 29 Mai, 2019
    Marion d'Allard

    Près d’un an après le vote du pacte ferroviaire, les syndicats dénoncent ses conséquences et renouent avec l’unité d’action en mobilisant les cheminots le 4 juin.

    L'Humanité >>>>>Abonnés


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  • [Mercredi 29 Mai 2019

    Actualités Politiques]

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